CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

19-10-2020

Ingrédients actifs:
héparine calcique 20000 UI
Disponible depuis:
CHEPLAPHARM ARZNEIMITTEL GmbH
Code ATC:
B01AB01
DCI (Dénomination commune internationale):
héparine calcique 20000 UI
Dosage:
20000 UI
forme pharmaceutique:
Solution
Composition:
pour 0,8 ml > héparine calcique 20000 UI
Mode d'administration:
sous-cutanée
Unités en paquet:
2 ampoule(s) en verre de 0,8 ml avec seringue(s) polypropylène montée avec aiguille
classe:
Liste I
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
Antithrombotiques
indications thérapeutiques:
Classe pharmacothérapeutique : Antithrombotiques - code ATC : B01AB01Ce médicament est un anticoagulant de la famille des héparines.Ce médicament est utilisé à fortes doses (traitement curatif) pour traiter : Un caillot dans une veine (thrombose veineuse, aussi appelée phlébite) ou un caillot dans une artère pulmonaire (embolie pulmonaire). Un infarctus du myocarde ou une forme sévère d’angine de poitrine (maladie des artères coronaires reconnaissable par une douleur dans la poitrine). Un caillot qui se forme dans une artère en dehors du cerveau (embolie artérielle extra-cérébrale).Ce médicament est utilisé à doses plus faibles (traitement préventif) pour éviter : la formation d’un caillot dans une veine (thrombose veineuse, aussi appelée phlébite) :o Si vous devez subir ou avez subi une chirurgie.o Si vous devez rester allongé à cause d’une maladie aiguë (après un infarctus du myocarde, en cas d’insuffisance cardiaque, après un accident vasculaire cérébral sans saignement). Dans ce cas, ce médicament
Descriptif du produit:
301 676-3 ou 34009 301 676 3 2 - 2 ampoule(s) en verre de 0,8 ml avec seringue(s) polypropylène montée avec aiguille - Déclaration de commercialisation:19/01/1967;552 434-0 ou 34009 552 434 0 3 - 10 ampoule(s) en verre de 0,8 ml avec seringue(s) polypropylène montée avec aiguille - Déclaration d'arrêt de commercialisation:01/05/2007;556 705-9 ou 34009 556 705 9 9 - 20 ampoule(s) en verre de 0,8 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;556 706-5 ou 34009 556 706 5 0 - 50 ampoule(s) en verre de 0,8 ml - Déclaration de commercialisation:19/04/1990;556 707-1 ou 34009 556 707 1 1 - 100 ampoule(s) en verre de 0,8 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
60852495
Date de l'autorisation:
1986-06-20

Lire le document complet

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 19/10/2020

Dénomination du médicament

CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable

Héparine calcique

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations

importantes pour vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur

être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable et dans quels

cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/

0,8 ml, solution injectable ?

3. Comment utiliser CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable ET DANS

QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : Antithrombotiques - code ATC : B01AB01

Ce médicament est un anticoagulant de la famille des héparines.

Ce médicament est utilisé à fortes doses (traitement curatif) pour traiter :

Un caillot dans une veine (thrombose veineuse, aussi appelée phlébite) ou un caillot dans une artère

pulmonaire (embolie pulmonaire).

Un infarctus du myocarde ou une forme sévère d’angine de poitrine (maladie des artères coronaires

reconnaissable par une douleur dans la poitrine).

Un caillot qui se forme dans une artère en dehors du cerveau (embolie artérielle extra-cérébrale).

Ce médicament est utilisé à doses plus faibles (traitement préventif) pour éviter :

la formation d’un caillot dans une veine (thrombose veineuse, aussi appelée phlébite) :

Si vous devez subir ou avez subi une chirurgie.

Si vous devez rester allongé à cause d’une maladie aiguë (après un infarctus du myocarde, en cas

d’insuffisance cardiaque, après un accident vasculaire cérébral sans saignement). Dans ce cas, ce médicament

ne vous sera prescrit que si vous présentez par ailleurs une insuffisance rénale sévère.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER CALCIPARINE

SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable ?

N’utilisez jamais CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable quelle que soit la

dose :

Si vous êtes allergique à l'héparine calcique ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament,

mentionnés dans la rubrique 6.

Si vous avez déjà eu un épisode grave de baisse des plaquettes provoquée par une héparine (les plaquettes

sont des éléments du sang importants pour la coagulation sanguine).

Si vous avez une anomalie de la coagulation du sang.

A fortes doses, n’utilisez jamais CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable :

Si vous avez une lésion (interne ou externe) risquant de saigner.

Si vous avez un saignement dans le cerveau (hémorragie cérébrale).

Si vous avez des saignements excessifs.

L’anesthésie péridurale et la rachianesthésie (anesthésie via la colonne vertébrale) ne doivent jamais être

pratiquées pendant un traitement par Calciparine sous-cutanée à fortes doses.

