CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

16-06-2005

Ingrédients actifs:
REVIPARINE SODIQUE
Disponible depuis:
ABBOTT France
DCI (Dénomination commune internationale):
REVIPARINE SODIUM
Dosage:
3 436 UI anti Xa
forme pharmaceutique:
solution
Composition:
composition pour 0,6 ml > REVIPARINE SODIQUE : 3 436 UI anti Xa
Mode d'administration:
sous-cutanée;voie extra corporelle autre
Unités en paquet:
2 seringue(s) préremplie(s) en verre de 0,6 ml
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
B01AB08 ANTI-THROMBOTIQUES.
Descriptif du produit:
337 192-6 ou 34009 337 192 6 5 - 2 seringue(s) préremplie(s) en verre de 0,6 ml - Déclaration d'arrêt de commercialisation:14/11/2002;337 193-2 ou 34009 337 193 2 6 - 6 seringue(s) préremplie(s) en verre de 0,6 ml - Déclaration d'arrêt de commercialisation:30/04/2002;337 194-9 ou 34009 337 194 9 4 - 10 seringue(s) préremplie(s) en verre de 0,6 ml - Déclaration d'arrêt de commercialisation:08/10/2003;
Statut de autorisation:
Abrogée
Numéro d'autorisation:
62227147
Date de l'autorisation:
1994-03-28

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NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 16/06/2005

Dénomination du médicament

CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant d'utiliser ce médicament.

Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu'un d'autre, même en cas de symptômes

identiques, cela pourrait lui être nocif.

Si l'un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice,

parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. QU'EST-CE QUE CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie ET DANS QUELS

CAS EST-IL UTILISE ?

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml,

solution injectable en seringue pré-remplie ?

3. COMMENT UTILISER CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie ?

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

5. COMMENT CONSERVER CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie ?

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

1. QU'EST-CE QUE CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie ET DANS QUELS

CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique

ANTI-THROMBOTIQUES

Indications thérapeutiques

Ce médicament est un anticoagulant de la famille des héparines dites de «bas poids moléculaire. Il prévient la formation

d'une thrombose (caillot dans une veine ou une artère) et évite la récidive.

Une héparine de bas poids moléculaire peut être prescrite:

en traitement préventif, pour éviter une thrombose,

en traitement curatif, dans le cas d'une thrombose déjà existante.

Ce médicament est utilisé dans les cas suivants:

en chirurgie, en cas de risque de phlébite (caillot dans une veine),

en médecine ou en chirurgie, dans le cas d'une phlébite existante.

Il est également utilisé pour la prévention de la coagulation dans les circuits de dialyse (en cas d'insuffisance rénale).

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml,

solution injectable en seringue pré-remplie ?

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

N'utilisez jamais CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie dans les cas

suivants:

L'UTILISATION de ce

médicament est

CONTRE-INDIQUEE

DECONSEILLEE

DANS TOUS LES CAS

en cas d'allergie connue à ce

médicament

si vous avez déjà eu dans le passé

un épisode grave de baisse des

plaquettes due à l'héparine (les

plaquettes sont des éléments du

sang importants pour la coagulation

sanguine)

si vous avez une maladie connue de

la coagulation

en cas de lésion (interne ou externe)

risquant de saigner.

EN TRAITEMENT CURATIF

en cas d'hémorragie cérébrale

si vous avez une insuffisance rénale

sévère (sauf en cas de dialyse

une anesthésie péridurale ou une

rachianesthésie est contre-indiquée

lors d'un traitement curatif

quel que soit l'âge, en cas de

traitement concomitant par l'aspirine

(aux doses utilisées pour la douleur

et la fièvre), par les anti-

inflammatoires non stéroïdiens

(AINS) ou par le dextran

(médicament utilisé en réanimation)

dans les premiers jours qui suivent

un accident vasculaire cérébral non

hémorragique

lors de la plupart des endocardites

(infections du cœur)

en cas d'insuffisance rénale légère

ou modérée

EN TRAITEMENT PREVENTIF

en cas d'insuffisance rénale sévère,

dans les 24 premières heures après

une hémorragie cérébrale,

chez le sujet âgé (de plus de 65

ans), en cas de traitement

concomitant par l'aspirine (aux doses

utilisées pour la douleur et la fièvre),

par les anti-inflammatoires non

stéroïdiens ou par le dextran.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Faites attention avec CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie:

Mises en garde

Pour éviter la survenue de saignement, il est impératif de ne pas dépasser la dose et la durée de traitement que votre

médecin vous a indiquées (voir 3.c) Précautions d'emploi).

Ce traitement nécessite des prises de sang répétées pour un contrôle régulier du nombre de vos plaquettes (en général

deux fois par semaine).

En effet, très rarement, il peut survenir au cours du traitement par héparine une baisse importante du nombre de plaquettes.

Ceci impose un arrêt de l'héparine et une surveillance accrue car des complications graves peuvent survenir, notamment

des thromboses de manière paradoxale.

Ce médicament n'est habituellement pas recommandé chez l'enfant.

NE PAS INJECTER PAR VOIE INTRAMUSCULAIRE. Les modalités d'injection doivent être très précisément respectées.

Précautions d'emploi

Dans certains cas, notamment lors d'un traitement curatif, il peut exister un risque de saignement:

pour les patients âgés,

en cas de poids inférieur à 40 kg,

en cas d'insuffisance rénale,

en cas de traitement curatif prolongé au-delà de la durée habituelle de 10 jours,

en cas d'association à certains médicaments (voir Prise ou utilisation d'autres médicaments),

en cas d'association à des médicaments majorant le risque hémorragique (voir Prise ou utilisation d'autres médicaments).

