BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

18-08-2020

Ingrédients actifs:
buprénorphine 2 mg sous forme de : chlorhydrate de buprénorphine
Disponible depuis:
MYLAN SAS
Code ATC:
N07BC01.
DCI (Dénomination commune internationale):
buprénorphine 2 mg sous forme de : chlorhydrate de buprénorphine
Dosage:
2 mg
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
pour un comprimé > buprénorphine 2 mg sous forme de : chlorhydrate de buprénorphine
Mode d'administration:
sublinguale
Unités en paquet:
plaquette(s) PVC-Aluminium de 7 comprimé(s)
classe:
Liste I
Type d'ordonnance:
délivrance fractionnée de 7 jours; liste I; prescription en toutes lettres sur ordonnance sécurisée; prescription limitée à 4 se
Domaine thérapeutique:
médicament utilisé dans la dépendance aux opioïdes
indications thérapeutiques:
Classe pharmacothérapeutique : médicament utilisé dans la dépendance aux opioïdes - code ATC : N07BC01.BUPRENORPHINE MYLAN, comprimé sublingual est utilisé pour traiter la dépendance aux opioïdes (stupéfiants). Ce médicament est exclusivement réservé au traitement de substitution des pharmacodépendances, dans le cadre d'un suivi médical et psycho‑social, chez les patients qui ont accepté d’être traités pour leur dépendance aux opioïdes.Le traitement par BUPRENORPHINE MYLAN, comprimé sublingual est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans.
Descriptif du produit:
374 642-1 ou 34009 374 642 1 5 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 7 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:24/04/2007;374 532-1 ou 34009 374 532 1 9 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
61001138
Date de l'autorisation:
2006-04-14

Lire le document complet

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 18/08/2020

Dénomination du médicament

BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual

Chlorhydrate de buprénorphine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations

importantes pour vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur

être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre

infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir

rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg,

comprimé sublingual ?

3. Comment prendre BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual ET DANS QUELS CAS

EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : médicament utilisé dans la dépendance aux opioïdes - code ATC :

N07BC01.

BUPRENORPHINE MYLAN, comprimé sublingual est utilisé pour traiter la dépendance aux opioïdes

(stupéfiants). Ce médicament est exclusivement réservé au traitement de substitution des

pharmacodépendances, dans le cadre d'un suivi médical et psycho-social, chez les patients qui ont accepté

d’être traités pour leur dépendance aux opioïdes.

Le traitement par BUPRENORPHINE MYLAN, comprimé sublingual est réservé aux adultes et adolescents

de plus de 15 ans.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE BUPRENORPHINE

MYLAN 2 mg, comprimé sublingual ?

Ne prenez jamais BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual :

si vous êtes allergique à la buprénorphine ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament,

mentionnés dans la rubrique 6,

si vous avez moins de 15 ans,

si vous avez une insuffisance respiratoire grave,

si vous avez une maladie grave du foie,

si vous présentez une intoxication alcoolique aiguë ou un delirium tremens (tremblements, sudation,

anxiété, confusion ou hallucinations causés par l’alcool),

si vous prenez de la méthadone,

si vous prenez des analgésiques morphiniques de palier III,

si vous prenez de la naltrexone,

si vous prenez du nalméfène.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou votre infirmier/ère avant de prendre BUPRENORPHINE

MYLAN, comprimé sublingual.

Informez votre médecin en cas de :

asthme ou autres problèmes respiratoires,

maladie du foie telle que l’hépatite,

tension artérielle basse,

traumatisme crânien récent ou maladie cérébrale,

affection des voies urinaires (en particulier si elle est liée à une hypertrophie de la prostate chez l’homme),

néphropathie,

problèmes thyroïdiens,

insuffisance surrénalienne (par exemple maladie d’Addison),

dysfonctionnement des voies biliaires,

dépression ou d’une autre maladie traitée par des antidépresseurs. L’utilisation concomitante de ces

médicaments avec BUPRENORPHINE MYLAN peut provoquer un syndrome sérotoninergique, une maladie

potentiellement mortelle (voir « Autres médicaments et BUPRENORPHINE MYLAN »).

Informations importantes à prendre en compte

Mésusage, abus et usage détourné

Des cas d’infections sévères potentiellement fatales peuvent survenir lors de l'usage détourné de la

buprénorphine, notamment par voie intraveineuse.

Ce médicament peut être convoité par les individus qui utilisent de manière abusive des médicaments

délivrés sur ordonnance et doit être conservé en un lieu sûr afin d’éviter tout vol. Ne donnez pas ce

médicament à d’autres personnes. Il peut entraîner leur décès ou leur être nocif.

Problèmes respiratoires

Certaines personnes sont décédées suite à une défaillance respiratoire (difficulté à respirer) lors d’une

mauvaise utilisation de ce médicament ou lors de la prise concomitante d’autres dépresseurs du système

nerveux central tels que l’alcool, les benzodiazépines (tranquillisants) ou d’autres opioïdes.

Dépendance

Ce produit peut créer une dépendance.

Symptômes de sevrage

Ce produit peut entraîner l’apparition de symptômes de sevrage si vous le prenez moins de 6 heures après la

prise d’un opioïde à courte durée d’action (morphine, héroïne ou produits apparentés) ou moins de 24 heures

après la prise d’un opioïde à longue durée d’action tel que la méthadone.

La buprénorphine peut également provoquer des symptômes de sevrage si vous arrêtez de la prendre

brutalement.

Lésion du foie

Des cas de lésion du foie ont été rapportés suite à la prise de buprénorphine, notamment lors d’un mauvais

usage du médicament par voie intraveineuse et à forte dose. Celles-ci peuvent aussi être favorisées par

certaines conditions telles que des infections virales (virus de l’hépatite B ou C), alcoolisme, anorexie ou par

l’association avec d’autres médicaments présentant un risque pour votre foie (voir rubrique 4). Votre

médecin peut faire pratiquer des tests sanguins réguliers pour surveiller l’état de votre foie. Prévenez votre

médecin si vous souffrez de problèmes hépatiques avant de commencer un traitement par buprénorphine.

