CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (I.M./I.V.)

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

28-09-2017

Ingrédients actifs:
céfotaxime base
Disponible depuis:
SANOFI AVENTIS FRANCE
Code ATC:
J01DA10
DCI (Dénomination commune internationale):
cefotaxime base
Dosage:
2 g
forme pharmaceutique:
poudre
Composition:
composition pour un flacon > céfotaxime base : 2 g . Sous forme de : céfotaxime sodique 2,096 g solvant composition > Pas de substance active. :
Mode d'administration:
intramusculaire;intraveineuse
Unités en paquet:
1 flacon(s) en verre de 2 g - ampoule(s) en verre de 10 ml
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
Antibiotiques antibactériens de la famille des bêta-lactamines du groupe des céphalosporines de 3ème génération
Descriptif du produit:
562 425-4 ou 34009 562 425 4 2 - 1 flacon(s) en verre de 2 g - ampoule(s) en verre de 10 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
65320973
Date de l'autorisation:
2000-04-12

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 28/09/2017

Dénomination du médicament

CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV)

Céfotaxime

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV) et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable

(IM-IV) ?

3. Comment utiliser CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV) ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV) ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV) ET DANS QUELS CAS EST-

IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : Antibiotiques antibactériens de la famille des bêta-lactamines du groupe des

céphalosporines de 3

ème

génération - code ATC : J01DA10.

(J : Anti-infectieux).

Ce médicament est indiqué dans:

le traitement d'infections sévères, en particulier les septicémies, les endocardites et les méningites.

la prévention des infections lors des résections endoscopiques de prostate.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant

pour solution injectable (IM-IV) ?

N’utilisez jamais CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV) :

si vous êtes allergique aux antibiotiques du groupe des céphalosporines, au céfotaxime ou à l’un des autres composants

contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

si vous avez eu une manifestation allergique grave sous antibiotique du groupe de bêtalactamines (pénicillines,

monobactames et carbapénèmes).

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant d’utiliser CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution

injectable (IM-IV).

Mises en garde spéciales

La survenue de toute manifestation allergique impose l'arrêt du traitement et la mise en place d'un traitement adapté.

Avant de prendre ce traitement, prévenez votre médecin si à l'occasion d'un traitement antibiotique antérieur :

vous avez présenté une urticaire ou autres éruptions cutanées, des démangeaisons ou un œdème de Quincke.

vous avez présentez une anémie hémolytique (diminution de vos globules rouges, ce qui peut rendre votre peau jaune pâle

et vous donner une faiblesse ou un essoufflement).

Contacter immédiatement votre médecin avant de poursuivre votre traitement en cas d’éruption cutanée accompagnée de

cloques notamment au niveau des muqueuses.

Des diarrhées peuvent être symptomatiques d'une colite pseudo-membraneuse. Elles imposent l'arrêt du traitement et de

prévenir votre médecin (voir rubrique 4). En cas de diarrhée, ne pas prendre de médicaments qui ralentissent le transit

intestinal.

Comme pour l'ensemble des médicaments appartenant à cette classe d’antibiotiques (les bêtalactamines), l'administration

de ce médicament, en particulier en cas de surdosage ou en cas d’altération du fonctionnement du rein peut entraîner un

risque d'encéphalopathie pouvant se traduire par une confusion, des troubles de la conscience, des convulsions ou encore

des mouvements anormaux. Si de tels troubles apparaissent, consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien

(voir rubriques 3 et 4). Une vigilance particulière doit s’appliquer aux patients traités pour méningites.

En cas de troubles du rythme cardiaque, contactez votre médecin.

Précautions d'emploi

Utiliser ce médicament AVEC PRECAUTION en cas d'insuffisance rénale (nécessité d'adaptation de posologie).

Chez les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure à 10 ml/minute, après une dose initiale normale, les doses

d’entretien doivent être réduites de moitié par rapport à la dose normale, sans changement de l’intervalle de dose.

Surveiller la fonction rénale surtout lors d'associations à des antibiotiques potentiellement néphrotoxiques, avec le

probénécide, avec certains diurétiques ou en association avec d’autres médicaments néphrotoxiques.

Un contrôle de la formule sanguine sera nécessaire en cas de traitement de plus de 10 jours.

Des cas d'arythmie ont été rapportés après administration intraveineuse rapide par cathéter veineux central.

Comme avec les autres céphalosporines, CLAFORAN peut fausser les résultats d’analyses biologiques (test de Coombs,

recherche de glucose dans les urines).

Comme avec d’autres antibiotiques, l’utilisation de CLAFORAN, particulièrement si elle est prolongée, peut entraîner des

résistances. En cas de surinfection, votre médecin prendra les mesures appropriées.

Ce médicament contient 50,5 mg de sodium par gramme de céfotaxime sodique (soit 2,09 mmol par gramme) : en tenir

compte chez les personnes suivant un régime pauvre en sel strict.

EN CAS DE DOUTE, NE PAS HESITER A DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

NE JAMAIS LAISSER A PORTEE DES ENFANTS.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV)

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament,

notamment le méthotrexate, même s'il s'agit d'un médicament obtenu sans ordonnance.

CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV) avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Ce médicament ne sera utilisé pendant la grossesse que sur les conseils de votre médecin. Si vous découvrez que vous

êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut juger de la nécessité de le poursuivre.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Allaitement

L'allaitement est possible en cas de traitement par ce médicament. Toutefois, si des troubles digestifs (diarrhée, candidose)

ou des éruptions cutanées apparaissent chez votre enfant, stoppez l'allaitement maternel ou la prise de médicament et

consultez rapidement votre médecin.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Des sensations vertigineuses peuvent survenir après l’administration de ce médicament.

Ce médicament peut avoir une influence importante sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

notamment du fait de la survenue possible d'une encéphalopathie (pouvant se traduire par des convulsions, une confusion,

des troubles de conscience, ou des mouvements anormaux) (voir rubriques 3 et 4).

Vous ne devrez pas conduire ou utiliser une machine si de tels symptômes se produisent.

CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV) contient

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV) ?

Posologie

Chez l'adulte

3 g par jour en moyenne pouvant être portée jusqu'à 12 g selon la sévérité de l'infection.

Dans les infections urinaires: 2 g par jour.

Méningites: 200 à 300 mg/kg/jour.

Prophylaxie pré-opératoire des résections endoscopiques de prostate: 1 g I.V. à l'induction anesthésique.

Enfants, Nourrissons et Nouveau-nés

50 mg/kg/jour en moyenne, à répartir en trois injections par voie I.V., posologie pouvant être portée jusqu'à 200 mg/kg/jour

selon la sévérité de l'infection.

Chez l'enfant de plus de 3 mois, dans la méningite à pneumocoque

50 à 75 mg/kg en perfusion veineuse de 20 minutes toutes les 6 heures (soit 200 à 300 mg/kg/jour),

suivi de 15 mg/kg de vancomycine en perfusion veineuse de 60 minutes (soit 60 mg/kg/jour).

Prématurés

50 mg/kg/jour en deux injections I.V. Cette posologie pouvant être portée à 100 mg/kg/jour dans les cas d'infections sévères.

DANS TOUS LES CAS SE CONFORMER STRICTEMENT A L'ORDONNANCE DE VOTRE MEDECIN.

Si vous avez l'impression que l'effet de CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (I.M./I.V.) est trop

fort ou trop faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Mode et voie d'administration

Ce médicament doit être administré:

par voie intra-veineuse en injection directe en 3 à 5 minutes ou perfusion de 20 à 60 minutes

par voie intra-musculaire en injection profonde et en pleine masse musculaire.

Recommandations: utiliser la préparation extemporanément.

Chez l'enfant, la voie intraveineuse est la voie d'administration préférentielle.

Ne jamais mélanger le céfotaxime avec un autre antibiotique dans la même seringue ou la même perfusion.

Durée du traitement

Pour être efficace, cet antibiotique doit être utilisé régulièrement aux doses prescrites, et aussi longtemps que votre médecin

vous l'aura conseillé.

La disparition de la fièvre ou de tout autre symptôme ne signifie pas que vous êtes complètement guéri. L'éventuelle

impression de fatigue n'est pas due au traitement antibiotique mais à l'infection elle-même. Le fait de réduire ou de

suspendre votre traitement serait sans effet sur cette impression et retarderait votre guérison.

Si vous avez utilisé plus de CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV) que vous n’auriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Comme pour l'ensemble des médicaments appartenant à cette classe d’antibiotiques (les bêtalactamines), l'administration

de ce médicament, en particulier en cas de surdosage, peut entraîner un risque d'encéphalopathie pouvant se traduire par

des convulsions, une confusion, des troubles de la conscience ou encore des mouvements anormaux. Si de tels troubles

apparaissent, consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien (voir rubriques 2 et 4).

Si vous oubliez d’utiliser CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV) :

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez d’utiliser CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV) :

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Effets indésirables possibles :

Très fréquent (peut toucher plus d’1 personne sur 10) :

Douleur au point d'injection intramusculaire.

Peu fréquent (peut toucher jusqu'à 1 personne sur 100) :

Manifestations hématologiques (quantité excessive ou insuffisante de certains éléments du sang).

Réaction de Jarisch-Herxheimer (réaction inflammatoire de l'organisme).

Convulsions (voir rubrique 2).

Diarrhées.

Manifestations du foie : modifications transitoires du bilan hépatique.

Manifestations cutanées : rougeur, démangeaisons, urticaire.

Diminution de la fonction du rein surtout lors d'associations à d'autres médicaments tels que les aminosides et les

diurétiques puissants.

Fièvre.

Réactions inflammatoires au point d’injection incluant phlébite et thrombophlébite.

Indéterminé (effets dont la fréquence ne peut être évaluée à partir des données disponibles)

Manifestations hématologiques (baisse des globules blancs, pouvant être fortement diminuée lors de traitement prolongé,

baisse des globules rouges, diminution simultanée des globules rouges, blancs et des plaquettes) (voir rubrique 2).

Manifestations allergiques sévères : variété d'urticaire avec brusque gonflement du visage et du cou, gêne respiratoire, état

de choc.

