CITALOPRAM-40 Comprimé

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Citalopram (Bromhydrate de citalopram)
Disponible depuis:
PRO DOC LIMITEE
Code ATC:
N06AB04
DCI (Dénomination commune internationale):
CITALOPRAM
Dosage:
40MG
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
Citalopram (Bromhydrate de citalopram) 40MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
100
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
SELECTIVE-SEROTONIN REUPTAKE INHIBITORS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0136243002; AHFS: 28:16.04.20
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02257521
Date de l'autorisation:
2004-08-13

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

Pr

CITALOPRAM - 20

Pr

CITALOPRAM - 40

Comprimés de citalopram USP

Comprimés de 20 et 40 mg (sous forme de bromhydrate de citalopram)

Antidépresseur

PRO DOC LTÉE

2925, boul. Industriel

DATE DE RÉVISION:

14 février 2018

Laval, Quebec

H7L 3W9

Numéro de contrôle: 213440

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ .........3

SOMMAIRE DES INFORMATIONS SUR LE PRODUIT ...................................................... 3

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE ................................................................................... 3

CONTRE-INDICATIONS .......................................................................................................... 4

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS.................................................................................. 4

RÉACTIONS INDÉSIRABLES ............................................................................................... 12

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ............................................................................. 19

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION ................................................................................... 25

SURDOSAGE ........................................................................................................................... 28

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ..................................................... 29

RANGEMENT ET STABILITÉ ............................................................................................... 31

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT......................... 31

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES ...........................................................32

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ....................................................................... 32

ESSAIS CLINIQUES ............................................................................................................... 33

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE ......................................................................................... 35

TOXICOLOGIE ........................................................................................................................ 38

RÉFÉRENCES .......................................................................................................................... 43

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS DESTINÉS AU CONSOMMATEUR .........................46

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Pr

CITALOPRAM - 20

Pr

CITALOPRAM - 40

Comprimés de citalopram USP

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ

SOMMAIRE DES INFORMATIONS SUR LE PRODUIT

Voie

d’administration

Forme /

teneur

Tous les ingrédients non médicinaux

Orale

Comprimés / 20 mg, 40 mg as

citalopram

cellulose microcristalline,

croscarmellose sodique, dioxyde de

titane, hydroxyéthylcellulose,

monohydrate de lactose,

polyéthylèneglycol et stéarate de

magnésium

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE

Adultes

Citalopram (bromhydrate de citalopram) est indiqué pour :

soulager les symptômes de la dépression

Le taux de rechute était significativement plus faible avec le bromhydrate de citalopram qu’avec

le placebo dans 2 études de 24 semaines, contrôlées par placebo, menées chez des patients ayant

répondu à un traitement à court terme de 6 ou 8 semaines par le bromhydrate de citalopram (voir

ESSAIS CLINIQUES

). Toutefois, le médecin qui choisit de prescrire Citalopram de façon

prolongée doit périodiquement réévaluer l’utilité du traitement à long terme pour le patient.

Gériatrie (≥ 65 ans) :

Chez les patients âgés, la posologie usuelle et la posologie maximale doivent être réduites (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Gériatrie et MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Populations particulières, Gériatrie

Pédiatrie (< 18 ans) :

Citalopram n’est pas indiqué chez l’enfant de moins de 18 ans (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Généralités, Association possible avec des changements

comportementaux et émotionnels, dont l’automutilation

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CONTRE-INDICATIONS

Hypersensibilité au bromhydrate de citalopram ou à l’un des ingrédients de la préparation ou du

contenant. Pour consulter la liste complète, voir

Formes posologiques, composition et

conditionnement

de la monographie.

INHIBITEURS DE LA MONOAMINE-OXYDASE

On a rapporté des réactions graves lors de coadministration d’ISRS (inhibiteurs sélectifs du

recaptage de la sérotonine) et d’IMAO (inhibiteurs de la monoamine-oxydase) ou de

moclobémide (IMAO réversible), ainsi qu’au début d’un traitement par IMAO après l’arrêt

récent d’un ISRS (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

). La coadministration d’un

ISRS et d’un IMAO a été associée à des réactions graves, parfois mortelles, dont : hyperthermie,

rigidité, myoclonie, instabilité neurovégétative parfois accompagnée de fluctuation des signes

vitaux, et changements d’état mental incluant une agitation extrême évoluant vers delirium et

coma. Les symptômes évoquaient parfois le syndrome sérotoninergique.

On recommande donc de ne pas associer le citalopram à un IMAO et de ne pas l’administrer

moins de 14 jours après la fin d’un traitement par IMAO (dont le linézolide [antibiotique et

inhibiteur réversible non sélectif de la MAO] et le bleu de méthylène). On recommande

également d’attendre 14 jours, après arrêt du citalopram, avant de commencer un traitement par

IMAO.

PIMOZIDE

Le citalopram ne doit pas être associé à l’antipsychotique pimozide, une étude contrôlée sur le

citalopram ayant démontré un risque accru d’allongement de l’intervalle QTc, avec l’association

médicamenteuse, par rapport au pimozide seul. On ignore le mécanisme (apparemment

pharmacodynamique) de cette interaction, qui survenait en l’absence d’interaction

pharmacocinétique cliniquement significative (voir

INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES

ALLONGEMENT DE L’INTERVALLE QT

Citalopram est contre-indiqué en présence d’allongement connu de l’intervalle QT ou de

syndrome du QT long congénital (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Appareil

cardiovasculaire/Allongement de l’intervalle QT; RÉACTIONS INDÉSIRABLES,

Réactions indésirables rapportées en pharmacovigilance; INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES; POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, SURDOSAGE

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

GÉNÉRALITÉS

ASSOCIATION POSSIBLE AVEC DES CHANGEMENTS COMPORTEMENTAUX ET

ÉMOTIONNELS, DONT L'AUTOMUTILATION :

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Pédiatrie : Données provenant d’essais cliniques contrôlés par placebo

Selon de récentes analyses de bases de données d’innocuité issues d’essais cliniques

contrôlés par placebo sur les ISRS et d’autres antidépresseurs récents, l’utilisation de

ces médicaments chez les moins de 18 ans pourrait être associée à des changements

comportementaux et émotionnels, dont un risque accru d’idées et de comportements

suicidaires par comparaison au placebo.

Le nombre réduit de patients dans ces bases de données et la variabilité du taux

observé dans les groupes témoins empêchent de tirer des conclusions fiables sur le

profil d’innocuité de ces médicaments.

Adultes et enfants : Données supplémentaires

On a fait état, chez l’enfant et l’adulte, dans certains essais cliniques et rapports de

pharmacovigilance sur les ISRS et d’autres antidépresseurs récents, d’événements

indésirables graves de type agitation associés à des actes pouvant nuire au patient ou à

d’autres. Ces événements de type agitation comprenaient : akathisie, agitation,

désinhibition, labilité émotionnelle, hostilité, comportement agressif et

dépersonnalisation. Dans certains cas, ces événements se sont produits quelques

semaines après le début du traitement.

On recommande de surveiller étroitement l’apparition de pensées suicidaires ou de

tout autre indice de comportement suicidaire potentiel, dont les changements

émotionnels et comportementaux de type agitation, quel que soit l’âge du patient.

La FDA a publié une méta-analyse d’essais cliniques avec placebo sur l’emploi

d’antidépresseurs chez des adultes de 18 à 24 ans atteints de troubles psychiatriques selon

laquelle les antidépresseurs augmentent le risque de comportement suicidaire par rapport au

placebo.

Symptômes reliés à l’arrêt du traitement

Il ne FAUT PAS interrompre brusquement un traitement par le citalopram, en raison du

risque de symptômes reliés à l’arrêt du médicament. Lorsque le médecin décide de mettre

fin à un traitement par ISRS (ou autre antidépresseur récent), on recommande de réduire

graduellement la posologie plutôt que de mettre fin brusquement au traitement.

FIN DU TRAITEMENT PAR LE CITALOPRAM

La fin du traitement s’accompagne souvent de symptômes, surtout en cas d’arrêt brusque (voir

RÉACTIONS INDÉSIRABLES, Réactions indésirables après arrêt du traitement [ou

réduction de la dose]).

À la fin du traitement, il faut surveiller l’apparition de tout symptôme pouvant être lié à l’arrêt du

médicament. Le risque de symptômes liés à l’arrêt peut dépendre de plusieurs facteurs, dont :

durée du traitement, posologie et rapidité de la baisse de la dose. Les réactions les plus

fréquentes comprennent : étourdissements, troubles sensoriels (p. ex. : paresthésies), troubles du

sommeil (dont insomnie et rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées et/ou vomissements,

tremblements et céphalées.

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Les symptômes, généralement légers ou modérés, sont parfois graves. Ils surviennent

généralement dans les jours qui suivent l’arrêt du traitement, mais on a rapporté de très rares cas

de symptômes analogues lors d’oubli d’une dose.

En général, les symptômes sont transitoires, disparaissant pour la plupart en 2 semaines; on a

toutefois rapporté des symptômes prolongés chez certains patients (2-3 mois et plus).

On recommande donc, à la fin du traitement, de diminuer graduellement la dose de citalopram

sur plusieurs semaines (ou mois), selon les besoins du patient (voir

POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION, Fin du traitement par le bromhydrate de citalopram

En cas de symptômes intolérables, après réduction de la dose ou arrêt du traitement, il faut

réajuster la posologie en fonction de la réponse clinique (voir

RÉACTIONS INDÉSIRABLES,

Réactions indésirables après arrêt du traitement [ou réduction de la dose] et POSOLOGIE

ET ADMINISTRATION, Fin du traitement par le bromhydrate de citalopram

Grossesse et citalopram -- Effets sur les nouveau-nés

Lors d’études sur la reproduction chez l’animal, on a constaté qu’à doses supérieures aux doses

thérapeutiques chez l’humain, le citalopram avait des effets indésirables, notamment tératogènes,

sur le développement embryonnaire, fœtal et postnatal (voir

TOXICOLOGIE, Toxicité pour la

reproduction

). En l’absence d’études adéquates, bien contrôlées, chez la femme enceinte, on ne

devrait prescrire du citalopram durant la grossesse que si les avantages escomptés pour la mère

l’emportent sur les risques potentiels pour le fœtus.

Des rapports de pharmacovigilance ont signalé, chez certains nouveau-nés exposés aux ISRS ou

à d’autres antidépresseurs vers la fin du troisième trimestre de la grossesse, des complications

ayant nécessité une prolongation de l’hospitalisation, une assistance respiratoire et une

alimentation par sonde. Ces complications peuvent survenir dès la naissance. En cas

d’administration de citalopram à une femme enceinte au troisième trimestre, le médecin doit

donc bien évaluer les risques et les avantages du traitement (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Populations particulières, Grossesse et allaitement, et POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION

ATTEINTE DES FONCTIONS COGNITIVES ET MOTRICES

Lors d’études menées auprès de volontaires sains, le bromhydrate de citalopram à 40 mg/jour

n’affectait pas les fonctions cognitives et motrices. Toutefois, les psychotropes peuvent perturber

le jugement, la pensée ou les capacités motrices. Il faut recommander aux patients d’éviter la

conduite automobile ou toute autre activité dangereuse jusqu’à ce qu’ils soient raisonnablement

sûrs que Citalopram ne les affecte pas négativement.

Os : Risque de fracture

Des études épidémiologiques ont révélé un risque accru de fractures après exposition à certains

antidépresseurs, y compris les ISRS et les inhibiteurs du recaptage de la sérotonine et de la

noradrénaline (IRSN). Le risque semble plus marqué en début de traitement, mais il demeure

significatif par la suite. Il faut songer au risque de fracture chez les patients prenant Citalopram.

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En présence d’âge avancé ou de facteurs de risque de fracture, il faut aviser les patients que

certaines réactions indésirables peuvent accroître le risque de chutes (p. ex. : étourdissements,

hypotension orthostatique) surtout en début de traitement, mais aussi lors d’arrêt du médicament.

Les données préliminaires d’études observationnelles montrent une association entre les

ISRS/IRSN et une faible densité osseuse chez les patients âgés des deux sexes. Jusqu’à ce qu’on

obtienne davantage d’information, on ne peut exclure un effet sur la densité osseuse du

traitement à long terme par les ISRS/IRSN, dont Citalopram, ce qui pourrait augmenter le risque

de fracture, en présence d’ostéoporose ou de tout autre facteur augmentant le risque de fracture.

PRÉCAUTIONS additionnelles :

CANCÉROGENÈSE ET MUTAGENÈSE

Voir les données animales : partie II, TOXICOLOGIE.

APPAREIL CARDIOVASCULAIRE

COMORBIDITÉS CARDIAQUES

Le citalopram n’a pas été étudié en présence d’infarctus récent ou de maladie cardiaque instable.

Les patients atteints étaient généralement exclus des essais cliniques précédant la

commercialisation.

Lors des essais cliniques, le bromhydrate de citalopram causait une baisse légère, mais

statistiquement significative, de la fréquence cardiaque (voir

RÉACTIONS INDÉSIRABLES,

ECG

). Il faut donc user de prudence avec le citalopram en présence de fréquence cardiaque lente

préexistante.

ALLONGEMENT DE L'INTERVALLE QT ET TORSADES DE POINTE

Le bromhydrate de citalopram peut entraîner un allongement, proportionnel à la dose, de

l’intervalle QT (voir

CONTRE-INDICATIONS; RÉACTIONS INDÉSIRABLES, Réactions

indésirables rapportées en pharmacovigilance; INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES;

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION; SURDOSAGE

On a rapporté, après la mise en marché du citalopram, des cas de : torsades de pointes,

fibrillation ventriculaire, arrêts cardiaques et morts subites. Les torsades de pointes sont des

tachyarythmies ventriculaires polymorphes. Le risque de torsades de pointes est généralement

proportionnel à l’allongement de l’intervalle QT/QTc associé au médicament. Les torsades de

pointes peuvent être asymptomatiques ou produire étourdissements, palpitations, syncopes ou

convulsions. Les torsades de pointes soutenues peuvent évoluer vers une fibrillation ventriculaire

et une mort subite cardiaque.

Une étude croisée randomisée, à double insu, contrôlée par placebo et produit actif, menée chez

des patients sains (n = 119) a évalué les effets du citalopram (20 mg/jour et 60 mg/jour) sur les

intervalles à l’ECG (intervalle QTcNi avec correction individuelle); la dose du médicament

augmentait graduellement (9 jours à 20 mg/jour, 4 jours à 40 mg/jour, 9 jours à 60 mg/jour). La

différence moyenne maximale (valeur supérieure de l’intervalle de confiance unilatéral à 95 %)

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par rapport au placebo atteignait à 8,5 (10,8) et 18,5 (21,0) msec, respectivement, sous

citalopram à 20 mg et à 60 mg. L’effet prédit de la dose de 40 mg/jour (non mesuré) serait

d’environ 13 ms (estimation selon intervalle QTcNI).

La posologie maximale du bromhydrate de citalopram est de 40 mg/jour.

Chez les métaboliseurs lents pour CYP2C19 ou en présence de cimétidine ou de tout autre

inhibiteur du CYP2C19, il ne faut pas dépasser 20 mg/jour de bromhydrate de citalopram.

Il faut corriger l’hypokaliémie et l’hypomagnésémie avant le début du traitement et

surveiller ces paramètres périodiquement.

On recommande de surveiller l’ECG en présence de : facteurs de risque de torsades de

pointes (p. ex. : insuffisance cardiaque congestive, infarctus du myocarde récent,

bradycardie); médicaments concomitants allongeant l’intervalle QT; mécanismes de

biotransformation déficients (p. ex. : insuffisance hépatique).

ENDOCRINOLOGIE ET MÉTABOLISME

DIABÈTE

Le bromhydrate de citalopram n’a pas été étudié systématiquement en présence de diabète, cette

maladie constituant un critère d’exclusion des essais cliniques. Toutefois, 13 patients ont reçu de

l’insuline durant les études, mais ce nombre est trop faible pour vérifier si le bromhydrate de

citalopram affecte la réponse à l’insuline. On a signalé de rares cas d’hypoglycémie. Les ISRS

peuvent perturber l’équilibre glycémique (hypoglycémie et hyperglycémie) chez le diabétique. Il

faut user de prudence avec Citalopram en présence de diabète traité par insuline ou autres

antidiabétiques.

