BUPRENORPHINE Cristers 0,4 mg, comprimé sublingual

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

15-11-2019

Ingrédients actifs:
buprénorphine
Disponible depuis:
CRISTERS
Code ATC:
N07BC01
DCI (Dénomination commune internationale):
buprenorphine
Dosage:
0,4 mg
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > buprénorphine : 0,4 mg . Sous forme de : chlorhydrate de buprénorphine 0,432 mg
Type d'ordonnance:
délivrance fractionnée de 7 jours
Domaine thérapeutique:
médicament utilisé dans la dépendance aux opioïdes
Descriptif du produit:
34009 300 ou 3 1 - flacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 7 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;34009 300 ou 4 8 - flacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;34009 300 ou 9 4 - plaquette(s) aluminium de 7 comprimé(s) - Déclaration d'arrêt de commercialisation:31/01/2019;34009 300 ou 0 0 - plaquette(s) aluminium de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;34009 300 ou 1 7 - plaquette(s) aluminium PVC PVDC Tristar de 7 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;34009 300 ou 2 4 - plaquette(s) aluminium PVC PVDC Tristar de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
63036255
Date de l'autorisation:
2016-07-20

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 15/11/2019

Dénomination du médicament

BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual

Chlorhydrate de buprénorphine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre

BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual

3. Comment prendre BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE

Classe pharmacothérapeutique : MEDICAMENT UTILISE DANS LA DEPENDANCE AUX OPIOÏDES – Code ATC :

N07BC01.

BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg comprimé sublingual est utilisé pour traiter la dépendance aux opioïdes

(stupéfiants). Ce médicament est exclusivement réservé au traitement de substitution des pharmacodépendances, dans le

cadre d'un suivi médical et psycho-social, chez les patients qui ont accepté d’être traités pour leur dépendance aux opioïdes.

Le traitement par BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg comprimé sublingual est réservé aux adultes et adolescents de

plus de 15 ans.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg,

comprimé sublingual ?

Ne prenez jamais BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual :

si vous êtes allergique à la buprénorphine ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament mentionnés

dans la rubrique 6,

si vous avez moins de 15 ans,

si vous avez une insuffisance respiratoire grave,

si vous avez une maladie grave du foie,

si vous présentez une intoxication alcoolique aiguë ou un delirium tremens (tremblements, sudation, anxiété, confusion ou

hallucinations causés par l’alcool),

si vous prenez de la méthadone,

si vous prenez des analgésiques morphiniques de palier III,

si vous prenez de la naltrexone,

si vous prenez du nalméfène.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé

sublingual.

Informez votre médecin en cas de :

asthme ou autres problèmes respiratoires,

maladie du foie telle que l’hépatite,

tension artérielle basse,

traumatisme crânien récent ou maladie cérébrale,

affection des voies urinaires (en particulier si elle est liée à une hypertrophie de la prostate chez l’homme),

néphropathie,

problèmes thyroïdiens,

insuffisance surrénalienne (par exemple maladie d’Addison),

dysfonctionnement des voies biliaires.

Informations importantes à prendre en compte

Mésusage, abus et usage détourné

Ce médicament peut être convoité par les individus qui utilisent de manière abusive des médicaments délivrés sur

ordonnance et doit être conservé en un lieu sûr afin d’éviter tout vol. Ne donnez pas ce médicament à d’autres personnes. Il

peut entraîner leur décès ou leur être nocif.

Problèmes respiratoires

Certaines personnes sont décédées suite à une défaillance respiratoire (difficulté à respirer) lors d’une mauvaise utilisation

de ce médicament ou lors de la prise concomitante d’autres dépresseurs du système nerveux central tels que l’alcool, les

benzodiazépines (tranquillisants) ou d’autres opioïdes.

Dépendance

Ce produit peut créer une dépendance.

Symptômes de sevrage

Ce produit peut entraîner l’apparition de symptômes de sevrage si vous le prenez moins de 6 heures après la prise d’un

opioïde à courte durée d’action (morphine, héroïne ou produits apparentés) ou moins de 24 heures après la prise d’un

opioïde à longue durée d’action tel que la méthadone.

BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual peut également provoquer des symptômes de sevrage si vous

arrêtez de le prendre brutalement.

Lésion du foie

Des cas de lésion du foie ont été rapportés suite à la prise de BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual,

notamment lors d’un mauvais usage du médicament par voie intraveineuse et à forte dose. Celles-ci peuvent aussi être

favorisées par certaines conditions telles que des infections virales (virus de l’hépatite B ou C), alcoolisme, anorexie, ou par

l’association avec d’autres médicaments présentant un risque pour votre foie (voir rubrique 4). Votre médecin peut faire

pratiquer des tests sanguins réguliers pour surveiller l’état de votre foie. Prévenez votre médecin si vous souffrez de

problèmes hépatiques avant de commencer un traitement par BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual.

Somnolence

Ce médicament peut entraîner une somnolence qui peut être augmentée par des produits tels que les boissons alcoolisées,

ou les médicaments traitant l’anxiété.

Diagnostic des affections médicales non apparentées

Ce médicament peut masquer les symptômes de douleur susceptibles de contribuer au diagnostic de certaines maladies.

N’oubliez pas d’avertir votre médecin si vous prenez ce médicament.

Tension artérielle

Ce médicament peut provoquer une baisse soudaine de la tension artérielle, provoquant une sensation de vertige lors du

passage trop rapide de la position assise ou allongée à la position debout.

Une prescription et une délivrance pour une courte durée sont recommandées notamment en début de traitement.

Autres médicaments et BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre

médicament.

N’utilisez pas BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual si vous prenez :

de la méthadone,

des analgésiques morphiniques (analgésiques de palier III),

de la naltrexone,

du nalméfène.

Certaines associations avec BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual ne sont pas recommandées :

tramadol, codéine, dihydrocodéine (analgésiques de palier II),

ethylmorphine,

alcool ou médicaments contenant de l’alcool.

Certains médicaments peuvent augmenter les effets indésirables de BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé

sublingual et risquent d’entraîner des réactions très graves. Ne prenez pas d’autres médicaments en concomitance avec

BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual sans en parler d’abord à votre médecin, notamment :

Benzodiazépines (utilisées pour traiter l’anxiété ou les troubles du sommeil) telles que le diazépam, le témazépam et

l’alprazolam. Si votre médecin vous prescrit des benzodiazépines, il vous prescrira la dose qui vous convient. La prise d’une

dose incorrecte de benzodiazépines peut entraîner le décès dû à une dépression respiratoire (incapacité à respirer). Vous

ne devez pas dépasser la dose prescrite et vous ne devez pas prendre des benzodiazépines sans ordonnance.

Autres médicaments pouvant entraîner une somnolence qui sont utilisés pour traiter des affections telles que l’anxiété,

l’insomnie, les convulsions/crises d’épilepsie et la douleur. Ces types de médicaments diminueront votre niveau de vigilance

en rendant difficile la conduite de véhicules et l’utilisation de machines. Ils peuvent également provoquer une dépression du

système nerveux central, ce qui est très grave : l’utilisation de ces médicaments doit être surveillée étroitement. Une liste

d’exemples de ces types de médicaments est présentée ci-dessous :

les autres opioïdes, certains analgésiques et antitussifs,

les antidépresseurs (utilisés pour traiter la dépression) tels que l’isocarboxazide et le valproate,

les antihistaminiques H1 (utilisés pour traiter les réactions allergiques) tels que la diphenhydramine et la chlorphénamine,

les barbituriques (utilisés pour provoquer le sommeil ou la sédation) tels que le phénobarbital ou l’hydrate de chloral.

La clonidine (utilisée pour traiter une tension artérielle élevée).

Les antirétroviraux (utilisés pour traiter le SIDA) tels que le ritonavir, le nelfinavir et l’indinavir.

Certains agents antifongiques (utilisés pour traiter les infections fongiques) tels que le kétoconazole, l’itraconazole, le

voriconazole ou le posaconazole et certains antibiotiques (macrolides).