Maux de tête.

Sensation vertigineuse.

Troubles neurologiques graves appelés encéphalopathies à type de confusion, de troubles de la conscience, des

convulsions ou encore des mouvements anormaux en particulier en cas de surdosage ou d’altération du fonctionnement du

rein (voir rubriques 2 et 3).

Nausée, vomissement, douleur abdominale, colite pseudomembraneuse (maladie de l'intestin avec diarrhée et douleurs au

ventre) (voir rubrique 2).

Atteinte du foie, parfois avec jaunisse.

Toxicité au niveau du rein, maladie inflammatoire des reins (néphrite interstitielle), défaillance de la fonction des reins

(insuffisance rénale aiguë).

Manifestations cutanées graves, notamment des atteintes de la peau appelées érythème polymorphe ou des rougeurs se

généralisant à tout le corps avec des pustules et accompagnées de fièvre (pustulose exanthématique aiguë généralisée) ou

encore syndrome de Stevens-Johnson ou de Lyell qui se caractérisent par l’apparition de bulles (décollement de la peau

pouvant rapidement s'étendre de façon très grave à tout le corps) (voir rubrique 2).

Manifestations cardiaques : cas isolés d'arythmies (trouble du rythme cardiaque).

Surinfection.

Inflammation de la veine en cas d'administration intraveineuse.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV) ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le flacon.

Après ouverture: le produit doit être utilisé immédiatement.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Conserver le conditionnement primaire dans l'emballage extérieur afin de protéger ce médicament contre la lumière.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV)

La substance active est :

Céfotaxime..................................................................................................................... 2,000 g

Sous forme de céfotaxime sodique.................................................................................... 2,096 g

Pour un flacon.

L’autre composant est le solvant :

eau pour préparations injectables.

Qu’est-ce que CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV) et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de poudre et solvant pour solution injectable (I.M./I.V.).

2 g en flacon + 10 ml de solvant en ampoule.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

Fabricant

PANTHEON UK Ltd

KINGFISCHER DRIVE

CONVINGHAM, SWINDON

WITSHIRE SN3 5BZ

ANGLETERRE

HOESCHST MARION ROUSSEL

DEUTSCHLAND GMBH

FRANKFURT AM MAIN

65 926 GERMANY

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

CONSEIL D’EDUCATION SANITAIRE :

QUE SAVOIR SUR LES ANTIBIOTIQUES ?

Les antibiotiques sont efficaces pour combattre les infections dues aux bactéries. Ils ne sont pas efficaces contre les

infections dues aux virus.

Aussi, votre médecin a choisi de vous prescrire cet antibiotique parce qu’il convient précisément à votre cas et à votre

maladie actuelle.

Les bactéries ont la capacité de survivre ou de se reproduire malgré l’action d’un antibiotique. Ce phénomène est appelé

résistance : il rend certains traitements antibiotiques inactifs.

La résistance s’accroît par l’usage abusif ou inapproprié des antibiotiques.

Vous risquez de favoriser l’apparition de bactéries résistantes et donc de retarder votre guérison ou même de rendre inactif

ce médicament, si vous ne respectez pas :

la dose à prendre,

les moments de prise,

et la durée de traitement.

En conséquence, pour préserver l’efficacité de ce médicament :

1- N’utilisez un antibiotique que lorsque votre médecin vous l’a prescrit.

2- Respectez strictement votre ordonnance.

3- Ne réutilisez pas un antibiotique sans prescription médicale même si vous pensez combattre une maladie apparemment

semblable.

4- Ne donnez jamais votre antibiotique à une autre personne, il n’est peut-être pas adapté à sa maladie.

5- Une fois votre traitement terminé, rapportez à votre pharmacien toutes les boîtes entamées pour une destruction correcte

et appropriée de ce médicament.

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 28/09/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

CLAFORAN 2 g/10 ml, poudre et solvant pour solution injectable (IM-IV)

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Céfotaxime........................................................................................................................... 2,000 g

Sous forme de céfotaxime sodique.......................................................................................... 2,096 g

Pour un flacon.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Poudre et solvant pour solution injectable (I.M./I.V.)

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Elles procèdent de l'activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques du céfotaxime. Elles tiennent

compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu le médicament et de sa place dans l'éventail des produits

antibactériens actuellement disponibles.

Elles sont limitées:

aux infections sévères dues aux germes sensibles au céfotaxime, en particulier les septicémies, les endocardites et les

méningites, à l'exclusion de celles à Listeria monocytogenes.

à la prophylaxie des résections endoscopiques de prostate.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Chez les sujets aux fonctions rénales normales

Adultes

3 g/jour en moyenne pouvant être portée jusqu'à 12 g selon la sévérité de l'infection.

Dans les infections urinaires, la posologie de 2 g/jour peut être suffisante.

Prophylaxie des résections endoscopiques de prostate: 1 g I.V à l'induction anesthésique.

Méningites: 200 à 300 mg/kg/jour, on ne dispose pas d'éléments d'efficacité ou de tolérance au-delà de 24 g/jour.

