CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

08-06-2020

Ingrédients actifs:
chlorhydrate de méthadone 5 mg
Disponible depuis:
ASSISTANCE PUBLIQUE - HOPITAUX DE PARIS - AP-HP
Code ATC:
N07BC02
DCI (Dénomination commune internationale):
chlorhydrate de méthadone 5 mg
Dosage:
5 mg
forme pharmaceutique:
Sirop
Composition:
pour un récipient unidose > chlorhydrate de méthadone 5 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
1 récipient(s) unidose(s) en verre brun de 3,75 ml avec fermeture de sécurité enfant
classe:
Stupéfiants
Type d'ordonnance:
délivrance effectuée par une pharmacie de ville; délivrance fractionnée de 7 jours; médicament nécessitant une surveillance part
Domaine thérapeutique:
MEDICAMENTS UTILISES DANS LA DEPENDANCE AUX OPIACES
indications thérapeutiques:
Classe pharmacothérapeutique : MEDICAMENTS UTILISES DANS LA DEPENDANCE AUX OPIACES - code ATC : N07BC02.Ce produit est exclusivement réservé au traitement de substitution des pharmacodépendances aux opioïdes aux conditions suivantes : être adulte ou adolescent de plus de 15 ans, avoir donné son consentement pour le traitement, bénéficier d’un suivi spécifique médical, social et psychologique relatif à ce traitement, se soumettre à des examens d'urine périodiques pour le contrôle du traitement.
Descriptif du produit:
338 945-8 ou 34009 338 945 8 0 - 1 récipient(s) unidose(s) en verre brun de 3,75 ml avec fermeture de sécurité enfant - Déclaration de commercialisation:19/06/1995;558 910-9 ou 34009 558 910 9 3 - 70 récipient(s) unidose(s) en verre brun de 3,75 ml avec fermeture de sécurité enfant - Déclaration de commercialisation:19/06/1995;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
61144346
Date de l'autorisation:
1995-03-21

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NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 08/06/2020

Dénomination du médicament

CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 5 mg/3,75 ml,

sirop en récipient unidose

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations

importantes pour vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, ou votre pharmacien.

ATTENTION

Ce médicament vous a été personnellement prescrit.

Ne dépassez pas la dose qui vous a été personnellement prescrite.

Ne donnez ce médicament à aucune autre personne, même si elle présente les mêmes symptômes que vous.

Cela pourrait être dangereux pour elle.

NE LAISSEZ PAS CE MEDICAMENT A LA PORTEE DES ENFANTS.

NE PRENEZ PAS CE MEDICAMENT DEVANT DES ENFANTS.

N’OUVREZ JAMAIS LE FLACON A L’AVANCE.

CE TRAITEMENT NE DOIT PAS ETRE UTILISE PAR DES PERSONNES NON-DEPENDANTES

AUX OPIACES.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE

PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE

ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose?

3. Comment prendre CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX

DE PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX

DE PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE

PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : MEDICAMENTS UTILISES DANS LA DEPENDANCE AUX

OPIACES - code ATC : N07BC02.

Ce produit est exclusivement réservé au traitement de substitution des pharmacodépendances aux opioïdes

aux conditions suivantes :

être adulte ou adolescent de plus de 15 ans,

avoir donné son consentement pour le traitement,

bénéficier d’un suivi spécifique médical, social et psychologique relatif à ce traitement,

se soumettre à des examens d'urine périodiques pour le contrôle du traitement.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE CHLORHYDRATE

DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient

unidose ?

Ne prenez jamais CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE

PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose :

Si vous êtes allergique (hypersensible) à la substance active ou à l’un des autres composants contenus dans

ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

Si vous avez moins de 15 ans,

Si vous souffrez d’insuffisance respiratoire (dépression respiratoire) grave,

Si vous présentez des dysfonctionnements intestinaux avec occlusion intestinale (iléus paralytique),

Si vous prenez un traitement par la buprénorphine, le citalopram, la dompéridone, l’escitalopram,

l’hydroxyzine, le millepertuis, la nalbuphine, le nalméfène, la naltrexone, l’oxybate de sodium ou la

pipéraquine (voir Autres médicaments et CHLORHYDRATE DE METHADONE AP-HP 5 mg/ 3,75 ml,

sirop).

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MEDECIN OU

DE VOTRE PHARMACIEN.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou, à votre pharmacien avant de prendre CHLORHYDRATE DE

MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient

unidose).

Mises en garde

L'efficacité du traitement dépend :

de la posologie,

des mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées.

Des troubles psychologiques nécessitant une prise en charge spécialisée peuvent se révéler en cours de

traitement chez certains patients.

Chez certains patients, METHADONE AP-HP 5 mg/ 3,75 ml, sirop, peut être à l’origine de problèmes du

rythme cardiaque, qui peuvent, dans de rares cas, mettre en jeu le pronostic vital. Les symptômes

comprennent des malaises, des palpitations (sentir un rythme cardiaque rapide, plus fort ou irrégulier) ou un

évanouissement. Votre médecin pourra être amené à vous prescrire un électrocardiogramme.

Dépression du SNC et respiratoire

Des cas de décès par dépression respiratoire ont été rapportés avec la méthadone. Ce risque est plus

important pendant la période d’initiation du traitement ou lors de la reprise du traitement après une période

de sevrage (perte de tolérance).

Dépendance et symptômes de sevrage

L’utilisation chronique de CHLORHYDRATE DE METHADONE AP-HP 5 mg/ 3,75 ml, sirop peut

entraîner une dépendance psychologique et physique et des symptômes de sevrage peuvent apparaître si

l’arrêt du traitement est soudain. Une diminution de la tolérance acquise peut être également observée.