Somnolence

Ce médicament peut entraîner une somnolence qui peut être augmentée par des produits tels que les boissons

alcoolisées ou les médicaments traitant l’anxiété.

Diagnostic des affections médicales non apparentées

Ce médicament peut masquer les symptômes de douleur susceptibles de contribuer au diagnostic de certaines

maladies. N'oubliez pas d'avertir votre médecin si vous prenez ce médicament.

Tension artérielle

Ce médicament peut provoquer une baisse soudaine de la tension artérielle, provoquant une sensation de

vertige lors du passage trop rapide de la position assise ou allongée à la position debout.

Une prescription et une délivrance pour une courte durée sont recommandées notamment en début de

traitement.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre

médicament.

L’utilisation concomitante de BUPRENORPHINE MYLAN et de médicaments sédatifs comme les

benzodiazépines ou les médicaments apparentés accroît le risque de somnolence, de difficultés à respirer

(dépression respiratoire), de coma et peut mettre en jeu le pronostic vital. Pour cette raison, l’utilisation

concomitante ne doit être envisagée que quand d’autres options thérapeutiques ne sont pas possibles.

Cependant, si votre médecin vous prescrit BUPRENORPHINE MYLAN en même temps que des

médicaments sédatifs, la posologie et la durée du traitement concomitant doivent être limitées par votre

médecin.

Veuillez informer votre médecin de tous les médicaments sédatifs que vous prenez et respectez

rigoureusement les recommandations posologiques de votre médecin. Il peut être utile d’informer vos amis

ou vos parents afin qu’ils soient attentifs aux signes et aux symptômes mentionnés ci-dessus. Contactez votre

médecin si vous constatez de tels symptômes.

N’utilisez pas BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual si vous prenez :

de la méthadone,

des analgésiques morphiniques (analgésiques de palier III),

de la naltrexone,

du nalméfène.

Certaines associations avec BUPRENORPHINE MYLAN ne sont pas recommandées :

tramadol, codéine, dihydrocodéine (analgésiques de palier II),

éthylmorphine,

alcool ou médicaments contenant de l’alcool.

Certains médicaments peuvent intensifier les effets indésirables de BUPRENORPHINE MYLAN et parfois

provoquer de très graves réactions. Ne prenez aucun autre médicament pendant que vous prenez

BUPRENORPHINE MYLAN sans en avoir parlé au préalable à votre médecin, notamment :

Benzodiazépines (utilisées pour traiter l’anxiété ou les troubles du sommeil) telles que le diazépam, le

témazépam et l’alprazolam. Si votre médecin vous prescrit des benzodiazépines, il vous prescrira la dose qui

vous convient. La prise d’une dose incorrecte de benzodiazépines peut entraîner le décès dû à une dépression

respiratoire (incapacité à respirer). Vous ne devez pas dépasser la dose prescrite et vous ne devez pas prendre

des benzodiazépines sans ordonnance.

Autres médicaments pouvant entraîner une somnolence qui sont utilisés pour traiter des affections telles

que l’anxiété, l’insomnie, les convulsions/crises d’épilepsie et la douleur. Ces types de médicaments

diminueront votre niveau de vigilance en rendant difficile la conduite de véhicules et l’utilisation de

machines. Ils peuvent également provoquer une dépression du système nerveux central, ce qui est très grave :

l’utilisation de ces médicaments doit être surveillée étroitement. Une liste d’exemples de ces types de

médicaments est présentée ci-dessous :

les autres opioïdes, certains analgésiques et antitussifs,

les antidépresseurs (utilisés pour traiter la dépression) tels que l’isocarboxazide et le valproate,

les antihistaminiques H

(utilisés pour traiter les réactions allergiques) tels que la diphenhydramine et la

chlorphénamine,

les barbituriques (utilisés pour provoquer le sommeil ou la sédation) tels que le phénobarbital ou l’hydrate

de chloral.

La clonidine (utilisée pour traiter une tension artérielle élevée),

Les antirétroviraux (utilisés pour traiter le SIDA) tels que le ritonavir, le nelfinavir et l’indinavir,

Certains agents antifongiques (utilisés pour traiter les infections fongiques) tels que le kétoconazole,

l’itraconazole, le voriconazole ou le posaconazole et certains antibiotiques (macrolides),

Des antidépresseurs tels que le moclobémide, la tranylcypromine, le citalopram, l’escitalopram, la

fluoxétine, la fluvoxamine, la paroxétine, la sertraline, la duloxétine, la venlafaxine, l’amitriptyline, la

doxépine, ou la trimipramine. Ces médicaments peuvent interagir avec BUPRENORPHINE MYLAN et vous

pouvez présenter des symptômes tels que des contractions rythmiques involontaires des muscles, y compris

des muscles qui contrôlent les mouvements de l'œil, une agitation, des hallucinations, un coma, une

transpiration excessive, des tremblements, une exagération des réflexes, une augmentation de la tension

musculaire, une température corporelle supérieure à 38 °C. Contactez votre médecin si vous ressentez ces

symptômes.

Certains médicaments peuvent diminuer les effets de BUPRENORPHINE MYLAN et doivent être utilisés

avec prudence quand ils sont co-administrés avec BUPRENORPHINE MYLAN. Parmi ces produits

figurent :

les médicaments utilisés pour traiter l'épilepsie (tels que la carbamazépine, le phénobarbital ou la

phénytoïne),

les médicaments utilisés pour traiter la tuberculose (rifampicine).

La prise concomitante de BUPRENORPHINE MYLAN avec les médicaments mentionnés ci-dessus doit être

étroitement surveillée et peut nécessiter dans certains cas un ajustement des doses par votre médecin.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre

médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance.

BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual avec des aliments, boissons et de l’alcool

L’alcool peut augmenter la somnolence et le risque de défaillance respiratoire s’il est associé à la prise de

BUPRENORPHINE MYLAN. Vous ne devez pas boire d’alcool ni prendre des médicaments contenant

de l’alcool pendant le traitement par BUPRENORPHINE MYLAN.

Ne pas avaler ou consommer des aliments ou des boissons tant que le comprimé n'est pas complètement

dissous.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez

conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

La buprénorphine peut être utilisée pendant la grossesse.

En cas de prise au cours de la grossesse, plus particulièrement à la fin de la grossesse, les médicaments tels

que BUPRENORPHINE MYLAN peuvent entraîner des symptômes de sevrage et des problèmes

respiratoires chez le nouveau-né. Ces symptômes peuvent survenir plusieurs jours après la naissance.

Avant d’allaiter votre enfant, consultez votre médecin : il évaluera vos facteurs de risque personnels et vous

dira si vous pouvez allaiter pendant le traitement par ce médicament.

Sportifs

Attention : ce médicament contient de la buprénorphine qui est inscrite sur la liste des substances dopantes.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

BUPRENORPHINE MYLAN peut provoquer une somnolence, des vertiges ou une altération de la pensée.

Cela peut surtout se produire pendant les premières semaines de traitement ou lorsque votre dose est

modifiée, mais également lorsque vous consommez de l'alcool ou prenez d'autres sédatifs avec

BUPRENORPHINE MYLAN. Vous ne devez pas conduire ni utiliser des outils ou des machines, ni

entreprendre des activités dangereuses tant que vous ne savez pas de quelle manière ce médicament vous

affecte. Demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.

BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual contient du lactose et du sodium

Si votre médecin vous a informé(e) d'une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce

médicament.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement

« sans sodium ».

3. COMMENT PRENDRE BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou

pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Instauration du traitement

La dose initiale recommandée chez l'adulte et l'adolescent âgé de plus de 15 ans est de 2 à 4 mg de

Buprénorphine Mylan. Une dose supplémentaire de 2 à 4 mg peut être administrée le premier jour en

fonction de vos besoins.

Vous devez présenter des signes manifestes de sevrage avant de prendre la première dose de Buprénorphine

Mylan. L'évaluation du médecin au regard de votre aptitude à recevoir le traitement permettra de décider du

moment où vous prendrez votre première dose de Buprénorphine Mylan.

Instauration du traitement par Buprénorphine Mylan lors d’une dépendance à l’héroïne :

Si vous êtes dépendant à l'héroïne ou à un opioïde à courte durée d'action, vous devez prendre votre première

dose de Buprénorphine Mylan lors de l'apparition des premiers signes de sevrage, au moins 6 heures après la

dernière prise d'opioïdes.

Instauration du traitement par Buprénorphine Mylan lors d’une dépendance à la méthadone :

Si vous prenez de la méthadone ou un opiacé à action prolongée, idéalement la dose de méthadone doit être

réduite de manière à être inférieure à 30 mg/jour avant de commencer le traitement par Buprénorphine

Mylan. La première dose de Buprénorphine Mylan doit être prise lorsqu'apparaissent les premiers signes de

sevrage, mais doit intervenir au moins 24 heures après la dernière prise de méthadone

Mode et voie d’administration

La voie sublinguale constitue la seule voie efficace et bien tolérée pour la prise de ce médicament.

Prenez la dose une fois par jour en plaçant les comprimés sous la langue.

Conservez les comprimés sous votre langue jusqu'à leur dissolution complète. Cela peut prendre 5 à 10

minutes.

Ne mâchez pas et n’avalez pas les comprimés, sous peine d’annuler leur effet et de risquer de provoquer

des symptômes de sevrage.

Ne consommez pas des aliments ou des boissons tant que les comprimés ne sont pas complètement

dissous.

Adaptation posologique et dose d'entretien

Au cours des jours qui suivent le début de votre traitement, votre médecin peut augmenter votre dose de

Buprénorphine Mylan en fonction de vos besoins. Si vous avez l'impression que l'effet de Buprénorphine

Mylan est trop fort ou trop faible, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. La dose quotidienne

maximale est de 24 mg.

Après une période pendant laquelle le traitement aura été un succès, vous pourrez vous mettre d'accord avec

votre médecin afin de diminuer progressivement la dose jusqu'à parvenir à une dose d'entretien plus faible.

Arrêt du traitement

La durée de traitement doit être déterminée individuellement pour chaque patient.

Un arrêt de traitement, par diminution progressive de la posologie, peut être envisagé, avec votre accord,

après une stabilisation suffisante de votre état. Les doses doivent être diminuées par paliers successifs sous

surveillance de votre médecin.

Ne pas modifier ou arrêter le traitement sans l'accord de votre médecin traitant.

L'efficacité du traitement dépend :

de la posologie,

des mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées.

Si vous avez l’impression que l’effet de BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual est trop

fort ou trop faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous avez pris plus de BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual que vous n’auriez dû :

Un surdosage en buprénorphine nécessite la mise sous surveillance médicale du patient et éventuellement un

traitement en urgence à l'hôpital. Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual :

Si vous avez oublié de prendre une dose, informez votre médecin le plus tôt possible. Ne prenez pas de dose

double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual :

Ne modifiez pas le traitement de quelque manière que ce soit et n'arrêtez pas le traitement sans l'accord de

votre médecin traitant. Un arrêt brutal du traitement peut entraîner l’apparition de symptômes de sevrage.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre

médecin, à votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent

pas systématiquement chez tout le monde.

Parlez-en immédiatement à votre médecin ou consultez les urgences médicales si vous présentez :

un gonflement du visage, des lèvres, de la langue ou de la gorge qui peut entraîner une difficulté à avaler

ou à respirer, de l'urticaire/rash sévère. Ceci peut être des signes d'une réaction allergique pouvant engager le

pronostic vital.

Parlez-en aussi à votre médecin si vous présentez :

une grande fatigue, des démangeaisons avec jaunissement de la peau ou des yeux. Ceci peut être des

symptômes d’une lésion du foie.