Dans la méningite à pneumocoque dans les premières 48-72 heures:

50 à 75 mg/kg en perfusion veineuse de 20 minutes toutes les 6 heures (soit 200 à 300 mg/kg/jour),

suivi de 15 mg/kg de vancomycine en perfusion veineuse de 60 minutes (soit 60 mg/kg/jour) en cas de signes de gravité ou

en présence de facteurs de risque de pneumocoque de sensibilité diminuée à la pénicilline.

Ce schéma posologique sera poursuivi au-delà des 48-72 heures selon la CMI de la souche isolée de pneumocoque.

Enfants, Nourrissons et Nouveau-nés

50 mg/kg/jour en moyenne, à répartir en trois injections par voie I.V., posologie pouvant être portée jusqu'à 200 mg/kg/jour

selon la sévérité de l'infection.

Chez le nourrisson de plus de 3 mois et l'enfant:

dans la méningite à pneumocoque dans les premières 48-72 heures:

50 à 75 mg/kg en perfusion veineuse de 20 minutes toutes les 6 heures (soit 200 à 300 mg/kg/jour),

suivi de 15 mg/kg de vancomycine en perfusion veineuse de 60 minutes (soit 60 mg/kg/jour).

Ce schéma posologique sera poursuivi au-delà des 48-72 heures selon la CMI de la souche isolée de pneumocoque.

Prématurés

50 mg/kg/jour en deux injections I.V., cette posologie pouvant être portée à 100 mg/kg/jour dans les cas d'infections sévères.

Chez les sujets insuffisants rénaux

Chez les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure à 10 ml/minute, après une dose initiale normale, les doses

d’entretien doivent être réduites de moitié par rapport à la dose normale, sans changement de l’intervalle de dose.

Chez les patients sous hémodialyse ou sous dialyse péritonéale : administration de 1 à 2g par jour, en fonction de la gravité

de l’infection ; le jour de l’hémodialyse, le céfotaxime doit être administré après la séance de dialyse.

Mode d'administration

Voie intramusculaire

Injection profonde et en pleine masse musculaire.

Voie intraveineuse

Injection directe en 3 à 5 minutes ou perfusion de 20 à 60 minutes.

Risque d'arythmie en cas d'administration intraveineuse rapide par cathéter veineux central (voir rubrique 4.4).

Recommandations: utiliser la préparation extemporanément.

Chez l'enfant, la voie intraveineuse est la voie préférentielle.

4.3. Contre-indications

Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas de :

Hypersensibilité à la céfotaxime, à toute autre céphalosporine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Antécédents d'hypersensibilité grave (par exemple, réaction anaphylactique) à tout autre type de produit antibactérien de la

famille des bêta-lactamines (pénicillines, monobactames et carbapénèmes).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Hypersensibilité et réaction anaphylactiques

La survenue de toute manifestation allergique impose l'arrêt du traitement.

La prescription des céphalosporines nécessite un interrogatoire préalable.

L'allergie aux pénicillines étant croisée avec celle aux céphalosporines dans 5 à 10 % des cas :

l'utilisation des céphalosporines doit être extrêmement prudente chez les patients pénicillinosensibles ; une surveillance

médicale stricte est nécessaire dès la première administration ;

l'emploi des céphalosporines est à proscrire formellement chez le sujet ayant des antécédents d'allergie de type immédiat

aux céphalosporines ; en cas de doute, la présence du médecin auprès du patient est indispensable à la première

administration afin de traiter l'accident anaphylactique possible ;

les réactions d'hypersensibilité (anaphylaxie) observées avec ces deux types de substances, y compris avec le céfotaxime,

peuvent être graves et parfois fatales.

Réactions bulleuses graves

Des cas graves de syndrome de Stevens-Johnson ou de nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) ont été

rapportés avec le céfotaxime (voir rubrique 4.8). Les patients doivent être informés qu’ils doivent contacter immédiatement

leur médecin avant de poursuivre leur traitement en cas d’éruption cutanée accompagnée de cloques notamment au niveau

des muqueuses.

Colites pseudo-membraneuses

Des cas de colites liées à l’administration d’un produit antibactérien et de colites pseudo-membraneuses ont été signalés

avec presque tous les produits antibactériens, avec une gravité allant de légère à menaçant le pronostic vital. Par

conséquent, il est important de prendre en compte ce diagnostic chez les patients qui présentent des diarrhées pendant ou

après l'administration du céfotaxime (voir rubrique 4.8). L’arrêt du traitement par le céfotaxime et l’administration d’un

traitement spécifique contre Clostridium difficile doivent être envisagés. Toute administration d'inhibiteurs du péristaltisme

est à proscrire.

Réactions hématologiques (voir rubrique 4.8)

Leucopénie, neutropénie et, plus rarement agranulocytose peuvent apparaître pendant le traitement par céfotaxime, en

particulier s’il est donné sur une longue période. En cas de traitement de plus de 10 jours, il est recommandé de pratiquer

régulièrement des contrôles de la formule leucocytaire et d’arrêter le traitement en cas de neutropénie.