Ces situations peuvent nécessiter une surveillance particulière: examens médicaux et prises de sang éventuelles.

Une anesthésie péridurale ou une rachianesthésie n'est pas contre-indiquée en cas de traitement préventif par ce

médicament. Cependant certaines précautions devront être respectées: délai entre l'injection et l'anesthésie, surveillance

particulière.

Si vous avez ou si vous avez eu une maladie hépatique ou rénale, un ulcère ou une autre lésion susceptible de saigner,

prévenez votre médecin.

Interactions avec d'autres médicaments

Prise ou utilisation d'autres médicaments

En raison de la survenue possible de saignement, prévenez systématiquement votre médecin si vous prenez l'un des

médicaments suivants:

de l'aspirine,

des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS),

des anti-agrégants plaquettaires (abciximab, eptifibatide, iloprost, ticlopidine, tirofiban),

du dextran (médicament utilisé en réanimation),

des anticoagulants oraux (anti-vitamines K).

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en

à votre médecin ou à votre pharmacien.

Votre médecin pourra adapter les modalités de votre traitement en conséquence.

Interactions avec les aliments et les boissons

Sans objet.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse et allaitement

Grossesse

Il est préférable de ne pas utiliser ce médicament pendant la grossesse.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut juger de la

nécessité de le poursuivre.

Allaitement

Ce traitement n'est pas contre-indiqué chez la femme qui allaite.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Sans objet.

Liste des excipients à effet notoire

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie ?

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

Posologie

La posologie est fonction de l'indication et du patient.

Dans la prévention des thromboses veineuses, la posologie est d'une injection sous-cutanée par jour de 1432 UI anti-Xa

(soit 0,25 ml) ou 3436 UI anti-Xa (soit 0,60 ml).

Dans le traitement des thromboses veineuses, la posologie est de 2 injections sous-cutanées par jour, à raison de 71 UI

anti-Xa/kg par injection.

Dans la prévention de la coagulation des circuits d'hémodialyse, la posologie initiale est de 70 UI/kg.

1 ml de solution de CLIVARINE correspond environ à 5726 UI anti-Xa de réviparine sodique.

Si ce médicament doit être remplacé par un anticoagulant pris par voie orale, les injections ne seront arrêtées qu'après

quelques jours pendant lesquels vous prendrez les 2 traitements en même temps. Il s'agit du temps nécessaire pour que le

second traitement soit actif et que les examens sanguins de la coagulation soient au niveau souhaité par votre médecin.

Mode d'administration

VOIE SOUS CUTANEE ( en dehors de l'indication dans les circuits de dialyse).

Ne pas injecter par voie intramusculaire.

Technique de l'injection sous-cutanée

L'injection sous -cutanée doit être réalisée de préférence chez le patient couché, dans le tissu sous -cutané du ventre ou des

flancs, alternativement du côté droit et du côté gauche.

L'injection proprement dite consiste à introduire l'aiguille verticalement, sur toute sa longueur, dans l'épaisseur d'un pli

cutané réalisé entre le pouce et l'index de l'opérateur.

Ce pli sous -cutané doit être maintenu pendant toute la durée de l'injection.

Fréquence d'administration

En prévention, 1 injection par jour.

En traitement curatif: 2 injections par jour.

Hémodialyse: injection directe dans la ligne artérielle du circuit de la dialyse au début de la séance.

Durée de traitement

La durée du traitement ne dépasse habituellement pas 10 jours.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez pris plus de CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie que vous

n'auriez dû:

Prévenir rapidement un médecin, en raison d'un risque de saignement.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Sans objet.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie est

susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n'y soit pas sujet:

Saignements de gravité variable, extériorisés ou non. Il faut avertir immédiatement votre médecin ou l'infirmière; ils peuvent

être favorisés par une lésion risquant de saigner, par une insuffisance rénale ou par certains médicaments pris pendant la

même période.

Baisse du nombre de plaquettes dans le sang, qui peut dans certains cas être grave et qu'il importe de signaler

immédiatement au médecin traitant (voir Mises en garde).

C'est pourquoi le nombre de plaquettes sera contrôlé régulièrement.

Possibilité d'élévation asymptomatique et réversible des plaquettes.

Rares réactions cutanées sévères au point d'injection.

Il est fréquent de voir apparaître des hématomes ou de sentir des nodules («boules») sous la peau au point d'injection, ce

qui peut être plus ou moins douloureux. Ceux-ci disparaîtront spontanément et ne doivent pas faire interrompre le traitement.

Allergies locales ou générales.

Risque d'ostéoporose (déminéralisation du squelette entraînant une fragilité osseuse) lors de traitement prolongé.

Autres effets: élévation du taux sanguin de certaines enzymes du foie, élévation du potassium dans le sang.

Dans de rares cas, des lésions neurologiques de gravité variable ont été rapportées lors de l'administration de ce type de

médicament au cours de certaines anesthésies.

Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, ou si certains effets indésirables deviennent

graves, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

5. COMMENT CONSERVER CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie ?

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie après la date de péremption

mentionnée sur la boîte.

Après ouverture: le produit doit être utilisé immédiatement.

Conditions de conservation

Ce médicament doit être conservé à une température inférieure à 30°C et dans son emballage jusqu'à l'utilisation.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout à l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien

ce qu'il faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger l'environnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie ?

La substance active est:

Réviparine sodique ............................................................................................................... 3 436 UI anti-Xa

Pour 0,6 ml de solution injectable.

