CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

29-12-2020

Ingrédients actifs:
citalopram base 20 mg sous forme de : bromhydrate de citalopram
Disponible depuis:
EG LABO - Laboratoires EuroGenerics
Code ATC:
N06AB04
DCI (Dénomination commune internationale):
citalopram base 20 mg sous forme de : bromhydrate de citalopram
Dosage:
20 mg
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
pour un comprimé > citalopram base 20 mg sous forme de : bromhydrate de citalopram
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 28 comprimé(s)
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
ANTIDEPRESSEUR / INHIBITEUR SELECTIF DE LA RECAPTURE DE LA SEROTONINE
indications thérapeutiques:
Classe pharmacothérapeutique, ANTIDEPRESSEUR/INHIBITEUR SELECTIF DE LA RECAPTURE DE LA SEROTONINE - code ATC : N06AB04.CITALOPRAM EG appartient à une famille de médicaments appelés antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine. Ils agissent en augmentant le taux de sérotonine dans le système nerveux. Les modifications du taux de sérotonine dans le cerveau sont considérées comme un facteur important dans le développement de la dépression et des autres maladies qui y sont associées.Chez l’adulte (plus de 18 ans), ce médicament est indiqué dans : pour traiter une dépression (épisode dépressif) ; pour prévenir des attaques de panique.
Descriptif du produit:
366 775-6 ou 34009 366 775 6 2 - plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 14 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;366 776-2 ou 34009 366 776 2 3 - plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:03/06/2005;566 518-7 ou 34009 566 518 7 0 - plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 50 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
62705280
Date de l'autorisation:
2005-03-22

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NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 29/12/2020

Dénomination du médicament

CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable

Citalopram

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations

importantes pour vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur

être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre

infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir

rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé

pelliculé sécable ?

3. Comment prendre CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable ET DANS QUELS CAS EST-

IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique, ANTIDEPRESSEUR/INHIBITEUR SELECTIF DE LA RECAPTURE DE

LA SEROTONINE - code ATC : N06AB04.

CITALOPRAM EG appartient à une famille de médicaments appelés antidépresseurs inhibiteurs de la

recapture de la sérotonine. Ils agissent en augmentant le taux de sérotonine dans le système nerveux. Les

modifications du taux de sérotonine dans le cerveau sont considérées comme un facteur important dans le

développement de la dépression et des autres maladies qui y sont associées.

Chez l’adulte (plus de 18 ans), ce médicament est indiqué dans :

pour traiter une dépression (épisode dépressif) ;

pour prévenir des attaques de panique.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE CITALOPRAM EG

20 mg, comprimé pelliculé sécable ?

Ne prenez jamais CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable :

si vous êtes allergique (hypersensible) au citalopram ou à l'un des autres composants contenus dans ce

médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;

si vous avez une maladie grave des reins (insuffisance rénale sévère) ;

si vous prenez du pimozide (utilisé pour traiter certains troubles de la personnalité et certaines formes de

tics) (voir le paragraphe « Autres médicaments et CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable ») ;

si vous êtes né avec ou si vous souffrez d’un épisode de rythme cardiaque anormal (vu à l'ECG, un examen

réalisé pour évaluer comment votre cœur fonctionne) ;

si vous prenez des traitements pour des troubles du rythme cardiaque ou qui pourraient affecter votre

rythme cardiaque (voir rubrique « Autres médicaments et CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé

sécable ») ;

si vous prenez ou si avez pris depuis moins de 2 semaines des médicaments utilisés pour traiter une

dépression et appartenant à la classe des IMAO irréversibles (voir le paragraphe « Autres médicaments et

CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable ») tel que l’iproniazide utilisé dans le traitement de la

dépression :

vous devez attendre 2 semaines avant de débuter un traitement par CITALOPRAM EG après la fin d'un

traitement par IMAO. Un jour peut suffire après la fin d'un traitement par moclobémide ;

vous devez attendre une semaine avant de débuter un traitement par un IMAO après la fin d'un traitement

par CITALOPRAM EG.

Si vous avez le moindre doute ou si vous pensez être dans l'une des situations décrites ci-dessus, prévenez

votre médecin ou votre pharmacien.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien ou votre infirmier/ère avant de prendre CITALOPRAM EG

20 mg, comprimé pelliculé sécable.

Prévenez votre médecin ou votre pharmacien si un des cas suivants s'applique à vous :

si vous avez des périodes d'excitation anormales (épisode maniaque) ou des attaques de panique ;

si vous avez une maladie du foie (insuffisance hépatique) ou une maladie des reins (insuffisance rénale);

Votre médecin devra peut-être adapter les doses de médicament ;

si vous êtes diabétique. Un traitement par CITALOPRAM EG peut déséquilibrer votre glycémie. Une

adaptation des doses d'insuline et/ou d'antidiabétique oral pourra être nécessaire ;

si vous souffrez de convulsions ou si vous avez des antécédents d'épilepsie. Le traitement par

CITALOPRAM EG pourra être interrompu en cas d'apparition d'épilepsie ou d'augmentation de la fréquence

des crises (voir rubrique 4 « Quels sont les effets indésirables éventuels ? ») ;

si vous avez des insomnies ou si vous vous sentez nerveux en début de traitement ;

si vous avez des antécédents d'anomalies de la coagulation, si vous constatez l'apparition de bleus ou un

saignement inhabituel ou si vous êtes enceinte (voir « Grossesse ») ;

si vous avez une diminution du taux de sodium sanguin ;

si vous suivez un traitement par électrochoc (électroconvulsivothérapie) ;

si vous avez des antécédents d’agitation et/ou un besoin de bouger souvent (akathisie) ;

si vous souffrez ou avez souffert de problèmes cardiaques ou si vous avez eu récemment une crise

cardiaque ;

si vous avez un rythme cardiaque faible au repos et/ou si vous savez que vous avez un risque de carence en

sel suite à une diarrhée ou des vomissements sévères ou à l'utilisation de traitements diurétiques ;

si vous ressentez un rythme cardiaque rapide ou irrégulier, des évanouissements, des faiblesses ou des