Certains cas d'éosinophilie et de thrombocytopénie, rapidement réversible à l'arrêt du traitement, ont été rapportés. Des cas

d'anémie hémolytique ont aussi été signalés.

Des cas graves d’anémie hémolytique, incluant des décès, ont été rapportés chez des patients recevant des antibactériens

de la classe des céphalosporines (effet de classe). Si un patient développe une anémie sous céfotaxime, le diagnostic

d’anémie associée aux céphalosporines doit être envisagé et la céfotaxime arrêtée jusqu’à ce que l’étiologie soit établie.

Patients avec insuffisance rénale :

Chez les patients présentant une insuffisance rénale, la posologie doit être adaptée en fonction de la clairance de la

créatinine (voir rubrique 4.2).

Il est prudent de surveiller la fonction rénale au cours du traitement en cas d'association du céfotaxime avec des

antibiotiques potentiellement néphrotoxiques (aminoglycosides en particulier) ; le probénécide, ou des diurétiques type

furosémide ou acide étacrynique ou d'autres médicaments néphrotoxiques (voir rubrique 4.5).

La fonction rénale doit être surveillée chez ces patients, les personnes âgées et les personnes souffrant d’insuffisance

rénale pré-existante.

Neurotoxicité

Les bêtalactamines, incluant le céfotaxime, exposent au risque d'encéphalopathie (qui peut inclure des convulsions, une

confusion, des troubles de la conscience ou des mouvements anormaux) et, particulièrement, en cas de surdosage ou

d'insuffisance rénale.

Une vigilance particulière doit s’appliquer aux patients traités pour méningite. Les patients doivent être informés qu’ils

doivent contacter immédiatement leur médecin avant de poursuivre le traitement si de telles réactions se produisent.

Précautions d'emploi

Au cours de la surveillance post-marketing, des cas d’arythmies potentiellement fatales ont été rapportées chez quelques

patients qui ont reçu une injection IV rapide de céfotaxime à travers un cathéter veineux central. Le temps d’injection par voie

intraveineuse ou de perfusion recommandé doit être suivi (voir rubrique 4.2).

Comme avec d'autres antibiotiques, l'utilisation du céfotaxime, particulièrement s'il est prolongé, peut entraîner la

prolifération de germes résistants. L'évaluation répétée de l'état général du patient est essentielle. En cas de surinfection au

cours du traitement, une prise en charge appropriée devra être considérée.

Ce médicament contient 50,5 mg de sodium par gramme de céfotaxime sodique (soit 2,09 mmol/g) : en tenir compte chez

les personnes suivant un régime hyposodé strict.

Examens paracliniques

Une positivation du test de Coombs a été obtenue en cours de traitement par des céphalosporines. Ceci pourrait également

survenir chez les sujets traités par le céfotaxime.

Il peut se produire une réaction faussement positive lors de la recherche du glucose dans les urines avec des substances

réductrices, mais non lorsqu'on utilise des méthodes spécifiques à la glucose oxydase.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR

De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des

antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des

facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement

dans la survenue du déséquilibre de l'INR.

Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées: il s'agit notamment des fluoroquinolones, des

macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

L'utilisation du céfotaxime peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin, dans les indications approuvées. En effet,

les données cliniques, bien qu'en nombre limité, sont rassurantes et les données animales n'ont pas mis en évidence d'effet

malformatif ou fœtotoxique du céfotaxime.

Allaitement

Le passage dans le lait maternel est faible et les quantités ingérées très inférieures aux doses thérapeutiques. En

conséquence, l'allaitement est possible en cas de prise de cet antibiotique.

Toutefois, interrompre l'allaitement (ou le médicament) en cas de survenue de diarrhée, de candidose ou d'éruption cutanée

chez le nourrisson.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Ce médicament peut avoir une influence importante sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

notamment du fait de la survenue possible d'encéphalopathie (qui peut inclure des convulsions, une confusion, des troubles

de la conscience ou des mouvements anormaux (voir rubriques 4.4, 4.8, 4.9), le patient ne doit pas conduire ou utiliser de

machines.

Des sensations vertigineuses peuvent survenir après l’administration de céfotaxime. Si un de ces symptômes se produit, les

patients ne doivent pas conduire ou utiliser une machine.

4.8. Effets indésirables

Les effets indésirables ont été présentés par système classe-organe et par ordre de fréquence. Les fréquences sont définies

comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1,000 ; < 1/100) ; rare (≥ 1/10,000, < 1/1,000)

; très rare (< 1/10,000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles).

Très fréquent

(≥ 1/10)

Fréquent

(≥ 1/100,

< 1/10)

Peu fréquent (≥

1/1000, < 1/100)

Rare (≥

1/10000,

<

1/1000)

Très

rare (<

1/10000)

Fréquence

indéterminée (ne peut

être estimée à partir

des données

disponibles)

Infections et

infestations

surinfection (voir

rubrique 4.4)

Affections

hématologiques

et du système

lymphatique

leucopénie,

éosinophilie,

thrombocytopénie

(voir rubrique 4.4)

neutropénie,

agranulocytose en

particulier lors de

traitement prolongé

(voir rubrique 4.4),

anémie hémolytique

(voir rubrique 4.4),

pancytopénie

Affections du

système

immunitaire

réaction de

Jarisch-

Herxheimer*

réactions

anaphylactiques,

angio-œdème,

bronchospasme,

choc anaphylactique

Affections du

système

nerveux

convulsions (voir

rubrique 4.4)

maux de tête,

sensation

vertigineuse,

encéphalopathie**

(voir rubrique 4.4).