L’utilisation de ce médicament est déconseillée, quelle que soit la dose :

Si vous prenez en même temps certains médicaments (voir « Autres médicaments et CALCIPARINE SOUS

CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable »).

A fortes doses, l’utilisation de ce médicament est déconseillée :

dans les 3 premiers jours qui suivent une attaque cérébrale sans saignement (accident vasculaire cérébral

non hémorragique),

si vous souffrez d’une endocardite (inflammation des valves du cœur ou des parois des cavités cardiaques

pouvant aboutir à une défaillance grave du cœur),

si vous avez une tension artérielle élevée malgré l’utilisation d’un traitement (hypertension artérielle non

contrôlée par le traitement).

A doses plus faibles, l’utilisation de ce médicament est déconseillée dans les premières 24 heures qui suivent

un saignement dans le cerveau (hémorragie cérébrale).

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant d’utiliser CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000

UI/0,8 ml, solution injectable.

Ce traitement nécessite des prises de sang répétées pour un contrôle régulier du nombre de vos plaquettes

(en général deux fois par semaine). En effet, très rarement, il peut survenir au cours du traitement par

héparine une baisse importante du nombre de plaquettes. Ceci impose un arrêt de l’héparine et une

surveillance accrue car des complications graves peuvent survenir, notamment des thromboses.

N’injectez pas ce médicament dans un muscle (voie intramusculaire). Les modalités d’injection doivent

être très précisément respectées (voir également la rubrique 3).

Une anesthésie péridurale ou une rachianesthésie (anesthésie via la colonne vertébrale) ne sont pas contre-

indiquées si vous utilisez ce médicament à faibles doses. Cependant, dans ce cas, votre médecin devra

respecter certaines précautions (délai entre l’injection et l’anesthésie, surveillance particulière).

Prévenez votre médecin :

si vous avez eu un ulcère digestif.

si vous avez une maladie de la rétine.

si vous venez de subir une opération du cerveau ou de la moelle épinière.

si vous devez subir une ponction lombaire (prélèvement dans le bas du dos).

Ces situations peuvent nécessiter une surveillance particulière telle que des examens médicaux et des prises

de sang.

Si vous devez subir une opération

Prévenez votre médecin, votre chirurgien, l’anesthésiste ou votre dentiste de la prise de ce médicament, dans

le cas où une opération chirurgicale, même mineure, est envisagée.

Autres médicaments et CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre

médicament.

Votre médecin pourra adapter les modalités de votre traitement en conséquence.

En raison de la survenue possible de saignements, prévenez systématiquement votre médecin si vous prenez

en même temps l’un de ces médicaments :

de l’aspirine aux doses utilisées pour les douleurs et la fièvre,

un anti-inflammatoire non stéroïdien, utilisé pour les douleurs, la fièvre ou les rhumatismes,

du dextran (utilisé en réanimation).

L’utilisation de ces médicaments est déconseillée si vous utilisez Calciparine sous-cutanée.

Vous devez également prévenir votre médecin si vous prenez :

un antiagrégant plaquettaire utilisé pour fluidifier le sang (tels que aspirine à faible dose, ticlopidine,

clopidogrel, antagonistes du récepteur GPIIb/IIIa plaquettaire, dipyridamole),

des médicaments utilisés pour prévenir ou traiter la formation de caillots sanguins (les thrombolytiques).

CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable avec des aliments et boissons.

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez

conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

En cas de besoin, votre médecin pourra vous prescrire ce médicament pendant votre grossesse.

Si vous utilisez ce médicament à fortes doses pendant votre grossesse, l’anesthésie péridurale (anesthésie via

la colonne vertébrale), notamment au moment de l’accouchement, ne doit jamais être pratiquée.

Si vous utilisez ce médicament à faibles doses, une anesthésie péridurale ou une rachianesthésie (anesthésie

via la colonne vertébrale) ne sont pas contre-indiquées. Cependant, dans ce cas, votre médecin devra

respecter certaines précautions (délai entre l’injection et l’anesthésie, surveillance particulière).

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut

juger de la nécessité de le poursuivre.

Allaitement

Ce médicament peut être utilisé si vous allaitez.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Sans objet.

CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable contient du

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable ?

Posologie

La dose et la durée du traitement sont déterminées par votre médecin en fonction de votre poids et en

fonction de la maladie pour laquelle vous êtes traité.

A fortes doses (traitement curatif) :

Le premier jour, la dose est généralement de 500 UI/kg en 2 ou 3 injections. On peut également vous

injecter, en début de traitement, une dose d’héparine par voie intraveineuse directe.

La dose d’héparine sera ensuite adaptée en fonction des résultats des examens sanguins de surveillance.

Afin de surveiller votre traitement, votre médecin réalisera au moins une fois par jour des examens de sang

tels que :

une mesure du temps de coagulation de votre sang (TCA),

une mesure de votre taux d’héparine dans le sang (héparinémie).