étourdissements lorsque vous restez debout qui pourraient indiquer un fonctionnement anormal du rythme

cardiaque ;

si vous souffrez d'une maladie mentale (psychose). Le traitement de votre dépression peut augmenter les

symptômes de votre maladie mentale ;

si vous avez un trouble du rythme cardiaque (allongement de l'intervalle QT). Une surveillance de votre

rythme cardiaque (électrocardiogramme) pourra s'avérer nécessaire, notamment :

si vous avez pris trop de comprimés (surdosage) ;

si vos examens sanguins montrent certaines anomalies appelées troubles du métabolisme et que vous

souffrez également d'une autre maladie telle qu'une maladie du foie (insuffisance hépatique) par exemple.

des symptômes tels qu'une agitation, ou des difficultés à rester assis ou debout tranquillement (akathisie)

peuvent aussi survenir durant les premières semaines du traitement. Informez immédiatement votre médecin

si vous ressentez ces symptômes ;

si vous avez des problèmes aux yeux, tels que certains types de glaucomes (augmentation de la pression

dans l’œil).

Arrêtez le traitement et contactez immédiatement votre médecin :

si des crises de convulsion apparaissent.

Informations concernant les patients souffrant d'un trouble bipolaire

le trouble bipolaire (également appelé maladie maniaco-dépressive) est caractérisé par une modification

rapide et anormale de l'humeur (période d'excitation suivie de dépression) ;

certaines personnes souffrant de cette maladie peuvent développer des phases d'excitation (phase

maniaque) en prenant CITALOPRAM EG. Cette phase se caractérise par des idées inhabituelles et

rapidement changeantes, une joie inappropriée et une activité physique excessive. Si vous ressentez cela,

contactez votre médecin.

Faites attention au début du traitement

comme avec les autres médicaments utilisés pour traiter la dépression ou les pathologies associées,

l'amélioration n'est pas obtenue immédiatement.

Après le début du traitement par CITALOPRAM EG, plusieurs semaines peuvent être nécessaires avant que

vous ne ressentiez une amélioration. Dans la prévention des attaques de panique, 2 à 4 semaines sont

généralement nécessaires avant qu'une amélioration n'apparaisse. Au début du traitement, certains patients

peuvent ressentir une augmentation de l'anxiété, qui disparaîtra avec la poursuite du traitement. Il est donc

très important que vous suiviez exactement les consignes de votre médecin, et que vous n'arrêtiez pas le

traitement ou ne modifiiez pas les doses sans l'avoir consulté.

si vous souffrez de dépression et/ou de troubles anxieux, vous pouvez parfois avoir des idées d'auto-

agression (agression envers vous-même) ou un comportement suicidaire. Ces manifestations peuvent être

augmentées au début d'un traitement par antidépresseur, car ce type de médicament n'agit pas tout de suite

mais seulement après deux semaines ou plus de traitement.

Le risque de survenue est plus important si vous êtes un adulte âgé de moins de 30 ans et que vous n'avez

jamais reçu de traitement antidépresseur auparavant.

Les médicaments comme CITALOPRAM EG 20 mg (appelés ISRS/IRSN) pourraient causer des symptômes

de dysfonction sexuelle (voir rubrique 4). Dans certains cas, ces symptômes se sont prolongés après l’arrêt du

traitement.

Si vous avez des idées suicidaires ou si vous vous sentez plus mal, contactez immédiatement votre médecin

ou allez directement à l'hôpital.

Vous êtes plus susceptible de présenter ce type de manifestations dans les cas suivants :

si vous avez déjà eu des idées suicidaires ou d'auto-agression dans le passé ;

si vous êtes un jeune adulte. Les études cliniques ont montré que le risque de comportement suicidaire était

augmenté, chez les adultes de moins de 25 ans présentant une maladie psychiatrique et traités par

antidépresseur.

Vous pouvez vous faire aider par un ami ou un parent, en lui expliquant que vous êtes dépressif ou que vous

souffrez d'un trouble anxieux, et en lui demandant de lire cette notice. Vous pouvez lui demander de vous

signaler s'il pense que votre dépression ou votre anxiété s'aggrave, ou s'il s'inquiète d'un changement dans

votre comportement.

Enfants et adolescents

Utilisation chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans

CITALOPRAM EG ne doit habituellement pas être utilisé chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans.

Les patients de moins de 18 ans présentent un risque augmenté d'effets indésirables, tels que tentative de

suicide, pensées suicidaires et comportement hostile (principalement agressivité, comportement d'opposition

et colère) lorsqu'ils sont traités par cette classe de médicaments.

Les données relatives à la sécurité à long terme, concernant la croissance, la puberté, le développement

mental, émotionnel et comportemental de l'utilisation de CITALOPRAM EG chez les enfants et les

adolescents de moins de 18 ans sont limitées.

Néanmoins, il est possible que votre médecin décide de prescrire CITALOPRAM EG à des patients de moins

de 18 ans souffrant d'épisodes dépressifs, si il/elle décide que c'est dans l'intérêt du patient. Si votre médecin

a prescrit CITALOPRAM EG à un patient de moins de 18 ans et que vous désirez en discuter, adressez-vous

à lui. Vous devez informer votre médecin si l'un des symptômes énumérés ci-dessus apparaît ou s'aggrave

chez un patient de moins de 18 ans prenant CITALOPRAM.

Autres médicaments et CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris (durant les deux dernières

semaines) ou pourriez prendre tout autre médicament, y compris les médicaments obtenus sans ordonnance.

Certains médicaments peuvent modifier l'action d'un autre médicament, ce qui peut parfois entraîner des

effets indésirables graves. Vous devez donc prévenir votre médecin si vous utilisez déjà un médicament

contre la dépression ou un médicament cité ci-dessous.

