BUPRENORPHINE Mylan 1 mg, comprimé sublingual

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

21-03-2019

Ingrédients actifs:
buprénorphine
Disponible depuis:
MYLAN SAS
Code ATC:
N07BC01
DCI (Dénomination commune internationale):
buprenorphine
Dosage:
1,00 mg
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > buprénorphine : 1,00 mg . Sous forme de : chlorhydrate de buprénorphine
Mode d'administration:
sublinguale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 7 comprimé(s)
classe:
Liste I
Type d'ordonnance:
délivrance fractionnée de 7 jours
Domaine thérapeutique:
médicament utilisé dans la dépendance aux opioïdes
Descriptif du produit:
382 008-6 ou 34009 382 008 6 7 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 7 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:03/12/2008;382 009-2 ou 34009 382 009 2 8 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
65740589
Date de l'autorisation:
2008-03-05

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 21/03/2019

Dénomination du médicament

BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual

Buprénorphine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual ?

3. Comment prendre BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : médicament utilisé dans la dépendance aux opioïdes - code ATC : N07BC01

BUPRENORPHINE MYLAN, comprimé sublingual est utilisé pour traiter la dépendance aux opioïdes (stupéfiants). Ce

médicament est exclusivement réservé au traitement de substitution des pharmacodépendances, dans le cadre d'un suivi

médical et psycho

social, chez les patients qui ont accepté d’être traités pour leur dépendance aux opioïdes.

Le traitement

par BUPRENORPHINE MYLAN, comprimé sublingual est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15

ans.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg,

comprimé sublingual ?

Ne prenez jamais BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual :

si vous êtes allergique à la buprénorphine ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés

dans la rubrique 6,

si vous avez moins de 15 ans,

si vous avez une insuffisance respiratoire grave,

si vous avez une maladie grave du foie,

si vous présentez une intoxication alcoolique aiguë ou un delirium tremens (tremblements, sudation, anxiété, confusion ou

hallucinations causés par l’alcool),

si vous prenez de la méthadone,

si vous prenez des analgésiques morphiniques de palier III,

si vous prenez de la naltrexone,

si vous prenez du nalméfène.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou votre infirmier/ère avant de prendre BUPRENORPHINE MYLAN, comprimé

sublingual.

Informez votre médecin en cas de :

asthme ou autres problèmes respiratoires,

maladie du foie telle que l’hépatite,

tension artérielle basse,

traumatisme crânien récent ou maladie cérébrale,

affection des voies urinaires (en particulier si elle est liée à une hypertrophie de la prostate chez l’homme),

néphropathie,

problèmes thyroïdiens,

insuffisance surrénalienne (par exemple maladie d’Addison),

dysfonctionnement des voies biliaires.

Informations importantes à prendre en compte

Mésusage, abus et usage détourné

Des cas d’infections sévères potentiellement fatales peuvent survenir lors de l'usage détourné de la buprénorphine,

notamment par voie intraveineuse.

Ce médicament peut être convoité par les individus qui utilisent de manière abusive des médicaments délivrés sur

ordonnance et doit être conservé en un lieu sûr afin d’éviter tout vol. Ne donnez pas ce médicament à d’autres

personnes. Il peut entraîner leur décès ou leur être nocif.

Problèmes respiratoires

Certaines personnes sont décédées suite à une défaillance respiratoire (difficulté à respirer) lors d’une mauvaise utilisation

de ce médicament ou lors de la prise concomitante d’autres dépresseurs du système nerveux central tels que l’alcool, les

benzodiazépines (tranquillisants) ou d’autres opioïdes.

Dépendance

Ce produit peut créer une dépendance.

Symptômes de sevrage

Ce produit peut entraîner l’apparition de symptômes de sevrage si vous le prenez moins de 6 heures après la prise d’un

opioïde à courte durée d’action (morphine, héroïne ou produits apparentés) ou moins de 24 heures après la prise d’un

opioïde à longue durée d’action tel que la méthadone.

La buprénorphine peut également provoquer des symptômes de sevrage si vous arrêtez de la prendre brutalement.

Lésion du foie

Des cas de lésion du foie ont été rapportés suite à la prise de buprénorphine, notamment lors d’un mauvais usage du

médicament par voie intraveineuse et à forte dose. Celles-ci peuvent aussi être favorisées par certaines conditions telles

que des infections virales (virus de l’hépatite B ou C), alcoolisme, anorexie ou par l’association avec d’autres médicaments

présentant un risque pour votre foie (voir rubrique 4). Votre médecin peut faire pratiquer des tests sanguins réguliers pour

surveiller l’état de votre foie. Prévenez votre médecin si vous souffrez de problèmes hépatiques avant de commencer un

traitement par buprénorphine.

Somnolence

Ce médicament peut entraîner une somnolence qui peut être augmentée par des produits tels que les boissons alcoolisées,

ou les médicaments traitant l’anxiété.

Diagnostic des affections médicales non apparentées

Ce médicament peut masquer les symptômes de douleur susceptibles de contribuer au diagnostic de certaines maladies.

N'oubliez pas d'avertir votre médecin si vous prenez ce médicament.

Tension artérielle

Ce médicament peut provoquer une baisse soudaine de la tension artérielle, provoquant une sensation de vertige lors du

passage trop rapide de la position assise ou allongée à la position debout.

Une prescription et une délivrance pour une courte durée sont recommandées notamment en début de traitement.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments

et BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

L’utilisation concomitante de BUPRENORPHINE MYLAN et de médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou les

médicaments apparentés accroît le risque de somnolence, de difficultés à respirer (dépression respiratoire), de coma et peut

mettre en jeu le pronostic vital. Pour cette raison, l’utilisation concomitante ne doit être envisagée que quand d’autres

options thérapeutiques ne sont pas possibles.

Cependant, si votre médecin vous prescrit BUPRENORPHINE MYLAN en même temps que des médicaments sédatifs, la

posologie et la durée du traitement concomitant doivent être limitées par votre médecin.

Veuillez informer votre médecin de tous les médicaments sédatifs que vous prenez et respectez rigoureusement les

recommandations posologiques de votre médecin. Il peut être utile d’informer vos amis ou vos parents afin qu’ils soient

attentifs aux signes et aux symptômes mentionnés ci-dessus. Contactez votre médecin si vous constatez de tels

symptômes.

N’utilisez pas BUPRENORPHINE MYLAN, comprimé sublingual si vous prenez :

de la méthadone,

des analgésiques morphiniques (analgésiques de palier III),

de la naltrexone,

du nalméfène.

Certaines associations avec BUPRENORPHINE MYLAN ne sont pas recommandées :

tramadol, codéine, dihydrocodéine (analgésiques de palier II),

éthylmorphine,

alcool ou médicaments contenant de l’alcool.