Si votre médecin décide de remplacer Calciparine sous-cutanée par un anticoagulant oral :

Les injections de Calciparine sous-cutanée ne seront arrêtées qu’après quelques jours pendant lesquels

vous prendrez les 2 traitements en même temps.

Il s’agit du temps nécessaire pour que le second traitement soit actif et que les examens sanguins de la

coagulation soient au niveau souhaité par votre médecin.

A doses plus faibles (traitement préventif) :

Votre médecin décidera de la dose, du nombre d’injections et de contrôler ou non vos examens de sang en

fonction de votre cas.

La dose habituelle est de 1 injection de 5000 UI toutes les 12 heures.

Mode et voie d’administration

Ce médicament sera injecté sous la peau (voie sous-cutanée).

Ce médicament ne doit jamais être injecté dans un muscle (voie intramusculaire).

Durée du traitement

La durée du traitement est déterminée par votre médecin et dépend de la maladie pour laquelle vous êtes

traité. Vous devez respecter la prescription de votre médecin.

Si vous avez utilisé plus de CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable que

vous n’auriez dû

Contactez rapidement un médecin, en raison d’un risque de saignement.

Si vous oubliez d’utiliser CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable

Sans objet.

Si vous arrêtez d’utiliser CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent

pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables suivants surviennent très fréquemment (plus de 1 personne sur 10) :

Saignements de gravité variable pouvant être graves, visibles ou non, dont certains peuvent engager le

pronostic vital. Ces saignements peuvent être majorés si vous présentez une lésion risquant de saigner, si

vous souffrez d’une insuffisance rénale, ou si vous prenez en même temps certains médicaments. Il faut

avertir immédiatement votre médecin ou l’infirmière.

Hématomes, nodules (boules) sous la peau aux points d’injection, plus ou moins douloureux. Les nodules

disparaissent spontanément et ne doivent pas faire interrompre le traitement.

Les effets indésirables suivants surviennent fréquemment (1 à 10 personnes sur 100) :

Baisse modérée et précoce du nombre de plaquettes dans le sang (thrombopénie).

Augmentation du taux de certaines enzymes du foie.

Les effets indésirables suivants surviennent peu fréquemment (1 à 10 personnes sur 1 000) :

Réactions allergiques locales ou générales. Vous reconnaîtrez une réaction allergique par l’apparition de

l’un des signes suivants : éruption sur la peau, démangeaisons, peau violacée, inflammation de la

conjonctive (conjonctivite), inflammation du nez (rhinite), asthme, accélération de la fréquence

respiratoire, sensation d’oppression, fièvre, frissons, gonflement du visage et de la langue. Si l’un de ces

effets survient, vous devez arrêter le traitement et le signaler immédiatement à votre médecin traitant.

Les effets indésirables suivants surviennent rarement (1 à 10 personnes sur 10 000) :

Réactions graves de la peau (nécrose) aux points d’injection ou à distance de ces points d’injection,

pouvant être précédées de petites taches rouges sur la peau (purpura), douloureuses. Ceci doit faire

interrompre immédiatement le traitement.

Augmentation du taux de certains globules blancs (éosinophiles) parfois associée à une éruption de la peau.

Baisse importante du nombre de plaquettes dans le sang, pouvant engager le pronostic vital. Dans ce cas, il

faut avertir immédiatement votre médecin. C’est pourquoi le nombre de plaquettes devra être régulièrement

contrôlé.

Les effets indésirables suivants surviennent très rarement (moins de 1 personne sur 10 000) :

Apparition de « boules » (constituées par des dépôts de sels de calcium) sous la peau, au point d’injection.

Cet effet survient essentiellement chez les personnes ayant une maladie des reins (insuffisants rénaux

sévères).

Saignements au niveau de la colonne vertébrale, lors de l’administration au cours d’une anesthésie

pratiquée via la colonne vertébrale ou lors d’une ponction lombaire (prélèvement dans le bas du dos).

Anomalies biologiques (lors d’une prise de sang), en particulier si vous êtes diabétique ou si vous souffrez

d’une insuffisance rénale :

Diminution du taux d’aldostérone, se manifestant par une tension artérielle basse, une déshydratation,

avec :

Une augmentation du taux de potassium dans le sang,

Une diminution du taux de sodium dans le sang,

Une augmentation de l’acidité dans le sang (acidose métabolique).

Chute des cheveux.

Erection douloureuse prolongée.

Les effets indésirables suivants surviennent avec une fréquence indéterminée :

Réaction allergique grave avec malaise brutal et baisse importante de la tension artérielle, pouvant être

précédée d’une éruption de boutons, de démangeaisons, de rougeurs sur la peau (choc anaphylactique). Dans

ce cas, vous devez arrêter le traitement et le signaler immédiatement à votre médecin traitant.

Une ostéoporose (déminéralisation du squelette entraînant une fragilité osseuse) lors d’un traitement

prolongé.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également

déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de

sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de

Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du

médicament.