Les symptômes de sevrage les plus fréquents sont énumérés à la rubrique 3.

En cas d’arrêt puis de reprise du traitement, les mêmes précautions que lors de la mise en place initiale du

traitement et de l’augmentation progressive des doses doivent être prises.

Insuffisance surrénalienne

Consultez votre médecin ou votre pharmacien si vous ressentez l’un des symptômes suivants pendant que

vous prenez de la méthadone :

Faiblesse, fatigue, manque d'appétit, nausées, vomissements ou pression artérielle basse.

Ces symptômes peuvent indiquer une production insuffisante de l’hormone cortisol par les surrénales, et vous

pourriez avoir besoin de prendre une supplémentation hormonale.

Diminution des hormones sexuelles et augmentation de la prolactine

Une utilisation à long terme peut entraîner une diminution des niveaux d'hormones sexuelles et une

augmentation des niveaux de l’hormone prolactine. Contactez votre médecin si vous présentez des

symptômes tels qu'une baisse de la libido, une impuissance ou une absence de menstruation (aménorrhée).

Mésusage, abus et usage détourné

CHLORHYDRATE DE METHADONE AP-HP 5 mg/ 3,75 ml, sirop est un stupéfiant qui peut donner lieu à

un mésusage et un usage abusif chez des personnes à risque. Ne donnez pas ce médicament à d’autres

personnes. Il peut être nocif voire entraîner leur décès.

La prise concomitante de ce médicament est déconseillée avec les boissons alcoolisées ou les médicaments

contenant de l’alcool, avec des médicaments pouvant perturber le rythme cardiaque comme par exemple avec

certains médicaments agissant sur le rythme cardiaque, avec certains médicaments agissant sur le système

nerveux central, avec certains antiparasitaires, avec certains anti-infectieux, avec des médicaments dérivés de

l’arsenic, avec de la cocaïne, avec le crizotinib, la méquitazine, le prucalopride, le torémifène, le vandétanib,

la vincamine IV (voir Autres médicaments et CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE

PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose).

En cas d’ingestion accidentelle, il existe un risque mortel pour les enfants et les personnes non ou peu

dépendantes aux opioïdes. Conservez les flacons en sûreté, n’ouvrez jamais les flacons à l’avance, tenez les

flacons hors de portée des enfants et ne prenez pas ce médicament devant des enfants. Ne conservez pas un

flacon ouvert ou à demi-consommé.

En cas d’ingestion accidentelle ou en cas de doute, la personne ayant absorbé de la méthadone doit être

conduite immédiatement au service des urgences le plus proche.

Autres mises en garde

Ce médicament contient 1,6% de volume d’éthanol (alcool), c’est-à-dire jusqu’à 50 mg par flacon, ce qui

équivaut à 1,25 ml de bière ou 0,5 ml de vin par flacon. L’utilisation de ce médicament est dangereuse chez

les sujets alcooliques et doit être prise en compte chez les femmes enceintes ou allaitant, les enfants et les

groupes à haut risque tels que les insuffisants hépatiques ou les épileptiques.

Si votre médecin vous a informé(e) que vous avez une intolérance à certains sucres, contactez votre médecin

avant de prendre ce médicament. Ce médicament peut être nocif pour les dents.

Ce médicament contient environ 2 g de saccharose (sucre) par flacon dont il faut tenir compte, si besoin, dans

la ration journalière en cas de diabète ou de régime pauvre en sucre.

Précautions d’emploi

Prévenez votre médecin si vous vous trouvez dans une des situations suivantes :

Si vous avez des troubles du rythme cardiaque, ralentissement des battements du cœur, antécédent de

syncope ou antécédents familiaux de mort subite,

Si vous êtes atteint d’asthme,

Si vous êtes atteint d’insuffisance respiratoire, rénale ou hépatique (foie) grave,

Si vous êtes atteint d’insuffisance surrénalienne (insuffisance de la sécrétion d'hormones par les glandes

surrénaliennes),

Si vous êtes atteint de myxœdème ou d’hypothyroïdie (maladies de la glande thyroïde),

Si vous êtes atteint d’hypertrophie prostatique (augmentation du volume de la prostate),

Si vous êtes atteint d’une obstruction partielle des voies urinaires,

Si vous êtes atteint d’hypotension artérielle,

Si vous êtes atteint d’épilepsie, ou de tendance aux crises épileptiques,

Si vous êtes atteint de diabète,

Si vous êtes atteint de dysfonction des voies biliaires,

Si vous présentez une hypovolémie (diminution du volume total de sang).

Si vous êtes enceinte.

La constipation est un effet indésirable connu de la méthadone. En cas de constipation pendant le traitement,

prévenez votre médecin qui pourra vous proposer un traitement.

EN CAS DE DOUTE NE PAS HESITER A DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE

PHARMACIEN.

Enfants et adolescents

CHLORHYDRATE DE METHADONE AP-HP 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose, est contre-

indiquée chez l’enfant et l’adolescent de moins de 15 ans. Depuis la commercialisation des gélules de

METHADONE AP-HP, des cas fatals d’ingestion accidentelle, en particulier chez des enfants, ont été

rapportés.

Autres médicaments et CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX

DE PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez utilisez, avez récemment pris ou pourriez

prendre tout autre médicament.

Ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE avec de la buprénorphine, du citalopram, de la dompéridone,

de l’escitalopram, de l’hydroxyzine, du millepertuis, de la nalbuphine, du nalméfène, de la naltrexone, de

l’oxybate de sodium ou de la pipéraquine, (voir Ne prenez jamais CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE

AP-HP 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose dans les cas suivants).

Les associations aux médicaments et aux substances suivants SONT A EVITER : médicaments contenant de

l’alcool, médicaments indiqués dans les troubles du rythme cardiaque (amiodarone, disopyramide,

dronédarone, hydroquinidine, quinidine, sotalol), certains médicaments agissant sur le système nerveux

central (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol,

lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, quétiapine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol),

certains antiparasitaires (halofantrine, luméfantrine, pentamidine, chloroquine, hydroxychloroquine), certains

anti-infectieux (cotrimoxazole, délamanid, érythromycine par voie intra-veineuse (IV), moxifloxacine,

spiramycine), les médicaments atropiniques, l’apalutamide, la cocaïne, les médicaments dérivés de l’arsenic,

le crizotinib, la méquitazine, le prucalopride, le torémifène, le vandétanib, la vincamine IV (voir Mises en

garde).

L’utilisation concomitante de METHADONE AP-HP 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose et de

médicaments sédatifs (médicaments agissant sur le système nerveux central) tels que les benzodiazépines ou

médicaments apparentés augmente le risque de somnolence, de difficultés à respirer (dépression respiratoire),

de coma et peut entraîner la mise en jeu du pronostic vital. En raison de ces risques, la prescription

concomitante de ces médicaments sédatifs devrait être réservée aux patients pour lesquels il n'existe pas

d'autres options thérapeutiques.

Toutefois, si votre médecin décide de prescrire METHADONE AP-HP 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient

unidose en même temps que des médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou apparentés, la dose et

la durée du traitement concomitant devront être limitées par votre médecin.

Merci d’informer votre médecin en cas de prise de médicaments sédatifs, et de strictement respecter les doses

recommandées par votre médecin. Il serait utile, d'informer vos proches, vos amis et votre entourage pour

qu'ils soient au courant de ces symptômes mentionnés ci-dessus. Contactez votre médecin si vous ressentez

de tels symptômes.

Si vous prenez certains antidépresseurs ou antipsychotiques, METHADONE AP-HP 5 mg/3,75 ml, sirop en

récipient unidose peut interagir avec ces traitements et peut entraîner des symptômes tels que des

contractions musculaires involontaires et répétées, y compris des muscles qui contrôlent le mouvement de

l’œil, une agitation, une transpiration excessive, des tremblements, une exagération des réflexes, une

augmentation de la tension musculaire, une température du corps supérieure à 38°C.

Le risque d'effets indésirables augmente si vous utilisez la méthadone en même temps que des antidépresseurs (tels

que citalopram, duloxétine, escitalopram, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline, venlafaxine, amitriptyline,

clomipramine, imipramine, nortriptyline).

Contactez votre médecin si vous présentez les symptômes suivants :

des changements d'état mental (par exemple agitation, hallucinations, coma),

des battements rapides du cœur, une tension artérielle instable, de la fièvre,

une exagération des réflexes, des troubles de la coordination, une raideur musculaire,

des symptômes gastro-intestinaux (par exemple nausées, vomissements, diarrhées).

CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 5 mg/3,75 ml,

sirop en récipient unidose avec des aliments, des boissons et de l’alcool

La prise concomitante de boissons alcoolisées est déconseillée avec ce médicament

Grossesse, allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez

conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

L'utilisation de la méthadone, si elle est nécessaire et après avis de votre médecin, est possible pendant la

grossesse.

En raison du passage de ce médicament dans la circulation sanguine du fœtus, son utilisation en cours de

grossesse peut entraîner un syndrome de sevrage et une détresse respiratoire chez le nouveau-né. Une

surveillance particulière de l'enfant est nécessaire.

Allaitement

Consultez votre médecin si vous allaitez ou envisagez d'allaiter pendant que vous prenez de la méthadone car

cela pourrait affecter votre enfant.

Surveillez votre enfant afin de détecter des signes et des symptômes anormaux tels qu'une somnolence accrue

(plus importante que d'habitude), des difficultés respiratoires ou une diminution du tonus musculaire.

Consultez immédiatement votre médecin si vous constatez l'un de ces symptômes.

Fertilité

L’utilisation à long terme des médicaments opioïdes peut entraîner une réduction de la fertilité chez les

patients en âge de procréer.

Concernant la fertilité masculine, la méthadone peut diminuer la testostérone dans le sang et abaisser le

volume de l’éjaculat et la mobilité des spermatozoïdes.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

La vigilance et la réactivité peuvent être altérées de telle manière que l’aptitude à conduire des véhicules et

utiliser des machines en serait affectée voir complétement défaillante.

Pour consulter les effets secondaires éventuels affectant les compétences motrices et la concentration, voir la

rubrique 4.

Lorsque la posologie est stable, une interdiction totale de la conduite des véhicules n’est pas nécessaire. Le

médecin traitant doit évaluer la situation individuelle.

Veuillez voir avec votre médecin si, ou dans quelles conditions, vous pouvez conduire un véhicule.

CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 5 mg/3,75 ml,

sirop en récipient unidose contient saccharose et éthanol (alcool).

3. COMMENT PRENDRE CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-

HOPITAUX DE PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose ?

Veuillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou

pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

Les doses sont individuelles. Elles sont adaptées progressivement sous surveillance médicale, en fonction des

besoins de chaque patient.