HÉMATOLOGIE

SAIGNEMENTS ANORMAUX

Les ISRS et les IRSN, dont Citalopram, peuvent augmenter le risque d’épisode hémorragique en

perturbant l’agrégation plaquettaire. Le risque augmenterait lors de coadministration de l’acide

acétylsalicylique (AAS), d’AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), de warfarine et d’autres

anticoagulants. Des signalements de cas et des études épidémiologiques (études cas/témoins et

études de cohortes) ont démontré une association entre les médicaments inhibant le recaptage de

la sérotonine et la survenue d’hémorragies digestives. Les épisodes hémorragiques associés à la

prise d’ISRS et d’IRSN allaient de l'ecchymose à l'hémorragie mettant en jeu le pronostic vital,

en passant par les hématomes, les épistaxis et les pétéchies. On doit prévenir les patients du

risque d’hémorragie associé à l'usage concomitant de Citalopram et d’AINS, d’AAS ou d’autres

médicaments ayant des effets sur la coagulation (voir

INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES

). La prudence est conseillée chez les patients ayant des antécédents de

troubles hémorragiques ou des facteurs de prédisposition (p. ex., thrombocytopénie).

FOIE/VOIES BILIAIRES/PANCRÉAS

INSUFFISANCE HÉPATIQUE

En présence d’insuffisance hépatique, la clairance du bromhydrate de citalopram diminue

significativement, alors que le taux plasmatique et la demi-vie d’élimination augmentent

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significativement (voir

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE,

Pharmacocinétique, Populations particulières, Insuffisance hépatique

). Il faut donc user de

prudence avec Citalopram en présence d’insuffisance hépatique et réduire la posologie maximale

(voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Posologie recommandée et ajustement

posologique, Insuffisance hépatique

SYSTÈME NERVEUX

CONVULSIONS

Le bromhydrate de citalopram n’a pas été systématiquement évalué en présence de trouble

convulsif, ce diagnostic constituant un critère d’exclusion des études cliniques précédant la mise

en marché. Durant les essais cliniques, 0,25 % des patients sous bromhydrate de citalopram et

0,23 % des patients sous placebo ont présenté des convulsions. Il faut user de prudence avec

Citalopram, comme avec tout antidépresseur, en présence d’antécédents de convulsions. Il faut

mettre fin au traitement si des convulsions surviennent.

ÉVÈNEMENTS ÉVOQUANT LE SYNDROME SÉROTONINERGIQUE OU LE

SYNDROME MALIN DES NEUROLEPTIQUES

Dans de rares cas, un syndrome sérotoninergique ou un tableau évoquant le syndrome malin des

neuroleptiques ont été signalés sous ISRS, dont le citalopram, plus particulièrement en

association avec d’autres sérotoninergiques et/ou neuroleptiques. Ces syndromes pouvant mettre

la vie du patient en danger, on doit interrompre l’administration de Citalopram à l’apparition de

tels événements (ensemble de symptômes tels que : hyperthermie, rigidité, myoclonies,

instabilité du système nerveux autonome avec fluctuation rapide possible des signes vitaux,

modifications de l’état mental, y compris confusion, irritabilité, agitation extrême évoluant vers

delirium et coma), et amorcer un traitement symptomatique de soutien. À cause du risque de

syndrome sérotoninergique, Citalopram ne doit pas être administré en association avec un IMAO

ou avec un précurseur de la sérotonine (p. ex. : L-tryptophane, oxitriptan); il faut user de

prudence lors d’association avec d’autres médicaments sérotoninergiques (triptans, certains

antidépresseurs tricycliques, lithium, tramadol, millepertuis) (voir

CONTRE-INDICATIONS et

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Sérotoninergiques, Triptans

OPHTALMOLOGIQUE

GLAUCOME À ANGLE FERMÉ

Comme les autres antidépresseurs, Citalopram causer une mydriase pouvant déclencher un

glaucome aigu à angle fermé chez le patient dont les angles oculaires sont étroits. Les

fournisseurs de soins de santé doivent donc aviser les patients qu'ils doivent obtenir

immédiatement une attention médicale si une douleur oculaire, des changements visuels ou de

l'oedème et des rougeurs oculaires ou périoculaires surviennent.

PSYCHIATRIE

SUICIDE

La dépression est associée à un risque accru de pensées suicidaires, d’automutilation et de

suicide (événements liés au suicide). Le risque persiste jusqu’à apparition d’une rémission

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marquée. L’amélioration pouvant ne se manifester qu’après plusieurs semaines, les patients

doivent être surveillés de près jusqu’à ce qu’une amélioration soit constatée. De façon générale,

l’expérience clinique montre que le risque de suicide peut augmenter au début de l’amélioration

des symptômes. Les patients à risque élevé doivent donc être surveillés de près durant tout le

traitement par Citalopram; on doit envisager la nécessité d’hospitaliser le patient. Pour minimiser

le risque de surdosage, il faut prescrire la plus petite quantité de Citalopram compatible avec un

traitement adéquat.

Les autres troubles mentaux pour lesquels le citalopram est prescrit peuvent également être

associés à un risque accru d’événements liés au suicide. De plus, ces états peuvent accompagner

le trouble dépressif majeur. Les précautions observées en cas de dépression majeure devraient

donc également être observées devant d'autres problèmes psychiatriques.

Les patients ayant des antécédents d’événements liés au suicide, ou qui présentaient des idées

suicidaires marquées avant le traitement, présentent un risque accru d’idées suicidaires et de

tentatives de suicide; par conséquent, ils doivent faire l’objet de surveillance étroite durant le

traitement. De plus, le risque de comportement suicidaire pourrait être plus marqué chez le jeune

adulte.

Les patients (ainsi que leurs aidants) doivent être avisés de la nécessité de surveiller l’apparition

d’idées ou de comportements suicidaires et de consulter immédiatement un médecin en présence

de tels symptômes.

(Voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Association possible avec des

changements comportementaux et émotionnels, dont l’automutilation

ACTIVATION DE LA MANIE/HYPOMANIE

Dans les essais cliniques contrôlés par placebo sur le bromhydrate de citalopram, dont certaines

comprenaient des patients atteints de trouble bipolaire, la manie/hypomanie a été rapportée chez

0,1 % des 1027 patients sous bromhydrate de citalopram, contre 0 des 426 patients sous placebo.

L’activation de manie/hypomanie a été rapportée également chez un faible pourcentage de

patients, atteints de troubles affectifs majeurs, recevant d’autres antidépresseurs mis en marché.

L’apparition d’une phase maniaque nécessite l’arrêt de Citalopram.

Comme tous les médicaments efficaces contre la dépression, Citalopram doit être utilisé avec

prudence en présence d’antécédents de manie. Le trouble dépressif majeur peut constituer la

première manifestation d’un trouble bipolaire. Dans le trouble bipolaire, le traitement par

antidépresseur seul peut augmenter le risque de manie. Avant d’opter pour un traitement

symptomatique de la dépression, il faut donc évaluer adéquatement, chez chaque patient, le

risque de trouble bipolaire.

ÉLECTROCHOCS (ECT)

La prudence s’impose, l’efficacité et l’innocuité de la coadministration de bromhydrate de

citalopram et d’électrochocs n’ayant pas été évaluées.

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REINS

HYPONATRÉMIE

L’hyponatrémie et le SIADH (syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique) ont

été signalés comme réactions indésirables rares au bromhydrate de citalopram et à d’autres ISRS.

Il s’agissait généralement de patients âgés, mais parfois de patients sous diurétiques, ou en

hypovolémie pour d’autres raisons. Le risque semble particulièrement élevé chez les femmes

âgées.

INSUFFISANCE RÉNALE

Aucun ajustement posologique n’est requis dans l’insuffisance rénale légère ou modérée. On ne

dispose d’aucune donnée pharmacocinétique et pharmacodynamique sur le bromhydrate de

citalopram dans l’insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine < 30 ml/min); il faut donc

user de prudence avec Citalopram en pareil contexte.

POPULATIONS PARTICULIÈRES

Fertilité masculine :

Des études chez l’animal montrent que Citalopram peut modifier la qualité du sperme (voir

TOXICOLOGIE, Fertilité). Des études de cas chez l’humain ont révélé que l’effet de certains ISRS

sur la qualité du sperme était réversible. Aucun effet sur la fertilité n’a été observé chez l’humain.

Grossesse :

L’innocuité du bromhydrate de citalopram durant la grossesse n’est pas établie. Citalopram ne

doit pas être utilisé durant la grossesse, à moins que le médecin juge que les avantages escomptés

pour la mère l’emportent largement sur les

risques

potentiels pour le fœtus.

Complications associées aux ISRS en fin de troisième trimestre :

Des rapports de

pharmacovigilance ont signalé, chez certains nouveau-nés exposés aux ISRS, comme le

bromhydrate de citalopram, ou à d'autres antidépresseurs, vers la fin du troisième trimestre, des

complications ayant nécessité une prolongation de l'hospitalisation, une assistance respiratoire et

une alimentation par sonde. Ces complications peuvent survenir dès la naissance. Parmi les

constatations cliniques, on a signalé détresse respiratoire, cyanose, apnée, convulsions,

température instable, troubles de l'alimentation, vomissements, hypoglycémie, hypotonie,

hypertonie, réflexes augmentés, tremblements, énervement, irritabilité et pleurs ininterrompus.

Ces caractéristiques sont compatibles avec un effet toxique direct des ISRS (ou d'autres

antidépresseurs récents), ou encore à un syndrome lié à l'arrêt du traitement. Il est à noter que

dans certains cas, l'ensemble des manifestations s'apparentait au syndrome sérotoninergique (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système nerveux, Syndrome

sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques

). Avant d'administrer Citalopram à une

femme enceinte au troisième trimestre, le médecin devrait donc bien évaluer les risques et les

avantages du traitement (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Posologie

recommandée et ajustement posologique, Grossesse au troisième trimestre

Risque d’HPPN et exposition aux ISRS (dont Citalopram) :

Des études épidémiologiques sur l’hypertension pulmonaire persistante du nouveau-né (HPPN)

ont montré que la prise d’ISRS (dont le citalopram) durant la grossesse (particulièrement en fin

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de grossesse) était associée à un risque accru d’HPPN. Cette affection, dont la fréquence est de

1-2/1000 naissances vivantes dans la population en général, est associée à une augmentation

importante de la morbidité et de la mortalité. Dans une étude cas-témoin rétrospective de 377

femmes aux nouveau-nés atteints d’HPPN et de 836 femmes aux nouveau-nés sains, le risque

d’HPPN était 6 fois plus élevé chez les nouveau-nés exposés aux ISRS après la 20

semaine de

gestation, par rapport aux nouveau-nés non exposés aux antidépresseurs durant la grossesse

(rapport de cotes 6,1; IC 95 % : 2,2-16,8). Une analyse des données du Registre médical suédois

des naissances, portant sur 831 324 bébés nés entre 1997 et 2005, a révélé que le risque d’HPPN

était 2 fois plus élevé environ lorsque la mère rapportait la prise d’ISRS durant le premier

trimestre de la grossesse (rapport de cotes 2,4; IC 95 % : 1,2-4,3) et 4 fois plus élevé lorsque la

mère rapportait la prise d’ISRS au premier trimestre et en fin de grossesse (rapport de cotes 3,6;

IC 95 % : 1,2-8,3).

Allaitement :

L’innocuité du citalopram durant l’allaitement n’est pas établie. Le bromhydrate de citalopram

est excrété dans le lait humain. Citalopram ne doit pas être prescrit durant l’allaitement, sauf si,

de l’avis du médecin traitant, les avantages escomptés pour la mère l’emportent largement sur les

risques potentiels pour l’enfant; le nouveau-né devra alors être surveillé de près.

Pédiatrie (< 18 ans) :

Citalopram n’est pas indiqué avant 18 ans (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Association possible avec des changements comportementaux et

émotionnels, dont l’automutilation

Gériatrie (≥65 ans) :

On recommande, dans ce contexte, de réduire la posologie usuelle et la

posologie maximale (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Posologie recommandée

et ajustement posologique, Gériatrie

). Lors des essais cliniques précédant la mise en marché,

800 patients âgés (≥ 65 ans), dont 298 de ≥75 ans, ont reçu du citalopram. Dans une étude de

pharmacocinétique (n = 11, 73-90 ans), on observait une baisse substantielle de la clairance et un

allongement de la demi-vie du médicament. Dans une étude de pharmacocinétique à doses

multiples, on notait une augmentation de ≈50 % de la SSC et de la demi-vie du S-citalopram à

l’équilibre chez les patients âgés, par rapport aux jeunes (voir

MODE D’ACTION ET

PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Pharmacocinétique, Populations particulières et états

pathologiques, Gériatrie

). Dans une étude contrôlée par placebo de 6 semaines, un nombre à

peu près identique de patients prenaient, comme dose finale, 20 ou 30 mg/jour. Chez environ

5 % des patients, la dose finale était de 10 mg/jour (voir

ESSAIS CLINIQUES

RÉACTIONS INDÉSIRABLES

Aperçu des réactions indésirables

Durant les études cliniques précédant la mise en marché, 3652 patients ont reçu du bromhydrate

de citalopram pour le traitement de la dépression. On comptait 66 % de femmes et 34 %

d’hommes. L'âge moyen était de 50 ans; 70 % des patients avaient <60 ans (30 % : < 40 ans;

40 % : 40-59 ans) et 30 %, ≥60 ans. Les réactions indésirables associées au bromhydrate de

citalopram sont généralement bénignes et transitoires. Elles s’atténuent habituellement durant la

ou la 2

semaine de traitement.

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Réactions indésirables rapportées au cours des essais cliniques

Les essais cliniques étant menés dans des conditions très particulières, la fréquence des

réactions indésirables pourrait y différer de celle observée en pratique. Cette fréquence ne

saurait être comparée à celle obtenue lors d’essais cliniques sur un autre produit. Les

informations provenant d’essais cliniques permettent d’identifier les réactions indésirables liées

au médicament et de donner une idée approximative de leur fréquence.

Réactions indésirables observées lors d’essais à court terme contrôlés par placebo

Réactions indésirables ayant motivé l’interruption du traitement

Durant les essais cliniques de phase III de courte durée (4-6 semaines), contrôlés par placebo,

15,9 % des patients (163/1027) sous bromhydrate de citalopram ont mis fin au traitement par

suite de réactions indésirables. Sous placebo, le taux d’abandon était de 7,7 % (33/426).

Les réactions indésirables ayant motivé l’interruption du traitement par le bromhydrate de

citalopram chez ≥1 % des patients, et dont l’incidence était ≥2 fois plus élevée que sous placebo,

étaient les suivantes : nausées (4,1 % c. 0,0 %), insomnie (2,4 % c. 1,2 %), somnolence (2,4 % c.

1,2 %), étourdissements (2,3 % c. 0,7 %), vomissements (1,3 % c. 0,0 %), agitation (1,2 % c.

0,0 %), asthénie (1,1 % c. 0,5 %) et bouche sèche (1,1 % c. 0,2 %).

Fréquence des réactions indésirables dans les études contrôlées par placebo

Le Tableau 1 résume la fréquence des réactions indésirables survenues durant le traitement chez

1027 patients déprimés sous bromhydrate de citalopram (10 à 80 mg/jour) lors d’études

contrôlées par placebo de ≤6 semaines. Les événements résumés au Tableau 1 sont survenus

chez ≥2 % des patients sous bromhydrate de citalopram, et leur fréquence était plus élevée sous

bromhydrate de citalopram que sous placebo. Les réactions indésirables signalées ont été

classées selon la terminologie standard du dictionnaire de l’Organisation mondiale de la santé

(OMS).

Le médecin doit réaliser que ces chiffres ne permettent pas de prédire la fréquence des réactions

indésirables en pratique courante, puisque les caractéristiques des patients et d’autres facteurs

diffèrent de ceux qui prévalaient durant les essais cliniques. De même, les fréquences citées ne

peuvent être comparées à celles obtenues au cours d’autres investigations cliniques, dont les

traitements, les indications et les chercheurs étaient différents. Les chiffres mentionnés

fournissent néanmoins au prescripteur certains renseignements de base pour évaluer la

contribution relative de facteurs médicamenteux et non médicamenteux à l’incidence des

réactions indésirables dans la population étudiée.

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Tableau 1 : Fréquence des événements indésirables survenus durant le traitement* lors des

essais cliniques contrôlés par placebo

Appareil ou système / Effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé l’événement

Citalopram

(n = 1027)

Placebo

(n = 426)

Organisme entier

Fatigue

Fièvre

Système nerveux autonome

Sécheresse de la bouche

Sudation accrue

19,4

10,5

12,2

Système nerveux central et périphérique

Tremblement

Appareil digestif

Nausée

Diarrhée

Dyspepsie

Vomissement

Douleur abdominale

20,6

13,4

Psychiatrie

Somnolence

Anorexie

Nervosité

Anxiété

Agitation

Diminution de la libido

Bâillements

17,3

Appareil reproducteur féminin

Dysménorrhée (< 50 ans)

Appareil reproducteur masculin

Troubles de l'éjaculation

Impuissance

Appareil respiratoire

Infection des voies resp. sup.