Vous ne devez pas prendre ce médicament en même temps que certains autres médicaments :

le métoprolol (utilisé pour une tension artérielle élevée et/ou les maladies cardiaques). Votre médecin

pourra décider d'ajuster les doses s'il le juge nécessaire ;

la cimétidine, le lansoprazole et l’oméprazole (utilisés pour traiter des ulcères à l’estomac), le fluconazole

(utilisé pour traiter des infections fongiques), la fluvoxamine (antidépresseur) et la ticlopidine (utilisée pour

réduire les risques d’accident vasculaire cérébral). Ces médicaments sont susceptibles d’induire une

augmentation des taux de citalopram dans le sang ;

les traitements connus pour modifier la fluidité du sang (exemples: certains traitements contre les troubles

mentaux, l'aspirine (utilisée dans le traitement de la douleur), les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS)

(utilisés dans le traitement de certains rhumatismes). Ils peuvent augmenter légèrement le risque de

saignement ;

la méfloquine (utilisée dans le traitement du paludisme), le bupropion (utilisé pour arrêter de fumer ou

pour traiter la dépression) et le tramadol (utilisé dans le traitement des douleurs sévères). Ils peuvent

augmenter le risque de convulsions ;

les neuroleptiques (médicaments pour traiter certains troubles mentaux) et certains antidépresseurs. Ils

peuvent augmenter le risque de convulsions ;

les IMAO-A réversibles, comme le linézolide (un antibiotique), le bleu de méthylène et l’iproniazide (un

médicament utilisé dans le traitement de la dépression) car il y a un risque d'apparition d'un ''syndrome

sérotoninergique'' (voir rubrique 4 « Quels sont les effets indésirables éventuels ? ») ;

certains IMAO-B (tels que la rasagiline, la sélégiline qui sont utilisés dans le traitement de la maladie de

Parkinson) car ils peuvent augmenter le risque d'effets indésirables ;

le lithium (utilisé dans le traitement de certains troubles de l'humeur) et le tryptophane (utilisé pour une

alimentation par perfusion) ;

les médicaments utilisés dans le traitement des troubles du rythme cardiaque ou des médicaments pouvant

perturber le rythme cardiaque comme par exemple des médicaments antiarythmiques des groupes IA et III,

des antipsychotiques (par exemple les dérivés de la phénothiazine, le pimozide, l'halopéridol), les

antidépresseurs tricycliques, certains agents antimicrobiens (comme la sparfloxacine, la moxifloxacine,

l'érythromycine IV, la pentamidine, les traitements antipaludiques, en particulier l'halofantrine), certains

antihistaminiques (astemizole, hydroxyzine, mizolastine) (utilisés dans le traitement des allergies

saisonnières. Contactez votre médecin si vous avez besoin d'informations complémentaires à ce sujet ;

des médicaments qui diminuent la quantité de potassium ou de magnésium dans le sang car une telle

association augmente le risque de troubles du rythme cardiaque pouvant engager le pronostic vital.

Ce médicament peut affecter le mécanisme d'action d'autres médicaments (interaction). Une interaction peut

survenir avec :

le lithium, le millepertuis: lorsqu'ils sont co-administrés avec CITALOPRAM EG, il existe un risque

augmenté de ''syndrome sérotoninergique'' (voir rubrique 4 « Quels sont les effets indésirables éventuels ? »).

Votre médecin devra effectuer des bilans plus fréquemment ;

le tramadol (un anti douleur): il existe un risque de convulsions et de ''syndrome sérotoninergique'' (voir

rubrique 4 « Quels sont les effets indésirables éventuels ? ») ;

les triptans (traitement des migraines), par exemple le sumatriptan: il existe un risque augmenté

d'hypertension et de ''syndrome sérotoninergique'' (voir rubrique 4 « Quels sont les effets indésirables

éventuels ? ») ;

les antidépresseurs imipraminiques (par exemple, imipramine et amitriptyline): CITALOPRAM EG

pouvant modifier les taux de ces médicaments dans le sang, votre médecin pourrait avoir à diminuer leur

dose lorsqu'ils sont administrés avec CITALOPRAM EG ;

la warfarine ou autres médicaments utilisés pour fluidifier le sang: CITALOPRAM EG peut modifier

l'effet de ces médicaments sur le sang.

Si le traitement par CITALOPRAM EG est commencé ou arrêté pendant votre traitement par ces

médicaments, votre médecin devra pratiquer certains contrôles et éventuellement changer la dose

CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable avec des aliments et boissons

CITALOPRAM EG peut être pris pendant ou hors des repas, selon votre préférence (voir rubrique 3 «

Comment prendre CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable ? »).

Vous devez éviter toute prise d’alcool ou de médicaments contenant de l’alcool (comme certains sirops)

pendant votre traitement par CITALOPRAM EG.

Grossesse, allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez

conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

Il est préférable de ne pas utiliser ce médicament pendant la grossesse.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut

juger de la nécessité de le poursuivre.

Assurez-vous que votre sage-femme et/ou votre médecin sachent que vous prenez CITALOPRAM EG. En

cas de prise pendant la grossesse, en particulier au cours des 3 derniers mois de grossesse, les médicaments

tels que CITALOPRAM EG peuvent augmenter le risque d'une maladie grave chez le bébé, appelée

hypertension artérielle pulmonaire persistante (HTAP) du nouveau-né, qui se manifeste par une respiration

plus rapide de votre bébé et l'apparition d'une coloration bleuâtre de la peau.

Ces symptômes apparaissent généralement au cours des 24 premières heures après la naissance. Si cela

survient chez votre bébé, contactez immédiatement votre sage-femme et/ou votre médecin.

Si vous prenez CITALOPRAM EG en fin de grossesse, il peut y avoir un risque accru de saignement vaginal

abondant peu après la naissance, en particulier si vous avez un antécédent de troubles hémorragiques. Votre

médecin ou votre sage-femme doit être informé(e) que vous prenez CITALOPRAM EG pour qu’il/elle

puisse vous conseiller.

Allaitement

L'allaitement est déconseillé en cas de traitement par ce médicament.

Fertilité

Des études chez l’animal ont montré que le citalopram réduisait la qualité du sperme. Théoriquement, la

fécondité pourrait être affectée, mais l’impact sur la fécondité humaine n’a pas été observé à ce jour.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Ce médicament peut entrainer de la somnolence, des vertiges ou des troubles de la vue. Vous ne devez pas

conduire sans l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable contient

Sans objet.