Mode d’administration

Le produit est administré par voie orale, sous contrôle médical ou infirmier.

L’administration s’effectue en une seule prise par jour. La durée du traitement est variable en fonction de

chaque patient.

NE PAS MODIFIER OU ARRETER LE TRAITEMENT SANS L’ACCORD DE VOTRE MEDECIN

TRAITANT.

Ce flacon est fermé par un bouchon sécurité.

N’OUVREZ JAMAIS LE FLACON A L’AVANCE.

TENEZ LE FLACON HORS DE LA PORTEE ET DE LA VUE DES ENFANTS.

NE PRENEZ PAS CE MEDICAMENT DEVANT DES ENFANTS.

Schéma

Pour l’ouvrir : posez le flacon sur un plan dur, puis appuyez sur le bouchon en le dévissant dans le sens

indiqué par la flèche. Le sirop doit être bu immédiatement après ouverture du flacon.

Ne pas conserver de flacon unidose ouvert ou à demi-consommé.

DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION MEDICALE.

Si vous avez l'impression que l'effet de METHADONE AP-HP 5 mg/3,75 ml, sirop est trop fort ou trop

faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous avez pris plus de CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX

DE PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose que vous n’auriez dû.

Un surdosage en produits morphiniques constitue un DANGER VITAL nécessitant un traitement en urgence

sous surveillance médicale. APPELEZ IMMÉDIATEMENT LES SECOURS.

Afin d'éviter tout risque de surdosage, le traitement, par la méthadone, entrepris sous surveillance médicale

dans un centre agréé NE DOIT PAS ETRE ASSOCIE à la prise d’autres substances stupéfiantes.

Cela peut entraîner une hypoglycémie (diminution du taux de sucre dans le sang).

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre d’utiliser CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-

HOPITAUX DE PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose

Consulter le centre de traitement ou le médecin habilité à vous prescrire le produit.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre d’utiliser CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-

HOPITAUX DE PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose

N'arrêtez pas votre traitement sans en informer votre médecin.

Un arrêt de traitement, par diminution progressive de la posologie, peut être envisagé, avec l'accord du

patient, après une stabilisation suffisante de l'état de celui-ci. Les doses doivent être diminuées par paliers

progressifs sous surveillance médicale particulière au cours de cette phase car un arrêt brutal de traitement

expose à l'apparition d'un syndrome de sevrage.

Les symptômes de sevrage peuvent comprendre les effets suivants : agitation, larmoiement, éternuement,

rhinorrhée, bâillements, transpiration, frissons, tremblements, mydriase (dilatation de la pupille), irritabilité,

anxiété, douleurs des extrémités, douleur dorsale, douleur articulaire, douleur musculaire, contracture

musculaire, spasme musculaire, faiblesses, crampes abdominales, insomnie, nausées, anorexie,

vomissements, diarrhée, hausse de la pression artérielle, de la fréquence respiratoire ou de la fréquence

cardiaque, « chair de poule » et fièvre.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre

médecin ou pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent

pas systématiquement chez tout le monde.

La méthadone entraîne les mêmes effets indésirables que la morphine. Les manifestations les plus graves

sont : dépression respiratoire ou arrêt respiratoire, hypotension sévère, choc (effondrement de la pression

sanguine), troubles du rythme voire arrêt cardiaque.

Des cas fatals d’ingestion accidentelle, en particulier chez des enfants ont été rapportés.

Chez les sujets présentant une dépendance aux opioïdes, les effets indésirables peuvent être :

en début de traitement : euphorie, vertiges, somnolence, nausées, vomissements, constipation, sédation,

transpiration excessive, troubles urinaires, œdèmes,

au cours du traitement d'entretien : transpiration excessive, nausées, constipation, très rares cas

d’augmentation du volume des seins chez l’homme.

Les autres effets observés sont : maux de tête, insomnie, agitation, troubles visuels, rétrécissement du

diamètre de la pupille, bouche sèche, constipation, perte de l'appétit, rétention urinaire, réactions allergiques

(démangeaisons, urticaire), éruptions cutanées, douleur biliaire (douleur abdominale intense), diminution ou

accélération du rythme cardiaque avec anomalies à l’électrocardiogramme, bouffée congestive (rougeur de la

peau au niveau de la face et du cou avec sensation de chaleur), diminution de la libido, prise de poids, ,

hallucinations, désorientation, confusion, diminution du dosage sanguin de la testostérone, sédation,

sensation d’étourdissement, malaise, chute, sécrétion excessive de prolactine, baisse du nombre de plaquettes

sanguines, dépendance, convulsion, anomalies de l’appareil reproducteur (ovaires/testicules), insuffisance

surrénalienne, règles douloureuses, absence de règles, fatigue, sécrétion et écoulement de lait par la glande

mammaire, hypoglycémie (diminution du taux de sucre dans le sang).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou, votre pharmacien. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également

déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de

sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de

Pharmacovigilance - Site internet: www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du

médicament.

5. COMMENT CONSERVER CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-

HOPITAUX DE PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage. La date de péremption

fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien

d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE

PARIS 5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose

La substance active est :

Chlorhydrate de méthadone.......................................................................................... 5,00 mg

Pour un récipient unidose.

Les autres composants est sont : Acide sorbique, glycérol, D-xylose, saccharose, concentré pour sirop

d’orange amère, eau purifiée.