Affections

arythmie suite à une

cardiaques

perfusion rapide à

travers un cathéter

veineux central (voir

rubrique 4.2 et 4.4)

Affections

gastro-

intestinales

diarrhée

nausée,

vomissement,

douleur abdominale,

colite

pseudomembraneuse

(voir rubrique 4.4)

Affections

hépatobiliaires

augmentations

des enzymes

hépatiques

(ALAT, ASAT,

LDH, gamma-GT

et/ou

phosphatase

alcaline) et/ou

bilirubine***

atteinte hépatique,

parfois avec ictère

Affections de la

peau et du tissu

sous-cutané

rash, prurit,

urticaire

érythème

polymorphe,

syndrome de

Stevens-Johnson,

syndrome de Lyell

(voir rubrique 4.4),

pustulose

exanthématique

aiguë généralisée

(PEAG)

Affections

rénales et

urinaires

diminution de la

fonction rénale /

augmentation de

la créatinine

(particulièrement

lors de la

coprescription

d’aminosides et

de diurétiques

puissants)

néphrite interstitielle,

insuffisance rénale

aiguë

Troubles

généraux et

anomalies au

site

d’administration

pour

l’administration

IM : douleur au

point

d’injection

fièvre, réactions

inflammatoires au

point d’injection

incluant phlébite

thrombophlébite

veinite

*Réaction de Jarisch-Herxheimer :

Pendant le traitement d’une borreliose, une réaction de Jarisch-Herxheimer peut apparaître pendant les 1ers jours du

traitement. L’apparition d’un ou plusieurs des symptômes suivants a été reportée après plusieurs semaines de traitement

d’une borreliose : rash cutané, démangeaison, fièvre, leucopénie, augmentation des enzymes du foie, difficulté à respirer,

gêne au niveau des articulations.

**Les bêtalactamines, incluant le céfotaxime, exposent au risque d'encéphalopathie (qui peut inclure des convulsions, une

confusion, des troubles de la conscience ou des mouvements anormaux) et, particulièrement, en cas de surdosage ou

d'insuffisance rénale.

***Désordres hépatobiliaires :

Une augmentation des enzymes du foie (ALAT, ASAT, LDH, gamma-GT et/ou phosphatase alcaline) et/ou bilirubine a été

observée. Ces anomalies peuvent rarement dépasser 2 fois la limite supérieure des valeurs normales et peuvent traduire

une atteinte hépatique, habituellement d’origine cholestatique qui le plus souvent est asymptomatique.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage

Les symptômes d’un surdosage peuvent correspondre aux effets indésirables connus du céfotaxime.

Les bêtalactamines, incluant le céfotaxime, exposent au risque d'encéphalopathie (qui peut inclure des convulsions, une

confusion, des troubles de la conscience ou des mouvements anormaux) et, particulièrement, en cas de surdosage ou

d'insuffisance rénale.

En cas de surdosage, le céfotaxime doit être arrêté, et un traitement supportif doit être initié, incluant des mesures

d’élimination accélérée, et un traitement symptomatique des effets indésirables (ex. convulsions).

Il n’existe pas d’antidote spécifique. Les concentrations sériques de céfotaxime peuvent être diminuées par hémodialyse ou

dialyse péritonéale.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Antibiotiques antibactériens de la famille des bêta-lactamines du groupe des

céphalosporines de 3

ème

génération, code ATC : J01DA10.

(J :Anti-infectieux)

SPECTRE D'ACTIVITE ANTIBACTERIENNE

Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des

résistantes :

S ≤ 4 mg/l et R > 32 mg/l

CMI pneumocoque : S ≤ 0,5 mg/l et R > 2 mg/l (voie parentérale)

La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est

donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères.

Ces données ne peuvent apporter qu'une orientation sur les probabilités de la sensibilité d'une souche bactérienne à cet

antibiotique.

Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée

dans le tableau ci-dessous :

Catégories

Fréquence de résistance acquise en

France (> 10%) (valeurs extrêmes)

ESPÈCES SENSIBLES

Aérobies à Gram positif

Corynebacterium diphtheriae

Staphylococcus méti-S

Streptococcus

Streptococcus pneumoniae

15 - 35 %

Aérobies à Gram négatif

Borrelia burgdorferi

Branhamella catarrhalis

Citrobacter freundii

20 - 30 %

Citrobacter koseri

Enterobacter

20 - 40 %

Escherichia coli

Haemophilus

Haemophilus influenzae

Klebsiella

0 - 20 %

Morganella morganii

Neisseria y compris Neisseria meningitidis

et Neisseria gonorrhoeae

Pasteurella multocida

Proteus mirabilis

Proteus vulgaris

Providencia

Salmonella

Serratia

20 - 30 %

Shigella

Yersinia

Anaérobies

Clostridium perfringens

Fusobacterium

15 - 20 %

Peptostreptococcus

Prevotella

15 - 20 %

ESPÈCES RÉSISTANTES

Aérobies à Gram positif

Entérocoques

Listeria

Staphylococcus méti-R *

Aérobies à Gram négatif

Acinetobacter baumannii

Burkholderia cepacia

Pseudomonas aeruginosa

Stenotrophomonas maltophilia

Anaérobies

Bacteroides fragilis

Clostridium difficile

* La fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de l'ensemble des staphylocoques et se rencontre

surtout en milieu hospitalier.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Distribution