Certains médicaments peuvent augmenter les effets indésirables de BUPRENORPHINE MYLAN et risquent d’entraîner des

réactions très graves. Ne prenez pas d’autres médicaments en concomitance avec BUPRENORPHINE MYLAN sans en

parler d’abord à votre médecin, notamment :

Benzodiazépines (utilisées pour traiter l’anxiété ou les troubles du sommeil) telles que le diazépam, le témazépam et

l’alprazolam. Si votre médecin vous prescrit des benzodiazépines, il vous prescrira la dose qui vous convient. La prise d’une

dose incorrecte de benzodiazépines peut entraîner le décès dû à une dépression respiratoire (incapacité à respirer). Vous

ne devez pas dépasser la dose prescrite et vous ne devez pas prendre des benzodiazépines sans ordonnance.

Autres médicaments pouvant entraîner une somnolence qui sont utilisés pour traiter des affections telles que l’anxiété,

l’insomnie, les convulsions/crises d’épilepsie et la douleur. Ces types de médicaments diminueront votre niveau de vigilance

en rendant difficile la conduite de véhicules et l’utilisation de machines. Ils peuvent également provoquer une dépression du

système nerveux central, ce qui est très grave : l’utilisation de ces médicaments doit être surveillée étroitement. Une liste

d’exemples de ces types de médicaments est présentée ci-dessous :

les autres opioïdes, certains analgésiques et antitussifs,

les antidépresseurs (utilisés pour traiter la dépression) tels que l’isocarboxazide et le valproate,

antihistaminiques

(utilisés

pour

traiter

réactions

allergiques)

tels

diphenhydramine

chlorphénamine,

les barbituriques (utilisés pour provoquer le sommeil ou la sédation) tels que le phénobarbital ou l’hydrate de chloral.

La clonidine (utilisée pour traiter une tension artérielle élevée).

Les antirétroviraux (utilisés pour traiter le SIDA) tels que le ritonavir, le nelfinavir et l’indinavir,

Certains agents antifongiques (utilisés pour traiter les infections fongiques) tels que le kétoconazole, l’itraconazole, le

voriconazole ou le posaconazole et certains antibiotiques (macrolides)

Certains médicaments peuvent diminuer les effets de BUPRENORPHINE MYLAN et doivent être utilisés avec prudence

quand ils sont co-administrés avec BUPRENORPHINE MYLAN. Parmi ces produits figurent :

les médicaments utilisés pour traiter l'épilepsie (tels que la carbamazépine, le phénobarbital ou la phénytoïne),

les médicaments utilisés pour traiter la tuberculose (rifampicine).

La prise concomitante de BUPRENORPHINE MYLAN avec les médicaments mentionnés ci-dessus doit être étroitement

surveillée et peut nécessiter dans certains cas un ajustement des doses par votre médecin.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament, y

compris un médicament obtenu sans ordonnance.

BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual avec des aliments, boissons et de l’alcool

L’alcool peut augmenter la somnolence et le risque de défaillance respiratoire s’il est associé à la prise de

BUPRENORPHINE MYLAN. Vous ne devez pas boire d’alcool ni prendre des médicaments contenant de l’alcool

pendant le traitement par BUPRENORPHINE MYLAN.

Ne pas avaler ou consommer des aliments ou des boissons tant que le comprimé n'est pas complètement dissous.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

La buprénorphine peut être utilisée pendant la grossesse.

En cas de prise au cours de la grossesse, plus particulièrement à la fin de la grossesse, les médicaments tels que

BUPRENORPHINE MYLAN peuvent entraîner des symptômes de sevrage et des problèmes respiratoires chez le nouveau-

né. Ces symptômes peuvent survenir plusieurs jours après la naissance.

Avant d’allaiter votre enfant, consultez votre médecin : il évaluera vos facteurs de risque personnels et vous dira si vous

pouvez allaiter pendant le traitement par ce médicament.

Sportifs

Attention : ce médicament contient de la buprénorphine qui est inscrite sur la liste des substances dopantes.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

BUPRENORPHINE MYLAN peut provoquer une somnolence, des vertiges ou une altération de la pensée. Cela peut surtout

se produire pendant les premières semaines de traitement ou lorsque votre dose est modifiée, mais également lorsque vous

consommez de l'alcool ou prenez d'autres sédatifs avec BUPRENORPHINE MYLAN. Vous ne devez pas conduire ni utiliser

des outils ou des machines, ni entreprendre des activités dangereuses tant que vous ne savez pas de quelle manière ce

médicament vous affecte. Demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.

BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual contient du lactose et du sodium.

Si votre médecin vous a informé(e) d'une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium

3. COMMENT PRENDRE BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez

auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Instauration du traitement

La dose initiale recommandée chez l'adulte et l'adolescent âgé de plus de 15 ans est de 2 à 4 mg de Buprénorphine Mylan.

Une dose supplémentaire de 2 à 4 mg peut être administrée le premier jour en fonction de vos besoins.

Vous devez présenter des signes manifestes de sevrage avant de prendre la première dose de Buprénorphine Mylan.

L'évaluation du médecin au regard de votre aptitude à recevoir le traitement permettra de décider du moment où vous

prendrez votre première dose de Buprénorphine Mylan.

Instauration du traitement par Buprénorphine Mylan lors d’une dépendance à l’héroïne

Si vous êtes dépendant à l'héroïne ou à un opioïde à courte durée d'action, vous devez prendre votre première dose de

Buprénorphine Mylan lors de l'apparition des premiers signes de sevrage, au moins 6 heures après la dernière prise

d'opioïdes.

Instauration du traitement par Buprénorphine Mylan lors d’une dépendance à la méthadone

Si vous prenez de la méthadone ou un opiacé à action prolongée, idéalement la dose de méthadone doit être réduite de

manière à être inférieure à 30 mg/jour avant de commencer le traitement par Buprénorphine Mylan. La première dose de

Buprénorphine Mylan doit être prise lorsqu'apparaissent les premiers signes de sevrage, mais doit intervenir au moins 24

heures après la dernière prise de méthadone.

Mode et voie d’administration

La voie sublinguale constitue la seule voie efficace et bien tolérée pour la prise de ce médicament.

Prenez la dose une fois par jour en plaçant les comprimés sous la langue.

Conservez les comprimés sous votre langue jusqu'à leur dissolution complète. Cela peut prendre 5 à 10 minutes.

Ne mâchez pas et n’avalez pas les comprimés, sous peine d’annuler leur effet et de risquer de provoquer des symptômes

de sevrage.

Ne consommez pas des aliments ou des boissons tant que les comprimés ne sont pas complètement dissous.

Adaptation posologique et dose d'entretien

Au cours des jours qui suivent le début de votre traitement, votre médecin peut augmenter votre dose de Buprénorphine

Mylan en fonction de vos besoins. Si vous avez l'impression que l'effet de Buprénorphine Mylan est trop fort ou trop faible,

parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. La dose quotidienne maximale est de 24 mg.

Après une période pendant laquelle le traitement aura été un succès, vous pourrez vous mettre d'accord avec votre

médecin afin de diminuer progressivement la dose jusqu'à parvenir à une dose d'entretien plus faible.

Arrêt du traitement

La durée de traitement doit être déterminée individuellement pour chaque patient.