Rhinite

Pharyngite

Sinusite

Appareil urinaire

Troubles mictionnels

* Les événements présentés sont survenus chez ≥2 % des patients sous bromhydrate de citalopram, et leur fréquence

était plus élevée sous bromhydrate de citalopram que sous placebo.

Fréquence

significativement plus élevée sous bromhydrate de citalopram (

p

< 0,05).

Dénominateur utilisé : femmes seulement (n=623 sous bromhydrate de citalopram; n = 245 sous placebo).

Dénominateur utilisé : hommes seulement (n=404 sous bromhydrate de citalopram; n = 181 sous placebo).

Les réactions indésirables suivantes étaient plus fréquentes sous placebo que sous citalopram :

asthénie, dorsalgie, céphalées, étourdissements, constipation, palpitations, insomnie, vision

anormale.

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Réactions indésirables les plus fréquentes

Durant les essais cliniques à court terme contrôlés par placebo, les réactions indésirables de

fréquence ≥10 % sous bromhydrate de citalopram comprenaient : nausées, sécheresse de la

bouche, somnolence et diaphorèse (Tableau 1).

Réactions indésirables proportionnelles à la dose

Une étude à court terme à doses fixes, contrôlée par placebo, a évalué le lien possible entre la

dose de bromhydrate de citalopram et l’incidence d’un effet indésirable; les patients recevaient

10, 20, 40 ou 60 mg/jour de bromhydrate de citalopram. L’incidence des effets suivants était

proportionnelle à la dose : diarrhée, bouche sèche, fatigue, insomnie, diaphorèse, nausée et

somnolence.

Dysfonctions sexuelles associées aux ISRS, chez l’homme et la femme

La dépression et les autres affections psychiatriques comportent souvent une dysfonction

sexuelle, mais il existe de plus en plus de preuves que les ISRS peuvent induire des effets

secondaires sexuels. Cette question n’est pas facile à étudier : les patients peuvent ne pas

rapporter spontanément les symptômes de cette nature et, par conséquent, l’importance des effets

secondaires sexuels des ISRS pourrait être sous-estimée.

Durant les essais cliniques à court terme, contrôlés par placebo, la fréquence rapportée, chez

l’homme sous bromhydrate de citalopram, de baisse de libido, de trouble de l’éjaculation

(surtout : éjaculation retardée ou absente) et d’impuissance (n = 404) atteignait, respectivement,

3,7 %, 6,2 % et 3,2 %. Chez les femmes dépressives sous bromhydrate de citalopram (n = 623),

la fréquence de la baisse de libido atteignait 1,3 % et celle de l’anorgasmie, 1,1 %. Chez les

femmes et les hommes déprimés recevant un placebo, la fréquence de chacune de ces réactions

indésirables était ≤ 1 %.

Changement du poids

Durant les essais cliniques contrôlés, on observait chez les patients sous bromhydrate de

citalopram une perte de poids d’environ 0,5 kg, contre aucun changement sous placebo.

ECG

Des analyses rétrospectives d’électrocardiogrammes provenant de patients sous bromhydrate de

citalopram (n = 779 < 60 ans et n = 313 ≥ 60 ans) et sous placebo (n = 74 < 60 ans et n = 43 ≥ 60

ans) ont révélé que le bromhydrate de citalopram abaissait la fréquence cardiaque. La baisse

moyenne atteignait ≈5 bpm chez les patients de <60 ans, et ≈5-10 bpm chez les patients de ≥60

ans. Après la baisse initiale, la fréquence cardiaque demeurait basse, mais stable dans le temps

(≤1 an chez >100 patients jeunes et >50 patients âgés). L’effet disparaissait environ une semaine

après l’arrêt du traitement.

Dans l’étude dose-effet à doses fixes de 6 semaines, la baisse moyenne de fréquence cardiaque

allait de 2 à 6 bpm, dans l’intervalle posologique de 20 à 60 mg/jour, indépendamment du sexe,

mais l’effet ne semblait pas proportionnel à la dose. Sous placebo, la fréquence cardiaque ne

changeait pas. La différence de fréquence cardiaque mesurée sous bromhydrate de citalopram et

sous placebo était statistiquement significative. Les paramètres de l’ECG, dont l’intervalle QT,

ne changeaient pas.

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Réactions indésirables après arrêt du traitement (ou réduction de la dose)

Les réactions indésirables signalées après arrêt du bromhydrate de citalopram (surtout après arrêt

brusque) comprennent, entre autres : étourdissements, rêves anormaux, troubles sensoriels (dont

paresthésies et sensation de décharge électrique), agitation ou anxiété, indifférence émotionnelle,

difficulté de concentration, céphalées, migraine, tremblement, nausée et/ou vomissements,

troubles du sommeil (dont insomnie et rêves intenses), confusion, diarrhée, palpitations,

irritabilité, troubles visuels, transpiration et autres symptômes potentiellement significatifs au

plan clinique (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Fin du traitement par le

citalopram et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Posologie recommandée et

ajustement posologique, Fin du traitement par le bromhydrate de citalopram

On recommande de surveiller l’apparition de ces symptômes (ou d’autres). On recommande, si

possible, de réduire graduellement la posologie sur au moins 1 semaine ou 2, plutôt que de cesser

brusquement le traitement, afin de minimiser le risque de sevrage. Les symptômes, généralement

légers et transitoires, sont parfois graves et prolongés. On recommande donc, lorsque le

citalopram n’est plus nécessaire, de réduire graduellement la posologie avant de mettre fin au

traitement. En cas de symptômes intolérables, après diminution de la posologie ou arrêt du

traitement, il faut réajuster la posologie en fonction de la réponse clinique. Des symptômes reliés

à la fin du traitement ont également été signalés avec d’autres inhibiteurs sélectifs du recaptage

de la sérotonine (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Fin du traitement par le

citalopram et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Posologie recommandée et

ajustement posologique, Fin du traitement par le bromhydrate de citalopram

Autres réactions indésirables observées avant la mise en marché du bromhydrate de

citalopram

L’énumération suivante comporte toutes les réactions indésirables signalées au cours du

développement du bromhydrate de citalopram (n = 3652). Toutes les réactions signalées sont

incluses, sauf celles déjà énumérées au Tableau 1 et celles observées chez un seul patient. Il faut

souligner que, bien que les réactions rapportées soient survenues sous bromhydrate de

citalopram, elles n’étaient pas nécessairement causées par le médicament. Les réactions

indésirables sont classées selon les critères suivants :

fréquentes :

réactions indésirables survenues ≥1 fois chez ≥1/100 patients

peu fréquentes :

réactions indésirables survenues chez <1/100 et ≥1/1000 patient

rares :

réactions indésirables survenues chez <1/1000 patient

Organisme entier -- Troubles généraux : Fréquents :

symptômes pseudogrippaux, trauma non

pathologique, douleur.

Peu fréquents :

intolérance à l’alcool, réaction allergique, allergies,

douleur thoracique, œdème, bouffées vasomotrices, douleur aux jambes, malaises, frissons,

syncope.

Rares :

œdème périphérique, mort subite, lésion traumatique.

Appareil cardiovasculaire : Fréquents :

hypotension orthostatique, tachycardie

.

Peu fréquents :

angine de poitrine, arythmies, bradycardie, insuffisance cardiaque, troubles vasculaires

cérébraux, œdème déclive, extrasystoles, bouffées vasomotrices, hypertension, hypotension,

infarctus du myocarde, ischémie myocardique, ischémie périphérique.

Rares :

hypertension

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aggravée, bloc de branche, arrêt cardiaque, trouble coronarien, anomalie de l’ECG, trouble

cardiaque, phlébite, extrasystoles supraventriculaires.

Système nerveux central et périphérique : Fréquents :

migraine, paresthésies.

Peu fréquents :

démarche anormale, ataxie, convulsions, dysphonie, dystonie, trouble extrapyramidal,

hyperkinésie, hypertonie, hypoesthésies, hypokinésie, contractions musculaires involontaires,

crampes dans les jambes, névralgie, trouble de l’élocution, vertiges.

Rares :

coordination

anormale, grand mal, hyperesthésie, ptose, perturbation sensorielle, stupeur.

Collagénose : Rare :

polyarthrite rhumatoïde.

Endocrinologie : Rares :

goitre, gynécomastie, hypothyroïdie.

Appareil digestif : Fréquents :

flatulences.

Peu fréquents :

colite, abcès dentaire, dysphagie,

éructation, gastrite, gastro-entérite, trouble gastro-intestinal (non précisé), hémorroïdes,

ptyalisme, bruxisme, rage de dents.

Rares :

appendicite, œsophagite, ulcère gastrique, reflux

gastro-œsophagien, gingivite, stomatite, trouble dentaire, stomatite ulcéreuse.

Sang et lymphe : Peu fréquents :

anémie, épistaxis, leucocytose, purpura.

Rares :

trouble de la

coagulation, hémorragie gingivale, granulocytopénie, hématome, leucopénie,

lymphadénopathies, lymphocytose, embolie pulmonaire.

Foie et voies biliaires : Peu fréquents :

cholécystite, cholélithiase, augmentation du taux de

gamma-glutamyl-transférase, ALT augmentée.

Rares :

bilirubinémie, AST augmentée, ictère.

Métabolisme et nutrition : Fréquents :

perte d’appétit, perte pondérale, gain pondéral.

Peu

fréquents :

œdème des jambes, xérophtalmie.

Rares :

déshydratation, œdème, hypoglycémie,

hypokaliémie, phosphatase alcaline augmentée, obésité, soif.

Appareil locomoteur : Peu fréquents :

arthralgie, arthrite, arthrose, dystonie, faiblesse

musculaire, myalgies.

Rares :

trouble osseux, bursite, ostéoporose, atteinte tendineuse.

Cancer : Rare :

cancer du sein chez la femme.

Psychiatrie : Fréquents :

rêves anormaux, dépression aggravée, amnésie, apathie, confusion,

dépression, difficultés de concentration, appétit accru, trouble du sommeil, tentative de suicide.

Peu fréquents :

pensée anormale, réaction agressive, délire, dépersonnalisation, abus de drogues,

toxicomanie, labilité émotionnelle, euphorie, hallucinations, augmentation de la libido, accès

maniaque, névrose, réaction paranoïde, paronirie, psychose, dépression psychotique.

Rares :

réaction catatonique, hystérie, trouble de la personnalité.

Appareil reproducteur, femmes : Fréquents :

orgasmes anormaux.

Peu fréquents :

aménorrhée, douleur mammaire, lactation non puerpérale, ménorragie, trouble menstruel,

syndrome prémenstruel, salpingite, grossesse non désirée, sécheresse vaginale, vaginite.

Rares :

gonflement des seins, hémorragie vaginale.

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Appareil reproducteur, homme : Peu fréquents :

trouble pénien, trouble prostatique, trouble

testiculaire.

Appareil immunitaire : Peu fréquents :

abcès, mycose, herpès simplex, otite moyenne,

infection virale.

Rares :

infection bactérienne, candidose, sepsis.

Appareil respiratoire : Peu fréquents :

bronchite, toux, dyspnée, pneumonie.

Rares :

asthme,

bronchospasme, expectorations accrues, laryngite, pneumonite, trouble respiratoire.

Peau et phanères : Fréquents :

prurit, éruption cutanée.

Peu fréquents :

acné, alopécie, dermite,

peau sèche, eczéma, photosensibilisation, psoriasis, éruption érythémateuse, éruption

maculopapuleuse, couleur anormale de la peau, urticaire.

Rares :

cellulite, sudation diminuée,

hypertrichose, mélanose, prurit anal.

Organes des sens : Fréquent :

trouble de l’accommodation.

Peu fréquents :

conjonctivite,

otalgie, douleur oculaire, mydriase, dysgueusie, acouphènes.

Rares :

anomalie oculaire, kératite,

photophobie.

Appareil urinaire : Fréquent :

polyurie. Peu fréquents : urines anormales, cystite, hématurie,

mictions fréquentes, incontinence urinaire, rétention urinaire, infection urinaire.

Rares :

dysurie,

œdème facial, oligurie, néphrolithiase, douleur rénale.

Réactions indésirables rapportées en pharmacovigilance

On estime que plus de 138 millions de patients ont reçu du citalopram dans les 22 années ayant

suivi la mise en marché, ce qui correspond à plus de 34 millions d’années-patients de traitement.

Les réactions indésirables suivantes ont été signalées après homologation du bromhydrate de

citalopram. Ces événements étant signalés volontairement à partir d’une population de taille

incertaine, il n’est pas possible d’estimer avec fiabilité leur fréquence ou d’établir une relation

causale avec le médicament.

Tableau 2 - Signalements spontanés de réactions indésirables

Appareil ou système

Réactions indésirables

Sang et lymphe

Éosinophilie, anémie hémolytique, pancytopénie,

thrombocytopénie

Appareil immunitaire

Réaction anaphylactique, hypersensibilité

Endocrinologie

Hyperprolactinémie, sécrétion inappropriée d’hormone

antidiurétique

Métabolisme et nutrition

Hyponatrémie, hypokaliémie

Psychiatrie

Trouble de l’orgasme (femmes), bruxisme, confusion, délire,

hypomanie, attaque de panique, instabilité psychomotrice,

syndrome de retrait, rêves anormaux

Système nerveux

Akathisie, choréo-athétose, dyskinésie, trouble extrapyramidal,

trouble moteur, myoclonies, syndrome malin des

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neuroleptiques, neuropathie, nystagmus, syndrome

sérotoninergique, syncope, étourdissements, trouble de

l’attention, dysgueusie

Troubles oculaires

Troubles visuels

Appareil cardiovasculaire

Torsades de pointes, arythmie ventriculaire, arrêt cardiaque,

arrêt cardiorespiratoire, allongement de l’intervalle QT à

l’ECG, syndrome du QT long, fibrillation ventriculaire,

tachycardie ventriculaire, mort subite

Appareil vasculaire

Hypotension orthostatique, vasodilatation

Appareil digestif

Hémorragies digestives (y compris rectales), pancréatite,

constipation

Foie et voies biliaires

Hépatite, anomalies du bilan hépatique

Peau et tissus sous-cutanés

Œdème de Quincke, ecchymose, nécrolyse épidermique,

érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson,

photosensibilité

Appareil locomoteur et tissus

conjonctifs

Rhabdomyolyse

Rein et appareil urinaire

Insuffisance rénale aiguë

Appareil reproducteur et seins

Femmes : ménométrorragies; hommes : priapisme, galactorrhée

Troubles généraux ou liés à la

voie d’administration

Fatigue, aggravation de la maladie, fièvre

Épreuves de laboratoire

Baisse de taux du médicament, temps de prothrombine abaissé,

hausse du taux du médicament, temps de prothrombine

augmenté

Grossesse, accouchement et

phase périnatale

Avortement spontané/mort fœtale

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Interactions médicamenteuses graves

Inhibiteurs de la monoamine-oxydase : voir

CONTRE-INDICATIONS

Pimozide : voir

CONTRE-INDICATIONS

GÉNÉRALITÉS

Alcool

Le bromhydrate de citalopram ne potentialisait pas les effets de l’alcool sur les fonctions

cognitives et psychomotrices de volontaires; il faut néanmoins éviter l’usage concomitant

d’alcool et de citalopram.

Cimétidine

En présence de cimétidine, il ne faut pas dépasser 20 mg/jour de Citalopram.

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Médicaments agissant sur le SNC

Les interactions entre le citalopram et les autres médicaments agissant sur le SNC n’ont pas fait

l’objet d’études spécifiques. Néanmoins, le citalopram agissant principalement sur le SNC, il

faut user de prudence, comme avec tout ISRS, lorsque ce médicament est associé à d’autres

médicaments à action centrale.

Isoenzymes des cytochromes P450

Des épreuves sur modèles

in vitro

de microsomes hépatiques humains ont révélé que la

biotransformation du citalopram en ses dérivés déméthylés est régie à la fois par CYP2C19 et

CYP3A4 et, dans une moindre mesure, par CYP2D6. Les études ont également révélé que le

citalopram est un inhibiteur faible de CYP2D6 et CYP2C19 et un inhibiteur faible ou négligeable

de CYP3A4, CYP1A2, CYP2C9 et CYP2E1. Le citalopram risque donc peu d’être associé à des

interactions médicamenteuses cliniquement significatives; toutefois, il faut user de prudence

avec le citalopram en présence de médicaments dont la biotransformation est régie par CYP2D6,

si leur index thérapeutique est étroit.