Qu’est-ce que CHLORHYDRATE DE MÉTHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS

5 mg/3,75 ml, sirop en récipient unidose et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de sirop. Boîte de 1 ou 70 récipients unidoses.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

ASSISTANCE PUBLIQUE – HOPITAUX DE PARIS AP-HP

3 AVENUE VICTORIA

75 100 PARIS R.P.

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRES BOUCHARA–RECORDATI

IMMEUBLE LE WILSON

70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

92 800 PUTEAUX

Fabricant

LABORATOIRES BOUCHARA–RECORDATI

IMMEUBLE LE WILSON

70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

92 800 PUTEAUX

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RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 08/06/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

CHLORHYDRATE DE METHADONE ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS 5 mg/3,75 ml,

sirop en récipient unidose

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chlorhydrate de méthadone................................................................................................. 5,00 mg

Pour un récipient unidose.

Excipients à effet notoire : Saccharose, éthanol (alcool).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Sirop.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opioïdes dans le cadre d'une prise en charge

médicale, sociale et psychologique.

Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Mise en place du traitement : la première dose quotidienne est habituellement de 20 à 30 mg selon le

niveau de dépendance physique et doit être administrée au moins dix heures après la dernière prise

d'opioïdes.

Adaptation posologique : la posologie est adaptée progressivement jusqu'à 40 à 60 mg en une à deux

semaines en fonction de la réponse clinique pour prévenir les signes de sevrage ou un possible surdosage.

Dose d'entretien : elle est obtenue par augmentation de 10 mg par semaine et se situe habituellement entre

60 et 100 mg/jour. Des doses supérieures peuvent être nécessaires. Les modifications de posologies sont alors

déterminées après réévaluation clinique et des prises en charge associées.

Mode d’administration

Le traitement est administré en une prise unique quotidienne (voir rubrique Conditions de prescription et

de dispensation).

Ne pas conserver de flacon unidose ouvert ou à demi consommé.

Le flacon est équipé d’un bouchon sécurité. En raison du risque mortel, en cas d’ingestion accidentelle,

notamment par un enfant ou une personne naïve ou peu dépendante, les patients doivent être avertis de mettre

les flacons en sûreté, de ne jamais ouvrir les flacons à l’avance, de les tenir hors de portée des enfants et de

ne pas prendre ce médicament devant des enfants. Un service d’urgence doit être contacté immédiatement en

cas d’ingestion accidentelle ou de suspicion d’ingestion (voir rubriques 4.4 et 4.8).

Modalités d’arrêt progressif du traitement

L'arrêt du traitement de substitution doit se faire par diminution progressive de la posologie de 5 à 10 mg,

par paliers espacés d’au moins une semaine. Une prudence particulière est indispensable pendant toute cette

période. Le suivi du patient sera rapproché afin de détecter, d’une part tout symptôme clinique évoquant un

syndrome de sevrage pour lequel un retour immédiat au palier précédent est nécessaire, et d’autre part, toute

reprise des conduites addictives qui expose le patient à un risque de surdosage aux opioïdes.

En cas d’arrêt puis de reprise du traitement, les mêmes précautions que lors de la mise en place initiale du

traitement et de l’augmentation progressive des doses doivent être prises en raison de la diminution de la

tolérance.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE DE LA METHADONE

Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans volontaires pour accepter les règles

du traitement.

Les conditions de prescription et de délivrance du sirop de méthadone sont les suivantes :

1) Stupéfiant : prescription sur ordonnance sécurisée.

Durée maximale de prescription limitée à 14 jours.

Délivrance fractionnée par périodes de 7 jours maximum. Le prescripteur peut préciser sur l’ordonnance la

durée de chaque fraction, ou exclure le fractionnement en portant sur l’ordonnance la mention « délivrance

en une seule fois », ou préciser que la dispensation doit se faire quotidiennement.

Dans le cadre d’une prise en charge en ambulatoire, la délivrance est effectuée par une pharmacie de ville

ou par un CSAPA. Le nom du pharmacien choisi par le patient doit être mentionné sur l’ordonnance.

Dans le cadre d’une prise en charge en établissement de santé, pour les patients hospitalisés, ou dans le

cadre d’une prise en charge en établissement pénitentiaire, le traitement est délivré quotidiennement sous

contrôle médical ou infirmier.

2) Médicament soumis à une prescription initiale réservée aux médecins exerçant en centres de soins

d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ou aux médecins hospitaliers à l’occasion

d’une hospitalisation, d’une consultation ou en milieu pénitentiaire.

Renouvellement non restreint.

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

Instauration du traitement :

Les patients sont volontaires et doivent accepter les règles de la prise en charge :

Etre suivi régulièrement au sein de l’établissement de santé ou au sein du CSAPA,

Se soumettre à une analyse urinaire à l’instauration du traitement.

Celle-ci vérifiera la réalité d’une consommation récente d’opioïdes et l’absence de prise de méthadone

comportant un traceur spécifique et faisant l’objet de la présente autorisation de mise sur le marché. Ce

contrôle urinaire permet de s’assurer qu’un même patient ne bénéficie pas de deux suivis avec prescription

de méthadone.

Suivi du traitement :

Des analyses urinaires ultérieures peuvent être effectuées au cas par cas pour vérifier le respect du

protocole par le sujet et mesurer l’efficacité du traitement sur la prise d’opioïdes illicites ou d’autres

stupéfiants. Les analyses portent sur : la méthadone, les opioïdes naturels et/ou de synthèse, la cocaïne,

l’amphétamine, les dérivés amphétaminiques, le cannabis, le LSD, ainsi que sur l’alcool. La recherche et le

dosage des produits listés ne sont pas systématiques mais sont effectués sur demande du prescripteur.