Les autres composants sont:

Chlorure de sodium, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

Forme pharmaceutique et contenu

Qu'est-ce que CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie et contenu de

l'emballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de solution injectable en seringue pré-remplie (0,6 ml). Boîte de 2, 6 ou 10.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable

de la libération des lots, si différent

Titulaire

ABBOTT FRANCE SA

10, rue d'Arcueil

Silic 233

94528 Rungis Cedex

Exploitant

ABBOTT FRANCE

10, rue d'Arcueil, Silic 233

94528 RUNGIS Cédex

Fabricant

Laboratoires KNOLL FRANCE

49, avenue Georges Pompidou

92593 LEVALLOIS-PERRET Cedex

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

Date d’approbation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’Afssaps (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Sans objet.

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RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 16/06/2005

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

CLIVARINE 3 436 U.I. anti-Xa/0,6 ml, solution injectable en seringue pré-remplie

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Réviparine sodique ............................................................................................................... 3 436 UI anti-Xa

Pour 0,6 ml de solution injectable.

1 ml de solution injectable contient 5 726 UI anti-Xa de réviparine sodique

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution injectable.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Cette héparine est une héparine de bas poids moléculaire (HBPM).

Ses indications sont les suivantes:

traitement prophylactique de la maladie thrombo-embolique veineuse en chirurgie, dans les situations à risque modéré ou

élevé;

prévention de la coagulation du circuit de circulation extracorporelle au cours de l'hémodialyse (séance en général d'une

durée ≤ 4 heures);

traitement curatif des thromboses veineuses profondes constituées.

4.2. Posologie et mode d'administration

VOIE SOUS-CUTANEE (en dehors de l'indication en hémodialyse).

Cette présentation est adaptée à l'adulte.

Ne pas injecter par voie I.M.

1 ml de solution injectable correspond environ à 5726 UI anti-Xa de réviparine sodique.

Technique de l'injection sous-cutanée

Ne pas purger la bulle d'air

L'injection sous -cutanée de la réviparine doit être réalisée de préférence chez le patient en décubitus, dans le tissu

cellulaire sous-cutané de la ceinture abdominale antérolatérale et postérolatérale, alternativement du côté droit et du côté

gauche.

L'aiguille doit être introduite perpendiculairement et non tangentiellement, sur toute sa longueur, dans l'épaisseur d'un pli

cutané réalisé entre le pouce et l'index de l'opérateur. Ce plicutané doit être maintenu pendant toute la durée de l'injection.

Recommandation générale

La surveillance régulière de la numération plaquettaire est impérative pendant toute la durée du traitement en raison du

risque de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) (voir rubrique 4.4).

Traitement prophylactique de la maladie thrombo-embolique veineuse en chirurgie

Ces recommandations s'appliquent en règle générale aux interventions chirurgicales effectuées sous anesthésie générale.

Pour les techniques de rachianesthésie et d'anesthésie péridurale, l'intérêt de l'injection préopératoire doit être évalué en

raison du risque théorique accru d'hématome intra-rachidien (voir rubrique 4.4 Précautions d'emploi).

Fréquence d'administration:

1 injection par jour.

Dose administrée

Elle doit être fonction du niveau de risque individuel, lié au patient et au type de chirurgie.

Situation à risque thrombogène modéré:

Dans le cas d'une chirurgie à risque thrombogène modéré et lorsque les patients ne présentent pas de risque thrombo-

embolique élevé, la prévention efficace de la maladie thrombo-embolique est obtenue par une injection quotidienne d'une

dose de 1432 UI anti-Xa (0,25 ml).

Le schéma thérapeutique étudié comporte une première injection effectuée 2 heures avant l'intervention.

Situation à risque thrombogène élevé:

chirurgie de la hanche et du genou:

La posologie de la réviparine sodique est de 3436 UI anti-Xa (soit 0,60 ml) à raison d'une injection quotidienne, le soir.

Le schéma thérapeutique étudié comporte une première injection effectuée 12 heures avant l'intervention.

Autres situations:

lorsque le risque thrombo-embolique lié au type de chirurgie (notamment cancérologique) et/ou au patient (notamment

antécédents de maladie thrombo-embolique) paraît majoré, on peut envisager le recours à une posologie prophylactique

identique à celle de l'orthopédie à risque élevé (hanche, genou).

Durée du traitement:

le traitement par HBPM, accompagné des techniques habituelles de contention élastique des membres inférieurs, doit être

maintenu jusqu'à déambulation active et complète du patient:

en chirurgie générale, la durée du traitement par HBPM doit être inférieure à 10 jours, en dehors d'un risque

thromboembolique veineux particulier lié au patient (voir rubrique 4.4 Précautions d'emploi, surveillance plaquettaire);

si le risque thromboembolique veineux persiste au delà de la période de traitement recommandée, il est nécessaire

d'envisager la poursuite de la prophylaxie, notamment par les anticoagulants oraux.

Toutefois, le bénéfice clinique d'un traitement à long terme par héparine de bas poids moléculaire ou par anti-vitamine K

n'est pas évalué à l'heure actuelle.

Prévention de la coagulation du circuit de circulation extracorporelle/hémodialyse

INJECTION PAR VOIE INTRAVASCULAIRE (dans la ligne artérielle du circuit de la dialyse).

Chez les patients bénéficiant de séances d'hémodialyse itératives, la prévention de la coagulation dans le circuit d'épuration

extra-rénale est obtenue en injectant une dose initiale de 70 UI/kg dans la ligne artérielle du circuit de dialyse, en début de

séance.

Cette dose, administrée en bolus intravasculaire unique, n'est adaptée que pour les séances de dialyse de 4 heures ou

moins. Elle est susceptible d'être modifiée ultérieurement, en raison, de l'importante variabilité intra et interindividuelle.