3. COMMENT PRENDRE CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou

pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

Votre médecin choisira la dose que vous devez prendre et l’adaptera à votre état.

Si vous avez l’impression que l’effet de CITALOPRAM EG est trop fort ou trop faible, consultez votre

médecin ou votre pharmacien.

Dose à utiliser chez l’adulte

si vous souffrez de dépression : la dose habituelle est de 1 comprimé par jour. La dose pourra être

augmentée par votre médecin jusqu’à un maximum de 2 comprimés par jour ;

si vous souffrez de trouble panique :

la dose initiale au cours de la première semaine de traitement est de ½ comprimé par jour ;

puis votre médecin augmentera votre dose de 1 à 1,5 comprimés par jour ;

votre médecin pourra augmenter votre dose jusqu’à un maximum de 2 comprimés par jour.

Dose à utiliser chez les personnes âgées de plus de 65 ans

la dose initiale habituellement recommandée est de ½ à 1 comprimé par jour ;

la dose ne doit pas dépasser normalement plus de 1 comprimé par jour chez les personnes âgées.

Dose à utiliser chez les patients souffrant d’une maladie du foie

La dose ne doit pas dépasser normalement plus de 1 comprimé par jour.

Utilisation chez les enfants et les adolescents

CITALOPRAM EG ne doit pas être administré aux enfants et aux adolescents. Pour plus d’informations,

reportez-vous à la rubrique 2 « Quelles sont les informations à connaître avant de prendre CITALOPRAM

EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable ? ».

Mode et voie d’administration

CITALOPRAM EG doit être pris chaque jour en une prise unique journalière. CITALOPRAM EG peut

être pris à n’importe quel moment de la journée, pendant ou en dehors des repas ;

les comprimés sont dits sécables. Cela signifie que vous pouvez les couper en deux, si besoin. Les

comprimés sont à avaler tels quels en une seule prise journalière, de préférence avec un grand verre d’eau.

Les comprimés ne doivent pas être croqués (ils ont un goût amer).

Durée du traitement

comme avec les autres traitements de la dépression et du trouble panique, quelques semaines peuvent être

nécessaires avant que vous ne commenciez à vous sentir mieux ;

n’arrêtez pas votre traitement sans l’avis de votre médecin même si vous vous sentez mieux.

ne changez pas la dose de votre médicament sans en avoir d’abord parlé avec votre médecin ;

la durée de traitement est individuelle, mais elle est habituellement d’au moins 6 mois. Continuez à prendre

CITALOPRAM EG aussi longtemps que votre médecin le recommande ;

n’arrêtez pas de prendre CITALOPRAM EG même si vous commencez à vous sentir mieux, sauf si vous

en avez parlé avec votre médecin. La maladie peut persister longtemps et si vous arrêtez votre traitement

trop tôt, vos symptômes peuvent réapparaître.

Si vous avez pris plus de CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable que vous n’auriez dû :

Si vous avez pris trop de comprimés, allez au service des urgences hospitalières le plus proche, ou prévenez

immédiatement votre médecin.

Vous pouvez reconnaître un surdosage par les signes suivants :

convulsion ;

changement du rythme cardiaque ou troubles cardiaques ;

somnolence ;

coma ;

vomissements ;

tremblements ;

diminution de la tension artérielle ;

augmentation de la tension artérielle ;

nausées (mal au cœur) ;

syndrome sérotoninergique (cf. rubrique 4. « Quels sont les effets indésirables éventuels ? ») ;

agitation ;

sensations de vertige ;

dilatation des pupilles.

Si vous oubliez de prendre CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable :

Si vous avez sauté une prise, prenez votre prochaine prise le jour suivant à l’horaire habituel. Ne prenez pas

de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable :

N’arrêtez pas le traitement par CITALOPRAM EG sans avis médical.

Il est important que vous continuiez de prendre ce médicament.

N’arrêtez pas de prendre votre médicament sans l’avoir d’abord demandé à votre médecin, même si vous

vous sentez mieux.

Il est possible que vous ressentiez les symptômes suivants à l’arrêt du traitement par CITALOPRAM EG :

sensations de vertiges, sensations de picotements, d’aiguille, fourmillements, sensation d’anxiété, nausées

(mal au cœur), palpitations, troubles du sommeil (rêves agités, cauchemars, incapacité à dormir), maux de

tête, vomissements, transpiration, sensation d’impatience ou d’agitation, tremblements, sensation de

confusion ou de désorientation, sensation d’émotivité ou d’irritabilité, diarrhée (selles molles), troubles

visuels, perception exagérée des battements cardiaques.

Ces symptômes à l’arrêt du traitement par CITALOPRAM EG sont souvent ressentis comme modérés et

disparaissent d’eux-mêmes en quelques semaines. Si vous ressentez ces symptômes, veuillez contacter votre

médecin.

Lors de l’arrêt de CITALOPRAM EG, votre médecin vous aidera à réduire progressivement les doses et ceci

afin de réduire le risque d’apparition de ces symptômes.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre

médecin, à votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent

pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables disparaissent habituellement après quelques semaines de traitement. Certains effets

indésirables peuvent être des symptômes de la maladie pour laquelle vous êtes traité, qui par conséquent

s’amélioreront quand vous commencerez à aller mieux.

Si vous avez un des effets indésirables mentionnés ci-dessous, prévenez immédiatement votre médecin :

ecchymoses (« bleus ») d’origine non expliquée ou saignements (rarement), sueurs (rarement), y compris

saignements de l’estomac et/ou de l’intestin ;

ensemble de symptômes, d’apparition simultanée ou pas incluant diarrhée, fièvre élevée, tachycardie

(accélération du rythme cardiaque), sueurs, agitation, tremblements, confusion voire coma. Ces signes,

appelés « syndrome sérotoninergique » surviennent très rarement (chez moins de 1 patient sur 10 000) ;

gonflement de la peau, de la langue, des lèvres, du visage ou difficultés à respirer ou à avaler (réaction

allergique) ;

troubles dans le fonctionnement du foie et inflammation du foie (hépatites) ;

confusion et/ou convulsions surtout chez les personnes âgées ou les personnes prenant des médicaments

diurétiques (utilisés pour traiter certaines maladies du cœur) ;

idées suicidaires ;

diminution du taux de sodium dans le sang qui peut entraîner fatigue, confusion et contractions

musculaires ;

rythme cardiaque rapide ou irrégulier, évanouissement qui pourraient être des signes de torsade de pointe

(évènement pouvant engager le pronostic vital).