5. COMMENT CONSERVER CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte et l’ampoule. La date de

péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Après ouverture: le produit doit être utilisé immédiatement.

A conserver à une température ne dépassant pas + 30°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien

d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable

La substance active est :

Héparine calcique.............................................................................................. 20 000 UI/0,8 ml

Correspondant à une concentration de 25 000 UI/ml.

Les autres composants sont : acide chlorhydrique concentré ou calcium (hydroxyde de), eau pour

préparations injectables.

Qu’est-ce que CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable et contenu de

l’emballage extérieur

CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml solution injectable se présente sous la forme

d'ampoules de 0.8 ml et seringues stériles en boîte de 2 ou 10 ou d'ampoules en boîte de 20, 50 ou 100.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

CHEPLAPHARM ARZNEIMITTEL GMBH

ZIEGELHOF 24

17489 GREIFSWALD

ALLEMAGNE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

CHEPLAPHARM FRANCE

105, RUE ANATOLE FRANCE

92300 LEVALLOIS-PERRET

Fabricant

GLAXO WELLCOME PRODUCTION

1, RUE DE L'ABBAYE

76960 NOTRE-DAME-DE-BONDEVILLE

FRANCE

SANOFI WINTHROP INDUSTRIE

1, RUE DE LA VIERGE

33440 AMBARES

FRANCE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

A compléter ultérieurement par le titulaire

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé :

INSTRUCTIONS DESTINÉES À LA PERSONNE QUI ADMINISTRE CE MÉDICAMENT

Posologie

En traitement curatif

On peut administrer en même temps que la première injection sous-cutanée, un bolus de 50 à 100 UI/kg

d’héparine IV, par voie intraveineuse directe.

La dose d'héparine utilisée pour la première injection sous-cutanée est de 500 UI/kg par 24 heures, répartie

en 2 ou 3 injections par jour (toutes les 12 heures ou toutes les 8 heures). Elle sera ensuite modifiée en

fonction des résultats des examens sanguins de surveillance.

L’injection sous-cutanée d’un volume supérieur à 0,6 ml pourrait diminuer la résorption de l’héparine.

En traitement préventif

En milieu chirurgical, le schéma thérapeutique standard est de 5000 UI par voie sous-cutanée 2 heures

avant l’intervention puis 5000 UI toutes les 12 heures pendant au moins 10 jours après l’intervention.

Dans certaines situations médicales, la posologie est de 5000 UI toutes les 12 heures, pouvant dans certains

cas être augmentée à 5000 UI 3 fois par jour.

Mode et voie d’administration :

Calciparine doit être administré par voie sous-cutanée. Ne pas injecter par voie intramusculaire.

Pour ouvrir l’ampoule :

Tenir fermement l’ampoule, le point coloré face à vous (schéma 1). Saisir la tête de l’ampoule entre le pouce

et l’index (le pouce sur le point coloré), puis exercer une pression vers l’arrière (schémas 2 et 3).

L'injection doit être réalisée dans le tissu cellulaire sous-cutané de la

ceinture abdominale antéro-latérale et postéro-latérale, tantôt à droite, tantôt à

gauche.

L'aiguille doit être introduite perpendiculairement et non tangentiellement,

dans l'épaisseur d'un pli cutané réalisé entre le pouce et l'index de l'opérateur.

Le pli doit être maintenu durant toute la durée de l'injection.

Lire le document complet

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 19/10/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

CALCIPARINE SOUS CUTANEE 20 000 UI/0,8 ml, solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Héparine calcique.................................................................................................... 20 000 UI/0,8 ml

Correspondant à une concentration de 25 000 UI/ml.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution injectable.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Cette héparine est une héparine classique, dite non fractionnée. Ses indications sont les suivantes :

Traitement :

Des thromboses veineuses profondes constituées et de l'embolie pulmonaire, à la phase aiguë,

De l'infarctus du myocarde avec ou sans onde Q et de l'angor instable, à la phase aiguë,

Des embolies artérielles extracérébrales.

Prévention des accidents thromboemboliques veineux :

En milieu chirurgical,

Chez les patients alités, présentant une affection médicale aiguë (notamment en post-infarctus, en cas

d'insuffisance cardiaque, après un accident vasculaire cérébral ischémique avec paralysie des membres

inférieurs). L'utilisation est dans ce cas réservée à l'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine de

l'ordre de moins de 30 ml/min selon l'estimation de la formule de Cockroft) comme alternative possible à la

prescription d'une héparine de bas poids moléculaire.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

La concentration de cette héparine est de 25 000 UI/ml. Toutes les héparines n'étant pas à la même

concentration, les prescriptions doivent être rédigées en UI.

a) Traitement curatif

Schéma posologique

Cette héparine doit être administrée par voie sous-cutanée.