Certains médicaments peuvent diminuer les effets de BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual et

doivent être utilisés avec prudence quand ils sont co-administrés avec BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé

sublingual. Parmi ces produits figurent :

les médicaments utilisés pour traiter l'épilepsie (tels que la carbamazépine, le phénobarbital ou la phénytoïne),

les médicaments utilisés pour traiter la tuberculose (rifampicine).

La prise concomitante de BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual avec les médicaments mentionnés

ci-dessus doit être étroitement surveillée et peut nécessiter dans certains cas un ajustement des doses par votre médecin.

Vous devez dire à votre médecin ou pharmacien, si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un

médicament obtenu sans ordonnance.

BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual avec de l’alcool

L’alcool peut augmenter la somnolence et le risque de défaillance respiratoire s’il est associé à la prise de

BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual. Vous ne devez pas boire d’alcool ni prendre des

médicaments contenant de l’alcool pendant le traitement par BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé

sublingual.

Ne pas avaler ou consommer des aliments ou des boissons tant que le comprimé n'est pas complètement dissous.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

La buprénorphine peut être utilisée pendant la grossesse.

En cas de prise au cours de la grossesse, plus particulièrement à la fin de la grossesse, les médicaments tels que

BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual peuvent entraîner des symptômes de sevrage et des

problèmes respiratoires chez le nouveau-né. Ces symptômes peuvent survenir plusieurs jours après la naissance.

Avant d’allaiter votre enfant, consultez votre médecin : il évaluera vos facteurs de risque personnels et vous dira si vous

pouvez allaiter pendant le traitement par ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual peut provoquer une somnolence, des vertiges ou une

altération de la pensée. Cela peut surtout se produire pendant les premières semaines de traitement ou lorsque votre dose

est modifiée, mais également lorsque vous consommez de l'alcool ou prenez d'autres sédatifs avec BUPRENORPHINE

CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual. Vous ne devez pas conduire ni utiliser des outils ou des machines, ni

entreprendre des activités dangereuses tant que vous ne savez pas de quelle manière ce médicament vous affecte.

BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual contient du lactose

Si votre médecin vous a informé(e) d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez

auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Instauration du traitement

La dose initiale recommandée chez l'adulte et l'adolescent âgé de plus de 15 ans est de 2 à 4 mg de BUPRENORPHINE

CRISTERS. Une dose supplémentaire de 2 à 4 mg peut être administrée le premier jour en fonction de vos besoins.

Vous devez présenter des signes manifestes de sevrage avant de prendre la première dose de BUPRENORPHINE

CRISTERS. L'évaluation du médecin au regard de votre aptitude à recevoir le traitement permettra de décider du moment

où vous prendrez votre première dose de BUPRENORPHINE CRISTERS.

Instauration du traitement par BUPRENORPHINE CRISTERS lors d’une dépendance à l’héroïne

Si vous êtes dépendant à l'héroïne ou à un opioïde à courte durée d'action, vous devez prendre votre première dose de

BUPRENORPHINE CRISTERS lors de l'apparition des premiers signes de sevrage, au moins 6 heures après la dernière

prise d'opioïdes.

Instauration du traitement par BUPRENORPHINE CRISTERS lors d’une dépendance à la méthadone

Si vous prenez de la méthadone ou un opiacé à action prolongée, idéalement la dose de méthadone doit être réduite de

manière à être inférieure à 30 mg/jour avant de commencer le traitement par BUPRENORPHINE CRISTERS. La première

dose de BUPRENORPHINE CRISTERS doit être prise lorsqu'apparaissent les premiers signes de sevrage, mais doit

intervenir au moins 24 heures après la dernière prise de méthadone.

Prise de BUPRENORPHINE CRISTERS

La voie sublinguale constitue la seule voie efficace et bien tolérée pour la prise de ce médicament.

Prenez la dose une fois par jour en plaçant les comprimés sous la langue.

Conservez les comprimés sous votre langue jusqu'à leur dissolution complète. Cela peut prendre 5 à 10 minutes.

Ne mâchez pas et n’avalez pas les comprimés, sous peine d’annuler leur effet et de risquer de provoquer des symptômes

de sevrage.

Ne consommez pas des aliments ou des boissons tant que les comprimés ne sont pas complètement dissous.