Les effets indésirables suivants sont souvent modérés et disparaissent habituellement après quelques jours de

traitement. Certains des effets mentionnés ci-dessous sont des symptômes de votre maladie et par conséquent

disparaitront quand vous commencerez à aller mieux.

Si ces effets indésirables sont gênants ou durent plusieurs jours, parlez-en à votre médecin ou à votre

pharmacien :

Très fréquemment (plus de 1 personne sur 10) :

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RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 29/12/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

CITALOPRAM EG 20 mg, comprimé pelliculé sécable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Citalopram ........................................................................................................................... 20 mg

Sous forme de bromhydrate de citalopram.

Pour un comprimé pelliculé sécable.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé pelliculé sécable.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

épisodes dépressifs majeurs (c'est-à-dire caractérisés) ;

prévention des attaques de panique avec ou sans agoraphobie.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

EPISODES DEPRESSIFS MAJEURS (c'est-à-dire caractérisés)

Chez l'adulte

20 à 40 mg par jour.

La posologie minimale efficace est de 20 mg par jour et sera utilisée comme dose de départ. Une

augmentation pourra se faire en fonction de la réponse clinique individuelle jusqu'à 40 mg par jour, dose

maximale.

Durée du traitement

L'effet antidépresseur apparaît habituellement après 2 à 4 semaines de traitement.

Le traitement par antidépresseur est symptomatique. Le traitement d'un épisode est de plusieurs mois

(habituellement de l'ordre de 6 mois) afin de prévenir les risques de rechute.

PREVENTION DES ATTAQUES DE PANIQUE AVEC OU SANS AGORAPHOBIE

Chez l'adulte

La posologie recommandée est de 20 à 30 mg par jour. Le traitement doit être débuté à dose faible, 10 mg par

jour la première semaine avant d'augmenter la dose jusqu'à 20 mg par jour. La posologie peut être augmentée

jusqu'à un maximum de 40 mg par jour en fonction de la réponse clinique individuelle.

Durée du traitement

Le traitement sera prolongé plusieurs mois. Une étude clinique fait apparaître que l'efficacité maximale est

atteinte à 3 mois de traitement et que la réponse est maintenue pendant toute la durée du traitement.

Personnes âgées de plus de 65 ans

La posologie initiale chez le sujet âgé correspond à la moitié de la posologie habituellement recommandée,

soit 10-20 mg par jour. La posologie maximum recommandée chez le sujet âgé est de 20 mg/jour.

Population pédiatrique

Enfants et adolescents (< 18 ans)

CITALOPRAM EG ne doit pas être utilisé pour traiter l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans.

Insuffisance hépatique

Une posologie initiale de 10 mg par jour est recommandée pendant les deux premières semaines de

traitement chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. En fonction de la

réponse individuelle, la posologie pourra être augmentée à 20 mg par jour. La vigilance est de mise chez les

patients présentant une fonction hépatique sévèrement réduite et l'augmentation posologique sera

particulièrement prudente (voir rubrique 5.2).

Insuffisance rénale

Aucune adaptation posologique n'est nécessaire en cas d'insuffisance rénale légère ou modérée. La prudence

est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (Cl

inférieure à 30 ml/min),

(voir rubrique 5.2).

Symptômes observés lors de l'arrêt du traitement

L'arrêt brutal doit être évité. Lors de l'arrêt de traitement par citalopram, la posologie sera réduite

progressivement sur une période d'au moins une à deux semaines afin de diminuer le risque de symptômes

liés à l'arrêt du traitement (voir rubriques 4.4 et 4.8). Si des symptômes intolérables apparaissent après une

diminution de la dose ou à l'arrêt du traitement, le retour à la dose précédemment prescrite pourra être

envisagé. Le médecin pourra ultérieurement reprendre la décroissance posologique, mais de façon plus

progressive.

Mode d’administration

Les comprimés de citalopram peuvent être administrés en une seule prise journalière à n'importe quel

moment de la journée, indépendamment de la prise alimentaire.

4.3. Contre-indications

Ce médicament NE DOIT JAMAIS être prescrit dans les cas suivants :

hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

insuffisance rénale sévère avec clairance de la créatinine inférieure à 20 ml/min, en l'absence de données ;

association aux inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) irréversibles en raison du risque de

syndrome sérotoninergique (voir rubrique 4.5) ;

le citalopram ne doit pas être administré pendant 14 jours après l'arrêt d'un IMAO irréversible ou pendant

le temps spécifié dans les mentions légales d'un IMAO réversible après l'arrêt de celui-ci ;

les IMAO ne doivent pas être administrés pendant sept jours après l'arrêt du citalopram ;

association avec le pimozide (voir rubrique 4.5) ;

chez les patients présentant un allongement acquis ou congénital de l'intervalle QT ;

association avec un autre médicament qui pourrait entraîner un allongement du QT (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Traitement des personnes âgées et des patients présentant une insuffisance rénale et une insuffisance

hépatique, voir rubrique 4.2.

Utilisation chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans

L'utilisation de CITALOPRAM EG est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Des

comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile

(principalement agressivité, comportement d'opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au

cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités

par placebo. Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire

l'objet d'une surveillance attentive pour détecter l'apparition de symptômes suicidaires.

De plus, on ne dispose d'aucune donnée de tolérance à long terme chez l'enfant et l'adolescent concernant la

croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.