Relais

Lors d’une prise en charge en CSAPA, le médecin de centre déterminera, en collaboration avec l’équipe de

soins, l’opportunité de l’orientation du patient vers un médecin traitant pour la poursuite du traitement.

Lors d’une prise en charge initiale en établissement de santé ou en établissement pénitentiaire, le relais à

instaurer à l’issue de l’hospitalisation ou de la détention, soit vers un médecin traitant, soit vers un CSAPA

doit être envisagé avec le patient dès le début du traitement.

Ce médecin traitant sera choisi par accord entre le patient et le prescripteur initial.

Au moment du relais, l’ordonnance du prescripteur initial devra mentionner le nom du médecin traitant

choisi.

La décision d’une telle orientation s’appuiera sur les critères de stabilisation du traitement en particulier :

la capacité du patient à gérer de façon autonome son traitement,

une posologie de méthadone stabilisée,

des dosages urinaires négatifs aux opioïdes.

Des analyses urinaires ultérieures peuvent être proposées par le médecin traitant.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Enfants et adolescents de moins de 15 ans (voir rubrique 4.2).

Situation à risque élevé de dépression respiratoire, en particulier : patients avec une insuffisance

respiratoire sévère.

Patients présentant un iléus paralytique constitué.

En association avec un agoniste-antagoniste morphinique (buprénorphine, nalbuphine), avec un

antagoniste morphinique partiel (naltrexone, nalméfène), avec le citalopram, l’escitalopram, la dompéridone,

l’hydroxyzine, le millepertuis, l’oxybate de sodium ou la pipéraquine (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Ce médicament est un dérivé morphinique dont la prescription est exclusivement réservée au traitement de

substitution aux opioïdes.

Le succès du traitement est fortement corrélé à la posologie et aux mesures médico-psychologiques et socio-

éducatives associées.

Le traitement peut révéler des troubles psychiatriques nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire,

adaptée à chaque patient.

Dépression du SNC et respiratoire

Des cas de décès par dépression respiratoire ont été rapportés avec la méthadone. Le risque de dépression

respiratoire et de décès est plus important pendant la période d’initiation du traitement et lors de la reprise du

traitement après une période de sevrage (perte de tolérance).

La prise de méthadone avec de l’alcool ou des dépresseurs du système nerveux central (tels que

tranquillisants, sédatifs, hypnotiques) peut augmenter le risque de dépression du système nerveux central.

La surveillance et l’évaluation des patients pendant la première semaine sont primordiales. En effet lors de

l’administration de méthadone, l’état d’équilibre est obtenu tardivement, avec en particulier un risque

d’augmentation de la concentration plasmatique entre le 4ème et le 6ème jour, d’où une vigilance clinique

accrue pendant cette période.

L'utilisation concomitante de méthadone et de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou des

médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et le décès. Par

conséquent, les patients recevant des dépresseurs du système nerveux central et de la méthadone doivent être

encore plus étroitement surveillés pour détecter les signes de dépression respiratoire, de sédation et

d’hypotension.

En raison de ces risques, la prescription concomitante de ces médicaments sédatifs devrait être réservée aux

patients pour lesquels il n'existe pas d'autres options thérapeutiques.

Dans le cas d’une décision de prescrire la méthadone en même temps que des médicaments sédatifs, la dose

efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement des médicaments sédatifs doit être aussi

courte que possible (voir rubrique 4.5).

Le patient devra être étroitement surveillé afin de détecter des signes et symptômes de dépression respiratoire

et de sédation. Par conséquent, il est fortement recommandé d’informer le patient et son entourage d’être

attentifs à ces symptômes (voir rubrique 4.5).

La prise concomitante de méthadone avec des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de l’alcool

est déconseillée (voir rubrique 4.5).

Dépendance et syndrome de sevrage

Des dépendances physique et psychique peuvent apparaître au cours d’un traitement par méthadone. L'arrêt

brutal du traitement entraîne l'apparition d'un syndrome de sevrage aux opioïdes et une diminution de la

tolérance acquise.

Le syndrome de sevrage peut se manifester par les symptômes suivants : agitation, larmoiement,

éternuement, rhinorrhée, bâillements, sudation, frissons, tremblements, mydriase, irritabilité, anxiété,

douleurs des extrémités, douleur dorsale, arthralgie, myalgie, contracture musculaire, spasme musculaire,

faiblesse, crampes abdominales, insomnie, nausées, anorexie, vomissements, diarrhée, hausse de la tension

artérielle, de la fréquence respiratoire ou de la fréquence cardiaque, piloérection et fièvre.

L'apparition de ce syndrome de sevrage sera évitée par une diminution progressive des doses.

Abus et mésusage

Le risque d’abus et de mésusage de ce médicament est à surveiller. L'usage détourné peut entraîner des effets

indésirables graves pouvant être fatals. Il est recommandé, lors de chaque consultation, de vérifier l’absence

de pratique d’injection par le patient.

Ingestion accidentelle

La dose létale de la méthadone est de l’ordre de 1 mg/kg pour les enfants et les personnes naïves ou peu

dépendantes aux opioïdes. Afin d’éviter tout risque d’ingestion accidentelle, les patients doivent être avertis

de mettre les flacons en sûreté, de ne jamais ouvrir à l’avance les flacons, de les tenir hors de portée et de la

vue des enfants et de ne pas prendre ce médicament devant les enfants. Un service d’urgence doit être

contacté immédiatement en cas d’ingestion accidentelle ou de suspicion d’ingestion (voir rubrique 4.8).