Adaptation posologique et dose d’entretien

Au cours des jours qui suivent le début de votre traitement, votre médecin peut augmenter votre dose de

BUPRENORPHINE CRISTERS en fonction de vos besoins. Si vous avez l'impression que l'effet de BUPRENORPHINE

CRISTERS est trop fort ou trop faible, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. La dose quotidienne maximale est de

24 mg.

Après une période pendant laquelle le traitement aura été un succès, vous pourrez vous mettre d'accord avec votre

médecin afin de diminuer progressivement la dose jusqu'à parvenir à une dose d'entretien plus faible.

Arrêt du traitement

La durée de traitement doit être déterminée individuellement pour chaque patient.

Un arrêt de traitement, par diminution progressive de la posologie, peut être envisagé, avec votre accord, après une

stabilisation suffisante de votre état. Les doses doivent être diminuées par paliers successifs sous surveillance de votre

médecin.

Ne pas modifier ou arrêter le traitement sans l'accord de votre médecin traitant.

L’efficacité du traitement dépend :

de la posologie,

des mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées.

Si vous avez l’impression que l’effet de BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual est trop fort ou trop

faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous avez pris plus de BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual que vous n’auriez dû

Un surdosage en buprénorphine nécessite la mise sous surveillance médicale du patient et éventuellement un traitement en

urgence à l'hôpital. Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual

Si vous avez oublié de prendre une dose, informez votre médecin le plus tôt possible. Ne prenez pas de dose double pour

compenser la dose que vous avez oubliée de prendre.

Si vous arrêtez de prendre BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual

Ne modifiez pas le traitement de quelque manière que ce soit et n'arrêtez pas le traitement sans l'accord de votre médecin

traitant. Un arrêt brutal du traitement peut entraîner l’apparition de symptômes de sevrage.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Parlez-en immédiatement à votre médecin ou consultez les urgences médicales si vous présentez :

un gonflement du visage, des lèvres, de la langue ou de la gorge qui peut entraîner une difficulté à avaler ou à respirer, de

l'urticaire/rash sévère. Ceci peut être des signes d'une réaction allergique pouvant engager le pronostic vital.

Parlez-en aussi à votre médecin si vous présentez :

une grande fatigue, des démangeaisons avec jaunissement de la peau ou des yeux. Ceci peut être des symptômes d’une

lésion du foie.

Les effets indésirables suivants observés avec la buprénorphine ont été rapportés en utilisant la convention suivante :

très fréquent (affecte plus de 1 patient sur 10) ;

fréquent (affecte de 1 à 10 patients sur 100) ;

peu fréquent (affecte de 1 à 100 patients sur 1000) ;

rare (affecte de 1 à 1000 patients sur 10 000) ;

très rare (affecte moins de 1 patient sur 10 000) ;

fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Effets indésirables très fréquents :

infection,

insomnie (incapacité à dormir),

céphalée (maux de tête),

nausées,

douleur abdominale,

sueur excessive,

syndrome de sevrage.

Effets indésirables fréquents :

pharyngite,

agitation,

anxiété,

nervosité,

migraine,

paresthésie (picotement et engourdissement),

somnolence,

évanouissement,

vertige,

hyperkinésie (hyperactivité),

chute de la tension artérielle lors du passage de la position assise ou couchée à la position debout,

dyspnée (difficulté à respirer),

constipation,

vomissement,

spasme musculaire,

règles douloureuses,

perte vaginale blanche,

fatigue.

Effets indésirables rares :

hallucination,

dépression respiratoire (difficulté sévère à respirer).

Effets indésirables dont la fréquence est indéterminée :

syndrome de sevrage médicamenteux néonatal,

réactions d’hypersensibilité telles que rash, urticaire, démangeaisons,

réactions sévères d’hypersensibilité telles que bronchospasme (contraction soudaine des muscles des bronches),

dépression respiratoire, gonflement de la face, des lèvres, de la langue et/ou de la gorge, qui peuvent être des signes de

réaction allergique pouvant engager le pronostic vital,

problèmes de foie avec ou sans jaunisse.