Un arrêt de traitement, par diminution progressive de la posologie, peut être envisagé, avec votre accord, après une

stabilisation suffisante de votre état. Les doses doivent être diminuées par paliers successifs sous surveillance de votre

médecin.

Ne pas modifier ou arrêter le traitement sans l'accord de votre médecin traitant.

L'efficacité du traitement dépend :

de la posologie,

des mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées.

Si vous avez l’impression que l’effet de BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual est trop fort ou trop faible,

consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous avez pris plus de BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual que vous n’auriez dû :

Un surdosage en buprénorphine nécessite la mise sous surveillance médicale du patient et éventuellement un traitement en

urgence à l'hôpital. Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual :

Si vous avez oublié de prendre une dose, informez votre médecin le plus tôt possible. Ne prenez pas de dose double pour

compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual :

Ne modifiez pas le traitement de quelque manière que ce soit et n'arrêtez pas le traitement sans l'accord de votre médecin

traitant. Un arrêt brutal du traitement peut entraîner l’apparition de symptômes de sevrage.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin, à votre

pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Parlez-en immédiatement à votre médecin ou consultez les urgences médicales si vous présentez :

un gonflement du visage, des lèvres, de la langue ou de la gorge qui peut entraîner une difficulté à avaler ou à respirer, de

l'urticaire/rash sévère. Ceci peut être des signes d'une réaction allergique pouvant engager le pronostic vital.

Parlez-en aussi à votre médecin si vous présentez :

une grande fatigue, des démangeaisons avec jaunissement de la peau ou des yeux. Ceci peut être des symptômes d’une

lésion du foie.

Les effets indésirables suivants observés avec la buprénorphine ont été rapportés en utilisant la convention suivante :

très fréquent (affecte plus de 1 patient sur 10) ;

fréquent (affecte de 1 à 10 patients sur 100) ;

peu fréquent (affecte de 1 à 10 patients sur 1 000) ;

rare (affecte de 1 à 10 patients sur 10 000) ;

très rare (affecte moins de 1 patient sur 10 000) ;

fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Effets indésirables très fréquents :

Infection,

Insomnie (incapacité à dormir),

Céphalée (maux de tête),

Nausées,

Douleur abdominale,

Sueur excessive,

Syndrome de sevrage.

Effets indésirables fréquents :

Pharyngite,

Agitation,

Anxiété,

Nervosité,

Migraine,

Paresthésie (picotement et engourdissement),

Somnolence,

Evanouissement,

Vertige,

Hyperkinésie (hyperactivité),

Chute de la tension artérielle lors du passage de la position assise ou couchée à la position debout,

Dyspnée (difficulté à respirer),

Constipation,

Vomissement,

Spasme musculaire,

Règles douloureuses,

Perte vaginale blanche,

Fatigue.

Effets indésirables rares :

Hallucination,

Dépression respiratoire (difficulté sévère à respirer).

Effets indésirables dont la fréquence est indéterminée :

Syndrome de sevrage médicamenteux néonatal,

Réactions d’hypersensibilité telles que rash, urticaire, démangeaisons,

Réactions sévères d’hypersensibilité telles que bronchospasme (contraction soudaine des muscles des bronches),

dépression respiratoire, gonflement de la face, des lèvres, de la langue et/ou de la gorge, qui peuvent être des signes de

réaction allergique pouvant engager le pronostic vital,

Problèmes de foie avec ou sans jaunisse.

Tous les opioïdes peuvent causer les effets indésirables additionnels suivants : crises d’épilepsie, myosis (contraction de la

pupille), altération de la conscience.

Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, ou si certains effets indésirables deviennent

graves, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également

déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du

médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:

www.signalement-sante.gouv.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte.

La date de péremption fait référence au

dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual

La substance active est :

Buprénorphine................................................................................................................... 1 mg

Sous forme de chlorhydrate de buprénorphine

Pour un comprimé sublingual.

Les autres composants sont :

Lactose monohydraté, mannitol, amidon de maïs, povidone K30, acide citrique anhydre, citrate de sodium, sodium

stéaryle fumarate.

Qu’est-ce que BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de comprimé sublingual, rond, blanc, biconvexe, gravé « 1 » sur une face, une

flèche étant gravée sur l'autre face, boîte de 7 ou 28 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

MYLAN S.A.S.

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

MYLAN S.A.S.

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

Fabricant

ETHYPHARM

CHEMIN DE LA POUDRIERE

76120 GRAND QUEVILLY

ETHYPHARM

Z.I. DE SAINT ARNOULT

28170 CHATEAUNEUF EN THYMERAIS

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 21/03/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

BUPRENORPHINE MYLAN 1 mg, comprimé sublingual

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Buprénorphine......................................................................................................................... 1 mg

Sous forme de chlorhydrate de buprénorphine

Pour un comprimé sublingual.

Excipient(s) à effet notoire : lactose, sodium : ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d.

qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé sublingual.

Comprimé rond, blanc, biconvexe, gravé « 1 » sur une face, une flèche étant gravée sur l'autre face.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Traitement substitutif de la pharmacodépendance aux opioïdes, dans le cadre d'une thérapeutique globale de prise en charge

médicale, sociale et psychologique.

Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans, volontaires pour recevoir un traitement de la dépendance

aux opioïdes.

4.2. Posologie et mode d'administration

Le traitement doit se faire sous le contrôle d’un médecin spécialisé dans la prise en charge de la dépendance/addiction aux

opiacés.

Il est recommandé de prescrire le traitement par la buprénorphine dans le cadre d’une prise en charge globale de la dépendance

aux opioïdes.

Le résultat du traitement dépend, d'une part, de la posologie prescrite et d'autre part, des mesures médico-psychologiques et socio-

éducatives associées pour le suivi des patients.

Précautions à prendre avant l’induction du traitement

Avant d’instaurer le traitement, le médecin doit prendre en compte le profil agoniste partiel de la molécule aux récepteurs opioïdes

µ, le type de dépendance aux opioïdes (opioïdes à durée d'action longue ou courte), l’intervalle de temps écoulé depuis la dernière

prise d’opioïdes et le niveau de dépendance aux opioïdes. Afin d’éviter de précipiter l’apparition d'un syndrome de sevrage,

l’induction du traitement par buprénorphine doit être effectuée dès l’apparition des signes objectifs et évidents de sevrage

(démontré par ex., par un score indiquant un sevrage léger à modéré sur l'échelle clinique validée des symptômes de sevrage des

opioïdes (COWS)).

Chez les patients dépendants à l’héroïne ou aux opioïdes à courte durée d’action, la première dose de buprénorphine doit être prise

lors de l’apparition des premiers signes de sevrage mais doit intervenir au moins 6 heures après la dernière prise d’opioïdes.

Chez les patients recevant de la méthadone, la dose de méthadone doit être diminuée à une posologie maximum de 30 mg/jour

avant de commencer le traitement par la buprénorphine. La longue demi-vie de la méthadone doit être prise en compte lors de

l’instauration du traitement par buprénorphine.