Concentration sérique

Chez l'adulte

Après injection de 1 g en I.V. directe, on obtient une concentration supérieure à 100 microgrammes/ml dès la 5

ème

minute.

La perfusion de 1 g en 4 heures conduit à un taux sérique en plateau, voisin de 15 microgrammes/ml, à partir de la 2

ème

heure.

Après injection de 1 g en I.M., le pic sérique, atteint à la 30

ème

minute, est voisin de 24 microgrammes/ml.

Après injection de 500 mg par voie veineuse (en 15 minutes), on obtient une concentration maximale supérieure à 40

microgrammes/ml au bout de 20 minutes.

Après injection de 500 mg en I.M., on obtient une concentration maximale de 12 microgrammes/ml à la 30

ème

minute.

Les concentrations sériques maximales après injection IV de 15 mg/kg de céfotaxime ne varient pas significativement en

tenant compte du degré de l'insuffisance rénale.

Chez l'enfant

Après administration chez l'enfant ou le nourrisson, de 25 mg/kg par voie I.M. ou I.V., les taux sériques sont,

respectivement, de 25,3 ± 4,7 microgrammes/ml au bout d'une demi-heure et de 53,3 ± 10,3 microgrammes/ml au bout de 5

minutes.

Demi-vie d'élimination

Chez l'adulte

Elle est de l'ordre de:

40 mn en I.V.

80 mn en I.M.

La demi-vie d'élimination du céfotaxime est peu modifiée en cas d'insuffisance rénale. Par contre, celle du métabolite

désacétyl-céfotaxime devient importante lorsque la clairance de la créatinine est inférieure à 5 ml/mn.

Chez l'enfant

Elle est de l'ordre de 1 h environ par voie I.M. ou I.V.

Elle est environ deux fois plus élevée chez le nouveau-né à terme et jusqu'à 2 à 5 fois plus élevée chez le prématuré.

Diffusion humorale et tissulaire

Diffusion dans le liquide d'ascite non infecté de malades cirrhotiques: après injection I.M. de 1 g toutes les 12 heures, les

concentrations, variables d'un sujet à l'autre, atteignent leur maximum à la 2

ème

heure.

Une heure après, le taux moyen est de 7,32 microgrammes/ml.

Deux heures après, le taux moyen est de 9,97 microgrammes/ml.

Concentration dans le mucus bronchique: les concentrations les plus élevées sont obtenues à la 3

ème

heure en I.M. et dès

la 2

ème

heure en I.V.

Après 1 g en I.M., le taux moyen est de 1,20 microgrammes/ml.

Après 2 g en I.V., le taux moyen est de 2,20 microgrammes/ml.

Concentrations moyennes maximales dans les crachats:

après 2 g en I.V.: 2,91 ± 2,08 microgrammes/ml (à la 2

ème

heure).

après 1 g en I.M.: 1,33 ± 0,43 microgrammes/ml (à la 4

ème

heure).

Les taux moyens dans les tissus bronchique et pulmonaire, une heure après une dose de 2 g I.V., ont été respectivement

de 7,5 microgrammes/g et de 5,3 microgrammes/g.

Trois heures après la dernière injection I.M. de 1 g (posologie: 1 g x 2/jour), la moyenne des concentrations

pulmonaires a été de 17,89 microgrammes/g.

Pénétration dans le liquide pleural:

chez 6 adultes atteints de pleurésie exsudative recevant 1 g en I.V., les concentrations les plus élevées sont obtenues à la

ème

heure.

Une heure après, le taux moyen est de 6,8 ± 4,9 microgrammes/ml.

Trois heures après, le taux moyen est de 7,1 ± 3,5 microgrammes/ml.

chez 6 enfants atteints de pleurésie purulente et recevant 25 mg/kg toutes les 6 heures par voie I.V. ou par voie I.M., les

concentrations maximales étaient obtenues généralement à la 3

ème

heure (le taux moyen est de 3 microgrammes/ml après

I.M. et 5,5 microgrammes/ml après I.V.) et restaient encore importantes à la 6

ème

heure (le taux moyen est de 2,5

microgrammes/ml après I.M. et 4,4 microgrammes/ml après I.V.).