La dose maximale recommandée est de 82 UI antiXa/kg.

Traitement curatif des thromboses veineuses profondes (TVP)

Toute suspicion de thrombose veineuse profonde doit être confirmée rapidement par des examens adaptés.

Fréquence d'administration:

2 injections par jour espacées de 12 heures.

Dose administrée:

la dose par injection est de 71 UI anti-Xa/kg, soit en pratique:

5153 UI anti-Xa (soit 0,9 ml) si poids > 60 kg,

3436 UI anti-Xa (soit 0,6 ml) si poids compris entre 46 et 60 kg,

2863 UI anti-Xa (soit 0,5 ml, obtenu à partir des seringues de 0,6 ml graduées) si poids compris entre 35 et 45 kg.

Il peut apparaître une moindre efficacité des HBPM pour les patients de poids supérieurs à 100 kg, ou un risque

hémorragique accru pour les patients de poids inférieur à 40 kg.

Une surveillance clinique particulière s'impose.

Durée de traitement des TVP:

le traitement par HBPM doit être relayé rapidement par les anticoagulants oraux, sauf contre-indication. La durée du

traitement par HBPM ne doit pas excéder 10 jours, délai d'équilibration par les AVK inclus, sauf en cas de difficultés

d'équilibration (voir rubrique 4.4 Précautions d'emploi, surveillance plaquettaire). Le traitement anticoagulant oral doit donc

être débuté le plus tôt possible.

4.3. Contre-indications

Quelques que soient les doses (curatives ou préventives), ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE dans les situations

suivantes:

hypersensibilité à la réviparine;

antécédents de thrombopénie induite par l'héparine (ou TIH) grave de type II induite sous héparine non fractionnée ou sous

héparine de bas poids moléculaire (voir rubrique 4.4 Précautions d'emploi);

manifestations ou tendances hémorragiques liées à des troubles de l'hémostase (les coagulations intravasculaires

disséminées peuvent être une exception à cette règle, lorsqu'elles ne sont pas liées à un traitement par l'héparine - voir

rubrique 4.4 Précautions d'emploi);

lésion organique susceptible de saigner.

A dose curative, ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE dans les cas suivants:

hémorragie intracérébrale;

en l'absence de données, insuffisance rénale sévère (définie par une clairance de la créatinine de l'ordre de 30 ml/min

selon l'estimation de la formule de Cockroft), en dehors de la situation particulière de la dialyse. Dans l'insuffisance rénale

sévère, utiliser l'héparine non fractionnée.

Pour le calcul de la formule de Cockroft, il est nécessaire de disposer d'un poids récent du patient (voir rubrique 4.4

Précautions d'emploi).

De plus, une anesthésie péridurale, ou une rachianesthésie ne doivent jamais être effectuées lors d'un traitement curatif par

HBPM.

A dose curative, ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE dans les cas suivants:

accident vasculaire cérébral ischémique étendu à la phase aiguë, avec ou sans troubles de la conscience. Lorsque

l'accident vasculaire cérébral est d'origine embolique, le délai à respecter est de 72 heures. La preuve de l'efficacité des

HBPM à dose curative n'a cependant pas été établie à ce jour, quelles que soient la cause, l'étendue et la sévérité clinique

de l'infarctus cérébral;

endocardite infectieuse aiguë (en dehors de certaines cardiopathies emboligènes);

insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine >30 et < 60 ml/min).

chez tous les sujets quel que soit l'âge, en association avec (voir rubrique 4.5)

l'acide acétylsalicylique aux doses antalgiques, anti-pyrétiques et anti-inflammatoires,

les AINS(voie générale),

le dextran 40(voie parentérale).

A dose préventive, ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE dans les cas suivants:

insuffisance rénale sévère, (clairance de la créatinine de l'ordre de 30 ml/min, selon l'estimation de la formule de Cockroft,

voir rubrique 4.4 Précautions d'emploi),

dans les 24 premières heures qui suivent une hémorragie intracérébrale.

chez le sujet âgé de plus de 65 ans, en association avec (voir rubrique 4.5):

l'acide acétylsalicylique aux doses antalgiques, anti-pyrétiques et anti-inflammatoires,

les AINS(voie générale),

le dextran 40(voie parentérale).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Bien que les différentes spécialités d'héparines de bas poids moléculaire aient toutes des concentrations exprimées en

unités internationales anti-Xa, leur efficacité ne se limite pas qu'à cette activité anti-Xa. Il serait dangereux de substituer le

schéma posologique d'une HBPM par celui d'une autre, chaque schéma ayant été validé par des études cliniques

spécifiques. Il y a donc lieu d'être particulièrement vigilant et de respecter le mode d'emploi spécifique de chacune des

spécialités.

Mises en garde

Risque hémorragique

Il est impératif de respecter les schémas thérapeutiques recommandés (posologies et durées de traitement). Dans le cas

contraire, des accidents hémorragiques peuvent s'observer, surtout chez les sujets à risque (sujets âgés, insuffisants

rénaux…).

Les accidents hémorragiques graves ont notamment été observés:

chez le sujet âgé, notamment du fait de la détérioration de la fonction rénale liée à l'âge,

en cas d'insuffisance rénale,

en cas de poids inférieur à 40 Kg,

en cas de traitement prolongé au-delà de la durée moyenne préconisée de 10 jours,

en cas de non-respect des modalités thérapeutiques conseillées (notamment durées de traitement et adaptation de la dose

en fonction du poids pour les traitements curatifs),

en cas d'association à des médicaments majorant le risque hémorragique (voir rubrique 4.5).