Une étude

in vitro

sur microsomes hépatiques humains a révélé que le kétoconazole et

l’oméprazole ralentissaient la formation du dérivé déméthylcitalopram, de 45 à 60 % et de 75 à

85 %, respectivement, par rapport aux témoins. On ne dispose pas de données

pharmacocinétiques sur doses multiples; il faut considérer la possibilité d’une clairance réduite

du bromhydrate de citalopram lors de coadministration d’un inhibiteur puissant de CYP3A4 (p.

ex. : kétoconazole, itraconazole, fluconazole ou érythromycine) ou d’un inhibiteur puissant de

CYP2C19 (p. ex. : oméprazole, esoméprazole, fluvoxamine, lansoprazole, ticlopidine).

En présence d’un inhibiteur de CYP2C19, la dose maximale recommandée de Citalopram est de

20 mg/jour, à cause du risque d’allongement de l’intervalle QT.

De plus, une étude a révélé que l’administration d’une dose unique d’escitalopram durant un

traitement à doses multiples de cimétidine (inhibiteur non spécifique des CYP-450) modifiait

significativement la plupart des paramètres pharmacocinétiques de l’escitalopram. Les voies

métaboliques de l’escitalopram et du citalopram étant qualitativement similaires, leur potentiel

d’interaction devrait être similaire, ce qui permet d’extrapoler à partir d’études antérieures sur

l’escitalopram.

Diverses publications scientifiques ont reconnu que les composantes principales du jus de

pamplemousse peuvent inhiber CYP3A4. La biotransformation du citalopram est également

régie par d’autres isoenzymes non affectées par le jus de pamplemousse, notamment CYP2C19

et CYP2D6.

Médicaments agissant sur la fonction plaquettaire (p. ex., AINS, AAS et autres

anticoagulants)

La libération plaquettaire de sérotonine joue un rôle important dans l’hémostase. Les études

épidémiologiques (études cas/témoins et études de cohortes) qui ont mis en évidence un lien

entre la prise de psychotropes nuisant au recaptage de la sérotonine et la survenue d’hémorragies

digestives hautes ont aussi montré que l’emploi concomitant d’un AINS, d’AAS ou d’autres

anticoagulants pouvait accroître le risque hémorragique.

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On a observé une modification des effets anticoagulants, y compris une augmentation des

saignements, lorsqu’un ISRS ou un IRSN était administré en même temps que la warfarine.

Aussi doit-on surveiller de près les patients sous warfarine qui amorcent ou cessent un traitement

par Citalopram (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Hématologique,

Saignements anormaux).

Médicaments allongeant l’intervalle QT

On recommande de surveiller l’ECG si Citalopram est administré en présence de médicaments

connus pour allonger l’intervalle QT (voir

CONTRE-INDICATIONS; MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS; RÉACTIONS INDÉSIRABLES/Réactions indésirables rapportées

en pharmacovigilance; INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES/GÉNÉRALITÉS/Isoenzymes des cytochromes P450 et Cimétidine;

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Médicaments connus pour allonger l’intervalle QT/QTc

La coadministration de citalopram et d’un autre médicament connu pour allonger l’intervalle

QT/QTc doit être évaluée soigneusement, afin de vérifier si les avantages du traitement

l’emportent sur les risques potentiels. La liste suivante énumère une partie des médicaments

associés à un allongement de l’intervalle QT/QTc et/ou à des torsades de pointes. Si la plupart

des médicaments (mais pas forcément tous) d’une classe chimique/pharmacologique sont

associés à l’allongement de QT/QTc ou à des torsades de pointe, le nom de la classe est indiqué :

antiarythmiques de classe IA (p. ex. : procaïnamide, disopyramide)

antiarythmiques de classe III (p. ex. : amiodarone, sotalol, ibutilide)

antiarythmiques de classe IC (p. ex. : propafénone)

antipsychotiques (p. ex. : chlorpromazine, pimozide, halopéridol, dropéridol, ziprasidone)

antidépresseurs (p. ex. : fluoxétine, venlafaxine, tricycliques et tétracycliques dont

amitriptyline, imipramine, maprotiline)

opiacés (p. ex. : méthadone)

macrolides et analogues (p. ex. : érythromycine, clarithromycine, télithromycine,

tacrolimus)

quinolones (p. ex. : moxifloxacine, lévofloxacine, ciprofloxacine)

antipaludiques (p. ex. : quinine, chloroquine)

antifongiques azolés (p. ex. : kétoconazole, fluconazole, voriconazole)

dompéridone; antagonistes des récepteurs de la 5-hydroxytryptamine (5-HT)3 (p. ex. :

ondansétron)

inhibiteurs des tyrosine kinases (p. ex. : sunitinib, nilotinib, lapatinib)

inhibiteurs de l’histone déacétylase (p. ex. : vorinostat)

agonistes des récepteurs bêta-2 adrénergiques (p. ex. : salmétérol, formotérol)

Il faut évaluer soigneusement l’utilisation du citalopram en présence de médicaments pouvant

perturber le taux des électrolytes (voir MISE EN GARDE ET PRÉCAUTIONS), parmi lesquels :

diurétiques de l’anse, thiazides et diurétiques apparentés

laxatifs et lavements

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amphotéricine B

corticoïdes à forte dose

Inhibiteurs de la monoamine-oxydase

On a rapporté, lors de coadministration d’ISRS et d’inhibiteurs de la monoamine-oxydase

(IMAO), des réactions graves et parfois mortelles (dont hyperthermie, rigidité, myoclonie,

instabilité autonome parfois accompagnée de fluctuation rapide des signes vitaux, et

changements de l’état mental dont agitation extrême progressant vers le delirium et le coma. Ces

réactions sont également survenues au début d’un traitement par IMAO après arrêt récent d’un

ISRS. Certains cas évoquaient le syndrome sérotoninergique ou le syndrome malin des

neuroleptiques. Citalopram ne doit pas être associé à un IMAO (dont le linézolide [antibiotique

et inhibiteur réversible non sélectif de la MAO] et le bleu de méthylène) ni administré moins de

2 semaines après la fin d’un traitement par IMAO. De même, on doit attendre au moins 14 jours

après la fin d’un traitement par Citalopram avant d’administrer un IMAO (voir

CONTRE-

INDICATIONS

Agents sérotoninergiques

Compte tenu du mode d’action du citalopram et du risque de syndrome sérotoninergique, la

prudence est de mise lorsque Citalopram est coadministré avec d’autres médicaments ou

substances pouvant affecter les neurotransmetteurs sérotoninergiques (p. ex. : tryptophane,

triptans, inhibiteurs du recaptage de la sérotonine, lithium, le millepertuis, le fentanyl et

ses analogues, le dextrométhorphane, le tramadol, le tapentadol, la mépéridine, la méthadone et

la pentazocine) (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Événements évoquant le

syndrome sérotoninergique ou le syndrome malin des neuroleptiques

). La coadministration

de Citalopram et d’un IMAO (dont le linézolide et le bleu de méthylène) est contre-indiquée

(voir

CONTRE-INDICATIONS

Triptans (agonistes de la 5HT

1

)

On a signalé des cas potentiellement mortels de syndrome sérotoninergique lors de

coadministration de triptans et d’inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine

(ISRS)/d’inhibiteurs du recaptage de la sérotonine/noradrénaline (IRSN). Si l’association de

Citalopram et d’un triptan est cliniquement justifiée, il faut surveiller adéquatement le patient,

surtout au début du traitement et lors des ajustements posologiques. (voir

MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS, Événements évoquant le syndrome sérotoninergique ou le syndrome

malin des neuroleptiques

Citalopram (racémate)

Citalopram est un racémate formé de R-citalopram et de S-citalopram, ce dernier constituant

l’isomère actif. L’escitalopram (Cipralex

) étant constitué de l’isomère actif du racémate, les

deux médicaments ne doivent pas être pris ensemble.

Autres médicaments

Aucune interaction pharmacodynamique n’a été constatée, durant les essais cliniques, lorsque le

bromhydrate de citalopram était administré en présence de : benzodiazépines

(anxiolytiques/hypnotiques), analgésiques (AINS et autres), antihistaminiques, antihypertenseurs

Page 23 of 51

ou autres médicaments à effet cardiovasculaire. On n’a pas réalisé d’études portant

spécifiquement sur les interactions pharmacocinétiques entre le citalopram et ces médicaments.

INTERACTIONS AVEC DES MÉDICAMENTS

Les études décrites dans cette section ont été menées chez de jeunes volontaires sains, en général

des hommes. De plus, certaines études (interactions avec : métoprolol, warfarine, digoxine,

imipramine et lévomépromazine) évaluaient une dose unique de ces médicaments, alors que le

bromhydrate de citalopram avait été administré à doses répétées jusqu’à atteinte de l’état

d’équilibre. Il n’existe donc pas de données sur l’administration continue de ces médicaments à

dose thérapeutique.

Interaction

médicamenteuse

potentielle :

Effet

Commentaire clinique

Carbamazépine

La carbamazépine, augmentée graduellement à

400 mg/jour, était d’abord administrée seule

durant 21 jours, puis en association avec le

bromhydrate de citalopram (40 mg/jour)

durant 14 jours. Le bromhydrate de citalopram

ne modifiait pas le taux plasmatique de

carbamazépine (substrat du CYP3A4), ni celui

de son dérivé, l’époxyde de carbamazépine.

La carbamazépine étant un

inducteur des enzymes

microsomiales, il faut envisager le

risque d’augmentation de la

clairance du bromhydrate de

citalopram lors de

coadministration de

carbamazépine.

Cimétidine

Le bromhydrate de citalopram était administré

à raison de 40 mg/jour durant 29 jours; les 8

derniers jours, on ajoutait de la cimétidine

(400 mg, 2 fois/jour). En présence de

cimétidine (inhibiteur puissant des enzymes

hépatiques des cytochromes P450), qui inhibe

CYP2D6, 3A4 et 1A2, la C

et la SSC du

bromhydrate de citalopram augmentaient

respectivement de 39 % et de 41 %.

Il faut user de prudence avec les

doses élevées de bromhydrate de

citalopram en présence de

cimétidine à forte dose.

En présence de cimétidine,

la dose maximale

recommandée de

bromhydrate de

citalopram est de

20 mg/jour.

Cipralex

L’escitalopram (Cipralex) représente l’isomère

actif du bromhydrate de citalopram racémique.

Les deux médicaments ne doivent

pas être associés.

Digoxine

L’administration de bromhydrate de

citalopram (40 mg/jour x 21 jours) n’affectait

pas la pharmacocinétique de la digoxine (dose

unique de 1 mg), mais le taux sérique de

bromhydrate de citalopram était légèrement

abaissé en présence de digoxine.

Imipramine/Désipramine

La coadministration de bromhydrate de

citalopram (40 mg/jour x 10 jours) et

d’imipramine, antidépresseur tricyclique (dose

unique de 100 mg), n’affectait pas la

pharmacocinétique des 2 médicaments.

Toutefois, en présence de bromhydrate de

citalopram, le taux de la désipramine (dérivé

de l’imipramine) augmentait d’environ 50 % et

sa demi-vie s’allongeait. Les résultats

indiquent que si le bromhydrate de citalopram

n’affecte pas la déméthylation de l’imipramine

On ignore la portée clinique de

cette observation.

Il faut user de prudence lors de

coadministration de bromhydrate

de citalopram et d’imipramine /

désipramine.

Page 24 of 51

en désipramine, il inhibe la biotransformation

de la désipramine en son dérivé 2-hydroxy.

L’imipramine et la désipramine sont des

substrats de CYP2D6.

Kétoconazole

La coadministration de bromhydrate de

citalopram (dose unique de 40 mg) et de

kétoconazole (dose unique de 200 mg),

inhibiteur puissant de CYP3A4, abaissait de

21 % la C

du kétoconazole, mais n’affectait

pas la pharmacocinétique du bromhydrate de

citalopram.

Lévomépromazine

La coadministration de bromhydrate de

citalopram (40 mg/jour x 10 jours) et de

lévomépromazine (dose unique de 50 mg),

inhibiteur de CYP2D6, n’affectait pas la

pharmacocinétique des 2 médicaments.

Lithium

La coadministration de bromhydrate de

citalopram (40 mg/jour x 10 jours) et de

lithium (30 mmol/jour x 5 jours) n’affectait

pas la pharmacocinétique des 2 médicaments.

Le lithium pouvant augmenter la

neurotransmission

sérotoninergique, il faut user de

prudence lors de coadministration

de ces deux médicaments.

Métoprolol

La coadministration de bromhydrate de

citalopram (40 mg/jour x 22 jours) et de

métoprolol, bêtabloquant (dose unique de

150 mg), doublait le taux plasmatique de

métoprolol.

Toutefois, les effets du métoprolol (substrat de

CYP2D6) sur la tension artérielle et la

fréquence cardiaque n’étaient pas modifiés.

Oméprazole :

Inhibiteur de CYP2C19

L'administration concomitante

d'oméprazole (30 mg 1 fois/jour

pendant 6 jours), inhibiteur de la

CYP2C19, et d'escitalopram (dose

unique de 20 mg le 5

jour) a

augmenté l'ASC et la C

l'escitalopram d'environ 50 % et

10 %, respectivement.

Chez le patient qui prend un

inhibiteur de la CYP2C19 en

concomitance, la dose maximale

recommandée de bromhydrate de

citalopram est de 20 mg/jour à

cause du risque d'allongement de

l'intervalle QT.

Pimozide

Dans une étude croisée à double insu sur de

jeunes adultes sains, une dose unique de 2 mg

de pimozide (antipsychotique), administrée

durant un traitement de bromhydrate de

citalopram à 40 mg/ jour x 11 jours était

associée à une augmentation moyenne

d’environ 12 msec de l’intervalle QTc au T

par comparaison à la coadministration de

pimozide et d’un placebo. On ignore le

mécanisme (apparemment

pharmacodynamique) de cette interaction,

La coadministration de

bromhydrate de citalopram et de

pimozide est contre-indiquée (voir

CONTRE-INDICATIONS

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laquelle survenait en l’absence d’interaction

pharmacocinétique cliniquement significative.

Ritonavir

Substrat de CYP3A4.

La coadministration d’une dose

unique de ritonavir (600 mg),

substrat et puissant inhibiteur de

CYP3A4, et d’escitalopram

(20 mg) n’affectait pas la

pharmacocinétique des 2

médicaments.

Théophylline

La coadministration de bromhydrate de

citalopram (40 mg/jour x 21 jours) et de

théophylline, substrat de CYP1A2 (dose

unique de 300 mg), n’affectait pas la

pharmacocinétique de la théophylline.

Triazolam

La coadministration de bromhydrate de

citalopram (augmentation graduelle jusqu’à

40 mg/jour x 28 jours) et de triazolam, substrat

de CYP3A4 (dose unique de 0,25 mg),

n’affectait pas significativement la

pharmacocinétique des 2 médicaments.

Warfarine

L’administration de bromhydrate de

citalopram (40 mg/jour x 21 jours) n’affectait

ni la pharmacocinétique ni la

pharmacodynamie (temps de prothrombine)

d’une dose unique de 25 mg de warfarine

(substrat de CYP3A4 et de CYP2C9).

INTERACTIONS AVEC DES ALIMENTS

Théoriquement, la co-administration de citalopram et de jus de pamplemousse pourrait produire

une interaction pharmacocinétique; on croit toutefois cette interaction peu probable (voir

ISOENZYMES DES CYTOCHROMES P450

INTERACTIONS AVEC DES PLANTES MÉDICINALES

Millepertuis :

La coadministration de citalopram (ou d’autres ISRS) et de millepertuis peut

provoquer une interaction pharmacodynamique, source de réactions indésirables.

INTERACTION AVEC DES ÉPREUVES DE LABORATOIRE

On n’a établi aucune interaction avec des épreuves de laboratoire.

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

CONSIDÉRATIONS POSOLOGIQUES

Citalopram n’est pas indiqué chez l’enfant de moins de 18 ans (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Association possible avec des changements

comportementaux et émotionnels, dont l’automutilation)

Généralités :

Citalopram doit être administré 1 fois/jour, le matin ou le soir, avec ou sans

nourriture.