On peut administrer en même temps que la première injection sous-cutanée, un bolus de 50 à 100 UI/kg

d'héparine IV, par voie intraveineuse directe, pour atteindre dès le début du traitement une héparinémie

efficace.

La dose initiale est de 500 UI/kg par 24 heures par voie sous-cutanée, répartie en deux (toutes les 12 h) ou

trois (toutes les 8 h) injections par jour, en fonction du volume à injecter. En effet, l'injection par voie sous-

cutanée d'une quantité supérieure à 15 000 UI (soit 0,6 ml) pourrait diminuer la résorption de l'héparine.

La dose d'héparine sera ensuite adaptée en fonction des résultats du contrôle biologique.

Surveillance biologique

Elle doit être au minimum quotidienne, le premier prélèvement doit avoir lieu exactement entre les deux

premières injections (soit 6 ou 4 heures après la première, selon que 2 ou 3 injections sont prévues dans la

journée). Un prélèvement doit être effectué après chaque modification de dose.

On peut utiliser en fonction des cas :

Le temps de céphaline activé (TCA) qui doit se situer entre 1 fois et demie et trois fois le témoin selon la

sensibilité du réactif utilisé (à définir par le laboratoire).

L'activité anti-Xa (héparinémie), qui est un test spécifique. Elle doit se situer entre 0,2 et 0,6 UI/ml. Ce test

sera préféré en cas d'anomalies du TCA préexistantes, chez les malades de réanimation et en cas de

syndrome inflammatoire marqué.

Relais de l'héparine par les anticoagulants oraux (AVK)

Chaque fois que cela est possible, les AVK seront introduits entre le premier et le troisième jour de

traitement, de façon à ce que la durée totale de l'héparinothérapie n'excède pas 7 à 10 jours.

En raison du temps de latence précédant le plein effet de l'AVK utilisé, l'héparine ne sera interrompue que

lorsque l'INR sera 2 jours consécutifs dans la zone thérapeutique souhaitable. Celle-ci est variable selon la

pathologie traitée.

Pendant cette période, la surveillance du TCA sera particulièrement attentive pour éviter un risque

d'hémorragie.

b) Prévention des accidents thromboemboliques veineux

En milieu chirurgical

Un schéma thérapeutique standard peut être proposé pour les opérés de chirurgie générale, digestive,

urologique, gynécologique : 5000 UI d'héparine sous -cutanée 2 heures avant l'intervention, puis 5000 UI

toutes les 12 heures pendant 10 jours au moins, après l'intervention. La surveillance du TCA et/ou de

l'activité anti-Xa ne sont pas indispensables mais la surveillance de la numération plaquettaire est nécessaire

(voir rubrique 4.4.).

Dans certaines situations médicales

La posologie habituelle est de 5000 UI toutes les 12 heures.

En cas de haut risque thromboembolique en milieu chirurgical ou médical, la posologie pourra

éventuellement être augmentée à 5 000 UI 3 fois par jour et adaptée de façon à générer un allongement

modéré du TCA (1,2 à 1,3 fois le temps du témoin), lorsque le prélèvement est effectué à mi-chemin entre

deux injections. En pratique, il est recommandé de préférer l'utilisation d'une HBPM à ce schéma complexe.

Mode d’administration

VOIE SOUS-CUTANEE stricte.

Ne pas injecter par voie intra-musculaire.

A titre indicatif :

2500 UI correspond à 0,1 ml

5000 UI correspond à 0,2 ml

7500 UI correspond à 0,3 ml

10 000 UI correspond à 0,4 ml

12 500 UI correspond à 0,5 ml

15 000 UI correspond à 0,6 ml

17 500 UI correspond à 0,7 ml

20 000 UI correspond à 0,8 ml

22 500 UI correspond à 0,9 ml

25 000 UI correspond à 1 ml

Technique d'injection

L'injection doit être réalisée dans le tissu cellulaire sous-cutané de la ceinture abdominale antéro-latérale et

postéro-latérale, tantôt à droite, tantôt à gauche.

L'aiguille doit être introduite perpendiculairement et non tangentiellement, dans l'épaisseur d'un pli cutané

réalisé entre le pouce et l'index de l'opérateur. Le pli doit être maintenu durant toute la durée de l'injection.

4.3. Contre-indications

Quelles que soient les doses (curatives ou préventives), ce médicament NE DOIT PAS ETRE PRESCRIT

dans les situations suivantes :

Hypersensibilité à l'héparine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Antécédents de thrombopénie grave de type II (thrombopénie induite par l'héparine ou TIH), sous

héparine non fractionnée ou sous héparine de bas poids moléculaire (voir rubrique 4.4 - TIH).

Maladies hémorragiques constitutionnelles.

A dose curative, dans les situations suivantes :

Lésion organique susceptible de saigner.

Manifestations ou tendances hémorragiques liées à des troubles de l'hémostase.

Hémorragie intracérébrale.