Tous les opioïdes peuvent causer les effets indésirables additionnels suivants : crises d’épilepsie, myosis (contraction de la

pupille), altération de la conscience.

Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, ou si certains effets indésirables deviennent

graves, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte, la plaquette ou le flacon.

La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

N’utilisez pas ce médicament si vous constatez des signes visibles de détérioration.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual

La substance active est :

Chlorhydrate de buprénorphine.......................................................................................... .0,432 mg

Quantité correspondant à buprénorphine base ................................................................... .0,400 mg

Pour un comprimé sublingual.

Les autres composants sont :

Lactose monohydraté, amidon de maïs prégélatinisé, acide citrique anhydre, povidone, citrate de sodium, stéarate de

magnésium.

Qu’est-ce que BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de comprimé sublingual, blanc, rond, plat, avec la gravure « B » sur une face.

Boîte de 7 ou 28 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium) ou (Aluminium/PVC/PVDC Tristar) ou en flacon

(PEHD).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

CRISTERS

22 QUAI GALLIENI

92150 SURESNES

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

CRISTERS

22 QUAI GALLIENI

92150 SURESNES

Fabricant

TJOAPACK NETHERLANDS B.V.

NIEUWE DONK 9

4879AC ETTEN-LEUR

PAYS-BAS

ACCORD-UK LIMITED

WHIDDON VALLEY

BARNSTAPLE

EX32 8NS

ROYAUME-UNI

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 15/11/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

BUPRENORPHINE CRISTERS 0,4 mg, comprimé sublingual

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chlorhydrate de buprénorphine .................................................................................................0,432 mg

Quantité correspondant à buprénorphine base .........................................................................0,400 mg

Pour un comprimé sublingual.

Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 63,60 mg de lactose monohydraté.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé sublingual.

Comprimé blanc, rond, plat, avec la gravure « B » sur une face.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Traitement substitutif de la pharmacodépendance aux opioïdes, dans le cadre d'une thérapeutique globale de prise en

charge médicale, sociale et psychologique.

Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans, volontaires pour recevoir un traitement de la

dépendance aux opioïdes.

4.2. Posologie et mode d'administration

Le traitement doit se faire sous le contrôle d’un médecin spécialisé dans la prise en charge de la dépendance/addiction aux

opiacés.

Il est recommandé de prescrire le traitement par la buprénorphine dans le cadre d’une prise en charge globale de la

dépendance aux opioïdes.

Le résultat du traitement dépend, d'une part, de la posologie prescrite et d'autre part, des mesures médico-psychologiques

et socio-éducatives associées pour le suivi des patients.

Précautions à prendre avant l’induction du traitement

Avant d’instaurer le traitement, le médecin doit prendre en compte le type de dépendance aux opioïdes (opioïdes à durée

d'action longue ou courte), l’intervalle de temps écoulé depuis la dernière prise d’opioïdes et le niveau de dépendance aux

opioïdes. Afin d’éviter de précipiter l’apparition d'un syndrome de sevrage, l’induction du traitement par buprénorphine doit

être effectuée dès l’apparition des signes objectifs et évidents de sevrage (démontré par ex., par un score indiquant un

sevrage léger à modéré sur l’échelle clinique validée des symptômes de sevrage des opioïdes (COWS)).

Chez les patients dépendants à l’héroïne ou aux opioïdes à courte durée d’action, la première dose de buprénorphine doit

être prise lors de l’apparition des premiers signes de sevrage mais doit intervenir au moins 6 heures après la dernière prise

d’opioïdes.

Chez les patients recevant de la méthadone, la dose de méthadone doit être diminuée à une posologie maximum de 30

mg/jour avant de commencer le traitement par la buprénorphine. La longue demi-vie de la méthadone doit être prise en

compte lors de l’instauration du traitement par buprénorphine. La première dose de buprénorphine ne doit être prise que

lorsque les premiers signes de sevrage apparaissent et généralement pas moins de 24 heures après la dernière prise de

méthadone. La buprénorphine peut précipiter l'apparition de symptômes de sevrage chez les patients dépendants à la

méthadone.