Page 26 of 51

POSOLOGIE RECOMMANDÉE ET AJUSTEMENT POSOLOGIQUE

Adultes

Citalopram doit être administré en dose orale unique de 20 mg/jour. En cas de réponse

insuffisante au traitement, on doit envisager d’augmenter la dose à un maximum de 40 mg/jour.

Les ajustements posologiques doivent être espacés d’au moins une semaine.

Grossesse

L’innocuité du bromhydrate de citalopram

durant la grossesse n’est pas établie. Citalopram ne

doit donc pas être utilisé durant la grossesse, à moins que le médecin juge que les avantages

escomptés pour la mère l’emportent largement sur risques encourus par le fœtus.

Des cas rapportés depuis la mise en marché ont révélé, chez certains nouveau-nés exposés aux

ISRS ou à d’autres antidépresseurs récents vers la fin du troisième trimestre de la grossesse, des

complications ayant nécessité une prolongation de l’hospitalisation, une assistance respiratoire et

une alimentation par sonde (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations

particulières, Grossesse)

. En cas d’administration de citalopram à une femme enceinte au

troisième trimestre, le médecin doit donc bien évaluer les risques et les avantages du traitement.

Le médecin pourrait envisager de réduire progressivement la dose de Citalopram durant le

troisième trimestre.

Gériatrie (≥ 65 ans) :

Un allongement de la demi-vie et une baisse de la clairance ayant été démontrés en gériatrie, on

recommande d’envisager une posologie usuelle et maximale réduite. Il serait souhaitable de

commencer à 10 mg/jour et d’augmenter graduellement au besoin, selon tolérance. Dans la

plupart des cas, en gériatrie, on recommande une dose orale unique de 20 mg/jour. Certains

patients répondent à 10 mg/jour (voir

ESSAIS CLINIQUES

). La dose peut être augmentée au

besoin jusqu’à un maximum de 20 mg/jour, selon tolérance. Comme avec les autres ISRS, on

doit user de prudence chez les femmes âgées, potentiellement plus sujettes aux réactions

indésirables telles que l’hyponatrémie et le syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone

antidiurétique (SIADH) (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Endocrinologie/Métabolisme, Hyponatrémie

Insuffisance hépatique

En présence d’insuffisance hépatique légère ou modérée, il faut utiliser les doses les plus faibles

de l’éventail posologique. On recommande donc de commencer par une dose orale unique de

10 mg/jour. La dose pourra ensuite être augmentée en fonction de la réponse du patient, selon le

jugement clinique. En présence d’insuffisance hépatique, la posologie ne devrait pas dépasser

20 mg/jour (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Hépatique/Biliaire/Pancréatique, Insuffisance hépatique)

. En présence d’insuffisance

hépatique grave, il faudra se montrer encore plus prudent avec le citalopram.

Insuffisance rénale

Aucun ajustement posologique n’est requis dans l’insuffisance rénale légère ou modérée. On ne

dispose d’aucune donnée pharmacocinétique et pharmacodynamique sur le bromhydrate de

Page 27 of 51

citalopram dans l’insuffisance rénale grave; il faut donc user de prudence avec Citalopram dans

ce contexte.

Métaboliseurs lents pour CYP2C19

Chez les métaboliseurs lents pour CYP2C19, on recommande une posologie initiale de

10 mg/jour, les 2 premières semaines. La posologie pourra être augmentée jusqu’à un maximum

de 20 mg/jour selon la réponse individuelle (voir

MODE D’ACTION ET

PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Pharmacocinétique

Traitement d’entretien

L’évaluation du bromhydrate de citalopram dans 2 études contrôlées par placebo a révélé que

son effet antidépresseur se maintenait jusqu’à 24 semaines, après un traitement initial de 6-8

semaines (32 semaines en tout) (voir

ESSAIS CLINIQUES

). Dans l’étude à doses variables, la

vaste majorité des patients prenaient 20 ou 40 mg/jour à 12 et à 24 semaines. Durant le

traitement d’entretien, on doit utiliser la plus faible dose efficace et réévaluer périodiquement

l’utilité de poursuivre le traitement.

Passage à un IMAO ou vice versa

Il faut attendre au moins 14 jours entre l’arrêt d’un IMAO et le début d’un traitement par

Citalopram. De même, il faut attendre au moins 14 jours entre l’arrêt de Citalopram et le début

d’un traitement par IMAO (voir

CONTRE-INDICATIONS

Fin du traitement par le bromhydrate de citalopram

On a rapporté des symptômes reliés à la fin du traitement par bromhydrate de citalopram ou à

une baisse de la dose. On recommande de surveiller l’apparition de tout symptôme à l’arrêt du

traitement ou après réduction de la posologie (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Dépendance/Tolérance, Symptômes reliés à l’arrêt des ISRS et RÉACTIONS

INDÉSIRABLES, Réactions indésirables après arrêt du traitement [ou réduction de la

dose]).

On recommande de réduire graduellement la posologie sur une période d’au moins 1-2 semaines

plutôt que de cesser brusquement le traitement, afin de réduire le risque de sevrage. En cas de

symptômes intolérables, après diminution de la posologie ou arrêt du traitement, il faut réajuster

la posologie en fonction de la réponse clinique (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Symptômes reliés à l’arrêt du traitement et RÉACTIONS

INDÉSIRABLES, Réactions indésirables après arrêt du traitement [ou réduction de la

dose]).

Dose oubliée

En cas d’oubli d’une dose, il faut prendre la dose suivante au moment prévu.

Page 28 of 51

SURDOSAGE

Pour traiter une surdose présumée, communiquez avec le centre antipoison de votre région.

Lors des essais cliniques sur le citalopram (racémate), on n’a rapporté aucun décès après des

surdosages pouvant atteindre 2000 mg.

Tous les patients se sont rétablis. On a rapporté des

torsades de pointes lors de surdosages de bromhydrate de citalopram après la mise en marché

(voir CONTRE-INDICATIONS; MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Appareil

cardiovasculaire; RÉACTIONS INDÉSIRABLES, Réactions indésirables rapportées en

pharmacovigilance; INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES; POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION). Les surdosages dont la quantité était connue étaient de l’ordre de 800 à

1000 mg.

Les données cliniques détaillées sur le surdosage de citalopram sont rares; souvent, on signale la

prise concomitante d’autres médicaments et/ou d’alcool. On a rapporté des surdosages mortels

de citalopram seul, mais la plupart des surdosages mortels étaient associés à un surdosage de

médicaments concomitants. Les surdosages signalés depuis la mise en marché comprenaient des

surdosages mortels de citalopram seul et des surdosages non mortels où la dose ingérée pouvait

atteindre 5200 mg.

La plupart des patients se sont remis sans séquelles, mais on a rapporté 3 cas mortels

liés à un

surdosage de citalopram (racémate) seul, à raison de 2800 mg, 2880 mg et 3920 mg.

On a signalé des cas mortels de syndrome sérotoninergique après surdosage de moclobémide

(Manerix

) et de bromhydrate de citalopram (voir

MISES

EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Système nerveux, Événements évoquant le syndrome sérotoninergique ou le syndrome

malin des neuroleptiques

). Le taux plasmatique de moclobémide allait de 16 à 90 mg/L

(fourchette thérapeutique : 1 à 3 mg/L) et celui du bromhydrate de citalopram, de 0,3 à

1,7 mg/mL (concentration thérapeutique : 0,3 mg/L), ce qui signifie qu’une dose relativement

faible de bromhydrate de citalopram, associée à un surdosage de moclobémide, pose un risque

important.

Les symptômes suivants ont été rapportés après un surdosage de citalopram : agitation, arythmie

auriculaire et ventriculaire, bradycardie, bloc de branche, arrêt cardiaque, confusion,

convulsions, coma, cyanose, étourdissements, changements à l’ECG, hyperventilation,

hypotension, hypertension, perte de connaissance, mydriase, nausée, allongement du QRS,

allongement de l’intervalle QT, rhabdomyolyse, crise convulsive, syndrome sérotoninergique,

somnolence, stupeur, transpiration, tachycardie, torsades de pointes, tremblement et

vomissements.

Traitement du surdosage

Libérer les voies respiratoires, afin d’assurer une ventilation et une oxygénation appropriées. On

doit envisager le lavage gastrique et l’utilisation de charbon activé. Le lavage gastrique doit être

effectué le plus tôt possible après ingestion orale. On recommande : monitorage cardiaque,

surveillance des signes vitaux et traitement symptomatique de soutien. Il n’existe pas d’antidote

spécifique du bromhydrate de citalopram.

Page 29 of 51

On recommande de surveiller l’ECG en cas de surdosage.

Compte tenu de l’importance du volume de distribution du bromhydrate de citalopram, il est peu

probable que la diurèse forcée, la dialyse, l’hémoperfusion ou l’exsanguino-transfusion soient

utiles.

Dans la prise en charge d’un surdosage, on doit toujours envisager la prise de plusieurs

médicaments.

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Mode d’action

Le citalopram est un inhibiteur hautement sélectif et puissant du recaptage de la sérotonine

(5-hydroxytryptamine ou 5-HT), pratiquement dépourvu d’effets sur le recaptage neuronal de la

noradrénaline (NA) et de la dopamine (DA). La potentialisation, par le citalopram, de l’activité

sérotoninergique dans le système nerveux central, par inhibition du recaptage neuronal de la

sérotonine, expliquerait ses effets antidépresseurs. Chez le rat, un traitement prolongé (14 jours)

par le citalopram n’induisait pas de tolérance à l’inhibition du recaptage de la sérotonine.

Pharmacodynamie

Le citalopram manifeste peu ou pas d’affinité pour un vaste ensemble de récepteurs, parmi

lesquels les récepteurs : sérotoninergiques 5-HT

et 5-HT

, dopaminergiques D

et D

adrénergiques α

, α

et β, histaminergiques H

, cholinergiques muscariniques ainsi que les

récepteurs des benzodiazépines, de l'acide gamma-aminobutyrique (GABA) et des opiacés.

Pharmacocinétique

Absorption :

Après administration orale d’une dose unique de citalopram (40 mg) à des

volontaires masculins sains, le pic sérique était atteint en ≈4h (fourchette : 1-6 h). La

biodisponibilité absolue du citalopram avoisinait 80 % (52-93 %) d’une dose intraveineuse.

L’absorption n’est pas affectée par la nourriture.

Distribution :

Après perfusion intraveineuse chez des volontaires masculins sains, le volume

apparent de distribution (V

)ß avoisinait 12 l/kg (9-17 L/kg), révélant une importante distribution

tissulaire; lorsque le médicament était administré par voie orale le (V

)ß avoisinait 17 L/kg (14-

21 L/kg). Le taux de liaison du citalopram et de ses dérivés déméthylés aux protéines

plasmatiques humaines est d'environ 80 %.

La pharmacocinétique du citalopram (dose unique ou multiple) est linéaire et proportionnelle à la

dose entre 10 et 60 mg/jour. Le taux plasmatique à l’équilibre est atteint en 1 à 2 semaines. La

dose de 40 mg/jour produit un taux plasmatique moyen d’environ 83 ng/mL (n = 114), la

fourchette allant de 30 à 200 ng/mL. Le citalopram ne s’accumule pas lors de traitement au long

cours. On n’a pas établi de relation claire entre le taux plasmatique de citalopram et la réponse

thérapeutique ou les effets secondaires.

Métabolisme :

Le citalopram subit une biotransformation hépatique en déméthylcitalopram

(DCT), en didéméthylcitalopram (DDCT), en oxyde-N-citalopram et en un dérivé désaminé de

Page 30 of 51

l’acide propionique. Les études

in vitro

ont révélé que le DCT, le DDCT et l’oxyde-N-citalopram

inhibent également le recaptage neuronal de la sérotonine, de façon moins sélective et moins

puissante que la molécule mère; leur importance clinique est mineure. Le citalopram inchangé

prédomine dans le plasma.

Les études

in vitro

révèlent que la biotransformation du citalopram en dérivés déméthylés est

régie par CYP2C19 et CYP3A4 et, dans une moindre mesure, par CYP2D6. On recommande

une posologie initiale de 10 mg chez les métaboliseurs lents pour CYP2C19 (voir

POSOLOGIE

ET ADMINISTRATION

Élimination :

La demi-vie d'élimination (t

½β

) du citalopram avoisine 37 heures (fourchette : 30-

42 h), ce qui permet d’administrer une seule dose par jour. La clairance plasmatique générale

) du citalopram atteint 0,33 L/min. Le citalopram est éliminé principalement par le foie

(85 %) et par le rein; environ 12 % (6-21 %) de la dose quotidienne sont excrétés dans l’urine

sous forme de molécule mère.

Populations particulières et états pathologiques

Gériatrie :

Des patients âgés (4 hommes et 7 femmes de 73 à 90 ans) ont reçu 20 mg/jour de

citalopram durant 3 à 4 semaines. Dans ce contexte, le taux plasmatique à l’équilibre augmentait

(106 ng/mL), la demi-vie s’allongeait (1,5 à 3,75 jours) et la clairance diminuait (0,08 à

0,3 L/min). L’augmentation du taux plasmatique de citalopram survenait plus tôt dans la vie chez

la femme que chez l’homme. Chez les patients âgés, on recommande de réduire la posologie

usuelle et la posologie maximale de citalopram (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Populations particulières, Gériatrie et POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION, Posologie recommandée et ajustement posologique, Gériatrie

Insuffisance hépatique :

On a comparé la pharmacocinétique du citalopram chez des patients

atteints d’insuffisance hépatique (3 femmes et 6 hommes de 41 à 60 ans) et chez 12 volontaires

masculins sains (21-43 ans). En présence d’insuffisance hépatique, la demi-vie du citalopram

(voie orale) doublait (83 heures c. 37 heures), sa concentration à l’équilibre augmentait de 61 %

et sa clairance diminuait de 37 %. Il faut donc user de prudence avec le citalopram en présence

d’insuffisance hépatique et réduire la posologie maximale (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Foie/Voies biliaires/Pancréas, Insuffisance hépatique et POSOLOGIE

ET ADMINISTRATION, Posologie recommandée et ajustement posologique, Insuffisance

hépatique

Insuffisance rénale :

En présence d’insuffisance rénale

légère ou modérée (4 femmes et 3

hommes de 30 à 55 ans), le citalopram était éliminé plus lentement que chez 12 volontaires

masculins sains (21-43 ans), la demi-vie atteignant 49 heures contre 37 heures. Toutefois,

l’insuffisance rénale légère ou modérée n’affectait pas de façon notable la pharmacocinétique du

citalopram. On ne dispose actuellement d’aucune donnée sur le traitement au long cours par le

citalopram en présence d’insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine < 20 mL/min).

Page 31 of 51

RANGEMENT ET STABILITÉ

Les comprimés Citalopram doivent être rangés dans un endroit sec, à température ambiante,

entre 15 °C et 30 °C.

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

Les comprimés Citalopram renferment 20 ou 40 mg de citalopram sous forme de bromhydrate de

citalopram, et les ingrédients non médicinaux suivants : cellulose microcristalline,

croscarmellose sodique, dioxyde de titane, hydroxyéthylcellulose, monohydrate de lactose,

polyéthylèneglycol et stéarate de magnésium.

Citalopram est offert en comprimés pelliculés blancs :

Comprimés à 20 mg :

Chaque comprimé pelliculé blanc, ovale, biconvexe, rainuré et gravé

« 2 » rainure « 0 » d’un côté et uni de l’autre contient 20 mg de citalopram (sous forme de

bromhydrate de citalopram). Offerts en flacons de 100 et de 500 comprimés et en plaquettes

alvéolées de 30 comprimés.

Comprimés à 40 mg :

Chaque comprimé blanc, ovale, biconvexe, pelliculé, rainuré et gravé

« 4 » rainure « 0 » d’un côté et uni de l’autre contient 40 mg de citalopram (sous forme de

bromhydrate de citalopram). Offerts en flacons de 100 comprimés et en plaquettes alvéolées de

30 comprimés.

Page 32 of 51

.

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Produit actif

Dénomination

internationale :

Bromhydrate de citalopram

Nom chimique :

1-[3-(Dimethylamino) propyl]-1-(4-fluorophenyl)-1,3-dihydro-5

isobenzofurancarbonitrile monohydrobromide

2) 1-[3-(Dimethylamino)propyl]-1-(p-fluorophenyl)-5-

phthalancarbonitrile monohydrobromide

Formule moléculaire et

poids moléculaire :

OHBr

405,35 g / mol

Structure moléculaire :

Propriétés physicochimiques :

Description :

Le bromhydrate de citalopram est une fine poudre cristalline blanche ou

blanchâtre, inodore ou presque, sans signe de contamination; le produit est

non poreux, de densité modérée, légèrement hydrophile en milieu aqueux

et en solution tampon à pH faible.