Anxiété paradoxale

Certains patients souffrant de trouble panique peuvent présenter une exacerbation des symptômes anxieux en

début de traitement par antidépresseur. Cette réaction paradoxale s'estompe généralement au cours des 2

premières semaines de traitement. Il est donc conseillé de débuter le traitement à faible dose afin de réduire le

risque de survenue de cet effet anxiogène (voir rubrique 4.2).

Hyponatrémie

De rares cas d'hyponatrémie, probablement dus à une sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique

(SIADH) ont été décrits avec les ISRS. Cette hyponatrémie disparaît généralement à l'arrêt du traitement. Les

femmes âgées semblent être plus à risque.

Suicides/idées suicidaires ou aggravation clinique

La dépression est associée à un risque accru d'idées suicidaires, d'auto-agression et de suicide (comportement

de type suicidaire). Ce risque persiste jusqu'à l'obtention d'une rémission significative. L'amélioration

clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients devront être surveillés

étroitement jusqu'à l'obtention de cette amélioration. L'expérience clinique montre que le risque suicidaire

peut augmenter en tout début de rétablissement.

Les autres troubles psychiatriques dans lesquels CITALOPRAM EG est prescrit peuvent également être

associés à un risque accru de comportement suicidaire. De plus, ces troubles peuvent être associés à un

épisode dépressif majeur. Les mêmes précautions d'emploi que celles mentionnées pour les patients souffrant

d'épisodes dépressifs majeurs devront donc être appliquées aux patients présentant d'autres troubles

psychiatriques.

Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées

suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées

suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire l'objet d'une surveillance étroite pendant

le traitement. Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlés versus placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs

chez l'adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement

de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant

un placebo. Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner

le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de dose. Les

patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue d'une aggravation

clinique, l'apparition d'idées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et de

prendre immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.

Akathisie/agitation psychomotrice

L'utilisation des ISRS/IRSNa a été associée au développement d'une akathisie, caractérisée par une agitation

ressentie comme désagréable ou pénible et un besoin de bouger souvent, ainsi que par une impossibilité à

rester assis ou debout tranquillement. Ces troubles surviennent le plus souvent au cours des toutes premières

semaines de traitement. Une augmentation de posologie peut être préjudiciable aux patients ayant développé

ces symptômes.

Episodes maniaques

Une phase maniaque peut survenir chez les patients atteints de troubles bipolaires. Le citalopram doit être

interrompu en cas d'accès maniaque.

Convulsions

Les convulsions sont un risque potentiel avec les traitements antidépresseurs. Le citalopram devra être

interrompu chez tout patient présentant des convulsions. Le citalopram devra être évité chez les patients

présentant une épilepsie instable. En cas d'épilepsie contrôlée, une surveillance particulière des patients est

recommandée. Le citalopram doit être interrompu en cas d'augmentation de la fréquence des convulsions.

Diabète

Un traitement par ISRS chez les patients diabétiques peut perturber l'équilibre glycémique. Un ajustement

posologique de l'insuline ou des antidiabétiques oraux peut s'avérer nécessaire.

Syndrome sérotoninergique

Des rares cas de syndromes sérotoninergiques ont été décrits chez les patients traités par ISRS. Des

symptômes tels qu'une agitation, des tremblements, des myoclonies et une hyperthermie peuvent indiquer la

survenue d'un tel syndrome. Le traitement par citalopram devra être interrompu immédiatement et un

traitement symptomatique instauré.

Traitements sérotoninergiques

L'association du citalopram à des traitements sérotoninergiques tels que le sumatriptan ou autres triptans, le

tramadol, l'oxytriptan et le tryptophane doit être évitée.

Hémorragie

Des cas de saignements cutanés, tels que des ecchymoses, des anomalies du temps de saignement, des

hémorragies gynécologiques, des saignements gastro-intestinaux, et d'autres saignements cutanés ou

muqueux ont été décrits avec les ISRS (voir rubrique 4.8). La prudence est recommandée, en particulier chez

les patients traités par des traitements connus pour altérer la fonction plaquettaire ou tout autre médicament

connu pour augmenter le risque hémorragique, ou chez les patients avec des antécédents de troubles

hémorragiques.

Les ISRS et IRSNA peuvent augmenter le risque d’hémorragie du post-partum (voir rubriques 4.6, 4.8).

E.C.T. (électroconvulsivothérapie)

En raison du peu de données cliniques disponibles sur l'administration d'un ISRS simultanément à une

électroconvulsivothérapie, la prudence est recommandée.

Millepertuis

La prise concomitante de préparations à base de plantes contenant du millepertuis (Hypericum perforatum)

peut entraîner une augmentation de la fréquence des effets indésirables. Par conséquent, le citalopram et les

préparations à base de plante contenant du millepertuis ne doivent pas être administrés de façon

concomitante.

Symptômes observés lors de l'arrêt du traitement

L'apparition de symptômes de sevrage lors de l'arrêt du traitement est fréquente, particulièrement si l'arrêt est

brutal (voir rubrique 4.8). Dans une étude clinique de prévention des récidives, les effets indésirables

rencontrés lors de l'arrêt du traitement surviennent chez environ 40 % des patients versus 20 % des patients

qui continuent le traitement par citalopram.

Le risque de survenue de symptômes liés à l'arrêt du traitement peut dépendre de plusieurs facteurs, dont la

durée du traitement, la posologie et l'importance relative de la diminution de dose. Les réactions les plus

souvent rapportées sont les suivantes : sensations vertigineuses, perturbations sensorielles (incluant

paresthésies et sensations de choc électrique), troubles du sommeil (incluant insomnie et rêves intenses),

agitation ou anxiété, nausées et/ou vomissements, tremblements, confusion, hypersudation, céphalées,

diarrhée, palpitations, instabilité émotionnelle, irritabilité et troubles visuels.

Généralement, ces symptômes sont d'intensité légère à modérée, cependant, ils peuvent être d'intensité sévère

chez certains patients. Ils surviennent généralement durant les tous premiers jours d'arrêt de traitement, mais

de très rares cas ont été rapportés chez des patients qui avaient par inadvertance oublié une prise.