De plus, une anesthésie péridurale ou une rachianesthésie ne doivent jamais être effectuées durant un

traitement par héparine à dose curative.

A dose curative, ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE en cas d' :

Accident vasculaire cérébral ischémique étendu à la phase aiguë, avec ou sans troubles de la conscience.

Lorsque l'accident vasculaire cérébral est d'origine embolique, le délai est de 72 heures. La preuve de

l'efficacité de l'héparine à dose curative n'a pas été établie à ce jour, quelles que soient la cause, l'étendue et la

sévérité clinique de l'infarctus cérébral.

Endocardite infectieuse aiguë (en dehors de celles survenant sur prothèse mécanique).

Hypertension artérielle non contrôlée.

A dose préventive ce médicament est GENERALEMENT DECONSEILLE, dans les 24 premières heures

qui suivent une hémorragie intracérébrale.

Quelles que soient les doses, les médicaments suivants sont GENERALEMENT DECONSEILLES en

association avec l'héparine (voir rubrique 4.5) :

L'acide acétylsalicylique (en tant qu'analgésique et antipyrétique).

Les AINS.

Le dextran.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde

Devant un patient sous héparine (à dose curative ou préventive) qui présente un événement thrombotique, tel

que :

Un accident vasculaire cérébral ischémique.

Un infarctus du myocarde.

Une ischémie aiguë des membres inférieurs.

Une embolie pulmonaire.

Une phlébite.

Une aggravation de la thrombose pour laquelle il est traité.

Il faut systématiquement penser à une thrombopénie induite par l'héparine (TIH) et faire pratiquer en urgence

une numération des plaquettes (voir rubrique « Précautions d'emploi »).

En cas de rachianesthésie, l'injection de la dose d'héparine préventive doit se faire 6 heures après que les

cathéters intra-rachidiens aient été enlevés.

Le rapport bénéfice risque de l'administration de faible dose d'héparine avant une anesthésie loco-régionale

intrathécale ou périmédullaire doit être évalué pour chaque patient. Le risque de survenue d'un hématome

périmédullaire dépend de la technique utilisée et de l'expérience de l'opérateur. Il augmente dans l'ordre

suivant :

Rachianesthésie sans cathéter.

Rachianesthésie avec mise en place de cathéter.

Anesthésie péridurale.

Anesthésie péridurale avec mise en place de cathéter.

Précautions d’emploi

Situations à risque

La surveillance du traitement sera renforcée en cas d'antécédents d'ulcères digestifs, de maladies vasculaires

de la choriorétine ou en période postopératoire après chirurgie du cerveau et de la moelle épinière.

La ponction lombaire devra être discutée en tenant compte du risque de saignement intra-rachidien. Elle

devra être différée chaque fois que possible.

L'héparine peut freiner la sécrétion d'aldostérone et entraîner de rares cas d’hypoaldostéronisme avec une

hyperkaliémie et(ou) acidose métabolique. Ceci a été observé particulièrement chez les patients ayant une

kaliémie élevée et chez les patients à risque (diabétiques, insuffisants rénaux chroniques, acidose

métabolique préexistante, traitement par des médicaments susceptibles d'augmenter la kaliémie tels que les

IEC et les AINS).

Le risque d'hyperkaliémie augmente avec la durée du traitement et est habituellement réversible. En cas de

traitement prolongé une surveillance de la kaliémie peut être effectuée chez les patients à risque.

Surveillance plaquettaire

En raison du risque de TIH, une surveillance de la numération plaquettaire est nécessaire, quelles que soient

l'indication du traitement et la posologie administrée.

Pratiquer une numération plaquettaire avant traitement puis deux fois par semaine pendant 21 jours : au-delà

de cette période, si un traitement prolongé s'avère nécessaire dans certains cas particuliers, le rythme de

contrôle peut être porté à une fois par semaine, et cela jusqu'à l'arrêt du traitement.

Thrombopénie induite par héparine ou TIH

Il existe un risque de thrombopénie grave, pouvant être d’évolution fatale, parfois thrombosante, induite par

l'héparine (héparine non fractionnée et moins fréquemment héparines de bas poids moléculaire), d'origine

immunologique dite de type II (voir rubrique 4.8). La TIH est définie par un chiffre de plaquettes < 100 000

et/ou une chute relative des plaquettes de 30 à 50 % sur 2 numérations successives. Elle apparaît

essentiellement entre le 5

ème

et le 21

ème

jour suivant l'instauration du traitement héparinique (avec un pic de

fréquence aux environs du 10

ème

jour) mais peut survenir beaucoup plus précocement lorsqu'existent des

antécédents de thrombopénie sous héparine. Pour cette raison, ceux-ci seront systématiquement recherchés

au cours d'un interrogatoire approfondi avant le début du traitement. En outre, le risque de récidive, en cas de

réintroduction de l'héparine, peut persister plusieurs années, voire indéfiniment (voir rubrique 4.3).