Les effets indésirables suivants observés avec la buprénorphine ont été rapportés en utilisant la convention

suivante :

très fréquent (affecte plus de 1 patient sur 10) ;

fréquent (affecte de 1 à 10 patients sur 100) ;

peu fréquent (affecte de 1 à 10 patients sur 1 000) ;

rare (affecte de 1 à 10 patients sur 10 000) ;

très rare (affecte moins de 1 patient sur 10 000) ;

fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Effets indésirables très fréquents :

Infection,

Insomnie (incapacité à dormir),

Céphalée (maux de tête),

Nausées,

Douleur abdominale,

Sueur excessive,

Syndrome de sevrage.

Effets indésirables fréquents :

Pharyngite,

Agitation,

Anxiété,

Nervosité,

Migraine,

Paresthésie (picotement et engourdissement),

Somnolence,

Evanouissement,

Vertige,

Hyperkinésie (hyperactivité),

Chute de la tension artérielle lors du passage de la position assise ou couchée à la position debout,

Dyspnée (difficulté à respirer),

Constipation,

Vomissement,

Spasme musculaire,

Règles douloureuses,

Perte vaginale blanche,

Fatigue.

Effets indésirables rares :

Hallucination,

Dépression respiratoire (difficulté sévère à respirer).

Effets indésirables dont la fréquence est indéterminée :

Syndrome de sevrage médicamenteux néonatal,

Réactions d’hypersensibilité telles que rash, urticaire, démangeaisons,

Réactions sévères d’hypersensibilité telles que bronchospasme (contraction soudaine des muscles des

bronches), dépression respiratoire, gonflement de la face, des lèvres, de la langue et/ou de la gorge, qui

peuvent être des signes de réaction allergique pouvant engager le pronostic vital,

Problèmes de foie avec ou sans jaunisse.

Tous les opioïdes peuvent causer les effets indésirables additionnels suivants : crises d’épilepsie, myosis

(contraction de la pupille), altération de la conscience.

Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, ou si certains effets indésirables

deviennent graves, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre

infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice.

Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration :

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres

Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du

médicament.

5. COMMENT CONSERVER BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Lire le document complet

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 18/08/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

BUPRENORPHINE MYLAN 2 mg, comprimé sublingual

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Buprénorphine......................................................................................................................... 2 mg

Sous forme de chlorhydrate de buprénorphine

Pour un comprimé.

Excipient(s) à effet notoire : lactose, sodium : ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium

par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé sublingual.

Comprimé rond, blanc, biconvexe, gravé « 2 » sur une face et une flèche « → » sur l'autre face.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Traitement substitutif de la pharmacodépendance aux opioïdes, dans le cadre d'une thérapeutique globale de

prise en charge médicale, sociale et psychologique.

Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans, volontaires pour recevoir un traitement

de la dépendance aux opioïdes.

4.2. Posologie et mode d'administration

Le traitement doit se faire sous le contrôle d’un médecin spécialisé dans la prise en charge de la dépendance/

addiction aux opiacés.

Il est recommandé de prescrire le traitement par la buprénorphine dans le cadre d’une prise en charge globale

de la dépendance aux opioïdes.

Le résultat du traitement dépend, d'une part, de la posologie prescrite et d'autre part, des mesures médico-

psychologiques et socio-éducatives associées pour le suivi des patients.

Précautions à prendre avant l’induction du traitement

Avant d'instaurer le traitement, le médecin doit prendre en compte le profil agoniste partiel de la molécule

aux récepteurs opioïdes µ, le type de dépendance aux opioïdes (opioïdes à durée d'action longue ou courte),

l’intervalle de temps écoulé depuis la dernière prise d’opioïdes et le niveau de dépendance aux opioïdes. Afin

d’éviter de précipiter l’apparition d'un syndrome de sevrage, l’induction du traitement par buprénorphine doit

être effectuée dès l’apparition des signes objectifs et évidents de sevrage (démontré par ex., par un score

indiquant un sevrage léger à modéré sur l'échelle clinique validée des symptômes de sevrage des opioïdes

(COWS)).

Chez les patients dépendants à l’héroïne ou aux opioïdes à courte durée d’action, la première dose de

buprénorphine doit être prise lors de l’apparition des premiers signes de sevrage mais doit intervenir au

moins 6 heures après la dernière prise d’opioïdes.

Chez les patients recevant de la méthadone, la dose de méthadone doit être diminuée à une posologie

maximum de 30 mg/jour avant de commencer le traitement par la buprénorphine. La longue demi-vie de la

méthadone doit être prise en compte lors de l’instauration du traitement par buprénorphine.

La première dose de buprénorphine ne doit être prise que lorsque les premiers signes de sevrage apparaissent

et généralement pas moins de 24 heures après la dernière prise de méthadone. La buprénorphine peut

précipiter l'apparition de symptômes de sevrage chez les patients dépendants à la méthadone.

Posologie

Mise en place du traitement (induction)

La dose initiale recommandée chez l'adulte et l'adolescent âgé de plus de 15 ans est de 2 à 4 mg en une prise

quotidienne. Une dose supplémentaire de 2 à 4 mg peut être administrée le premier jour en fonction des

besoins individuels du patient. Pendant la phase d’instauration du traitement, il est recommandé de contrôler

quotidiennement son administration afin de s’assurer que la dose est placée correctement sous la langue et

d’observer la réponse du patient au traitement, ce qui permettra d’adapter efficacement la dose administrée

en fonction de l’effet clinique obtenu chez le patient.

Adaptation posologique et traitement d'entretien

Suite à l'induction du traitement le jour 1, le patient doit être stabilisé à une dose d'entretien au cours des

quelques jours qui suivent en adaptant progressivement la dose administrée en fonction de l’effet clinique

obtenu chez le patient. L'adaptation de la posologie par paliers de 2 à 8 mg de buprénorphine est fonction de

la réévaluation de l'état clinique et psychologique du patient et ne doit pas dépasser la posologie maximale de

24 mg par jour de buprénorphine.