Point de fusion :

On a démontré que le point de fusion du bromhydrate de citalopram se

situait entre 184 °C et 188 °C. De plus, l’analyse thermique DSC montre

que le processus de fusion endothermique du bromhydrate de citalopram

débute à 185 °C; le produit est thermiquement stable jusqu’à 250 °C, sans

pics de décomposition.

pH :

5,5 – 6,5 (0,5 % p/v dans l’eau)

pKa :

Solubilité :

Le bromhydrate de citalopram est très légèrement soluble dans l’oxyde de

diéthyle, légèrement soluble dans l’eau, soluble dans le méthanol et

l’éthanol, et très soluble dans le chloroforme.

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ESSAIS CLINIQUES

Biodisponibilité comparée

Une étude de biodisponibilité comparée a été menée sur des volontaires sains. La vitesse et

l’importance de l’absorption du citalopram ont été mesurées et comparées après administration

orale à jeun de 40 mg de citalopram, soit CITALOPRAM (bromhydrate de citalopram) en

comprimé de 40 mg ou Celexa

(bromhydrate de citalopram) en comprimé de 40 mg. Les

résultats obtenus sont résumés dans le tableau suivant :

Résumé des données de biodisponibilité comparée

Citalopram (Dose : 1 x 40 mg) Données d’observation

Paramètre

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (CV %)

Rapport des

moyennes

géométriques

(%)**

Intervalle de

confiance à 90 %

Citalopram

Celexa

(ngh/ml)

(ngh/ml)

(ng/ml)

(h)*

(h)*

1275

1313 (26)

1643

1710 (30)

42,7

43,8 (26)

4,34 (35)

33,4 (15)

1301

1330 (23)

1686

1743 (28)

43,0

43,8 (21)

4,80 (23)

33,6 (15)

98,0

97,4

99,4

94,7 - 101,4

93,4 - 101,6

95,1 - 103,8

* Moyennes arithmétiques (% CV).

Basé sur la moyenne des moindres carrés.

† Celexa

, acheté au Canada, est fabriqué par Lundbeck Canada Inc.

L’efficacité du bromhydrate de citalopram dans le traitement de la dépression a été établie par 5

études contrôlées par placebo chez des patients qui répondaient aux critères du DSM-III ou du

DSM-III-R pour le trouble dépressif majeur. L’évaluation de la réponse au traitement utilisait

l’échelle de dépression de Hamilton (HAMD) et/ou l’échelle de dépression de Montgomery-

Åsberg (MADRS), et l’échelle d’impression clinique globale de la gravité CGI (Clinical Global

Impression). Sur les échelles HAMD et MADRS, on évaluait le score total, divers éléments

choisis et le pourcentage de répondeurs (réponse = baisse du score total HAMD/MADRS d’au

moins 50 % par rapport au départ).

Dans une étude dose-effet à dose fixe de 6 semaines, les patients recevaient du bromhydrate de

citalopram à 10, 20, 40 ou 60 mg/jour ou un placebo (n = 129 à 131 par groupe). Les doses de 40

et 60 mg/jour étaient atteintes après augmentation posologique graduelle, respectivement sur 4 et

8 jours. L’étude a montré que les doses de 40 et 60 mg/jour étaient significativement plus

Page 34 of 51

efficaces que le placebo, mais que la dose de 60 mg/jour n’était pas plus efficace que celle de

40 mg/jour. Les faibles doses n’étaient pas statistiquement supérieures au placebo, sauf à

l’échelle MADRS; sur cette échelle, le pourcentage de répondeurs était significativement plus

élevé sous bromhydrate de citalopram que sous placebo.

La 2

étude évaluait des doses flexibles durant 4 semaines chez des patients déprimés dont 85 %

répondaient aux critères de la mélancolie. Au départ, 89 patients ont été randomisés au groupe

bromhydrate de citalopram et 91, au groupe placebo. Il s’agit de la seule étude où les hommes

étaient plus nombreux que les femmes (64 % c. 36 %). La dose initiale de bromhydrate de

citalopram, 20 mg/jour, pouvait être augmentée jusqu’à la dose maximale tolérée, sans dépasser

80 mg/jour. On observait une amélioration significativement plus importante sous bromhydrate

de citalopram que sous placebo. À la 4

semaine, la dose quotidienne moyenne était de 63 mg;

52 % des patients prenaient 80 mg/jour.

Dans une étude à doses fixes de 6 semaines, les patients recevaient soit du bromhydrate de

citalopram à 20 ou 40 mg/jour, soit un placebo (n = 64-70 par groupe). On observait une

amélioration significativement plus importante sous bromhydrate de citalopram à 40 mg/jour que

sous placebo. La différence entre la faible dose de bromhydrate de citalopram et le placebo

n’était pas significative.

Dans une autre étude à doses fixes de 6 semaines, les patients recevaient soit du bromhydrate de

citalopram à 20 ou 40 mg/jour, soit un placebo (n = 88-97 par groupe). On observait une

amélioration légèrement plus marquée sous bromhydrate de citalopram que sous placebo, mais la

différence n’était pas statistiquement significative, en raison d’un fort effet placebo (amélioration

substantielle dans le groupe placebo).

Une étude à dose flexible de 6 semaines a été menée chez des patients âgés déprimés (âge

moyen : hommes 75 ans; femmes 77 ans) afin de préciser l’effet antidépresseur et l’innocuité du

bromhydrate de citalopram dans cette population. Parmi les patients, 98 prenaient du

bromhydrate de citalopram et 51, un placebo. Le protocole permettait l’inscription de patients

dont le score HAMD de départ était plus bas que dans la plupart des études (≥18 dans les essais

cliniques). Toutefois, le pourcentage de patients dont le score HAMD était inférieur à 18 au

départ était très faible. La dose de bromhydrate de citalopram augmentait graduellement, de

10 mg/jour au départ jusqu’à un maximum de 30 mg/jour. On observait une amélioration

significativement plus marquée sous bromhydrate de citalopram que sous placebo. La dose finale

de bromhydrate de citalopram atteignait 10, 20 et 30 mg/jour, respectivement, chez 5 %, 51 % et

44 % des patients.

Deux études à long terme ont évalué l’efficacité du bromhydrate de citalopram dans la

prévention des rechutes. Les patients déprimés ayant répondu au bromhydrate de citalopram lors

d’une phase initiale de traitement à court terme de 6 ou 8 semaines (doses fixes de 20 ou

40 mg/jour dans un cas et dose flexible de 20 à 60 mg/jour dans l’autre) étaient randomisés à

poursuivre leur traitement ou à recevoir un placebo. Parmi les patients, 257 ont reçu du

bromhydrate de citalopram et 116, un placebo. Dans les 2 études, le taux de rechute était

significativement plus bas sous bromhydrate de citalopram que sous placebo durant les 6 mois

suivants. Dans l’étude à doses fixes, le taux de rechute était comparable sous 20 et 40 mg/jour

Page 35 of 51

(10 % et 12 %, respectivement). Sous placebo, le taux de rechute atteignait 31 %. Dans l’étude à

dose flexible, le taux de rechute était de 14 % sous bromhydrate de citalopram et de 24 % sous

placebo. La plupart des patients (76 %) ayant continué à recevoir le bromhydrate de citalopram

prenaient 20 ou 40 mg/jour durant la majeure partie de l’étude, mais certains patients prenaient

60 mg/jour, et quelques-uns, moins de 20 mg/jour.

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

Pharmacodynamie

Le citalopram est un mélange racémique dont l’énantiomère S (+) est responsable des effets

pharmacologiques. L’énantiomère R (-) contribue peu à l’activité du citalopram.

Expériences

in vitro

(a) Recaptage neuronal de la sérotonine, de la noradrénaline et de la dopamine

L’effet pharmacologique principal du citalopram est l’inhibition du mécanisme de recaptage de

la 5-HT. On a démontré que le citalopram inhibait le recaptage de la 5-HT dans les plaquettes du

sang de lapin (CI

: 14 nM). De même, le médicament inhibe le recaptage de la 5-HT dans une

préparation de synaptosomes cérébraux de rat.

Recaptage des amines

3

H par les synaptosomes cérébraux de rat (CI

50

nM)

5-HT

NE

DA

NE/5-HT

citalopram

8800

41 000

4889

déméthylcitalopram

26 000

didéméthylcitalopram

1500

12 000

citalopram-N-oxyde

3200

>100 000

Les données indiquent que le citalopram est un inhibiteur puissant et spécifique du recaptage de

la 5-HT, dénué d’effet sur le recaptage neuronal de la noradrénaline (NA) et de la dopamine

(DA). Les dérivés du citalopram sont également des inhibiteurs spécifiques du recaptage de la 5-

HT, moins actifs toutefois que la molécule mère.

La sélectivité d’un ISRS est déterminée par le rapport entre les concentrations inhibant le captage

in vitro

de la NA et de la 5-HT. Selon ce critère, le citalopram est un ISRS très sélectif.

(b) Effet sur les récepteurs des neurotransmetteurs

Le citalopram manifeste peu ou pas d’affinité pour un vaste ensemble de récepteurs, parmi

lesquels les récepteurs : 5-HT

et 5-HT

, dopaminergiques D

et D

, adrénergiques α

, α

et β,

histaminergiques H

, cholinergiques muscariniques ainsi que les récepteurs des benzodiazépines

et des opiacés.

L’absence d’affinité pour ces récepteurs a été démontrée par un ensemble de tests fonctionnels

in

vitro

sur organes isolés, ainsi que par des tests fonctionnels

in vivo

Page 36 of 51

Effets sur le comportement

Dans un « paradigme comportemental de désespoir », des souris entraînées à nager dans un bocal

de verre finissent par s’immobiliser. Ce comportement est renversé par le citalopram, de manière

proportionnelle à la dose.

Les précurseurs de la 5-HT, le tryptophane et le 5-HTP, induisent chez la souris et le rat un

syndrome sérotoninergique, caractérisé par : tremblement, hyperactivité, démarche anormale,

lordose et abduction des membres arrière. Le citalopram potentialise ces comportements. Les

dérivés déméthylé, didéméthylé et oxyde-N sont moins puissants que la molécule mère.

Le citalopram accentue les tremblements de la tête induits par la coadministration d’un IMAO et

du 5-HTP. Toutefois, le citalopram n’affecte pas les tremblements de la tête induits par la

quipazine (mimétique direct de la 5-HT), ce qui indique que le citalopram est dénué d’activité

antisérotoninergique.

Le citalopram n’est pas antinociceptif en lui-même, mais il potentialise les effets antinociceptifs

de la morphine. Dans un paradigme de renforcement par la nourriture, à horaire variable, le

citalopram n’affectait pas la réponse chez le pigeon, mais accentuait la baisse de réponse induite

par le 5-HTP.

Chez le rat, le citalopram ne facilitait pas l’autostimulation, ne remplaçait ni la d-amphétamine,

ni le d-LSD, ni la 8-OHDPAT dans un paradigme de différenciation des drogues et n’augmentait

pas la consommation d’éthanol dans un test de préférence éthanol/eau. Au contraire, dans cette

dernière expérience, le citalopram diminuait la consommation d’éthanol. D’après ces

expériences, le citalopram ne devrait entraîner ni abus ni dépendance.

Le citalopram protège légèrement contre les convulsions induites par électrochoc maximal, par

isoniazide et par le son. Toutefois, lors des études de toxicité, on observait des convulsions à très

forte concentration plasmatique de citalopram (voir

TOXICOLOGIE

Effets cardiovasculaires

Le citalopram bloquait les canaux hERG à expression hétérologue dans des cellules d’ovaire de

hamster chinois transfectées (CI

: 4 mcM).

Chez le chien conscient, l’administration orale d’une dose unique de 5 mg/kg de citalopram

causait des fluctuations prononcées de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque. À

10 mg/kg, on observait tachycardie et augmentation de la pression artérielle. L’ECG n’était pas

affecté.

Chez le chat anesthésié, l’administration orale d’une dose unique de 35 mg/kg abaissait les

paramètres suivants : tension artérielle moyenne, tension télédiastolique du ventricule gauche,

contractilité, performance cardiaque, volume systolique et débit cardiaque. La résistance

périphérique augmentait. On observait des anomalies à l’ECG chez 2 des 6 chats : perturbation

de la conduction, changements de rythme et une inversion de l’onde T.

Page 37 of 51

Les autres effets cardiovasculaires du citalopram et de l’un de ses dérivés sont décrits sous

TOXICOLOGIE

Pharmacocinétique chez l’animal

Absorption

La pharmacocinétique du citalopram chez la souris, le rat et le chien, est caractérisée par une

absorption rapide, le T

variant de 0,5 à 4 heures. On a démontré, chez l’animal, une

biodisponibilité systémique réduite par rapport à l’humain, en raison important effet de premier

passage.

Distribution

L’analyse pharmacocinétique après dose intraveineuse unique suggère une distribution à deux

compartiments. On retrouve un taux élevé de citalopram et de son dérivé déméthylé dans les

poumons, le foie et les reins, et un taux plus faible dans le cœur et le cerveau. Le médicament et

ses dérivés déméthylés passent la barrière placentaire et sont excrétés en petites quantités dans le

lait.

On estime le taux de liaison du citalopram aux protéines plasmatiques à ≈70-80 %. On ignore

quelles protéines sont impliquées.

Chez la souris et le chien, le taux tissulaire de la molécule mère et des dérivés déméthylés

augmente avec la dose, mais pas nécessairement de façon proportionnelle. Chez le chien, le taux

des dérivés déméthylés par rapport à celui de la molécule mère était plus élevé que chez la

souris; par conséquent, le rapport de citalopram/didéméthylcitalopram était plus faible, chez le

chien, particulièrement dans le cœur et les reins.

Biotransformation

On n’observe aucune différence majeure dans la biotransformation du citalopram entre l’animal

et l’humain. Le citalopram est transformé en déméthylcitalopram, didéméthylcitalopram, oxyde-

N-citalopram et acide propionique désaminé.

La concentration de déméthylcitalopram et de didéméthylcitalopram est plus élevée chez la

souris, le rat et le chien que chez l’humain.

Élimination

L’élimination du citalopram après dose unique est rapide, la demi-vie variant de 1,5 à 2 heures

chez la souris et de 3,5 à 8 heures chez le chien. Chez le chien, la demi-vie s’allonge avec

l’augmentation de la dose, par saturation de l’effet de premier passage.

Après administration de 20 mg/kg de citalopram marqué au C

à des rats, l’excrétion s’effectuait

à parts égales dans l’urine et les fèces, 80 % environ de la dose totale étant récupérés.

Toxicocinétique

Plusieurs études de toxicité à long terme ont documenté le taux plasmatique de citalopram. Le

tableau suivant résume les résultats de quelques-unes.

Page 38 of 51

Espèce

Étude

Dose mg/kg

CT

a

ng/ml

DCT

b

ng/ml

DDCT

c

ng/ml

Rat

d

Toxicité orale

12 mois

(nourriture)

mâles 330

femelles 334

mâles 690

femelles 826

mâles 1163

femelles 1286

1947

1655

Chien

e

Toxicité orale

12 mois

(capsules)

1218

Humain

Doses orales

multiples

6 semaines

a : citalopram; b : déméthylcitalopram; c : didéméthylcitalopram; d : valeur moyenne à 52 semaines;

e : 2 heures après la dose; 52

semaine (1 et 3 mg/kg), 57

semaine (8 mg/kg).

Les données indiquent que, chez l’animal, le taux plasmatique du citalopram et celui du dérivé

déméthylé sont considérablement plus élevés que chez l’humain. La dose maximale

recommandée chez l’humain (60 mg/jour) correspond à environ 0,9 mg/kg. Chez le rat et le

chien à dose maximale, le taux plasmatique de la molécule mère est ≈10 fois plus élevé que chez

l’humain, alors que le taux du dérivé didéméthylé est presque 100 fois plus élevé. Chez le rat, le

taux plasmatique maximal sans effet observé (NOEL

[no observable effect level]

) n’a pu être

établi dans cette étude; à faible dose, on observait : vacuolisation minime des hépatocytes avec

infiltration graisseuse et accumulation de cellules spumeuses dans les poumons. Ces

changements étaient réversibles. Chez le chien, le NOEL était de 3 mg/kg.