Dans tous les cas, l'apparition d'une TIH constitue une situation d'urgence et nécessite un avis spécialisé.

Toute baisse significative (30 à 50 % de la valeur initiale) de la numération plaquettaire doit donner l'alerte,

avant même que cette valeur n'atteigne un seuil critique. La constatation d'une diminution du nombre des

plaquettes impose dans tous les cas :

1) Un contrôle immédiat de la numération.

2) La suspension du traitement héparinique, si la baisse est confirmée voire accentuée lors de ce contrôle.

Dans ces conditions, la conduite à tenir immédiate ne repose pas sur le résultat des tests d'agrégation

plaquettaire in vitro ou les tests immunologiques ; en effet, le résultat n'est obtenu dans le meilleur des cas

qu'au bout de plusieurs heures. Ces tests doivent cependant être réalisés pour aider au diagnostic de cette

complication. En cas de poursuite du traitement héparinique, le risque de thrombose est majeur.

3) La prévention ou le traitement des complications thrombotiques de la TIH.

Si la poursuite de l'anticoagulation semble indispensable, l'héparine doit être relayée par une autre classe

d'antithrombotique : danaparoïde sodique ou hirudine, prescrits suivant les cas à dose préventive ou curative.

Le relais par les AVK ne sera pris qu'après normalisation de la numération plaquettaire, en raison du risque

d'aggravation du phénomène thrombotique par les AVK.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Associations déconseillées

Avec des doses curatives d’héparine :

+ Acide acétylsalicylique

A des doses anti-inflammatoires (≥ 1 g par prise et/ou ≥ 3 g par jour).

A des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour).

Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse

gastro-duodénale par l’acide acétylsalicylique).

Utiliser un autre anti-inflammatoire ou un autre antalgique ou antipyrétique.

+ A.I.N.S.

Augmentation du risque hémorragique (agression de la muqueuse gastro-duodénale par les anti-

inflammatoires non stéroïdiens).

Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.

+ Dextran 40

Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire par le Dextran 40).

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Anti-vitamines K

Augmentation du risque hémorragique.

Lors du relais de l’héparine par l’anti-vitamine K, renforcer la surveillance clinique.

Associations à prendre en compte

Avec des doses préventives d’héparine :

+ Acide acétylsalicylique

L’utilisation conjointe de médicaments agissant à divers niveaux de l’hémostase majore le risque de

saignement. Ainsi, chez le sujet de moins de 65 ans, l’association des héparines à doses préventives à l’acide

acétylsalicylique, quelle que soit la dose, doit être prise en compte en maintenant une surveillance clinique et

éventuellement biologique.

+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens

Augmentation du risque hémorragique.

Avec des doses curatives d’héparine :

+ Acide acétylsalicylique à des doses antiagrégantes (de 50 mg à 375 mg par jour)

Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse

gastroduodénale par l’acide acétylsalicylique).

+ Thrombolytiques

Augmentation du risque hémorragique.

Quelle que soit la dose d’héparine :

+ Autres hyperkaliémiants

Risque de majoration de l’hyperkaliémie, potentiellement létale.

+ Antiagrégants plaquettaires

Augmentation du risque hémorragique.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

L'héparine ne traverse pas le placenta.

Aucune malformation ni fœtotoxicité de l'héparine n'ont été décrites chez l'animal, ni à ce jour dans l'espèce

humaine.

Lors de son utilisation chez la femme enceinte, une prudence particulière s'impose en raison des risques

hémorragiques utéroplacentaires, particulièrement au moment de l'accouchement.

Si une anesthésie péridurale est envisagée, il est nécessaire de suspendre l'héparine (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Allaitement

L'héparine n'étant pas excrétée dans le lait maternel et ne passant pas la barrière digestive, l'allaitement est

possible.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Sans objet.

4.8. Effets indésirables

Les fréquences des effets indésirables ont été estimées selon la convention suivante : très fréquent (> 10 %) ;

fréquent (de 1 % à 10 %) ; peu fréquent (de 0,1 % à 1 %) ; rare (0,01 % à 0,1 %) ; très rares (≤ 0,01 %) ;

fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Manifestations hémorragiques : très fréquemment observées, dont certaines d’évolution fatale.

Des facteurs de risque tels que des lésions organiques susceptibles de saigner, une insuffisance rénale,

certaines associations médicamenteuses (voir rubriques 4.3 et 4.5) peuvent majorer ces manifestations.

Très rares cas d'hématomes spinaux dans le cadre d'anesthésies péridurales ou rachianesthésies et de

ponctions lombaires (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Des thrombopénies ont fréquemment été rapportées. Celles-ci sont de 2 types :

Les plus fréquentes, de type I, sont habituellement modérées (> 100 000), précoces (avant le cinquième

jour) et ne nécessitent pas l'arrêt de l'héparine,

Rarement des thrombopénies graves de type II (TIH), pouvant être d’évolution fatale. Leur prévalence est

encore mal évaluée (voir rubriques 4.3 et 4.4).