Une délivrance quotidienne de la buprénorphine est recommandée, notamment pendant la période

d'instauration du traitement. Par la suite et après stabilisation de son état, des quantités de médicament pour

plusieurs jours de traitement pourront être remises au patient. Il est recommandé, cependant, de limiter la

quantité du médicament délivré en une fois à 7 jours au maximum.

Administration non quotidienne

Après obtention d'une stabilisation satisfaisante, la fréquence d'administration du traitement peut être réduite

à une administration tous les deux jours en doublant la dose quotidienne du patient. Par exemple, un patient

stabilisé recevant une dose quotidienne de 8 mg de buprénorphine peut recevoir 16 mg de buprénorphine un

jour sur deux, sans traitement les jours intermédiaires. Chez certains patients, après l'obtention d'une

stabilisation satisfaisante, la fréquence d'administration du traitement peut être réduite à 3 administrations par

semaine (par exemple lundi, mercredi et vendredi). La dose du lundi et du mercredi doit être égale à deux

fois la dose quotidienne du patient, et la dose du vendredi doit être égale à trois fois la dose quotidienne du

patient, sans traitement les jours intermédiaires. En aucun cas, la dose ne doit dépasser 24 mg de

buprénorphine par jour. Cette posologie peut ne pas convenir aux patients nécessitant une dose quotidienne >

8 mg de buprénorphine/jour.

Réduction des doses et arrêt du traitement (arrêt progressif)

Lorsque l’évaluation clinique et la volonté du patient conduisent à envisager l’arrêt du traitement, celui-ci

doit être effectué avec prudence. La décision d’arrêter le traitement par la buprénorphine après une période

d'entretien ou de stabilisation brève doit être prise dans le cadre d’une prise en charge globale. Pour éviter des

symptômes de sevrage et une rechute éventuelle, dans les cas favorables, la dose de buprénorphine peut être

diminuée progressivement jusqu’à l’arrêt du traitement. Après une période de stabilisation jugée

satisfaisante, si le patient l’accepte, le médecin pourra proposer au patient de diminuer progressivement sa

dose de buprénorphine, jusqu'à un arrêt total du traitement de substitution dans les cas favorables. La mise à

disposition de comprimés sublinguaux dosés respectivement à 0,4 mg, 2 mg et 8 mg permet une diminution

progressive de la posologie. Durant la période d'arrêt du traitement, une attention particulière sera portée aux

risques de rechute.

Populations particulières

Sujets âgés

La sécurité et l'efficacité de la buprénorphine chez les patients âgés de plus de 65 ans n’ont pas été établies.

Aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée.

Insuffisance hépatique

Un bilan hépatique et la recherche d’une hépatite virale sont recommandés avant de commencer le

traitement.

L’effet de l’insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine a été évalué dans une étude

réalisée après commercialisation. En raison de la métabolisation importante de la buprénorphine, on retrouve

des taux plasmatiques de buprénorphine plus élevés chez les patients atteints d’insuffisance hépatique.

L’exposition systémique est légèrement augmentée chez les sujets atteints d’une insuffisance hépatique

légère et aucun ajustement de posologie n’est jugé nécessaire. Après administration d’une dose unique de 2

mg, l’exposition systémique totale est significativement augmentée chez les sujets atteints d’insuffisance

hépatique modérée (1,6 fois) et sévère (2,8 fois) comparée aux sujets sains. Les patients doivent être

surveillés afin d’éviter les signes et symptômes de toxicité ou de surdosage causés par des taux élevés de

buprénorphine. BUPRENORPHINE MYLAN doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints

d’insuffisance hépatique modérée et une diminution de la dose initiale et de la dose d’entretien doit être

considérée. Compte tenu d’une exposition élevée chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère et

d’une possible accumulation après l’administration de doses répétées, BUPRENORPHINE MYLAN ne doit

pas être utilisé chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.3 et 5.2).

Les patients présentant une hépatite virale, sous traitement médical concomitant (voir rubrique 4.5) et/ou

souffrant d’un dysfonctionnement hépatique ont un risque plus élevé d’atteinte accélérée du foie. Un bilan

hépatique initial et la recherche d'une hépatite virale sont recommandés avant de commencer le traitement. Il

est recommandé de contrôler régulièrement la fonction hépatique (voir rubrique 4.4).

Insuffisance rénale

La modification de la posologie de la buprénorphine n’est généralement pas nécessaire chez les patients

atteints d’insuffisance rénale. La prudence est recommandée chez les patients présentant une insuffisance

rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de la buprénorphine chez les enfants âgés de moins de 15 ans n'ont pas été établies.

Aucune donnée n'est disponible.

En raison de l'absence de données chez les adolescents (âgés de 15 à 17 ans), ces patients doivent être

surveillés plus étroitement pendant le traitement.

Mode d’administration

Administration par voie sublinguale : les médecins doivent informer les patients que la voie sublinguale

constitue la seule voie efficace et bien tolérée pour l'administration de ce médicament. Le comprimé doit être

maintenu sous la langue jusqu’à dissolution complète, ce qui intervient habituellement en 5 à 10 minutes. Les

patients ne doivent pas avaler ou consommer des aliments ou des boissons avant la dissolution complète du

comprimé.

Une dose se compose de comprimés de BUPRENORPHINE MYLAN 0.4 mg, BUPRENORPHINE MYLAN

2 mg et de BUPRENORPHINE MYLAN 8 mg, qui peuvent être placés sous la langue simultanément ou en

deux parts ; la deuxième part doit être placée sous la langue dès que le ou les comprimés de la première part

sont dissous. Pour des instructions spécifiques concernant la posologie pendant le traitement d’induction, de

stabilisation et d’entretien, se reporter aux sections ci-dessus intitulées « Mise en place du traitement

(induction) » et « Adaptation posologique et traitement d’entretien ».

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Enfants de moins de 15 ans.

Insuffisance respiratoire sévère.

Insuffisance hépatique sévère.