Allongement de l’intervalle QT et torsades de pointe

Des cas d’allongement de l’intervalle QT et de torsades de pointe ont été rapportés au cours de traitements

par la méthadone, principalement à des posologies élevées (> 120 mg/j). La méthadone doit être administrée

avec précaution, sous surveillance clinique, électrolytique et ECG, aux patients présentant un risque

d’allongement de l’intervalle QT, c’est à dire en cas :

d’antécédent connu d’allongement du QT (congénital ou acquis),

d’antécédents familiaux de mort subite,

de posologie élevée, supérieure à 120 mg/j,

de pathologie cardiaque évoluée,

de traitements médicamenteux susceptibles de donner des torsades de pointe : antiarythmiques de classe Ia

(disopyramide, hydroquinidine, quinidine), antiarythmiques de classe III (amiodarone, dronédarone, sotalol),

certains antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine), arsénieux, cocaïne, certains

macrolides (érythromycine IV, spiramycine), certains neuroleptiques (amilsupride, chlorpromazine,

cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone,

pipotiazine, quétiapine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), crizotinib, délamanid, hydroxychloroquine,

moxifloxacine, méquitazine, prucalopride, sulfaméthoxazole + triméthoprime, torémifène, vandétanib,

vincamine IV.

de traitements médicamenteux connus pour provoquer une hypokaliémie, ou pour entraîner une

bradycardie, ou pour inhiber significativement le métabolisme de la méthadone (voir rubrique 4.5).

Insuffisance surrénalienne

Les analgésiques opioïdes peuvent provoquer une insuffisance surrénalienne réversible nécessitant une

surveillance et un traitement de substitution par glucocorticoïdes. Les symptômes de l'insuffisance

surrénalienne peuvent inclure des nausées, des vomissements, une perte d'appétit, de la fatigue, une faiblesse,

des vertiges ou une hypotension artérielle.

Diminution des hormones sexuelles et augmentation de la prolactine

L'utilisation à long terme d'analgésiques opioïdes peut être associée à une diminution des taux d'hormones

sexuelles et à une augmentation de la prolactine. Les symptômes peuvent inclure une diminution de la libido,

une impuissance ou une aménorrhée.

Hypoglycémie

Une hypoglycémie a été observée dans un contexte de surdosage en méthadone ou d’une augmentation de la

dose. Une surveillance régulière de la glycémie est recommandée lors de l'augmentation de la dose (voir

rubriques 4.8 et 4.9).

Syndrome sérotoninergique

L’utilisation concomitante de méthadone avec certains médicaments peut entraîner un syndrome

sérotoninergique justifiant l’arrêt immédiat du traitement (voir rubrique 4.5). Le syndrome sérotoninergique

se manifeste par l'apparition (éventuellement brutale) simultanée ou séquentielle, d'un ensemble de

symptômes pouvant nécessiter l'hospitalisation, voire exceptionnellement entraîner le décès.

Ces symptômes peuvent être d'ordre :

digestifs (diarrhée),

neuropsychiques (agitation, confusion, hypomanie),

moteurs (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité),

végétatifs (variations de la pression artérielle, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement

coma).

L’arrêt des substances sérotoninergiques permet habituellement d’obtenir une amélioration rapide. Le

traitement dépend du type et de la sévérité des symptômes.

Excipients à effet notoire

Ce médicament contient 14 mg d’éthanol (alcool) par ml de sirop.

Ce médicament contient 1,6% de volume d'éthanol (alcool), c’est-à-dire jusqu’à 50 mg par flacon, ce qui

équivaut à 1,25 ml de bière ou 0,5 ml de vin par flacon. L’utilisation de ce médicament est dangereuse chez

les sujets alcooliques et doit être prise en compte chez les femmes enceintes ou allaitant et les groupes à haut

risque tels que les insuffisants hépatiques ou les épileptiques.

Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une

intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-

isomaltase.

Ce médicament contient environ 2 g de saccharose par récipient unidose de 5 mg/3,75 ml dont il faut tenir

compte dans la ration journalière, en cas de régime pauvre en sucre ou de diabète.

Précautions d'emploi

La constipation est un effet indésirable connu de la méthadone. Il est impératif de rechercher et de prendre en

charge une constipation pendant le traitement.

Une perte de poids importante au cours du traitement doit conduire à une surveillance attentive pour déceler

tout signe de surdosage qui pourrait être entrainé par un relargage soudain de la méthadone dans la

circulation sanguine.

La méthadone est à utiliser avec précaution chez les sujets âgés, les femmes enceintes (voir rubrique 4.6), les

patients présentant une pathologie telle que : asthme, insuffisance respiratoire, rénale ou hépatique sévères et

diabète.

Les opioïdes peuvent augmenter la pression du liquide céphalorachidien et entraîner des convulsions : ils

doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant un traumatisme crânien, des lésions

intracrâniennes, d'autres circonstances dans lesquelles la pression du liquide céphalo-rachidien peut être

augmentée, ou en cas d’antécédents d’épilepsie.

Les opioïdes peuvent provoquer une hypotension orthostatique. Les opioïdes doivent être utilisés avec

précaution chez les patients souffrant d'hypotension, d’hypovolémie, d'hypertrophie prostatique ou de sténose

urétrale.

Le myosis induit par les opioïdes, les changements de niveau de conscience peuvent interférer avec

l'évaluation du patient ou modifier le diagnostic ou l'évolution d’une maladie concomitante.

Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints de myxœdème, d’hypothyroïdie,

ou d'insuffisance cortico-surrénalienne (par exemple maladie d'Addison).

Les opioïdes pouvant augmenter la pression intra-cholédocienne, ils doivent être utilisés avec précaution

chez les patients présentant une dysfonction des voies biliaires.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Substances susceptibles de donner des torsades de pointe

Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments,

antiarythmiques ou non. L’hypokaliémie est un facteur favorisant, de même que la bradycardie ou un

allongement préexistant de l’intervalle QT, congénital ou acquis.

Les médicaments à l’origine de cet effet indésirable sont notamment les antiarythmiques de classe Ia et III,

certains neuroleptiques.

D’autres substances n’appartenant pas à ces classes sont également en cause.

Pour l’érythromycine et la vincamine, seules les formes administrées par voie intraveineuse sont concernées

par cette interaction.

L’utilisation d’un médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en

règle générale. Toutefois, certains d’entre eux, en raison de leur caractère incontournable font exception à la

règle en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il s’agit de la méthadone, de

l’hydroxychloroquine, des antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine), des

arsénieux, du crizotinib, du cotrimoxazole et des neuroleptiques.

Cependant le citalopram, l’escitalopram, la dompéridone, l’hydroxyzine et la pipéraquine ne suivent pas cet

assouplissement et sont contre-indiqués avec tous les torsadogènes.

Médicaments sédatifs

L’utilisation concomitante de médicaments sédatifs avec la méthadone augmente le risque de sédation, de

dépression respiratoire, de coma et de décès en raison de l’effet dépresseur additif sur le système nerveux

central (SNC).

Parmi les médicaments sédatifs ; les dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de

substitution), les neuroleptiques, les barbituriques, les benzodiazépines, les anxiolytiques autres que les

benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), les hypnotiques, les antidépresseurs sédatifs (amitriptyline,

doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), les antihistaminiques H1 sédatifs, les antihypertenseurs

centraux, le baclofène et le thalidomide.

La posologie et la durée de traitement en cas d’utilisation concomitante doivent être restreintes (voir rubrique

4.4).

Médicaments sérotoninergiques

Le syndrome sérotoninergique peut survenir lors de l'administration concomitante de méthadone avec de la

péthidine, des inhibiteurs de la monoamine oxydase (MAO) et des agents sérotoninergiques tels que les

inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et

de la norépinéphrine (IRSN) et les antidépresseurs tricycliques (ATC). Les symptômes du syndrome

sérotoninergique peuvent inclure des changements de l'état mental, une instabilité du système nerveux

autonome, des anomalies neuromusculaires et/ou des symptômes gastro-intestinaux.

Associations contre-indiquées

(voir rubrique 4.3)

+ Morphiniques agonistes-antagonistes : nalbuphine, buprénorphine

Diminution de l'effet de la méthadone par blocage compétitif des récepteurs.

+ Morphiniques antagonistes partiels : naltrexone, nalméfène

Risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.

+ Citalopram, escitalopram

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

+ Dompéridone

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

+ Hydroxyzine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

+ Millepertuis

Diminution des concentrations de méthadone par le millepertuis, avec risque de syndrome de sevrage.

+ Oxybate de sodium

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

+ Pipéraquine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Associations déconseillées

(voir rubrique 4.4)

+ Alcool (boisson ou excipient)

Majoration par l’alcool de l'effet sédatif de la méthadone.

L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Éviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.

+ Apalutamide

Risque de diminution très importante des concentrations de la méthadone et perte d’efficacité par

augmentation de leur métabolisme hépatique par l’apalutamide.

+ Cotrimoxazole (sulfaméthoxazole + triméthoprime)

Risque de troubles ventriculaires, notamment de torsades de pointe.

Si l’association ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique régulier.

+ Substances susceptibles de donner des torsades de pointe : Antiarythmiques de classe Ia (quinidine,

hydroquinidine, disopyramide), antiarythmiques de classe III (amiodarone, dronédarone, sotalol), certains

antiparasitaires* (halofantrine, luméfantrine, pentamidine, chloroquine), arsénieux, cocaïne, certains

macrolides (érythromycine IV, spiramycine), certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine,

cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone,

pipotiazine, quétiapine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), crizotinib**, délamanid**, hydroxychloroquine,

moxifloxacine, méquitazine, prucalopride, torémifène, vandétanib, vincamine IV.

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

* Si cela est possible, interrompre l’un des 2 traitements. Si l’association ne peut être évitée, contrôle

préalable du QT et surveillance ECG monitorée.

** Si l’association ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique réguliers.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Anagrélide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

+ Azithromycine, clarithromycine, roxithromycine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe. Surveillance clinique et

électrocardiographique pendant l’association.

+ Bêta-bloquants dans l’insuffisance cardiaque : bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe. Surveillance clinique et

électrocardiographique pendant l’association.

+ Bradycardisants : antiarythmiques de classe Ia, certains antiarythmiques de classe III, antagonistes du

calcium bradycardisants (diltiazem, vérapamil), anticholinestérasiques, bêta-bloquants, digoxine, pilocarpine,

etc…

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

+ Cimétidine

Augmentation des concentrations plasmatiques de méthadone avec surdosage et risque majoré d’allongement

de l’intervalle QT et de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique renforcée : s’il y a lieu, adaptation de la posologie de la

méthadone pendant le traitement par la cimétidine et après son arrêt.

+ Ciprofloxacine, lévofloxacine, norfloxacine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

+ Fluvoxamine

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