Concentration dans le liquide d'otite:

chez l'enfant recevant 50 mg/kg/jour par voie I.M., la concentration, évaluée 1 heure après l'injection du matin, était

d'environ 1 microgrammes/ml, ce taux persiste en plateau pendant plusieurs heures.

après injection I.V., les taux sont de 2 à 3 microgrammes/ml, mais ils diminuent plus rapidement.

lorsque la dose injectée par voie I.M. est de 100 mg/kg/jour, les concentrations sont de 15 à 20 microgrammes/ml.

Concentration dans le L.C.R.:

chez 4 sujets ayant une méningite, les concentrations ont été de 2,25 à 15,2 microgrammes/ml, 2 heures après

administration de 1 ou 2 g par voie veineuse.

chez 13 enfants atteints de méningite bactérienne d'étiologies diverses, on a observé une concentration maximale de

l'ordre de 14 microgrammes/ml, 1 ou 2 heures après l'injection d'une dose de 25 ou 50 mg/kg par voie veineuse.

Concentration dans l'os:

les concentrations, variables selon les individus et la dose utilisée, atteignent 15,4 microgrammes/ml avec une posologie

de 2 g I.M. x 3 et 5,4 microgrammes/ml, une heure après une dose unique de 2 g par voie I.V.

Concentration dans l'humeur aqueuse:

chez les sujets atteints de cataracte, recevant 2 g I.V., les concentrations obtenues, une heure après, sont de 0,265 à 2,30

microgrammes/ml (moyenne: 0,914 microgrammes/ml).

Concentration dans le tissu prostatique:

après injection I.V. de 2 g chez 26 malades, la concentration dans le tissu prostatique atteint une valeur moyenne de 10,12

microgrammes/g en 30-35 minutes et de 22,46 microgrammes/g en 90 minutes.

Passage dans le lait:

2 à 3 heures après une injection I.V. de 1 g, la concentration moyenne est de 0,35 microgrammes/ml ± 0,09 (extrêmes: 0,25

à 0,52).

Après la 6

ème

heure, ce taux est de 0 à 0,22 microgrammes/ml.

Passage transplacentaire:

après 1 g I.V., les concentrations obtenues sont les suivantes:

placenta; 2,45 microgrammes/g

liquide amniotique; 3,3 microgrammes/ml

fœtus:

sérum; 6,7 microgrammes/ml

rein; 6,3 microgrammes/g

poumon; 2,4 microgrammes/g

L.C.R.; 2,1 microgrammes/ml

La liaison aux protéines est de l'ordre de 20 à 40 pour cent.

Biotransformation

Il existe dans le sang un dérivé désacétylé dont l'activité varie selon les germes de ½ à 1/10 de celle du céfotaxime.

Au moins 20 pour cent de la dose injectée sont retrouvés dans les urines des 24 heures sous forme d'un dérivé désacétylé.

Elimination

Urinaire

Chez l'adulte

La concentration urinaire est de l'ordre de 1 000 microgrammes/ml dans les 6 heures suivant l'injection de 1 g par voie I.M.,

(élimination de 60 ± 4 pour cent dans les 24 heures).

Elle est de l'ordre de 1300 microgrammes/ml dans les 4 heures suivant l'injection de 1 g par voie I.V. directe (élimination de

64 ±1,5 pour cent dans les 24 heures).

Elle est de l'ordre de 600 microgrammes/ml dans les 4 heures suivant la perfusion veineuse de 1 g en 4 heures

(élimination de 50 pour cent dans les 12 heures).

La concentration urinaire est de l'ordre de 560 microgrammes/ml dans les 6 heures suivant l'injection de 500 mg en I.M.,

avec une élimination dans les 24 heures de 61 ± 6 pour cent.

Après injection de 500 mg par voie veineuse (en 15 mn), l'élimination dans les 24 heures est de 63 ± 9 pour cent.

Chez l'enfant

L'excrétion urinaire était chez 38 enfants (de 3 semaines à 12 ans), après une dose de 25 mg/kg en I.V., de 56,3 ± 7,8 pour

cent de la dose administrée au bout de 6 heures.

Biliaire

Après injection I.M. de 500 mg toutes les 8 heures, on obtient un taux moyen de l'ordre de 2 microgrammes/ml dans la bile

hépatique (5 sujets).

Après injection I.V. de 1 g toutes les 6 heures, on obtient des taux moyens très supérieurs dans la bile vésiculaire (33,7 à

49,3 microgrammes/ml), mais très faibles dans la paroi vésiculaire: 1 microgrammes/g (5 sujets).

5.3. Données de sécurité préclinique

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Solvant: eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités

Ne jamais mélanger le céfotaxime avec un autre antibiotique dans la même seringue ou la même perfusion.

6.3. Durée de conservation

2 ans.

Après ouverture: le produit doit être utilisé immédiatement.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Conserver le conditionnement primaire dans l'emballage extérieur afin de protéger ce médicament contre la lumière.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

2 g en flacon (verre de type III) de 15 ml muni d'un bouchon caoutchouc butyl + 10 ml de solvant en ampoule (verre de type I).

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

SANOFI-AVENTIS FRANCE

82 AVENUE RASPAIL

94250 GENTILLY

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 562 425 4 2 : 2 g en flacon (verre) + 10 ml de solvant en ampoule (verre).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

Médicament soumis à prescription hospitalière.

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