Intoxication alcoolique aiguë ou delirium tremens.

Association à la méthadone, les analgésiques morphiniques de palier III, la naltrexone, et le nalméfène

(voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde

Ce médicament est exclusivement réservé au traitement de la pharmacodépendance aux opioïdes.

Utilisation chez l’adolescent : en raison de l'absence de données chez l’adolescent (âgé de 15 à 17 ans), les

patients appartenant à cette tranche d’âge doivent être plus étroitement surveillés pendant le traitement.

Il est recommandé que ce traitement soit prescrit par des médecins assurant une prise en charge thérapeutique

globale de la dépendance aux opioïdes.

Mésusage, abus et usage détourné

Tout comme les autres opioïdes, licites ou illicites, la buprénorphine peut être mal utilisée ou utilisée de

manière abusive. Parmi les risques de mésusage et d’abus figurent le surdosage, la propagation d’infections

virales ou d’infections localisées et systémiques transmises par voie sanguine, la dépression respiratoire et

l’atteinte hépatique. Le mauvais usage de la buprénorphine par une personne autre que le patient à qui le

produit est destiné risque également de créer une nouvelle catégorie d'individus primodépendants à cette

substance ; ce type d’utilisation peut aussi apparaître lorsque le médicament est distribué directement par le

patient en vue d’un usage illicite ou lorsque le médicament est volé, n’étant pas conservé en lieu sûr.

En cas de mésusage intentionnel du médicament par voie intraveineuse, des réactions locales, parfois

septiques (abcès, cellulite), des hépatites aiguës potentiellement graves et d'autres infections aiguës, telles

que des pneumonies ou des endocardites, ont été rapportées.

Un traitement sous-optimal par la buprénorphine peut indiquer un mauvais usage du médicament par le

patient, pouvant entraîner un surdosage ou l’abandon du traitement. Un patient sous-dosé en buprénorphine

peut continuer à gérer ses symptômes de sevrage et son envie irrépressible de consommer des opioïdes, de

l’alcool ou d’autres nooleptiques (par exemple des benzodiazépines).

Afin de réduire le risque de mésusage, d’abus et d’usage détourné, les médecins doivent prendre les mesures

qui s’imposent lorsqu’ils prescrivent et administrent la buprénorphine, par exemple éviter de donner des

ordonnances pour de multiples renouvellements dès le début de traitement ; d’autre part, ils doivent effectuer

des visites de suivi du patient tout en mettant en place un contrôle clinique adapté aux besoins du patient.

Dépression respiratoire

Des cas de décès par dépression respiratoire ont été observés, particulièrement lorsque la buprénorphine avait

été utilisée en association avec des benzodiazépines (voir rubrique 4.5) ou lorsque la buprénorphine n’avait

pas été utilisée conformément aux informations posologiques. Des décès ont également été rapportés après la

prise concomitante de buprénorphine et d’autres dépresseurs tels que l’alcool ou d’autres opioïdes.

L’administration de buprénorphine à des personnes non dépendantes aux opioïdes, qui ne sont pas tolérantes

aux effets des opioïdes, peut entraîner une dépression respiratoire potentiellement mortelle.

Ce produit doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d’asthme ou d’insuffisance respiratoire

(telle qu'une maladie pulmonaire obstructive chronique, un cœur pulmonaire, une diminution de la capacité

respiratoire, une hypoxie, une hypercapnie, une dépression respiratoire préexistante ou une cyphoscoliose

(déformation de la colonne vertébrale pouvant entraîner une dyspnée).

Les patients présentant les facteurs de risque physiques et/ou pharmacologiques ci-dessus doivent être

surveillés et une réduction de la dose peut être envisagée.

La buprénorphine peut provoquer une dépression respiratoire sévère potentiellement mortelle chez les

enfants et les personnes non dépendantes qui l’ingèrent accidentellement ou de manière délibérée. Les

patients doivent être avertis de conserver les plaquettes en sûreté, de ne jamais sortir à l’avance les

comprimés de la plaquette, de tenir les plaquettes hors de portée des enfants et des autres membres de la

famille et de ne pas prendre ce médicament devant les enfants. Un service d’urgence doit être immédiatement

contacté en cas d’ingestion accidentelle ou de suspicion d’ingestion.

Dépression du SNC

La buprénorphine peut provoquer une somnolence, en particulier lorsqu'il y a prise/administration

concomitante avec de l’alcool ou avec des dépresseurs du système nerveux central (tels que benzodiazépines,

tranquillisants, sédatifs ou hypnotiques) (voir rubriques 4.5 et 4.7).

Dépendance

Des études chez l’animal, ainsi que des données cliniques, ont démontré qu’en cas d’administration

chronique, la buprénorphine, un agoniste partiel des récepteurs µ aux opioïdes, peut provoquer une

dépendance, celle-ci étant toutefois moindre que celle provoquée par un agoniste complet (tel que la

morphine).

L'interruption brutale du traitement peut entraîner un syndrome de sevrage, dont les premiers signes peuvent

apparaître plus tard.

Hépatite, atteintes hépatiques

Des cas d'hépatite aiguë grave ont été rapportés lors de mésusage, notamment par voie intraveineuse (voir

rubrique 4.8). Ces atteintes hépatiques ont surtout été observées à fortes doses, et pourraient être dues à une

toxicité mitochondriale. Dans de nombreux cas, la présence d’un dysfonctionnement mitochondrial

préexistant (maladie génétique, anomalies enzymatiques hépatiques, infection par le virus de l’hépatite B ou

de l’hépatite C, abus d’alcool, anorexie, utilisation concomitante d’autres médicaments potentiellement

hépatotoxiques) et la persistance d’injections de drogues peuvent être responsables de l’atteinte hépatique ou

y contribuer.

Les patients présentant une hépatite virale, sous traitement médical concomitant (voir rubrique 4.5) et/ou

souffrant d’un dysfonctionnement hépatique ont un risque plus élevé d’atteinte du foie et ces facteurs sous-

jacents doivent être pris en compte avant la prescription de buprénorphine et au cours du traitement (voir

rubrique 4.2).