Généralement, ces symptômes sont spontanément résolutifs et s'estompent habituellement en moins de 2

semaines, bien qu'ils puissent se prolonger dans certains cas (2 ou 3 mois, voire plus). Il est par conséquent

recommandé de diminuer progressivement les doses de citalopram sur une période de plusieurs semaines ou

mois, selon les impératifs du patient (voir rubrique 4.2).

Dysfonction sexuelle

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)/inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et

de la noradrénaline (ou norépinéphrine) (IRSN) pourraient causer des symptômes de dysfonction sexuelle

(voir rubrique 4.8). Des cas de dysfonction sexuelle dont les symptômes se sont prolongés malgré l’arrêt du

traitement par des ISRS/IRSN ont été rapportés.

Psychoses

Le traitement des patients psychotiques souffrant d'épisodes dépressifs peut entraîner une exacerbation des

symptômes psychotiques.

Allongement de l'intervalle QT

Il a été démontré que le citalopram entraîne un allongement dose-dépendant de l'intervalle QT. Des cas

d'allongement de l'intervalle QT et d'arythmie ventriculaire, incluant des torsades de pointes, ont été

rapportés depuis sa commercialisation, en particulier chez les femmes et les patients présentant une

hypokaliémie, un allongement de l'intervalle QT pré-existant ou d'autres pathologies cardiaques (voir

sections 4.3, 4.5, 4.8 et 5.1).

La prudence est recommandée chez les patients souffrant de bradycardie ou ayant eu un infarctus du

myocarde récent ou souffrant d'une insuffisance cardiaque non compensée.

Des anomalies électrolytiques comme une hypokaliémie ou une hypomagnésémie augmentent le risque

d'arythmie et doivent être corrigées avant de débuter un traitement par le citalopram.

Si un patient présentant une pathologie cardiaque stabilisée est traité par le citalopram, un contrôle de

l'électrocardiogramme (ECG) doit être envisagé avant de débuter le traitement.

Si des signes d'arythmie cardiaque apparaissent pendant le traitement par le citalopram, le traitement doit être

arrêté et un ECG doit être effectué.

Glaucome à angle fermé

Les ISRS dont le citalopram peuvent avoir un effet sur la taille de la pupille à l’origine d’une mydriase. Cet

effet mydriatique peut entrainer un rétrécissement de l’angle de l’œil résultant en une pression intra-oculaire

élevée et un glaucome à angle fermé, principalement chez les patients prédisposés. CITALOPRAM EG devra

par conséquent être utilisé avec précaution chez les patients présentant un glaucome à angle fermé ou ayant

des antécédents de glaucome.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

INTERACTIONS PHARMACODYNAMIQUES

Médicaments à l’origine d’un syndrome sérotoninergique

Certains surdosages ou certains médicaments peuvent donner lieu à un syndrome sérotoninergique justifiant

l'arrêt immédiat du traitement.

Ces médicaments sont essentiellement représentés par :

le linézolide ;

le bleu de méthylène ;

le millepertuis ;

la péthidine et le tramadol ;

la plupart des antidépresseurs ;

la classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ;

certains tricycliques (clomipramine, amitriptyline, imipramine, trimipramine) ;

les mixtes (venlafaxine, milnacipran, sibutramine) ;

avec indications d’autres que la dépression : atomoxétine, duloxétine, oxitriptan) ;

les IMAO, essentiellement non sélectifs, voire les IMAO-A sélectifs.

Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l'apparition (éventuellement brutale) simultanée ou

séquentielle, d'un ensemble de symptômes pouvant nécessiter l'hospitalisation voire entraîner le décès.

Ces symptômes peuvent être d'ordre :

neuropsychique (agitation, confusion, hypomanie) ;

moteur (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité) ;

végétatif (hypo- ou hypertension, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement coma) ;

digestif (diarrhée).

Le strict respect des doses préconisées constitue un facteur essentiel dans la prévention de l'apparition de ce

syndrome.

Associations contre-indiquées

+ IMAO irréversibles (iproniazide)

Risque d’apparition d’un syndrome sérotoninergique : diarrhée, tachycardie, sueurs, tremblements, confusion

voire coma.

Respecter un délai de deux semaines entre l'arrêt de l'IMAO et le début du traitement par le citalopram, et

d'au moins une semaine entre l'arrêt du citalopram et le début du traitement par l'IMAO.

+ Allongement de l'intervalle QT

Aucune étude pharmacocinétique et pharmacodynamique entre le citalopram et des traitements allongeant

l'intervalle QT n'a été réalisée. Un effet cumulatif du citalopram et de ces traitements ne peut pas être exclu.

Une administration concomitante de citalopram et de traitements allongeant l'intervalle QT, comme des

antiarythmiques des groupes IA et III, des antipsychotiques (par exemple les phénothiazines, le pimozide,

l'haloperidol), les antidépresseurs tricycliques, certains agents anti-microbiens (par exemple sparfloxacine,

moxifloxacine, erythromycine IV, pentamidine, traitements antipaludiques en particulier l'halofantrine),

certains antihistaminiques (astemizole, hydroxyzine, mizolastine), etc est donc contre-indiquée.

+ Pimozide

L'administration concomitante d'une dose unique de pimozide 2 mg chez des sujets traités avec du citalopram

racémique 40 mg/jour pendant 11 jours a entraîné une augmentation de l'AUC (aire sous la courbe) et de la

de pimozide, bien que cela n'ait pas été systématiquement noté dans les études. L'administration

concomitante de pimozide et de citalopram entraîne un allongement moyen de l'intervalle QTc

d'approximativement 10 msec. Du fait de cette interaction observée avec de faibles doses de pimozide,

l'administration concomitante de citalopram et de pimozide est contre-indiquée.

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Associations déconseillées

+ IMAO A réversibles y compris linézolide et bleu de méthylène (moclobémide)

Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique* (cf. supra).

Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique très étroite. Débuter l'association aux posologies

minimales recommandées.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Médicaments sérotoninergiques

Lithium et tryptophane

Aucune interaction pharmacodynamique n'a été observée dans les études cliniques où le citalopram a été

administré de façon concomitante à du lithium. Cependant, une potentialisation des effets a été rapportée lors

de l'administration concomitante d'ISRS et de lithium ou de tryptophane, justifiant des précautions d'emploi

lors de telles associations. Une surveillance clinique régulière du taux de lithium doit être réalisée.

L'administration concomitante à des médicaments sérotoninergiques (ex. tramadol, sumatriptan) peut

entraîner l'augmentation des effets 5-HT associés. En attendant la disponibilité de données complémentaires,

l'utilisation concomitante de citalopram et d'agonistes du 5-HT, tels que le sumatriptan et les autres triptans,

n'est pas recommandée (voir rubrique 4.4).

+ Millepertuis (voie orale) (inducteur enzymatique)

Des interactions pharmacodynamiques entre les ISRS et les préparations à base de plante contentant du

millepertuis (Hypericum perforatum) peuvent se produire, entraînant une augmentation des effets

indésirables (voir rubrique 4.4). Les interactions pharmacocinétiques n'ont pas été étudiées.

+ Hémorragie

La prudence est recommandée chez les patients traités simultanément avec des anticoagulants, des

médicaments qui modifient la fonction plaquettaire, tels que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS),

l'acide acétylsalicylique, le dipyridamol, et la ticlopidine ou les autres traitements (ex. antipsychotiques

atypiques, phénothiazines, antidépresseurs tricycliques) pouvant augmenter le risque hémorragique (voir

rubrique 4.4).

+ E.C.T. (électroconvulsivothérapie)

Il n'existe pas d'études cliniques permettant d'établir les risques et les bénéfices de l'utilisation combinée de

l'électroconvulsivothérapie et du citalopram (voir rubrique 4.4).

+ Alcool

Aucune interaction pharmacodynamique ou pharmacocinétique n'est attendue entre le citalopram et l'alcool.

Néanmoins, l'association citalopram et alcool est déconseillée.

+ Médicaments entraînant un allongement du QT ou une hypokaliémie/hypomagnésémie

La prudence est recommandée lors de l'utilisation concomitante de traitements qui allongent l'intervalle QT

ou qui induisent une hypokaliémie/hypomagnésémie.

+ Médicaments qui abaissent le seuil épileptogène

Les ISRS peuvent abaisser le seuil épileptogène. La prudence est recommandée lors de l'administration d'un

traitement qui abaisse le seuil épileptogène (ex. les antidépresseurs [tricycliques, ISRS], les neuroleptiques

[phénothiazines, thioxanthènes, et butyrophénones], la méfloquine, le bupropion et le tramadol).

+ Anticoagulants oraux

Augmentation de l'effet de l'anticoagulant oral et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent du taux de prothrombine et surveillance de l'INR. Adaptation éventuelle de la

posologie de l'anticoagulant oral pendant le traitement par le citalopram et à son arrêt.

+ Antidépresseurs imipraminiques

Augmentation des concentrations plasmatiques de l'antidépresseur imipraminique avec risque de convulsions

et fréquence accrue des effets indésirables.

En cas d'association, surveillance clinique accrue et, si nécessaire, adaptation posologique.

Associations à prendre en compte

+ IMAO-B (rasagiline, selegiline)

Risque d’apparition d’un syndrome sérotoninergique.

+ Autres médicaments hyponatrémiants

Majoration du risque d’hyponatrémie.

+ Cyproheptadine

Risque de diminution de l'efficacité de l'antidépresseur.

+ Tramadol

Risque d'apparition de convulsions et/ou d'un syndrome sérotoninergique* (cf. supra).

+ Triptans (almotriptan, élétriptan, frovatriptan, naratriptan, rizatriptan, sumatriptan, zolmitriptan)

Risque potentiel d'hypertension artérielle, de vasoconstriction artérielle coronaire ou de syndrome

sérotoninergique* (cf. supra).

INTERACTIONS PHARMACOCINETIQUES

La biotransformation du citalopram en déméthylcitalopram est réalisée par le biais du CYP2C19 (environ 38

%), le CYP3A4 (environ 31 %) et le CYP2D6 (environ 31 %), isozymes du système de cytochromes P450.

Le citalopram étant métabolisé par plusieurs CYP signifie que l'inhibition de sa biotransformation est moins

probable car l'inhibition d'une enzyme peut être compensée par une autre. Par conséquent, la co-

administration de citalopram avec d'autres médicaments a un faible risque d'entraîner une interaction

médicamenteuse pharmacocinétique.

+ Alimentation

L'absorption et les autres propriétés pharmacocinétiques du citalopram ne sont pas modifiées par la prise

d'aliments.

Effets des autres médicaments sur la pharmacocinétique du citalopram

L'administration avec le kétoconazole (puissant inhibiteur du CYP3A4) ne modifie pas la pharmacocinétique

du citalopram.

Une étude d'interaction pharmacocinétique entre le lithium et le citalopram n'a pas montré d'interaction

pharmacocinétique (voir aussi plus haut).

+ Cimétidine

La cimétidine (puissant inhibiteur des CYP2D6, 3A4 et 1A2) entraîne une augmentation modérée du taux

moyen à l'équilibre de citalopram. La prudence est recommandée lors de l'administration de citalopram en

association avec la cimétidine. Une adaptation posologique pourrait être justifiée.

+ Inhibiteurs du CYP2C19

Il convient de faire preuve de prudence en cas d’utilisation concomitante d’inhibiteurs du CYP2C19 (par

exemple oméprazole, ésoméprazole, fluconazole, fluvoxamine, lansoprazole, ticlopidine) ou de cimétidine.

Une diminution de la dose de citalopram peut s’avérer nécessaire en fonction de la surveillance des effets

indésirables durant le traitement concomitant (voir rubrique 4.4).

Effets du citalopram sur la pharmacocinétique des autres médicaments

+ Métoprolol

Au cours d'une étude d'interaction pharmacocinétique / pharmacodynamique chez des volontaires sains,

l'administration concomitante de citalopram et de métoprolol (un substrat du CYP2D6) a montré un

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