TOXICOLOGIE

Toxicité à court terme

La DL

du citalopram va de 900 à 1700 mg/kg (p.o.) et de 38 à 74 mg/kg (i.v.). Toutefois,

certains animaux recevant 400 et 600 mg/kg sont morts, ce qui indique une courbe dose-effet très

aplatie pour le paramètre mortalité. Les signes de toxicité comprenaient sédation et

tremblements, et des convulsions apparaissaient en s’approchant de la DL

DL

50

chez la souris et le rat (mg/kg de poids corporel)

Voie d’administration

Espèce

Sexe

i.v.

p.o.

i.p.

s.c.

i.m.

Souris

Mâles

72 ± 9

1140 ± 190

220 ± 9

534 ± 71

>400

Femelles

74 ± 10

900 ± 120

207 ± 20

Mâles

40 ± 4

1710 ± 292

157 ± 27

1950 ± 364

>400

Femelles

38 ± 7

1426 ± 554

133 ± 17

Page 39 of 51

Plusieurs études de toxicité à dose unique ont étudié, chez le chien, le potentiel cardiotoxique du

citalopram. Ces études n’ont révélé aucun signe de cardiotoxicité, mais on observait des

convulsions tonicocloniques après administration orale (20-40 mg/kg) et après perfusion

intraveineuse lente (20-24 mg/kg) de citalopram. Le seuil plasmatique critique pour les

convulsions s’établissait à ≈1950 ng/mL.

Toxicité à long terme

On a effectué des études de toxicité sur le citalopram, notamment en administration quotidienne

durant ≤26 semaines chez la souris et 52 semaines chez le rat et le chien. Dans les études

d’innocuité à long terme du médicament, le suivi du taux plasmatique a permis d’établir que les

animaux avaient été exposés à un taux moyen de citalopram de ≤1200 ng/mL (chien et rat) et

≤2900 ng/mL (souris) et à une quantité substantielle de déméthylcitalopram (≤1800 ng/mL [rats],

≤600 ng/mlL [chien] et ≤1150 ng/mL [souris]) et de didéméthylcitalopram (≤650 ng/mL [rat],

≤600 ng/mL [chien] et ≤300 ng/mL [souris]).

Outre les signes fonctionnels et comportementaux caractéristiques d’une stimulation exagérée de

la 5-HT (p. ex. : hyperactivité, tremblement, rigidité de la queue, mydriase, prise de nourriture

réduite et gain pondéral abaissé), on observait chez les rongeurs deux effets liés au traitement :

stéatose hépatique et induction de phospholipidose (vacuolisation des lymphocytes). Ces deux

effets étaient réversibles. De plus, on observait, chez le rat, dégénérescence rétinienne et atrophie

testiculaire.

Chez le chien, on observait 2 autres effets liés au traitement. Premièrement, convulsions et

mortalité survenaient à partir de 1950 ng/ml de citalopram (p.o. ou i.v.). Deuxièmement, on

observait des arythmies ventriculaires mortelles, après perfusion intraveineuse, lors d’exposition

simultanée à un taux élevé de didéméthylcitalopram (≈300 ng/mL) et de citalopram

(≈1950 ng/mL).

Stéatose hépatique chez le rongeur

La stéatose hépatique a été observée pour la première fois lors d’une étude où des rats recevaient

par gavage 8-32 mg/kg/jour de citalopram durant 3 mois. Le traitement produisait une stéatose

hépatique proportionnelle à la dose chez tous les rats mâles (mais non chez les femelles), quelle

que soit la dose. La stéatose hépatique chez le rat mâle avait déjà été observée lors d’une étude

de 4 semaines, mais seulement à dose bien supérieure (>160 mg/kg). Chez les rates, on observait

seulement une stéatose minime à 200 mg/kg/jour.

Phospholipidose chez les rongeurs

La phospholipidose, observée chez les rongeurs, est caractérisée par une accumulation anormale

de phospholipides dans les cellules responsables de la phagocytose et du catabolisme des

membranes (p. ex. : macrophages des alvéoles pulmonaires, leucocytes circulants [lymphocytes

surtout]).

On a observé une phospholipidose chez le rat (sous citalopram à 120 mg/kg durant 52 semaines)

et une légère vacuolisation des lymphocytes circulants chez la souris (sous 100 mg/kg durant 26

semaines). Ces deux effets disparaissaient en 3 à 4 semaines.

Page 40 of 51

Dégénérescence/atrophie rétinienne chez le rat

Dans l’étude de cancérogenèse chez le rat, on observait, uniquement chez les mâles, une légère

augmentation de l’opacité du cristallin, proportionnelle à la dose. De plus, sous forte dose

(80 mg/kg/jour) on observait une augmentation de fréquence/gravité de dégénérescence/atrophie

de la rétine. La fréquence en était plus élevée chez les femelles; toutefois, plus de femelles que

de mâles ont survécu à l’étude. Un pathologiste indépendant a conclu que la cause la plus

probable des changements rétiniens était la dilatation de la pupille sous l’effet du médicament; en

effet, la mydriase augmente le risque d’atteinte rétinienne chez le rat albinos, photosensible.

Atrophie testiculaire chez le rat

Dans une étude de toxicité de 52 semaines chez le rat, on observait une atrophie testiculaire sous

citalopram à 60 et 120 mg/kg/jour.

Convulsions et mortalité chez le chien

Des études de toxicité menées chez le chien ont révélé que le citalopram avait produit des

arythmies ventriculaires mortelles. On a donc mené des études afin d’élucider le mécanisme de

cet effet et d’en déterminer la portée chez l’humain.

Ces études ont montré que :

La perfusion i.v. de citalopram à 20 mg/kg produisait des convulsions. Le taux sérique de

citalopram atteignait 1950 ng/mL à cette dose. En présence de diazépam (en perfusion

i.v.), on pouvait augmenter la perfusion de citalopram jusqu’à 70 mg/kg (6800 ng/mL).

La perfusion i.v. de didéméthylcitalopram à 5-22 mg/kg allongeait l’intervalle QT. À

5 mg/kg, le taux sérique du dérivé atteignait 300 ng/mL. L’allongement de l’intervalle

QT était proportionnel à la dose.

Lors de coadministration par perfusion de citalopram à 20 mg/kg et de

didéméthylcitalopram à 5 mg/kg (en présence de diazépam, pour éviter les convulsions),

5 chiens sur 9 sont morts de fibrillation ventriculaire. À ces doses, le taux sérique de

citalopram atteignait 1950 ng/mL et celui du didéméthylcitalopram, 300 ng/mL.

Le tableau suivant montre la différence substantielle entre le taux sérique de citalopram et de son

dérivé chez le chien, dans ces études, et celle observée chez l’humain à dose thérapeutique.

Traitement

Chien

Fibrillation ventriculaire

Patients

Concentration à l'équilibre, sous

60 mg/jour de citalopram

citalopram, 20 mg/kg

plus

didéméthylcitalopram, 5 mg/kg

1950 ng/mL

300 ng/mL

121 ng/mL

6.3 ng/mL

Toxicité sur la reproduction

Le citalopram n’affectait pas la performance de reproduction chez le rat, à dose ≤16 mg/kg/jour

(mâles) et ≤32 mg/kg/jour (femelles).

Page 41 of 51

Lors des études de tératologie menées sur le rat, on observait des effets sur les produits de

conception à dose toxique pour la mère. On notait une toxicité minime sur le développement à

32 mg/kg/jour : incidence faible de résorptions, légère baisse de poids des fœtus et des rejetons,

retard léger et réversible de l’ossification et du développement postnatal.

Dans une étude chez le lapin, la toxicité maternelle apparaissait à 4,8 mg/kg/jour, et la mortalité

à 16 mg/kg/jour. Aucun effet sur le développement embryonnaire et fœtal n’a été noté à la plus

forte dose évaluée (16 mg/kg/jour).

Lors d’une étude sur le développement embryonnaire et fœtal chez le rat, le citalopram p.o. à 32,

56 ou 112 mg/kg/jour, administré à des rates gravides durant l’organogenèse, diminuait la

croissance et la survie embryonnaires et fœtales, et augmentait l’incidence d’anomalies fœtales

(dont des anomalies cardiovasculaires et squelettiques) sous forte dose (≈18 fois la DMRH de

60 mg/jour en fonction de la surface corporelle en mg/m

). Cette dose était également associée à

une toxicité maternelle (signes cliniques, gain de poids réduit). La dose sans effet sur le

développement (56 mg/kg/jour) est environ 9 fois plus élevée que la DMRH en mg/m

. Dans une

seconde étude sur le développement embryonnaire et fœtal chez le rat, à doses comparables, on

ne notait aucune augmentation des anomalies fœtales.

Lors d’une étude sur le lapin, on n’observait aucune perturbation du développement

embryonnaire et fœtal jusqu’à 16 mg/kg/jour, soit ≈5 fois la DMRH en mg/m

. Ainsi, les effets

tératogènes observés, à dose toxique pour la mère, dans une étude sur le développement

embryonnaire et fœtal chez le rat n’ont pu être confirmés, ni lors d’une 2

étude menée chez le

rat, ni chez le lapin.

Lorsque des rats femelles ont reçu du citalopram (4,8; 12,8 ou 32 mg/kg/jour) de la fin de la

gestation au sevrage, on observait à la forte dose (correspondant à ≈5 fois la DMRH en mg/m

chez les rejetons, une mortalité accrue les 4 premiers jours et un retard de croissance persistant.

La dose sans effet toxique (12,8 mg/kg/jour) correspond à ≈2 fois la DMRH en mg/m

. On

observait des effets similaires sur la mortalité et la croissance des rejetons de femelles ayant reçu,

durant toute la gestation et au début de l’allaitement, des doses ≥24 mg/kg/jour, correspondant à

≈4 fois la DMRH en mg/m

. On n’a pu déterminer une dose sans effet toxique dans cette étude.

Fertilité

Des études chez l’animal ont montré qu’à des concentrations bien supérieures à celles que l’on

obtient chez l’humain, le citalopram diminuait l’indice de fertilité, l’indice de grossesse et le taux

d’implantation, et entraînait des anomalies du sperme.

Potentiel mutagène

Le citalopram était dépourvu d’activité mutagène dans la plupart des tests

in vitro

(tests d’Ames

Salmonella

; test d’aberration chromosomique sur lymphocytes humains en culture; test de

mutation génique sur culture de cellules de lymphome de souris L5178Y) et

in vivo

(test du

micronoyau; synthèse non programmée de l’ADN). Toutefois, le citalopram s’est avéré

mutagène dans certains tests

in vitro

(test d’Ames sur

Salmonella

et test sur cellules pulmonaires

de hamster chinois).

Page 42 of 51

Cancérogenèse

Le citalopram ne manifestait aucun potentiel cancérogène chez la souris à 40-240 mg/kg/jour

chez la souris (1,5 an) et à 8-80 mg/kg/jour chez le rat (2 ans). Chez le rat, on notait une

incidence accrue de cancer de l’intestin grêle à 8 et à 24 mg/kg/jour de citalopram, mais pas à

80 mg/kg/jour.

Page 43 of 51

RÉFÉRENCES

Préclinique/In vitro

Hyttel J, Arnt J, Sánchez C. The pharmacology of citalopram. Rev Contemp Pharmacother

1995; 6: 271-285.

Skjelbo E, Brøsen K. Inhibitors of imipramine metabolism by human liver microsomes. Br J

Clin Pharmac 1992; 34: 256-261.

Clinique/Articles de synthèse

Ahlfors UG, Elovaara S, Harma P, et al. Clinical multicentre study of citalopram compared

double-blindly with mianserin in depressed patients in Finland. Nord Psykiatr Tidsskr 1988;

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on HERG and ventricular L-type calcium currents. FEBS Letters 2002, 512:59-66.

Product Monograph - Celexa

(Citalopram Hydrobromide) 10 mg, 20 mg and 40 mg Tablets.

Lundbeck Canada Inc. Date of Revision: June 16, 2016 (Control No. 192636).

RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS À LIRE

Page 46 of 51

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS DESTINÉS

AU CONSOMMATEUR

Pr

CITALOPRAM - 20

Pr

CITALOPRAM - 40

Comprimés de citalopram USP

Cette notice est la troisième partie de la monographie du

produit CITALOPRAM, publiée lorsque le médicament a été

approuvé pour vente au Canada. Elle est expressément

destinée aux consommateurs. Veuillez lire ces

renseignements avant de commencer à prendre votre

médicament. Veuillez conserver ce feuillet tout au long du

traitement, car vous pourrez vouloir le relire. La notice est un

résumé qui ne donne pas tous les renseignements sur

CITALOPRAM. Consultez votre médecin ou votre

pharmacien pour toute question sur le médicament. Rangez

toujours les médicaments hors de portée des enfants.

AU SUJET DU MÉDICAMENT

Indications :

Votre médecin vous a prescrit CITALOPRAM pour soulager

vos symptômes de dépression. Afin d’assurer l’efficacité du

traitement et votre sécurité, lorsque vous prenez ce type de

médicament, assurez-vous de bien communiquer vos

symptômes à votre médecin.

Mode d'action :

CITALOPRAM appartient au groupe des médicaments

antidépresseurs, plus spécifiquement à la famille des

ISRS (inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine).

On pense que CITALOPRAM agit en augmentant, dans le

cerveau, le taux de sérotonine (5-hydroxytryptamine).

Contre-indications :

Prise de pimozide.

Prise actuelle ou récente d’inhibiteur de la monoamine-

oxydase (sorte d’antidépresseur, p. ex. : sélégiline,

moclobémide).

Allergie au citalopram ou à l’un des ingrédients de

CITALOPRAM (voir plus loin).

Cessez de prendre CITALOPRAM et contactez

immédiatement votre médecin en cas de réaction

allergique ou de toute autre réaction indésirable grave.

Ne prenez pas CITALOPRAM si vous êtes atteint de

syndrome du QT long congénital.

Ingrédient médicinal :

Bromhydrate de citalopram

Ingrédients non médicinaux :

Cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, dioxyde

de titane, hydroxyéthylcellulose, monohydrate de

lactose,

polyéthylèneglycol et stéarate de magnésium.

Formes posologiques :

Les comprimés CITALOPRAM de 20 mg ou de 40 mg sont

offerts en flacons et en plaquettes alvéolées.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Afin d’assurer l’efficacité du traitement et votre sécurité,

lorsque vous prenez ce type de médicament, assurez-vous

de bien communiquer vos symptômes à votre médecin.

CITALOPRAM ne doit pas être utilisé chez les enfants de

moins de 18 ans.

Apparition ou aggravation de problèmes émotionnels ou

comportementaux

Surtout au cours des premières semaines, et lors de

changements de dose, un petit nombre de patients prenant ce

type de médicaments ressentiront une aggravation de leurs

symptômes au lieu d’une amélioration. Certaines personnes

peuvent se sentir agitées, hostiles, anxieuses ou impulsives,

ou avoir des idées suicidaires, d’automutilation ou de

comportement agressif envers les autres; il peut s’agir de

problèmes nouveaux ou déjà présents mais aggravés. Les

idées et comportements suicidaires surviennent à n’importe

quel âge, mais les patients de 18 à 24 ans sont probablement

plus à risque. Si cela vous arrive ou arrive à la personne dont

vous vous occupez,

consultez immédiatement votre

médecin

. Une telle situation exige une supervision médicale

étroite.

Ne cessez pas par vous-même de prendre le

médicament.

Ces pensées risquent davantage de surgir si vous avez déjà

envisagé de vous faire du mal.

Il serait peut-être bon de parler de votre dépression ou de

votre anxiété à un proche ou à un ami, et de l'inviter à lire le

présent dépliant. Vous pourriez aussi lui demander de vous

avertir s'il perçoit une aggravation de votre état ou s'inquiète

d'un éventuel changement de comportement.

Effets sur la grossesse et les nouveau-nés

Si vous prenez CITALOPRAM et apprenez que vous êtes

enceinte, contactez votre médecin dès que possible. De

plus, parlez à votre médecin si vous désirez devenir

enceinte.

Complications possibles à la naissance (sous

CITALOPRAM ou tout autre antidépresseur récent) :

Les données de pharmacovigilance indiquent que certains

bébés nés de mères ayant pris des ISRS (Inhibiteurs sélectifs

du recaptage de la sérotonine), comme CITALOPRAM ou

RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS À LIRE

Page 47 of 51

d’autres antidépresseurs récents, durant leur grossesse, ont

présenté des complications à la naissance ayant nécessité

hospitalisation prolongée, assistance respiratoire et

gavage.Les symptômes rapportés comprenaient : difficulté à

s’alimenter ou à respirer, convulsions, muscles tendus ou

atones, nervosité et pleurs continuels. Dans la plupart des

cas, l’antidépresseur récent avait été pris durant le troisième

trimestre de la grossesse. Ces symptômes sont compatibles

avec un effet indésirable direct de l’antidépresseur ou encore

avec un syndrome lié à un sevrage soudain du médicament.