La première dose de buprénorphine ne doit être prise que lorsque les premiers signes de sevrage apparaissent et généralement

pas moins de 24 heures après la dernière prise de méthadone. La buprénorphine peut précipiter l'apparition de symptômes de

sevrage chez les patients dépendants à la méthadone.

Posologie

Mise en place du traitement (induction)

La dose initiale recommandée chez l'adulte et l'adolescent âgé de plus de 15 ans est de 2 à 4 mg en une prise quotidienne.

dose supplémentaire de 2 à 4 mg peut être administrée le premier jour en fonction des besoins individuels du patient. Pendant la

phase d’instauration du traitement, il est recommandé de contrôler quotidiennement son administration afin de s’assurer que la

dose est placée correctement sous la langue et d’observer la réponse du patient au traitement, ce qui permettra d’adapter

efficacement la dose administrée en fonction de l’effet clinique obtenu chez le patient.

Adaptation posologique et traitement d'entretien :

Suite à l'induction du traitement le jour 1, le patient doit être stabilisé à une dose d'entretien au cours des quelques jours qui suivent

en adaptant progressivement la dose administrée en fonction de l’effet clinique obtenu chez le patient. L'adaptation de la posologie

par paliers de 2 à 8 mg de buprénorphine est fonction de la réévaluation de l'état clinique et psychologique du patient et ne doit pas

dépasser la posologie maximale de 24 mg par jour de buprénorphine.

Une délivrance quotidienne de la buprénorphine est recommandée, notamment pendant la période d'instauration du traitement. Par

la suite et après stabilisation de son état, des quantités de médicament pour plusieurs jours de traitement pourront être remises au

patient. Il est recommandé, cependant, de limiter la quantité du médicament délivré en une fois à 7 jours au maximum.

Administration non quotidienne :

Après obtention d'une stabilisation satisfaisante, la fréquence d'administration du traitement peut être réduite à une administration

tous les deux jours en doublant la dose quotidienne du patient. Par exemple, un patient stabilisé recevant une dose quotidienne de

8 mg de buprénorphine peut recevoir 16 mg de buprénorphine un jour sur deux, sans traitement les jours intermédiaires. Chez

certains patients, après l'obtention d'une stabilisation satisfaisante, la fréquence d'administration du traitement peut être réduite à 3

administrations par semaine (par exemple lundi, mercredi et vendredi). La dose du lundi et du mercredi doit être égale à deux fois

la dose quotidienne du patient, et la dose du vendredi doit être égale à trois fois la dose quotidienne du patient, sans traitement les

jours intermédiaires. En aucun cas, la dose ne doit dépasser 24 mg de buprénorphine par jour. Cette posologie peut ne pas

convenir aux patients nécessitant une dose quotidienne > 8 mg de buprénorphine/jour.

Réduction des doses et arrêt du traitement (arrêt progressif)

Lorsque l’évaluation clinique et la volonté du patient conduisent à envisager l’arrêt du traitement, celui

ci doit être effectué avec

prudence. La décision d’arrêter le traitement par la buprénorphine après une période d'entretien ou de stabilisation brève doit être

prise dans le cadre d’une prise en charge globale. Pour éviter des symptômes de sevrage et une rechute éventuelle, dans les cas

favorables, la dose de buprénorphine peut être diminuée progressivement jusqu’à l’arrêt du traitement. Après une période de

stabilisation jugée satisfaisante, si le patient l’accepte, le médecin pourra proposer au patient de diminuer progressivement sa dose

de buprénorphine, jusqu'à un arrêt total du traitement de substitution dans les cas favorables. La mise à disposition de comprimés

sublinguaux dosés respectivement à 0,4 mg, 1 mg, 2 mg, 4 mg, 6 mg et 8 mg permet une diminution progressive de la posologie.

Durant la période d'arrêt du traitement, une attention particulière sera portée aux risques de rechute.

Populations particulières

Sujets âgés

La sécurité et l'efficacité de la buprénorphine chez les patients âgés de plus de 65 ans n’ont pas été établies. Aucune

recommandation sur la posologie ne peut être donnée.

Insuffisance hépatique

Un bilan hépatique et la recherche d’une hépatite virale sont recommandés avant de commencer le traitement.

L’effet de l’insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine a été évalué dans une étude réalisée après

commercialisation. En raison de la métabolisation importante de la buprénorphine, on retrouve des taux plasmatiques de

buprénorphine plus élevés chez les patients atteints d’insuffisance hépatique. L’exposition systémique est légèrement augmentée

chez les sujets atteints d’une insuffisance hépatique légère et aucun ajustement de posologie n’est jugé nécessaire. Après

administration d’une dose unique de 2 mg, l’exposition systémique totale est significativement augmentée chez les sujets atteints

d’insuffisance hépatique modérée (1,6 fois) et sévère (2,8 fois) comparée aux sujets sains. Les patients doivent être surveillés afin

d’éviter les signes et symptômes de toxicité ou de surdosage causés par des taux élevés de buprénorphine. BUPRENORPHINE

MYLAN doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d’insuffisance hépatique modérée et une diminution de la dose

initiale et de la dose d’entretien doit être considérée. Compte tenu d’une exposition élevée chez les patients atteints d’insuffisance

hépatique sévère et d’une possible accumulation après l’administration de doses répétées, BUPRENORPHINE MYLAN ne doit pas

être utilisé chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère (voir rubriques 4.3 et 5.2).

Les patients présentant une hépatite virale, sous traitement médical concomitant (voir rubrique 4.5) et/ou souffrant d’un

dysfonctionnement hépatique ont un risque plus élevé d’atteinte accélérée du foie. Un bilan hépatique initial et la recherche d'une

hépatite virale sont recommandés avant de commencer le traitement. Il est recommandé de contrôler régulièrement la fonction

hépatique (voir rubrique 4.4).

Insuffisance rénale

La modification de la posologie de la buprénorphine n’est généralement pas nécessaire chez les patients atteints d’insuffisance

rénale. La prudence est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30

ml/min) (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de la buprénorphine chez les enfants âgés de moins de 15 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée

n'est disponible.

En raison de l'absence de données chez les adolescents (âgés de 15 à 17 ans), ces patients doivent être surveillés plus étroitement

pendant le traitement.

Mode d’administration

Administration par voie sublinguale : les médecins doivent informer les patients que la voie sublinguale constitue la seule voie

efficace et bien tolérée pour l'administration de ce médicament. Le comprimé doit être maintenu sous la langue jusqu’à dissolution

complète, ce qui intervient habituellement en 5 à 10 minutes. Les patients ne doivent pas avaler ou consommer des aliments ou des

boissons avant la dissolution complète du comprimé.