Dans tous les cas, une surveillance particulière est indispensable chez les patients âgés et/ou insuffisants rénaux, ainsi

qu'en cas de traitement prolongé au-delà de 10 jours.

Pour détecter une accumulation, une mesure de l'activité anti-Xa peut-être utile dans certains cas (voir rubrique 4.4

Précautions d'emploi/Surveillance biologique).

Risque de thrombopénie induite par l'héparine (TIH )

Devant un patient traité par HBPM (à dose curative ou préventive) qui présente un événement thrombotique, tel que:

une aggravation de la thrombose pour laquelle il est traité,

une phlébite,

une embolie pulmonaire,

une ischémie aiguë des membres inférieurs,

voire un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral ischémique, il faut systématiquement penser à un

thrombopénie induite par l'héparine (TIH) et faire pratiquer en urgence une numération des plaquettes (voir rubrique 4.4

Précautions d'emploi).

Utilisation chez l'enfant

En l'absence de données, l'utilisation des HBPM chez l'enfant n'est pas recommandée.

Précautions d'emploi

Fonction rénale

Avant d'instaurer un traitement par HBPM, il est indispensable d'évaluer la fonction rénale, et plus particulièrement chez le

sujet âgé à partir de 75 ans, en calculant la clairance de la créatinine (Cl

) à l'aide de la formule de Cockroft, en disposant

d'un poids récent du patient:

Chez l'homme, Cl

= (140-âge) x poids / (0,814 x créatininémie) avec l'âge exprimé en années, le poids en kg, la

créatininémie en µmol/l.

Cette formule doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85. Lorsque la créatinine est exprimée en

mg/ml, multiplier par un facteur 8,8.

La mise en évidence d'une insuffisance rénale sévère (Cl

de l'ordre de 30 ml/min) contre-indique la prescription d'HBPM

dans les indications curatives (voir rubrique 4.3).

Surveillance biologique

Surveillance plaquettaire

Thrombopénie induite par héparine (ou TIH)

Il existe un risque de thrombopénie grave, parfois thrombosante, induite par l'héparine (héparine non fractionnée et moins

fréquemment héparines de bas poids moléculaire), d'origine immunologique, dite de type II (voir rubrique 4.8).

En raison du risque de TIH, une surveillance de la numération plaquettaire est nécessaire, quelles que soient l'indication du

traitement et la posologie administrée.

Pratiquer une numération plaquettaire avant traitement ou au plus tard dans les 24 heures après l'instauration du traitement,

puis deux fois par semaine pendant la durée usuelle du traitement.

Une TIH doit être suspectée devant un nombre de plaquettes < 100.000/mm

et/ou une chute relative des plaquettes de 30

% à 50 % sur 2 numérations successives. Elle apparaît essentiellement entre le 5

ème

et le 21

ème

jour suivant l'instauration

du traitement héparinique (avec un pic de fréquence aux environs du 10

ème

jour).

Mais elle peut survenir beaucoup plus précocement, lorsque des antécédents de thrombopénie sous héparine existent, et

des cas isolés ont été rapportés au delà de 21 jours. De tels antécédents seront donc systématiquement recherchés au

cours d'un interrogatoire approfondi avant le début du traitement.

En outre, le risque de récidive, en cas de réintroduction de l'héparine, pourrait persister plusieurs années, voire indéfiniment

(voir rubrique 4.3).

Dans tous les cas, l'apparition d'une TIH constitue une situation d'urgence et nécessite un avis spécialisé.

Toute baisse significative (30 à 50 % de la valeur initiale) de la numération plaquettaire doit donner l'alerte, avant même que

cette valeur n'atteigne un seuil critique. La constatation d'une diminution du nombre de plaquettes impose dans tous les cas:

1) - un contrôle immédiat de la numération;

2) - la suspension du traitement héparinique, si la baisse est confirmée, voire accentuée, lors de ce contrôle, en l'absence

d'une autre étiologie évidente.

Un prélèvement doit être réalisé sur tube citraté pour réaliser des tests d'agrégation plaquettaire in vitro et des tests

immunologiques. Mais, dans ces conditions, la conduite à tenir immédiate ne repose pas sur le résultat de ces tests

d'agrégation plaquettaire in vitro ou immunologiques, car seuls quelques laboratoires spécialisés les pratiquent en routine et

le résultat n'est obtenu, dans le meilleur des cas, qu'au bout de plusieurs heures.

Ces tests doivent cependant être réalisés pour aider au diagnostic de cette complication, car en cas de poursuite du

traitement héparinique, le risque de thrombose est majeur.

3) - la prévention ou le traitement des complications thrombotiques de la TIH.

Si la poursuite de l'anticoagulation semble indispensable, l'héparine doit être relayée par une autre classe

d'antithrombotiques: danaparoïde sodique ou hirudine, prescrits suivant les cas à dose préventive ou curative.

Le relais par les AVK ne sera pris qu'après normalisation de la numération plaquettaire, en raison du risque d'aggravation du

phénomène thrombotique par les AVK.

Relais de l'héparine par les AVK.

Renforcer alors la surveillance clinique et biologique (temps de Quick exprimé en INR) pour contrôler l'effet des AVK.

En raison du temps de latence précédant le plein effet de l'antivitamine K utilisé, l'héparine doit être maintenue à dose

équivalente pendant toute la durée nécessaire pour que l'INR soit dans la zone thérapeutique souhaitable de l'indication lors

de deux contrôles successifs.