En cas de suspicion d'atteinte hépatique, un bilan biologique et étiologique approfondi doit être pratiqué. En

fonction des résultats obtenus, le traitement peut être interrompu avec prudence afin de prévenir l'apparition

de symptômes de sevrage et d'éviter le retour à l'utilisation de drogues illicites. En cas de poursuite du

traitement, il faudra étroitement surveiller la fonction hépatique.

Précipitation du syndrome de sevrage aux opioïdes

Lors de l'instauration du traitement par la buprénorphine, le médecin doit prendre en compte le profil

agoniste partiel de la buprénorphine et être conscient que le traitement peut précipiter l’apparition d’un

syndrome de sevrage chez les patients dépendants aux opioïdes, particulièrement si le traitement est

administré moins de 6 heures après la dernière utilisation d’héroïne ou d’un autre opioïde à courte durée

d’action, ou s’il est administré moins de 24 à 48 heures après la dernière prise de méthadone (conformément

à la longue demi-vie de la méthadone). Les patients doivent être surveillés de près lors du passage de la

méthadone à la buprénorphine car des symptômes de sevrage ont été signalés. Afin d’éviter de précipiter

l’apparition d’un syndrome de sevrage, l’induction du traitement par buprénorphine doit être effectuée dès

l’apparition des signes objectifs de sevrage (voir rubrique 4.2).

Les symptômes de sevrage peuvent aussi être associés à un sous-dosage.

Réactions allergiques

Des cas d’hypersensibilité aiguë et chronique à la buprénorphine ont été rapportés dans les études cliniques et

après la mise sur le marché. Les signes et symptômes les plus fréquents sont : rash, urticaire et prurit. Des cas

de bronchospasme, d’angiœdème et de choc anaphylactique ont été signalés. Des antécédents

d’hypersensibilité à la buprénorphine constituent une contre-indication à l’utilisation de la buprénorphine.

Insuffisance hépatique

L’effet de l’insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine a été évalué dans une étude

avec administration d’une dose unique réalisée après commercialisation. En raison de la métabolisation

importante de la buprénorphine, on retrouve des taux plasmatiques de buprénorphine plus élevés chez les

patients atteints d’insuffisance hépatique modérée et sévère. Les patients doivent être surveillés afin d’éviter

les signes et symptômes de toxicité ou de surdosage causés par des taux élevés de buprénorphine.

BUPRENORPHINE MYLAN doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d’insuffisance

hépatique modérée. Chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère, l’utilisation de la

buprénorphine est contre-indiquée (voir rubriques 4.3 et 5.2).

Insuffisance rénale

L'élimination rénale peut être prolongée, car 30 % de la dose administrée sont éliminés par la voie rénale. Les

métabolites de la buprénorphine s'accumulent chez les patients atteints d'insuffisance rénale. La prudence est

recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/

min) (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Mises en garde générales relatives à la classe des opioïdes

Les opioïdes peuvent provoquer une hypotension orthostatique.

Les opioïdes peuvent augmenter la pression du liquide céphalo-rachidien, ce qui peut être à l’origine de

crises épileptiques. Comme avec les autres opioïdes, la prudence est recommandée chez les patients traités

par la buprénorphine qui présentent un traumatisme crânien, des lésions intracrâniennes et une augmentation

de la pression intracrânienne ou qui ont des antécédents de crises épileptiques.

Un myosis induit par les opioïdes, des altérations du niveau de conscience ou de la perception de la douleur

en tant que symptôme de la maladie peuvent interférer avec l’évaluation du patient ou compliquer le

diagnostic ou le traitement clinique d’une maladie concomitante.

Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints de myxœdème, d’hypothyroïdie

ou d’insuffisance corticosurrénale (par exemple maladie d’Addison).

Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints d’hypotension, d’hypertrophie

prostatique ou de sténose urétrale.

Les opioïdes peuvent être responsables d’une augmentation de la pression intra-cholédocienne et doivent

donc être utilisés avec précaution chez les patients présentant un dysfonctionnement des voies biliaires.

Les opioïdes doivent être administrés avec précaution chez les patients âgés ou affaiblis.

L’attention des sportifs doit être attirée sur le fait que cette spécialité contient de la buprénorphine et que ce

principe actif est inscrit sur la liste des substances dopantes.

Les associations suivantes ne sont pas recommandées avec la buprénorphine : analgésiques de palier II,

éthylmorphine et alcool (voir rubrique 4.5).

Syndrome sérotoninergique

L’administration concomitante de buprénorphine et d’autres agents sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs

de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de

la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, peut engendrer un syndrome

sérotoninergique, qui est une maladie potentiellement mortelle (voir rubrique 4.5).

Si un traitement concomitant avec d’autres agents sérotoninergiques est justifié sur le plan clinique, il est

conseillé d’observer attentivement le patient, tout particulièrement pendant l’instauration du traitement et les

augmentations de dose.

Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent comprendre des modifications de l’état mental, une

instabilité autonome, des anomalies neuromusculaires et/ou des symptômes gastro-intestinaux.

En cas de suspicion de syndrome sérotoninergique, une réduction de dose ou un arrêt du traitement devra être

envisagé(e) en fonction de la gravité des symptômes.

Excipient(s)

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en

lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent

pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient du sodium. Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par

comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Associations contre-indiquées

+ Méthadone :

Diminution de l'effet de la méthadone par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un

syndrome de sevrage.

+ Analgésiques morphiniques de palier III :

Chez les patients utilisant des analgésiques de palier III, une diminution de l'effet antalgique du morphinique

peut être observée, par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.

+ Naltrexone et nalméfène :

La naltrexone et le nalméfène sont des antagonistes des opioïdes susceptibles de bloquer les effets

pharmacologiques de la buprénorphine. Pour les patients dépendants aux opioïdes recevant un traitement par

buprénorphine, la co-administration de naltrexone et de nalméfène est contre-indiquée, la naltrexone et le

nalméfène pouvant précipiter l'apparition brutale de symptômes de sevrage aux opioïdes prolongés et

intenses.