Ces symptômes disparaissent généralement avec le temps.

Toutefois, si votre bébé présente l’un de ces symptômes,

contactez votre médecin le plus tôt possible.

Hypertension pulmonaire persistante du nouveau-né

(HPPN) et antidépresseurs récents :

Des données préliminaires suggèrent que la prise d’ISRS

vers la fin de la grossesse augmente le risque d’une maladie

pulmonaire grave, l’hypertension pulmonaire persistante du

nouveau-né (HPPN) causant des difficultés respiratoires peu

après la naissance. D’après cette étude, les bébés atteints

d’HPPN étaient 6 fois plus susceptibles que les bébés sains

d’avoir été exposés à un ISRS. Dans la population générale,

l’HPPN atteint 1-2 nouveau-nés sur 1000.

Si vous êtes enceinte et prenez un ISRS ou tout autre

antidépresseur récent, vous devriez discuter des risques et

avantages des diverses options de traitement avec votre

médecin. Il est très important de NE PAS interrompre votre

traitement sans avoir tout d’abord consulté votre médecin.

Risque de fracture

:

Prendre CITALOPRAM peut augmenter votre risque de

fracture si vous êtes âgé, atteint d’ostéoporose ou

particulièrement vulnérable aux fractures osseuses. Vous

devez faire très attention pour éviter les chutes, en particulier

si vous avez des étourdissements ou si votre tension

artérielle est basse.

Glaucome à angle fermé :

CITALOPRAM peut causer une dilatation de la pupille

pouvant déclencher une crise aiguë de glaucome chez le

patient dont les angles oculaires sont étroits.Un examen des

yeux avant le début du traitement par CITALOPRAM

pourrait vous aider à déterminer si vous risquez de

développer un glaucome à angle fermé. Obtenez une aide

médicale d'urgence si :

vous avez des douleurs aux yeux;

votre vue change;

vos yeux ou le pourtour de ceux-ci enflent ou

deviennent rouges.

AVANT de prendre CITALOPRAM, avisez votre

médecin ou votre pharmacien de

:

tous vos problèmes médicaux présents ou passés dont :

problèmes cardiaques, convulsions, trouble bipolaire,

maladie du foie ou du rein, ou diabète.

antécédents personnels de troubles hémorragiques ou

d’un faible taux de plaquettes;

antécédents personnels ou familiaux d’allongement de

l’intervalle QT/QTc.

antécédents personnels d’évanouissements.

antécédents familiaux de mort subite cardiaque avant 50

ans.

déséquilibre électrolytique (p. ex, faible taux sanguin de

potassium, de magnésium ou de calcium) ou problème

pouvant causer un déséquilibre électrolytique (p. ex. :

vomissements, diarrhée, déshydratation).

trouble alimentaire ou régime alimentaire strict.

une fracture récente, ostéoporose ou facteurs de risque

d’ostéoporose.

grossesse ou allaitement, en cours ou prévus.

prise actuelle ou durant les 14 derniers jours de tout

médicament (prescrit ou en vente libre), surtout :

inhibiteurs de la monoamine-oxydase, pimozide, tout

autre antidépresseur, triptans (contre la migraine),

lithium, tramadol ou médicaments contenant du

tryptophane.

consommation d’alcool et/ou de drogues.

prise de produits naturels/plantes médicinales (p. ex. :

millepertuis).

conduite automobile ou tâches dangereuses au travail.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Interactions médicamenteuses graves

Ne prenez pas CITALOPRAM si vous prenez ou avez

récemment pris l’un des médicaments suivants :

Inhibiteur de la monoamine-oxydase (p. ex. :

phénelzine, tranylcypromine, moclobémide ou

sélégiline)

Pimozide

Linézolide (antibiotique)

Bleu de méthylène (par voie intraveineuse)

RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS À LIRE

Page 48 of 51

La liste suivante comprend une partie des médicaments

pouvant augmenter le risque d’effets secondaires sous

CITALOPRAM. Consultez votre médecin ou votre

pharmacien avant de prendre tout autre médicament (sur

ordonnance, en vente libre ou à base de plantes médicinales)

avec CITALOPRAM.

Certains des médicaments pouvant interagir avec

CITALOPRAM :

antiarythmiques (contre les troubles du rythme

cardiaque)

antipsychotiques

opiacés (contre la douleur)

médicaments contre les infections

médicaments contre les nausées et les vomissements

médicaments contre le cancer

médicaments contre l’asthme

diurétiques (pour éliminer l’eau)

carbamazépine

autres ISRS (p. ex. : Cipralex® ou escitalopram) et tout

autre antidépresseur (p. ex. : imipramine, désipramine)

lithium

tryptophane

cimétidine

triptans (p. ex. : sumatriptan, zolmitriptan, naratriptan)

fluconazole, kétoconazole, itraconazole

érythromycine

warfarine

oméprazole

plantes médicinales (p. ex. : millepertuis)

Certains médicaments pouvant agir sur la coagulation

sanguine et augmenter les saignements, tels que les

anticoagulants oraux (p. ex., warfarine, dabigatran),

l’acide acétylsalicylique (p. ex., aspirine) et d’autres

anti-inflammatoires non stéroïdiens (p. ex., ibuprofène).

Certains médicaments visant à soulager la douleur,

comme le fentanyl (employé en anesthésie ou pour

atténuer la douleur chronique), le tramadol, le

tapentadol, la mépéridine, la méthadone et la

pentazocine.

Certains médicaments employés pour calmer la toux,

comme le dextrométhorphane.

Évitez de boire de l’alcool durant votre traitement par

CITALOPRAM.

Les médicaments de la famille de CITALOPRAM peuvent

augmenter le risque de saignements : saignements de nez,

ecchymoses (bleus), et même des hémorragies mortelles. Le

risque augmente si vous avez déjà souffert d’un trouble de la

coagulation ou si vous prenez un médicament qui affecte les

plaquettes.

Les ISRS peuvent perturber l’équilibre glycémique

(hypoglycémie et hyperglycémie) chez le diabétique.

Avisez votre médecin de toute prise actuelle ou prévue de

médicament (prescrit ou en vente libre) ou de produit

naturel.

BON USAGE DU MÉDICAMENT

Dose habituelle :

Il importe de prendre CITALOPRAM exactement

comme le médecin l’a prescrit.

Le médecin prescrira généralement 20 mg/jour, à

prendre en une seule dose, de préférence toujours à la

même heure. Si vous êtes âgé, le médecin pourrait

prescrire une dose plus faible. Il faut parfois augmenter

la dose. Ne modifiez jamais votre dose de

CITALOPRAM (ou celle d’une personne dont vous

avez la charge) sans que votre médecin vous l’ait

recommandé. Prenez exactement la dose prescrite. Ne

dépassez jamais cette dose.

Avalez le comprimé entier avec de l’eau. Ne les mâchez

pas. CITALOPRAM peut être pris avec ou sans

nourriture.

Continuez à prendre CITALOPRAM même si vous ne

notez aucune amélioration de votre état : il peut

s’écouler plusieurs semaines avant que le médicament

n’agisse. L’amélioration peut être graduelle.

Continuez de prendre CITALOPRAM tant que le

médecin le recommande. Ne cessez pas brusquement de

prendre le médicament, même si vous vous sentez

mieux, à moins que votre médecin ne vous dise de le

faire. Votre médecin pourrait vous dire de continuer à

prendre CITALOPRAM durant plusieurs mois.

Continuez de suivre les instructions de votre médecin.

Surdosage :

Si vous avez accidentellement pris trop de

CITALOPRAM, contactez immédiatement votre

médecin ou le centre antipoison le plus proche, même si

vous ne vous sentez pas malade. Si vous vous rendez

chez le médecin ou à l’hôpital, emportez le contenant de

CITALOPRAM.

Si vous croyez avoir pris trop de CITALOPRAM,

communiquez immédiatement avec votre professionnel de

la santé, le service des urgences d’un hôpital ou votre

centre antipoison régional, même si vous ne présentez pas

de symptômes.

RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS À LIRE

Page 49 of 51

Dose oubliée :

Si vous oubliez une dose, prenez la dose suivante à l’heure

prévue. Ne doublez pas la dose pour compenser une dose

manquée.

RÉACTIONS INDÉSIRABLES ET COMMENT

RÉAGIR

CITALOPRAM peut entraîner des réactions

indésirables, notamment : fatigue, bouche sèche,

transpiration accrue, tremblements, nausées, diarrhée,

somnolence, troubles de l’éjaculation et infections des

voies respiratoires supérieures.

Consultez votre médecin avant de cesser de prendre le

citalopram ou d’en diminuer la dose. L’arrêt du

citalopram ou la réduction de la dose peuvent

s’accompagner de symptômes tels qu’étourdissements,

rêves anormaux, sensations de décharge électrique,

agitation, anxiété, indifférence émotionnelle, difficultés

à se concentrer, maux de tête, migraine, tremblements,

nausées, vomissements et sudation. Ces symptômes

peuvent aussi survenir si vous sautez une dose de

médicament. Les symptômes disparaissent généralement

sans traitement. Contactez immédiatement votre

médecin en cas de symptômes. Votre médecin pourrait

ajuster la dose du citalopram pour réduire les

symptômes.

Les effets indésirables, généralement légers, peuvent

disparaître en quelques jours. S’ils sont dérangeants ou

persistants, ou si tout autre effet indésirable inhabituel se

produit pendant que vous prenez CITALOPRAM,

veuillez consulter votre médecin.

CITALOPRAM n’affecte généralement pas les activités

quotidiennes ordinaires. Toutefois, abstenez-vous de

conduire ou d’utiliser des appareils dangereux avant

d’être certain que CITALOPRAM n’affecte pas vos

facultés.

Les données de pharmacovigilance indiquent que

certains bébés nés de mères ayant pris des ISRS

(Inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine),

comme CITALOPRAM ou d’autres antidépresseurs

récents, durant leur grossesse, ont présenté des

complications à la naissance ayant nécessité

hospitalisation prolongée, assistance respiratoire et

alimentation par sonde. Les symptômes rapportés

comprenaient : difficulté à s’alimenter ou à respirer,

convulsions, muscles tendus ou atones, nervosité et

pleurs continuels. Dans la plupart des cas,

l’antidépresseur récent avait été pris durant le troisième

trimestre de la grossesse. Ces symptômes sont

compatibles avec un effet indésirable direct de

l’antidépresseur ou encore avec un syndrome lié à un

sevrage soudain du médicament. Les symptômes

disparaissent généralement avec le temps.Toutefois, si

votre bébé présente l’un de ces symptômes, contactez

votre médecin le plus tôt possible.

Si vous êtes enceinte et prenez un ISRS ou tout autre

antidépresseur récent, vous devriez discuter des risques et

avantages des diverses options de traitement avec votre

médecin. Il est très important de NE PAS interrompre votre

traitement sans avoir tout d’abord consulté votre médecin.

Si vous remarquez des symptômes possibles d’un trouble du

rythme cardiaque (p. ex. : étourdissements, palpitations,

évanouissements ou convulsions), consultez immédiatement

un médecin.

Effets secondaires graves et mesure à prendre

Symptôme ou effet

Communiquez

avec votre

professionnel de

la santé

Cessez de

prendre

médicame

nt et

consultez

médecin

immédiate

ment

Si l’effet

sévère

unique

ment

Dans

tous les

Peu fréquent

Faible taux

de

plaquettes :

Ecchymoses

(bleus) ou

saignements

inhabituels de

la peau ou

d’autres

régions

Manie :

comporte-

ment et

pensées

hyperactifs

Rare

Faible taux

de sodium

dans le sang :

Symptômes de

fatigue,

faiblesse,

confusion avec

douleurs,

raideurs ou

manque de

coordination

musculaires

RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS À LIRE

Page 50 of 51

Effets secondaires graves et mesure à prendre

Symptôme ou effet

Communiquez

avec votre

professionnel de

la santé

Cessez de

prendre

médicame

nt et

consultez

médecin

immédiate

ment

Si l’effet

sévère

unique

ment

Dans

tous les

Glaucome :

Douleur

oculaire,

changements

visuels,

enflure ou

rougeur des

yeux ou du

pourtour des

yeux

Taux de

sodium

abaissé :

fatigue,

faiblesse et

confusion avec

muscles

douloureux,

raides ou non

coordonnés

Syndrome

sérotoniner-

gique :

Combinaison

de symptômes

parmi les

suivants :

agitation,

confusion,

tremblements,

secousse

musculaire,

forte fièvre

Très rare

Problème de

foie :

nausées,

vomissements,

perte d’appétit

avec

démangeai-

sons, peau et

yeux jaunes,

urine foncée

√*

Effets secondaires graves et mesure à prendre

Symptôme ou effet

Communiquez

avec votre

professionnel de

la santé

Cessez de

prendre

médicame

nt et

consultez

médecin

immédiate

ment

Si l’effet

sévère

unique

ment

Dans

tous les

Très rare

Crises

convulsives :

Perte de

conscience

avec

tremblements

incontrôlables

Voir Mises

en garde et

précautions

Acathisie :

Agitation et

incapacité de

s'asseoir ou de

rester

immobile

Apparition ou

aggravation

de problèmes

émotifs ou

comportemen

taux

Fréquence

inconnue

Anomalie du

rythme ou de

la fréquence

cardiaque,

palpitations,

évanouisse-

ment

RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS À LIRE

Page 51 of 51

Effets secondaires graves et mesure à prendre

Symptôme ou effet

Communiquez

avec votre

professionnel de

la santé

Cessez de

prendre

médicame

nt et

consultez

médecin

immédiate

ment

Si l’effet

sévère

unique

ment

Dans

tous les

Fréquence

inconnue

Signes de

réactions

cutanées

graves, p. ex. :

syndrome de

Stevens-

Johnson

(éruption

cutanée,

rougeurs,

« ampoules »

[lèvres,

bouche, yeux]

desqua-

mation, avec

fièvre,

frissons,

céphalées,

toux,

courbatures.

Cette liste d’effets secondaires n’est pas complète. En cas

d’effet inattendu en prenant CITALOPRAM, contactez votre

médecin ou votre pharmacien.

RANGEMENT DU MÉDICAMENT

Comme tout médicament, CITALOPRAM doit demeurer

hors de la portée et de la vue des enfants. Rangez vos

comprimés à température ambiante (15 °C-30 °C), dans un

endroit sec.

Assurez-vous que le flacon soit hermétiquement fermé.

L’étiquette porte une date de péremption. N’utilisez pas le

médicament après cette date.

Si votre médecin vous dit de cesser votre traitement,

rapportez les comprimés inutilisés au pharmacien, sauf si le

médecin vous dit de les conserver.

RAPPEL : C’est à VOUS que ce médicament a été prescrit.

Seul un médecin peut le prescrire, ne l’offrez donc jamais à

quelqu’un d’autre, même si ses symptômes semblent être les

mêmes que les vôtres.

Signalement des effets secondaires

Vous pouvez contribuer à l’amélioration de l’utilisation

sécuritaire des produits de santé pour les Canadiens en

signalant tout effet secondaire grave ou imprévu à Santé

Canada. Votre déclaration peut nous permettre d’identifier des

nouveaux effets secondaires et de changer les renseignments

liés à l'innocuité des produits.

3 façons de signaler :

Faire une déclaration en ligne au MedEffet

(http://hc-sc.gc.ca/dhp-mps/medeff/index-fra.php);

Téléphoner au numéro sans frais 1-866-234-2345; ou

Envoyer un formulaire de déclaration des effets

secondaires du consommateur par télécopieur ou par la

poste :

- Numéro de télécopieur sans frais 1-866-678-6789

- Adresse postale : Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indice de l’adresse: 0701E

Ottawa (Ontario)

K1A 0K9

Des étiquettes d’adresse prépayées et le formulaire sont

disponibles au MedEffet (http://hc-sc.gc.ca/dhp-

mps/medeff/index-fra.php).

REMARQUE : Consultez votre professionnel de la santé si

vous avez besoin de renseignements sur le traitement des effets

secondaires. Le Programme Canada Vigilance ne donne pas

de conseils médicaux.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

On peut se procurer la présente notice ainsi que la

monographie de produit complète, préparée à l'intention des

professionnels de la santé, en communiquant avec Pro Doc

Ltée au 1-800-361-8559, www.prodoc.qc.ca ou

info@prodoc.qc.ca.

La présente notice a été préparée par

Pro Doc Ltée, Laval, Québec, H7L 3W9

Date de révision: 14 février 2018

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