Contrôle de l'activité anti-Xa

La majorité des études cliniques qui ont démontré l'efficacité des HBPM ayant été conduites avec une dose adaptée au

poids et sans surveillance biologique particulière, l'utilité d'une surveillance biologique n'a pas été établie pour apprécier

l'efficacité d'un traitement par HBPM. Toutefois, la surveillance biologique par détermination de l'activité anti-Xa peut être

utile pour gérer le risque hémorragique, dans certaines situations cliniques fréquemment associées à un risque de

surdosage.

Ces situations concernent essentiellement les indications curatives des HBPM, en raison des doses administrées, quand

existe:

une insuffisance rénale légère à modérée (clairance estimée selon la formule de Cockroft de l'ordre de 30 ml/min à 60

ml/min): en effet, contrairement à l'héparine standard non fractionnée, les HBPM s'éliminent en grande partie par le rein et

toute insuffisance rénale peut conduire à un surdosage relatif.

L'insuffisance rénale sévère constitue quant à elle, une contre-indication à l'utilisation des HBPM aux doses curatives (voir

rubrique 4.3);

un poids extrême (maigreur voire cachexie, obésité);

une hémorragie inexpliquée.

A l'inverse, la surveillance biologique n'est pas recommandée aux doses prophylactiques si le traitement par HBPM

est conforme aux modalités thérapeutiques conseillées (en particulier pour la durée du traitement), ainsi qu'au cours

de l'hémodialyse.

Afin de détecter une possible accumulation après plusieurs administrations, il est le cas échéant recommandé de

prélever le sang du patient au pic maximal d'activité (selon les données disponibles), c'est à dire environ 4 heures

après la 3

ème

administration, lorsque le médicament est délivré en 2 injections SC par jour.

La répétition du dosage de l'activité anti-Xa pour mesurer l'héparinémie, par exemple tous les 2 à 3 jours, sera

discutée au cas par cas, en fonction des résultats du dosage précédent, et une éventuelle modification de la dose

d'HBPM sera envisagée.

Pour chaque HBPM et chaque schéma thérapeutique, l'activité anti-Xa générée est différente.

Pour CLIVARINE, il n'existe pas de données disponibles sur l'activité anti-Xa reportée lors des essais.

Temps de céphaline avec activateur (TCA)

Certaines HBPM allongent modérément le TCA. En l'absence de pertinence clinique établie, toute surveillance du traitement

fondée sur ce test est inutile.

Réalisation d'une rachianesthésie/anesthésie péridurale en cas de traitement préventif par HBPM.

Comme avec les autres anticoagulants, de rares cas d'hématomes intra-rachidiens entraînant une paralysie prolongée ou

permanente ont été rapportés lors de l'administration d'HBPM au décours d'une rachianesthésie ou d'une anesthésie

péridurale.

Le risque d'hématome intra-rachidien paraît plus important avec la péridurale avec cathéter, qu'avec la rachianesthésie.

Le risque de ces événements rares peut être augmenté par l'utilisation post-opératoire prolongée de cathéters périduraux.

Si un traitement pré-opératoire par HBPM est nécessaire (alitement prolongé, traumatisme) et que le bénéfice d'une

anesthésie loco-régionale rachidienne a été soigneusement évalué, cette technique pourra être utilisée chez un patient

ayant reçu une injection pré-opératoire d'HBPM, à condition de respecter un délai d'au moins 12 h entre l'injection

d'héparine et la réalisation de l'anesthésie rachidienne. Une surveillance neurologique attentive est recommandée, en

raison du risque d'hématome intra-rachidien.

Dans la quasi-totalité des cas, le traitement prophylactique par HBPM pourra être débuté dans les 6 à 8 heures qui suivent la

réalisation de la technique ou l'ablation du cathéter, sous couvert d'une surveillance neurologique.

Une attention particulière sera portée en cas d'association avec d'autres médicaments interférant avec l'hémostase

(notamment anti-inflammatoires non stéroïdiens, aspirine).

Situations à risque

La surveillance du traitement sera renforcée dans les cas suivants:

insuffisance hépatique,

antécédents d'ulcères digestifs ou de toute autre lésion organique susceptible de saigner,

maladies vasculaires de la choriorétine,

en période post-opératoire après chirurgie du cerveau et de la moelle épinière,

la réalisation d'une ponction lombaire devra être discutée en tenant compte du risque de saignement intra-rachidien. Elle

devra être différée chaque fois que possible.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d'une hyperkaliémie: les sels

de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les inhibiteurs de l'angiotensine II,

les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), la ciclosporine et le

tacrolimus, le triméthoprime.

La survenue d'une hyperkaliémie peut dépendre de l'existence de facteurs de risque associés.

Ce risque est majoré en cas d'association des médicaments sus-cités.

1. Chez le sujet de moins de 65 ans aux doses curatives d'HBPM, et chez le sujet âgé (> 65 ans) quelle que soit la

dose d'HBPM

Associations déconseillées

+ Acide acétylsalicylique aux doses antalgiques, anti-pyrétiques et anti-inflammatoires (et, par extrapolation, autres

salicylés)

Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastro-duodénale

par les salicyclés).

Utiliser un analgésique antipyrétique non salicylé (type paracétamol).

+ A.I.N.S (voie générale)

Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastro-duodénale

par les anti-inflammatoires non stéroïdiens).

Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.

+ Dextran 40 (voie parentérale)

Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire par le Dextran 40).

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Anticoagulants oraux

Potentialisation de l'action anticoagulante.

Lors du relais de l'héparine par l'anticoagulant oral, renforcer la surveillance clinique.