De rares nécroses cutanées pouvant survenir au site d’injection ou à distance du site d’injection ont été

signalées avec les héparines. Ces réactions peuvent être précédées d'un purpura ou de placards érythémateux,

infiltrés et douloureux. La suspension du traitement doit être immédiate.

L'administration par voie sous-cutanée peut entraîner très fréquemment la survenue d'hématomes aux sites

d'injection. Ils sont majorés par le non-respect de la technique d'injection ou l'utilisation d'un matériel

d'injection inadéquat. Des nodules fermes disparaissant en quelques jours traduisent un processus

inflammatoire et ne sont pas un motif d'arrêt du traitement.

De très rares cas de calcinoses ont été observés au site d’injection, essentiellement chez les patients

insuffisants rénaux sévères.

Ostéoporose, lors de traitement au long cours.

Manifestations d'hypersensibilité, peu fréquentes, localisées ou généralisées, notamment urticaire, prurit,

éruption, érythème, conjonctivite, rhinite, asthme, cyanose, tachypnée, sensations d'oppression, fièvre,

frissons, œdème angio-neurotique. Dans certains cas leur existence doit conduire à l'arrêt du traitement.

Choc anaphylactique / anaphylactoïde (fréquence indéterminée).

Effets divers :

Cas fréquents d'élévation des transaminases et des gammaGT,

Rares cas d'hyperéosinophilie parfois accompagnée d'éruption,

Très rares cas d'alopécie,

Très rares cas de priapisme,

De très rares cas d'hypoaldostéronisme avec hyperkaliémie et (ou) acidose métabolique ont été rapportés,

en particulier, chez des patients à risque (diabétiques, insuffisants rénaux) (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet

une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent

tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du

médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site

internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage

Le surdosage accidentel après administration de doses massives d'héparine peut entraîner des

complications hémorragiques. Le risque hémorragique est proportionnel au niveau d'hypocoagulabilité et

à l'intégrité vasculaire de chaque malade.

Il existe un antidote : le sulfate de protamine, qui neutralise l'héparine en formant un complexe inactif avec

l'héparine.

100 UAH de protamine neutralise l'activité de 100 UI d'héparine.

La dose de protamine utile est fonction :

De la dose d'héparine injectée.

Du temps écoulé depuis l'injection de l'héparine, avec éventuellement une réduction des doses de

l'antidote.

Cependant, l'utilisation de cet antidote doit tenir compte de ses effets indésirables potentiels.

En cas d'ingestion massive d'héparine par voie orale, aucune conséquence grave n'est, a priori, à redouter,

compte tenu de la très faible résorption du produit aux niveaux gastrique et intestinal.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Antithrombotiques, code ATC : B01AB01

Ce médicament est une héparine non fractionnée, anticoagulant d'action immédiate.

La fixation de l'héparine sur l'antithrombine (anciennement antithrombine III) augmente considérablement (x

1000) l'activation naturelle de l'inhibiteur vis à vis de la thrombine, du facteur Xa et de tous les facteurs

activés de la coagulation. Il en résulte une activité anticoagulante puissante qui dépend de la concentration

d'héparine, de la concentration de l'antithrombine et de celles des facteurs de la coagulation. Le terme

d'héparinémie est utilisé pour la mesure de l'activité de l'héparine qui résulte de ces interactions complexes.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Injectée par voie sous-cutanée, la solution concentrée d'héparine calcique diffuse lentement dans la

circulation sanguine.

Après passage dans la circulation, une partie des molécules d'héparine administrée est neutralisée par de

nombreux facteurs (facteur plaquettaire 4, protéines sanguines dont le fibrinogène, système réticulo-

endothélial) et éliminée par captation cellulaire. Le surplus est éliminé par les reins. Aux doses normales

d'utilisation, les reins n'interviennent pas dans l'élimination de l'héparine. La partie restante subit une dilution

dont la valeur varie suivant le volume plasmatique et en particulier l'hématocrite et s'associe au cofacteur de

l'héparine (antithrombine).

Après injection d'une dose efficace par voie sous-cutanée, l'activité de l'héparine apparaît après un délai de

l'ordre de 30 à 60 min, atteint un taux maximum entre 120 et 150 min et disparaît après une durée de 8 à 14

heures selon les sujets. La demi-vie apparente est de 4 heures environ.

Ces différents paramètres de neutralisation, d'élimination, d'association aux cofacteurs varient d'un sujet à

l'autre et chez un même sujet d'un moment à l'autre.

5.3. Données de sécurité préclinique

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Acide chlorhydrique concentré ou calcium (hydroxyde de), eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités

En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.

6.3. Durée de conservation

3 ans.

Après ouverture: le produit doit être utilisé immédiatement.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas + 30°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Produits similaires

Rechercher des alertes liées à ce produit

Afficher l'historique des documents

Partagez cette information