Une dose se compose de comprimés de BUPRENORPHINE MYLAN 0,4 mg, 1 mg, 2 mg, 4 mg, 6 mg et 8 mg, qui peuvent être

placés sous la langue simultanément ou en deux parts ; la deuxième part doit être placée sous la langue dès que le ou les

comprimés de la première part sont dissous. Pour des instructions spécifiques concernant la posologie pendant le traitement

d’induction, de stabilisation et d’entretien, se reporter aux sections ci-dessus intitulées « Mise en place du traitement (induction) » et

« Adaptation posologique et traitement d’entretien ».

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Enfants de moins de 15 ans.

Insuffisance respiratoire sévère.

Insuffisance hépatique sévère.

Intoxication alcoolique aiguë ou delirium tremens.

Association à la méthadone, les analgésiques morphiniques de palier III, la naltrexone, et le nalméfène (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde

Ce médicament est exclusivement réservé au traitement de la pharmacodépendance aux opioïdes.

Utilisation chez l’adolescent : en raison de l'absence de données chez l’adolescent (âgé de 15 à 17 ans), les patients appartenant à

cette tranche d’âge doivent être plus étroitement surveillés pendant le traitement.

Il est recommandé que ce traitement soit prescrit par des médecins assurant une prise en charge thérapeutique globale de la

dépendance aux opioïdes.

Mésusage, abus et usage détourné

Tout comme les autres opioïdes, licites ou illicites, la buprénorphine peut être mal utilisée ou utilisée de manière abusive. Parmi les

risques de mésusage et d’abus figurent le surdosage, la propagation d’infections virales ou d’infections localisées et systémiques

transmises par voie sanguine, la dépression respiratoire et l’atteinte hépatique. Le mauvais usage de la buprénorphine par une

personne autre que le patient à qui le produit est destiné risque également de créer une nouvelle catégorie d'individus

primodépendants à cette substance ; ce type d’utilisation peut aussi apparaître lorsque le médicament est distribué directement par

le patient en vue d’un usage illicite ou lorsque le médicament est volé, n’étant pas conservé en lieu sûr.

En cas de mésusage intentionnel du médicament par voie intraveineuse, des réactions locales, parfois septiques (abcès, cellulite),

des hépatites aiguës potentiellement graves et d'autres infections aiguës, telles que des pneumonies ou des endocardites, ont été

rapportées.

Un traitement sous-optimal par la buprénorphine peut indiquer un mauvais usage du médicament par le patient, pouvant entraîner

un surdosage ou l’abandon du traitement. Un patient sous-dosé en buprénorphine peut continuer à gérer ses symptômes de

sevrage et son envie irrépressible de consommer des opioïdes, de l’alcool ou d’autres nooleptiques (par exemple des

benzodiazépines).

Afin de réduire le risque de mésusage, d’abus et d’usage détourné, les médecins doivent prendre les mesures qui s’imposent

lorsqu’ils prescrivent et administrent la buprénorphine, par exemple éviter de donner des ordonnances pour de multiples

renouvellements dès le début de traitement ; d’autre part, ils doivent effectuer des visites de suivi du patient tout en mettant en place

un contrôle clinique adapté aux besoins du patient.

Dépression respiratoire

Des cas de décès par dépression respiratoire ont été observés, particulièrement lorsque la buprénorphine avait été utilisée en

association avec des benzodiazépines (voir rubrique 4.5) ou lorsque la buprénorphine n’avait pas été utilisée conformément aux

informations posologiques. Des décès ont également été rapportés après la prise concomitante de buprénorphine et d’autres

dépresseurs tels que l’alcool ou d’autres opioïdes. L’administration de buprénorphine à des personnes non dépendantes aux

opioïdes, qui ne sont pas tolérantes aux effets des opioïdes, peut entraîner une dépression respiratoire potentiellement mortelle.

Ce produit doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d’asthme ou d’insuffisance respiratoire (telle qu'une maladie

pulmonaire obstructive chronique, un cœur pulmonaire, une diminution de la capacité respiratoire, une hypoxie, une hypercapnie,

une dépression respiratoire préexistante ou une cyphoscoliose (déformation de la colonne vertébrale pouvant entraîner une

dyspnée).

Les patients présentant les facteurs de risque physiques et/ou pharmacologiques ci-dessus doivent être surveillés et une réduction

de la dose peut être envisagée.

La buprénorphine peut provoquer une dépression respiratoire sévère potentiellement mortelle chez les enfants et les personnes

non dépendantes qui l’ingèrent accidentellement ou de manière délibérée. Les patients doivent être avertis de conserver les

plaquettes en sûreté, de ne jamais sortir à l’avance les comprimés de la plaquette, de tenir les plaquettes hors de portée des

enfants et des autres membres de la famille et de ne pas prendre ce médicament devant les enfants. Un service d’urgence doit être

immédiatement contacté en cas d’ingestion accidentelle ou de suspicion d’ingestion.

Dépression du SNC

La buprénorphine peut provoquer une somnolence, en particulier lorsqu'il y a prise/administration concomitante avec de l’alcool ou

avec des dépresseurs du système nerveux central (tels que benzodiazépines, tranquillisants, sédatifs ou hypnotiques) (voir

rubriques 4.5 et 4.7).

Dépendance

Des études chez l’animal, ainsi que des données cliniques, ont démontré qu’en cas d’administration chronique, la buprénorphine,

un agoniste partiel des récepteurs µ aux opioïdes, peut provoquer une dépendance, celle-ci étant toutefois moindre que celle

provoquée par un agoniste complet (tel que la morphine).

L'interruption brutale du traitement peut entraîner un syndrome de sevrage, dont les premiers signes peuvent apparaître plus tard.

Hépatite, atteintes hépatiques

Des cas d'hépatite aiguë grave ont été rapportés lors de mésusage, notamment par voie intraveineuse (voir rubrique 4.8). Ces

atteintes hépatiques ont surtout été observées à fortes doses, et pourraient être dues à une toxicité mitochondriale. Dans de

nombreux cas, la présence d’un dysfonctionnement mitochondrial préexistant (maladie génétique, anomalies enzymatiques

hépatiques, infection par le virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C, abus d’alcool, anorexie, utilisation concomitante d’autres

médicaments potentiellement hépatotoxiques) et la persistance d’injections de drogues peuvent être responsables de l’atteinte

hépatique ou y contribuer.

Les patients présentant une hépatite virale, sous traitement médical concomitant (voir rubrique 4.5) et/ou souffrant d’un

dysfonctionnement hépatique ont un risque plus élevé d’atteinte du foie et ces facteurs sous-jacents doivent être pris en compte

avant la prescription de buprénorphine et au cours du traitement (voir rubrique 4.2).

En cas de suspicion d'atteinte hépatique, un bilan biologique et étiologique approfondi doit être pratiqué. En fonction des résultats

obtenus, le traitement peut être interrompu avec prudence afin de prévenir l'apparition de symptômes de sevrage et d'éviter le retour

à l'utilisation de drogues illicites. En cas de poursuite du traitement, il faudra étroitement surveiller la fonction hépatique.