Associations à prendre en compte

+ Antiagrégants plaquettaires (autres que acide acétylsalicylique à doses antalgiques, anti-pyrétiques et anti-

inflammatoires; AINS): abciximab, acide acétylsalicylique aux doses antiagrégantes dans les indications

cardiologiques et neurologiques, beraprost, clopidogrel, eptifibatide, iloprost, ticlopidine, tirofiban

Augmentation du risque hémorragique.

2. Chez le sujet de moins de 65 ans aux doses préventives d'HBPM

Associations à prendre en compte

L'utilisation conjointe de médicaments agissant à divers niveaux de l'hémostase majore le risque de saignement. Ainsi, quel

que soit l'âge, l'association des HBPM à doses préventives aux anticoagulants oraux, aux antiagrégants plaquettaires

(abciximab, AINS, acide acétylsalicylique quelle que soit la dose, clopidogrel, eptifibatide, iloprost, ticlopidine, tirofiban) et

aux thrombolytiques doit être prise en compte en maintenant une surveillance clinique et éventuellement biologique.

4.6. Grossesse et allaitement

Grossesse

Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène de la réviparine sodique.

En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu.

En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez

l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.

En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou

fœtotoxique de la réviparine sodique lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse.

En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser la réviparine pendant la grossesse. Si une

anesthésie péridurale est envisagée, il convient, dans la mesure du possible, de suspendre le traitement héparinique au

plus tard dans les 12 heures qui précèdent l'anesthésie, pour un traitement préventif.

Allaitement

La résorption digestive chez le nouveau-né étant a priori improbable, le traitement par réviparine sodique n'est pas contre-

indiqué chez la femme qui allaite.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Sans objet.

4.8. Effets indésirables

Manifestations hémorragiques: elles surviennent essentiellement en présence:

de facteurs de risque associés: lésions organiques susceptibles de saigner, certaines associations médicamenteuses (voir

rubriques 4.3 et 4.5 ), âge, insuffisance rénale, faible poids

de non respect des modalités thérapeutiques, notamment durée de traitement et adaptation de la dose en fonction du poids

(voir rubrique 4.4 Mises en garde, risque hémorragique).

De rares cas d'hématomes intrarachidiens ont été rapportés lors de l'administration d'héparine de bas poids moléculaire au

cours d'une rachianesthésie, d'une analgésie ou d'une anesthésie péridurale.

Ces événements ont entraîné des lésions neurologiques de gravité variable dont des paralysies prolongées ou permanentes

(voir rubrique 4.4 Précautions d'emploi).

L'administration par voie sous-cutanée peut entraîner la survenue d'hématomes au point d'injection. Ils sont majorés par le

non-respect de la technique d'injection ou l'utilisation d'un matériel d'injection inadéquat. Des nodules fermes disparaissant

en quelques jours traduisent un processus inflammatoire et ne sont pas un motif d'arrêt du traitement.

Des thrombopénies ont été rapportées. Elles sont de deux types:

les plus fréquentes, de type I, sont habituellement modérées (> 100 000/mm

), précoces (avant le 5

ème

jour) et ne

nécessitent pas l'arrêt du traitement,

rarement des thrombopénies immuno-allergiques graves de type II (TIH). Leur prévalence est encore mal évaluée (voir

rubrique 4.4).

Possibilité d'élévation asymptomatique et réversible des plaquettes.

De rares nécroses cutanées au point d'injection ont été signalées avec les héparines. Ces réactions peuvent être

précédées d'un purpura ou de placards érythémateux, infiltrés et douloureux. La suspension du traitement doit être

immédiate.

Rares manifestations allergiques cutanées ou générales susceptibles, dans certains cas, de conduire à l'arrêt du

médicament.

Le risque d'ostéoporose ne peut être exclu, comme avec les héparines non fractionnées, lors de traitement prolongé.

Elévation transitoire des transaminases.

Quelques cas d'hyperkaliémie.

4.9. Surdosage

Le surdosage accidentel après administration sous-cutanée de doses massives d'héparine de bas poids moléculaire

pourrait entraîner des complications hémorragiques.

En cas d'hémorragie, un traitement par sulfate de protamine peut être indiqué dans certains cas, en tenant compte des faits

suivants:

son efficacité est nettement inférieure à celle rapportée lors d'un surdosage par l'héparine non fractionnée;

en raison de ses effets indésirables (notamment choc anaphylactique), le rapport bénéfice/risque du sulfate de protamine

sera soigneusement évalué avant prescription.

La neutralisation est dans ce cas effectuée par l'injection intraveineuse lente de protamine (sulfate ou chlorhydrate).

La dose de protamine utile est fonction:

de la dose d'héparine injectée (on peut utiliser 100 UAH de protamine pour neutraliser l'activité de 100 UI anti-Xa

d'héparine de bas poids moléculaire),

du temps écoulé depuis l'injection de l'héparine, avec éventuellement une réduction des doses de l'antidote.

Néanmoins, il n'est pas possible de neutraliser totalement l'activité anti-Xa.

Par ailleurs, la cinétique de résorption de l'héparine de bas poids moléculaire peut rendre cette neutralisation transitoire

et nécessiter de fragmenter la dose totale calculée de protamine en plusieurs injections (2 à 4), réparties sur 24 heures.

En cas d'ingestion, même massive, d'héparine de bas poids moléculaire (aucun cas rapporté), aucune conséquence grave

n'est, a priori, à redouter, compte tenu de la très faible résorption du produit aux niveaux gastrique et intestinal.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

B01AB08: ANTI-THROMBOTIQUES.

La réviparine est une héparine de bas poids moléculaire dans laquelle les activités antithrombotiques et anticoagulantes de

l'héparine standard ont été dissociées.