Associations déconseillées

+ Analgésiques de palier II (tramadol, codéine et dihydrocodéine) :

Une diminution de l’effet analgésique du morphinique peut être observée, par blocage compétitif des

récepteurs, avec risque d'apparition d’un syndrome de sevrage.

+ Ethylmorphine :

Chez les patients utilisant de l’éthylmorphine, une diminution de l’effet analgésique du morphinique peut être

observée, par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d’un syndrome de sevrage.

+ Alcool :

L’alcool augmente l'effet sédatif de la buprénorphine, ce qui peut rendre dangereuses la conduite de

véhicules et l'utilisation de machines.

Les patients doivent éviter de prendre la buprénorphine avec des boissons alcoolisées ou des médicaments

contenant de l'alcool.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Les Benzodiazépines :

L'association avec des benzodiazépines peut provoquer un décès par dépression respiratoire d'origine

centrale. Il convient de surveiller étroitement les patients et d'éviter cette association en cas de risque de

mésusage (voir rubriques 4.4 et 4.8). Une évaluation médicale appropriée du rapport bénéfice/risque doit être

initiée avant la prescription de cette association. Les patients doivent être informés qu’il est extrêmement

dangereux de s’administrer soi-même des benzodiazépines qui n’ont pas été prescrites tout en prenant ce

produit et doivent également être avertis qu’ils doivent suivre scrupuleusement les indications de leur

médecin lorsqu’ils prennent des benzodiazépines (voir rubrique 4.4).

+ Médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou médicaments apparentés :

L’utilisation concomitante des opioïdes avec des médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou les

médicaments apparentés accroît le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en

raison d’un effet dépresseur additif sur le Système Nerveux Central (SNC). La posologie et la durée de

l’utilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique 4.4).

+ Autres dépresseurs du système nerveux central :

D’autres dérivés opioïdes (par exemple les analgésiques et les antitussifs), certains antidépresseurs,

antihistaminiques H

sédatifs, barbituriques, benzodiazépines, anxiolytiques autres que benzodiazépines,

neuroleptiques, clonidine et substances apparentées administrés en association avec la buprénorphine

majorent la dépression du système nerveux central. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la

conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

En outre, les barbituriques augmentent le risque de dépression respiratoire.

+ Médicaments sérotoninergiques :

Des médicaments sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la

recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline

(IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, car le risque de syndrome sérotoninergique, qui est une maladie

potentiellement mortelle, est accru (voir rubrique 4.4).

+ Inhibiteurs du CYP3A4 :

Une étude d'interaction entre la buprénorphine et le kétoconazole (inhibiteur puissant du CYP3A4) a montré

une augmentation des Cmax et ASC (aire sous la courbe) de la buprénorphine (d’environ 50 % et 70 %

respectivement) et, dans une moindre mesure, de la norbuprénorphine.

Les patients traités par la buprénorphine doivent être étroitement surveillés et une diminution de la posologie

peut s'avérer nécessaire en cas d’association avec un inhibiteur puissant du CYP3A4 (par exemple les

inhibiteurs de la protéase tels que ritonavir, nelfinavir ou indinavir ou les antifongiques azolés tels que

kétoconazole, itraconazole, voriconazole ou posaconazole).

+ Inducteurs du CYP3A4 :

Dans une étude clinique réalisée sur des volontaires sains, l’association de buprénorphine avec la rifampicine

ou la rifabutine montre une diminution de 70 % et 35 % respectivement des concentrations plasmatiques de

buprénorphine et l’apparition de symptômes de sevrage chez 50 % des 12 volontaires. Une surveillance

étroite est recommandée chez les patients traités par buprénorphine si des inducteurs (par exemple

phénobarbital, carbamazépine, phénytoïne, rifampicine) sont co-administrés. Le dosage de buprénorphine ou

des inducteurs du CYP3A4 peut être ajusté en conséquence.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Compte tenu des données disponibles et du bénéfice materno/fœtal, la buprénorphine peut être utilisée

pendant la grossesse. Cependant, une adaptation de la posologie quotidienne peut être nécessaire afin de

maintenir l’efficacité du traitement.

La prise chronique de buprénorphine par la mère, quelle que soit la dose, à la fin de la grossesse, peut

entraîner un syndrome de sevrage (cris aigus, mauvaise prise alimentaire, sommeil anormal, irritabilité,

tremblement, hypertonie, myoclonie ou convulsions) chez le nouveau-né. Ce syndrome est généralement

retardé de plusieurs heures à plusieurs jours après la naissance. Des cas de troubles respiratoires chez les

nouveau-nés ont aussi été rapportés. Par conséquent, si la mère est traitée jusqu’à la fin de la grossesse, une

surveillance doit être envisagée à la naissance et pendant plusieurs jours après.

Allaitement

De très petites quantités de buprénorphine et de ses métabolites passent dans le lait maternel. Ces quantités

ne sont pas suffisantes pour éviter le syndrome de sevrage qui peut être retardé chez les nourrissons allaités.

Après une évaluation des facteurs de risque individuels, l'allaitement peut être envisagé chez les patientes

traitées par la buprénorphine.

Fertilité

Dans une étude conduite avec des doses pharmacologiques chez la souris, une atrophie testiculaire avec

calcification tubulaire a été mise en évidence chez des animaux traités.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

La buprénorphine a une influence mineure à modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des

machines lorsqu’elle est administrée à des patients dépendants aux opioïdes. Ce médicament peut provoquer

de la somnolence, des vertiges ou une confusion mentale, en particulier pendant l'induction du traitement et

l'adaptation de la posologie.

Si le produit est pris en même temps que de l’alcool ou des dépresseurs du système nerveux central, son effet

Produits similaires

Rechercher des alertes liées à ce produit

Afficher l'historique des documents

Partagez cette information