Précipitation du syndrome de sevrage aux opioïdes

Lors de l'instauration du traitement par la buprénorphine, le médecin doit prendre en compte le profil agoniste partiel de la

buprénorphine et être conscient que le traitement peut précipiter l’apparition d’un syndrome de sevrage chez les patients

dépendants aux opioïdes, particulièrement si le traitement est administré moins de 6 heures après la dernière utilisation d’héroïne

ou d’un autre opioïde à courte durée d’action, ou s’il est administré moins de 24 à 48 heures après la dernière prise de méthadone

(conformément à la longue demi-vie de la méthadone). Les patients doivent être surveillés de près lors du passage de la méthadone

à la buprénorphine car des symptômes de sevrage ont été signalés. Afin d’éviter de précipiter l’apparition d’un syndrome de

sevrage, l’induction du traitement par buprénorphine doit être effectuée dès l’apparition des signes objectifs de sevrage (voir

rubrique 4.2).

Les symptômes de sevrage peuvent aussi être associés à un sous-dosage.

Réactions allergiques

Des cas d’hypersensibilité aiguë et chronique à la buprénorphine ont été rapportés dans les études cliniques et après la mise sur le

marché. Les signes et symptômes les plus fréquents sont : rash, urticaire et prurit. Des cas de bronchospasme, d’angiœdème et de

choc anaphylactique ont été signalés. Des antécédents d’hypersensibilité à la buprénorphine constituent une contre-indication à

l’utilisation de la buprénorphine.

Insuffisance hépatique

L’effet de l’insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine a été évalué dans une étude avec administration

d’une dose unique réalisée après commercialisation. En raison de la métabolisation importante de la buprénorphine, on retrouve

des taux plasmatiques de buprénorphine plus élevés chez les patients atteints d’insuffisance hépatique modérée et sévère. Les

patients doivent être surveillés afin d’éviter les signes et symptômes de toxicité ou de surdosage causés par des taux élevés de

buprénorphine. BUPRENORPHINE MYLAN doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d’insuffisance hépatique

modérée. Chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère, l’utilisation de la buprénorphine est contre-indiquée (voir

rubriques 4.3 et 5.2).

Insuffisance rénale

L'élimination rénale peut être prolongée, car 30 % de la dose administrée sont éliminés par la voie rénale. Les métabolites de la

buprénorphine s'accumulent chez les patients atteints d'insuffisance rénale. La prudence est recommandée chez les patients

présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Mises en garde générales relatives à la classe des opioïdes

Les opioïdes peuvent provoquer une hypotension orthostatique.

Les opioïdes peuvent augmenter la pression du liquide céphalo-rachidien, ce qui peut être à l’origine de crises épileptiques. Comme

avec les autres opioïdes, la prudence est recommandée chez les patients traités par la buprénorphine qui présentent un

traumatisme crânien, des lésions intracrâniennes et une augmentation de la pression intracrânienne ou qui ont des antécédents de

crises épileptiques.

Un myosis induit par les opioïdes, des altérations du niveau de conscience ou de la perception de la douleur en tant que symptôme

de la maladie peuvent interférer avec l’évaluation du patient ou compliquer le diagnostic ou le traitement clinique d’une maladie

concomitante.

Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints de myxœdème, d’hypothyroïdie ou d’insuffisance

corticosurrénale (par exemple maladie d’Addison).

Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints d’hypotension, d’hypertrophie prostatique ou de sténose

urétrale.

Les opioïdes peuvent être responsables d’une augmentation de la pression intra-cholédocienne et doivent donc être utilisés avec

précaution chez les patients présentant un dysfonctionnement des voies biliaires.

Les opioïdes doivent être administrés avec précaution chez les patients âgés ou affaiblis.

L’attention des sportifs doit être attirée sur le fait que cette spécialité contient de la buprénorphine et que ce principe actif est inscrit

sur la liste des substances dopantes.

Les associations suivantes ne sont pas recommandées avec la buprénorphine : analgésiques de palier II, éthylmorphine et alcool

(voir rubrique 4.5).

Excipients

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un

syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient du sodium. Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est

essentiellement « sans sodium ».

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Associations contre-indiquées

+ Méthadone :

Diminution de l'effet de la méthadone par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.

+ Analgésiques morphiniques de palier III :

Chez les patients utilisant des analgésiques de palier III, une diminution de l'effet antalgique du morphinique

peut être observée, par

blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.

+ Naltrexone et nalméfène :

La naltrexone et le nalméfène sont des antagonistes des opioïdes susceptibles de bloquer les effets pharmacologiques de la

buprénorphine. Pour les patients dépendants aux opioïdes recevant un traitement par buprénorphine, la co-administration de

naltrexone et de nalméfène est contre

indiquée, la naltrexone et le nalméfène pouvant précipiter l'apparition brutale de symptômes

de sevrage aux opioïdes prolongés et intenses.

Associations déconseillées

+ Analgésiques de palier II (tramadol, codéine et dihydrocodéine) :

Une diminution de l’effet analgésique du morphinique peut être observée, par blocage compétitif des récepteurs, avec risque

d'apparition d’un syndrome de sevrage.

+ Ethylmorphine :

Chez les patients utilisant de l’éthylmorphine, une diminution de l’effet analgésique du morphinique peut être observée, par blocage

compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d’un syndrome de sevrage.

+ Alcool :

L’alcool augmente l'effet sédatif de la buprénorphine, ce qui peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de

machines.

Les patients doivent éviter de prendre la buprénorphine avec des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de l'alcool.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Les Benzodiazépines :

L'association avec des benzodiazépines peut provoquer un décès par dépression respiratoire d'origine centrale. Il convient de

surveiller étroitement les patients et d'éviter cette association en cas de risque de mésusage (voir rubriques 4.4 et 4.8). Une

évaluation médicale appropriée du rapport bénéfice/risque doit être initiée avant la prescription de cette association. Les patients

doivent être informés qu’il est extrêmement dangereux de s’administrer soi-même des benzodiazépines qui n’ont pas été prescrites

tout en prenant ce produit et doivent également être avertis qu’ils doivent suivre scrupuleusement les indications de leur médecin

lorsqu’ils prennent des benzodiazépines (voir rubrique 4.4).

+ Médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou médicaments apparentés :

L’utilisation concomitante des opioïdes avec des médicaments sédatifs comme les benzodiazépines ou les médicaments

apparentés accroît le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en raison d’un effet dépresseur additif

sur le Système Nerveux Central (SNC). La posologie et la durée de l’utilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique

4.4).

+ Autres dépresseurs du système nerveux central :

D’autres dérivés opioïdes (par exemple les analgésiques et les antitussifs), certains antidépresseurs, antihistaminiques H

sédatifs,

barbituriques, benzodiazépines, anxiolytiques autres que benzodiazépines, neuroleptiques, clonidine et substances apparentées

administrés en association avec la buprénorphine majorent la dépression du système nerveux central. L'altération de la vigilance

peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

En outre, les barbituriques augmentent le risque de dépression respiratoire.