Elle est caractérisée par une activité anti-Xa plus élevée que l'activité anti IIa ou antithrombinique.

Pour la réviparine, le rapport entre ces deux activités est de 3,25.

Aux doses préconisées dans les différentes indications, la réviparine n'allonge pas le temps de saignement. Aux doses

prophylactiques, elle n'entraîne pas de modification notable du TCA.

Une étude multicentrique (COLUMBUS), ouverte (randomisation centralisée), avait pour objectif de démontrer l'équivalence

de la réviparine par rapport à l'héparine non fractionnée (HNF) chez des patients présentant un épisode aigu de thrombose

veineuse profonde (confirmée par phlébographie ou échodoppler), associé ou non à une embolie pulmonaire (confirmée

par angiographie ou scintigraphie de perfusion/ventilation).

La réviparine a été prescrite à la dose de 175 UI anti-Xa/kg/j (correspondant en nouvelles unités à 143 UI anti-Xa/kg/j).

L'HNF a été administrée en bolus IV de 5000 UI suivi d'une perfusion de 1250 UI/heure (ajustée en fonction des valeurs de

TCA maintenues entre 1.5 et 2.5 fois la valeur témoin). La durée de traitement a été de 6 jours en moyenne, avec un relais

précoce par antivitamine K poursuivi pendant 12 semaines.

A l'inclusion, parmi les 1021 patients randomisés, 750 (73 %) présentaient une thrombose veineuse profonde (TVP) et 271

patients (27 %) une embolie pulmonaire associée.

L'analyse principale a porté sur les évènements cliniques confirmés, observés pendant les 12 semaines. Un taux de

récidives thrombo-emboliques de 27/510 (5.3 %) a été observé dans le groupe réviparine versus 25/511 (4.9 %) dans le

groupe HNF, soit une différence de 0.4 % (IC 90 % bilatéral [-1.9 %; +2.7 %]). Ce résultat est inclus dans l'intervalle

d'équivalence de 3 % fixé a priori. La majorité de ces récidives est survenue durant les 14 premiers jours de suivi.

La mortalité totale a été de 36/510 (7.1 %) dans le groupe réviparine versus 39/511 (7.6 %) dans le groupe HNF, comprenant

respectivement dans chaque groupe 17 et 21 patients décédés des suites d'un cancer.

Le profil de sécurité (notamment le risque hémorragique) est apparu similaire dans les deux groupes.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Les paramètres pharmacocinétiques sont étudiés à partir de l'évolution des activités anti-Xa plasmatiques.

Biodisponibilité

Après injection par voie sous-cutanée, la résorption du produit est rapide et proche de 100 %; l'activité plasmatique

maximale est observée entre la 3

ème

et la 4

ème

heure si la réviparine est administrée en 2 injections par jour.

Ce pic est décalé entre la 4

ème

et la 6

ème

heure si la réviparine sodique est administrée en 1 injection par jour.

Métabolisme

Il s'effectue essentiellement au niveau hépatique (désulfatation, dépolymérisation).

Distribution

Après injection par voie sous-cutanée, la demi-vie de l'activité anti-Xa est supérieure pour les héparines de bas poids

moléculaire, comparativement aux héparines non fractionnées.

Cette demi-vie est de l'ordre de 3 à 4 heures.

Quant à l'activité anti-IIa, elle disparaît plus rapidement du plasma que l'activité anti-Xa avec les héparines de bas poids

moléculaire.

Elimination

L'élimination s'effectue principalement par voie rénale sous forme peu ou pas métabolisée.

Populations à risque:

sujet âgé:

Chez le sujet âgé, la fonction rénale étant physiologiquement diminuée, la demi-vie est allongée (4,8 heures). Cette

modification n'a pas d'influence sur les doses et le rythme des injections en traitement préventif tant que la fonction rénale de

ces patients reste dans des limites acceptables, c'est à dire faiblement altérée.

Il est indispensable d'évaluer systématiquement la fonction rénale des sujets âgés de plus de 75 ans par la formule de

Cockroft, avant l'instauration d'un traitement par HBPM (voir rubrique 4.4 Précautions d'emploi).

Insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine> 30 ml/min):

Il peut être utile dans certains cas de contrôler l'activité anti-Xa circulante pour éliminer un surdosage dans les indications

curatives (voir rubrique 4.4 Précautions d'emploi).

Hémodialyse:

L'héparine de bas poids moléculaire est injectée dans la ligne artérielle du circuit de dialyse, à des doses suffisantes pour

éviter la coagulation du circuit.

Les paramètres pharmacocinétiques ne sont a priori, pas modifiés, sauf en cas de surdosage où le passage dans la

circulation générale peut donner lieu à une activité anti-Xa élevée, en rapport avec l'insuffisance rénale terminale.

5.3. Données de sécurité préclinique

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Chlorure de sodium, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités

Les héparines ont tendance à former des sels et à précipiter avec toutes les bases organiques particulièrement en présence

des ammoniums quaternaires.

6.3. Durée de conservation

3 ans.

Après ouverture: le produit doit être utilisé immédiatement.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température inférieure à 30°C et dans son emballage jusqu'à l'utilisation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

0,60 ml de solution injectable en seringue pré-remplie (verre).

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

ABBOTT FRANCE SA

10, rue d'Arcueil

Silic 233

94528 Rungis Cedex

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

337 192-6: 0,60 ml en seringue pré-remplie (verre) boîte de 2.

337 193-2: 0,60 ml en seringue pré-remplie (verre) boîte de 6.

337 194-9: 0,60 ml en seringue pré-remplie (verre) boîte de 10.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

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