+ Inhibiteurs du CYP3A4 :

Une étude d'interaction entre la buprénorphine et le kétoconazole (inhibiteur puissant du CYP3A4) a montré une augmentation des

et ASC (aire sous la courbe) de la buprénorphine (d’environ 50 % et 70 % respectivement) et, dans une moindre mesure, de

la norbuprénorphine.

Les patients traités par la buprénorphine doivent être étroitement surveillés et une diminution de la posologie peut s'avérer

nécessaire

en cas d’association avec un inhibiteur puissant du CYP3A4 (par exemple les inhibiteurs de la protéase tels que

ritonavir, nelfinavir ou indinavir ou les antifongiques azolés (tels que kétoconazole, itraconazole, voriconazole ou posaconazole).

+ Inducteurs du CYP3A4 :

Dans une étude clinique réalisée sur des volontaires sains, l’association de buprénorphine avec la rifampicine ou la rifabutine

montre une diminution de 70 % et 35 % respectivement des concentrations plasmatiques de buprénorphine et l’apparition de

symptômes de sevrage chez 50 % des 12 volontaires. Une surveillance étroite est recommandée chez les patients traités par

buprénorphine si des inducteurs (par exemple phénobarbital, carbamazépine, phénytoïne, rifampicine) sont co

administrés. Le

dosage de buprénorphine ou des inducteurs du CYP3A4 peut être ajusté en conséquence.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Compte tenu des données disponibles et du bénéfice materno/fœtal, la buprénorphine peut être utilisée pendant la grossesse.

Cependant, une adaptation de la posologie quotidienne peut être nécessaire afin de maintenir l’efficacité du traitement.

La prise chronique de buprénorphine par la mère, quelle que soit la dose, à la fin de la grossesse, peut entraîner un syndrome de

sevrage (cris aigus, mauvaise prise alimentaire, sommeil anormal, irritabilité, tremblement, hypertonie, myoclonie ou convulsions)

chez le nouveau-né. Ce syndrome est généralement retardé de plusieurs heures à plusieurs jours après la naissance. Des cas de

troubles respiratoires chez les nouveau-nés ont aussi été rapportés. Par conséquent, si la mère est traitée jusqu’à la fin de la

grossesse, une surveillance doit être envisagée à la naissance et pendant plusieurs jours après.

Allaitement

De très petites quantités de buprénorphine et de ses métabolites passent dans le lait maternel. Ces quantités ne sont pas

suffisantes pour éviter le syndrome de sevrage qui peut être retardé chez les nourrissons allaités. Après une évaluation des

facteurs de risque individuels, l'allaitement peut être envisagé chez les patientes traitées par la buprénorphine.

Fertilité

Dans une étude conduite avec des doses pharmacologiques chez la souris, une atrophie testiculaire avec calcification tubulaire a

été mise en évidence chez des animaux traités.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Buprénorphine Mylan a une influence mineure à modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

lorsqu’elle est administrée à des patients dépendants aux opioïdes. Ce médicament peut provoquer de la somnolence, des vertiges

ou une confusion mentale, en particulier pendant l'induction du traitement et l'adaptation de la posologie.

Si le produit est pris en même temps que de l’alcool ou des dépresseurs du système nerveux central, son effet risque d’être majoré

(voir rubriques 4.4 et 4.5). Les patients doivent être avertis que la prise de buprénorphine peut affecter leur capacité à conduire et

utiliser des machines dangereuses.

4.8. Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés lors de l’étude clinique pivot étaient les effets liés au syndrome de sevrage

(par exemple insomnie, céphalées, nausées et hyperhidrose).

Liste tabulée des effets indésirables

Le Tableau 1 présente les effets indésirables les plus fréquemment rapportés lors d’une étude clinique pivot chez les patients

traités avec la buprénorphine (n=103) versus placebo (n=107). La fréquence des effets indésirables éventuels répertoriés ci-

dessous est définie selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, <

1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000).

Le Tableau 1 récapitule aussi les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans la base de données de

pharmacovigilance globale du titulaire, identifiés dans les études cliniques et la surveillance du produit après commercialisation. La

fréquence est dite indéterminée quand l’effet indésirable n’a pas été identifié dans l’étude clinique pivot.

Tableau 1 : Effets indésirables observés dans une étude clinique pivot et/ou notifiés dans le cadre de la pharmacovigilance, présentés par classe de systèmes d’organes

Classe de systèmes d’organes

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Fréquence indéterminée

Infections et infestations

Infection

Pharyngite

Troubles psychiatriques

Insomnie

Agitation

Anxiété

Nervosité

Hallucination

Affections du système nerveux

Céphalée

Migraine

Paresthésie

Somnolence

Syncope

Vertige

Hyperkinésie

Affections vasculaires

Hypotension

orthostatique

Affections respiratoires,

thoraciques et médiastinales

Dyspnée

Dépression

respiratoire1

Affections gastro-intestinales

Nausées

Douleur abdominale

Constipation

Vomissement

Affections de la peau et du

tissu sous-cutané

Hyperhidrose

Affections musculo-

squelettiques et systémiques

Spasmes musculaires

Affections des organes

Dysménorrhée

reproducteurs et du sein

Leucorrhée

Troubles généraux et

anomalies au site

d’administration

Syndrome de sevrage

Asthénie

Syndrome de sevrage

néonatal2

Affections du système

immunitaire

Réactions

d’hypersensibilité3

Affections hépatiques

Augmentation des

transaminases, hépatite,

ictère4

Description de certains effets indésirables

Un résumé des effets indésirables signalés après commercialisation du produit et qui sont considérés comme graves ou présentant

un intérêt est présenté ci-dessous :

Des cas de dépression respiratoire ont été observés. Des décès dus à une dépression respiratoire ont été rapportés, en particulier

lorsque la buprénorphine était utilisée en association avec des benzodiazépines (voir rubrique 4.5) ou n’était pas utilisée

conformément aux informations posologiques. Des décès ont également été rapportés lors de l’administration concomitante de

buprénorphine et d’autres dépresseurs du SNC tels que l’alcool ou d’autres opioïdes (voir rubriques 4.4 et 4.5).

Un syndrome de sevrage néonatal a été signalé chez des nouveau-nés de femmes qui ont reçu de la buprénorphine pendant la

grossesse. Le syndrome peut être plus léger et plus long que celui induit par des agonistes complets des récepteurs opioïdes µ à

courte durée d’action. La nature du syndrome peut varier en fonction des antécédents d’utilisation de drogues par la mère (voir

rubrique 4.6).

Les signes et symptômes les plus fréquents d'hypersensibilité comprennent les rashs, les urticaires et les prurits. Des cas de

bronchospasme, de dépression respiratoire, d'angiœdème et de choc anaphylactique ont été signalés.

Des cas d’élévation des transaminases hépatiques et d’hépatite avec ictère généralement d’évolution favorable ont été observés

(voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance

continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le

système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des

Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

Les propriétés d'agoniste partiel morphinique de la buprénorphine lui confèrent un index thérapeutique élevé.

Symptômes

Le principal symptôme nécessitant une intervention médicale en cas de surdosage est la dépression respiratoire consécutive à une

dépression du système nerveux central, car elle peut conduire à un arrêt respiratoire et à la mort (voir rubrique 4.4). Les autres

signes d’un surdosage sont notamment la sédation, le myosis, l’hypotension, les nausées et les vomissements.

Traitement/Prise en charge

En cas de surdosage, une prise en charge globale doit être instituée, comprenant une surveillance étroite de l’état respiratoire et

cardiaque du patient.

Un traitement symptomatique de la dépression respiratoire et des mesures standard de soins intensifs doivent être mis en place. La

libération des voies aériennes supérieures ainsi qu’une ventilation assistée ou contrôlée doivent être assurées si nécessaire. Le

patient doit être transféré dans une unité disposant de tous les moyens de réanimation nécessaires.

Si le patient vomit, des précautions doivent être prises afin d’éviter qu’il inhale son vomi.

L'utilisation d'un antagoniste opioïde injectable (à savoir la naloxone) est recommandée, malgré l’effet modeste qu’il peut exercer

dans la suppression des symptômes respiratoires induits par la prise de buprénorphine, cette dernière étant fortement liée aux

récepteurs morphiniques.

En cas d'utilisation de la naloxone, la longue durée d’action de la buprénorphine doit être prise en compte afin de déterminer la

durée de traitement et la surveillance médicale nécessaires pour supprimer les effets du surdosage. La naloxone peut être éliminée

plus rapidement que la buprénorphine ; par conséquent, les symptômes de surdosage de la buprénorphine préalablement contrôlés

par la naloxone peuvent réapparaître. Une perfusion continue peut s’avérer nécessaire. Les débits de perfusion IV continue doivent

être titrés selon la réponse du patient. Si celle-ci est impossible, une dose répétée de naloxone peut être requise.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : médicament utilisé dans la dépendance aux opioïdes, code ATC : N07BC01.

Mécanisme d’action

La buprénorphine est un agoniste-antagoniste morphinique et se fixe au niveau des récepteurs cérébraux µ et

. Son activité dans

le traitement de substitution des opioïdes est attribuée à sa liaison lentement réversible aux récepteurs µ qui minimiserait de façon

prolongée le besoin des toxicomanes en stupéfiants.

Effets pharmacodynamiques

L'activité agoniste partielle de la buprénorphine confère au produit un index thérapeutique élevé en limitant ses effets dépresseurs,

notamment sur les fonctions cardio-respiratoires. La marge thérapeutique de la buprénorphine peut être amoindrie en cas

d'association à des benzodiazépines ou dans des situations de mésusage de la buprénorphine.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Par voie orale, la buprénorphine subit une N-désalkylation et une glycuroconjugaison dans l'intestin grêle et dans le foie par un

important effet de premier passage. L'administration du médicament par voie orale est donc inappropriée.

Par voie sublinguale, la biodisponibilité absolue de la buprénorphine est mal connue, mais a été estimée entre 15 et 30 %. Le pic de

concentration plasmatique est obtenu 90 minutes après administration sublinguale, et la relation dose-concentration maximale est

linéaire entre 2 et 16 mg.

Distribution

L'absorption de la buprénorphine est suivie d'une phase de distribution rapide. La demi-vie est de 2 à 5 heures.

Biotransformation

La buprénorphine est métabolisée par 14-N-désalkylation, et glycuroconjugaison de la molécule-mère et du métabolite désalkylé.

Des données cliniques confirment que le CYP3A4 est responsable de la N-désalkylation de la buprénorphine.

La N-désalkylbuprénorphine est un agoniste µ de faible activité intrinsèque.

Élimination

L'élimination de la buprénorphine est bi ou tri-exponentielle, avec une longue phase d'élimination terminale de 20 à 25 heures, due

pour partie à une réabsorption de la buprénorphine après hydrolyse intestinale du dérivé conjugué, et pour partie au caractère

hautement lipophile de la molécule.

La buprénorphine est essentiellement éliminée dans les fèces par excrétion biliaire des métabolites glycuroconjugués (70 %), le

reste étant éliminé par les urines.

Populations particulières

Insuffisance hépatique

L’effet de l’insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine et de la naloxone a été évalué dans une étude

avec administration d’une dose unique réalisée après commercialisation.

Le tableau 2 résume les résultats d’une étude clinique dans laquelle l’exposition après administration de buprénorphine/naloxone 2

mg/0,5 mg comprimé sublingual a été déterminée chez des sujets sains, et chez des sujets présentant différents degrés

d’insuffisance hépatique.

Tableau 2. Effet de l’insuffisance hépatique sur les paramètres pharmacocinétiques de

la buprénorphine après administration de buprénorphine/naloxone (modification par

rapport à des sujets sains)

Paramètres PK

Insuffisance

Hépatique Légère

(Child-Pugh de

Classe A)

(n=9)

Insuffisance

Hépatique Modérée

(Child-Pugh de

Classe B)

(n=8)

Insuffisance

Hépatique Sévère

(Child-Pugh de

Classe C)

(n=8)

Buprenorphine

1,2 fois plus

1,1 fois plus

1,7 fois plus

défini

Identique

1,6 fois plus

2,8 fois plus

L’exposition plasmatique à la buprénorphine était environ 3 fois plus élévée chez les patients ayant une insuffisance hépatique

sévère après administration d’une dose unique de 2 mg.

5.3. Données de sécurité préclinique

La toxicité chronique étudiée chez quatre espèces animales (rongeurs et non rongeurs) avec quatre voies d'administration

différentes n'a pas montré d'élément cliniquement pertinent. Dans une étude de un an par voie orale chez le chien, une toxicité

hépatique a été observée à très forte dose (75 mg/kg).

Les études de tératogénèse réalisées chez le rat et le lapin permettent de conclure que la buprénorphine n'est ni embryotoxique ni

fœtotoxique.

Aucun effet secondaire sur la fertilité n'a été rapporté chez le rat, cependant, une mortalité péri et post-natale élevée a été

observée dans cette espèce après administration orale et IM, liée à une difficulté à mettre bas et à une lactation insuffisante.

Aucune preuve d'un potentiel génotoxique n'a été mise en évidence sur une batterie standard de tests.

Les études de cancérogénèse chez la souris et le rat ne montrent pas de différence d'incidence de différents types de tumeurs

entre les animaux traités par la buprénorphine et le groupe témoin. Cependant, dans une étude conduite avec des doses

pharmacologiques chez la souris, une atrophie testiculaire avec calcification tubulaire a été mise en évidence chez des animaux

traités.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Lactose monohydraté, mannitol, amidon de maïs, povidone K30, acide citrique anhydre, citrate de sodium, sodium stéaryle

fumarate.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

7 ou 28 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

MYLAN S.A.S.

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 382 008 6 7 : 7 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).

34009 382 009 2 8 : 28 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

Prescription sur ordonnance répondant aux spécifications fixées par l'arrêté du 31 mars 1999.

Prescription limitée à 28 jours.

Délivrance fractionnée par périodes de 7 jours.

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