Posologie

Mise en place du traitement (induction)

La dose initiale recommandée chez l'adulte et l'adolescent âgé de plus de 15 ans est de 2 à 4 mg en une prise quotidienne.

Une dose supplémentaire de 2 à 4 mg peut être administrée le premier jour en fonction des besoins individuels du patient.

Pendant la phase d’instauration du traitement, il est recommandé de contrôler quotidiennement son administration afin de

s’assurer que le comprimé est placé correctement sous la langue et d’observer la réponse du patient au traitement, ce qui

permettra d’adapter efficacement la dose administrée en fonction de l’effet clinique obtenu chez le patient.

Adaptation posologique et traitement d'entretien

Suite à l'induction du traitement le jour 1, le patient doit être stabilisé à une dose d'entretien au cours des quelques jours qui

suivent en adaptant progressivement la dose administrée en fonction de l'effet clinique obtenu chez le patient. L'adaptation

de la posologie par paliers de 2 à 8 mg de buprénorphine est fonction de la réévaluation de l'état clinique et psychologique

du patient et ne doit pas dépasser la posologie maximale de 24 mg par jour de buprénorphine.

Une délivrance quotidienne de la buprénorphine est recommandée, notamment pendant la période d'instauration du

traitement. Par la suite et après stabilisation de son état, des quantités de médicament pour plusieurs jours de traitement

pourront être remises au patient. Il est recommandé, cependant, de limiter la quantité du médicament délivré en une fois à 7

jours au maximum.

Administration non quotidienne

Après obtention d'une stabilisation satisfaisante, la fréquence d'administration du traitement peut être réduite à une

administration tous les deux jours en doublant la dose quotidienne du patient. Par exemple, un patient stabilisé recevant une

dose quotidienne de 8 mg de buprénorphine peut recevoir 16 mg de buprénorphine un jour sur deux, sans traitement les

jours intermédiaires. Chez certains patients, après l'obtention d'une stabilisation satisfaisante, la fréquence d'administration

du traitement peut être réduite à 3 administrations par semaine (par exemple lundi, mercredi et vendredi). La dose du lundi

et du mercredi doit être égale à deux fois la dose quotidienne du patient, et la dose du vendredi doit être égale à trois fois la

dose quotidienne du patient, sans traitement les jours intermédiaires. En aucun cas, la dose ne doit dépasser 24 mg de

buprénorphine par jour. Cette posologie peut ne pas convenir aux patients nécessitant une dose quotidienne > 8 mg de

buprénorphine/jour.

Réduction des doses et arrêt du traitement (arrêt progressif)

Lorsque l’évaluation clinique et la volonté du patient conduisent à envisager l’arrêt du traitement, celui-ci doit être effectué

avec prudence. La décision d’arrêter le traitement par la buprénorphine après une période d'entretien ou de stabilisation

brève doit être prise dans le cadre d’une prise en charge globale. Pour éviter des symptômes de sevrage et une rechute

éventuelle, dans les cas favorables, la dose de buprénorphine peut être diminuée progressivement jusqu’à l’arrêt du

traitement. Après une période de stabilisation jugée satisfaisante, si le patient l’accepte, le médecin pourra proposer au

patient de diminuer progressivement sa dose de buprénorphine, jusqu'à un arrêt total du traitement de substitution dans les

cas favorables. La mise à disposition de comprimés sublinguaux dosés respectivement à 0,4 mg, 2 mg et 8 mg permet une

diminution progressive de la posologie. Durant la période d'arrêt du traitement, une attention particulière sera portée aux

risques de rechute.

Populations particulières

Sujets âgés

La sécurité et l'efficacité de la buprénorphine chez les patients âgés de plus de 65 ans n’ont pas été établies. Aucune

recommandation sur la posologie ne peut être donnée.

Insuffisance hépatique

Un bilan hépatique et la recherche d’une hépatite virale sont recommandés avant de commencer le traitement.

L’effet de l’insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine a été évalué dans une étude réalisée après

commercialisation. En raison de la métabolisation importante de la buprénorphine, on retrouve des taux plasmatiques de

buprénorphine plus élevés chez les patients atteints d’insuffisance hépatique. L’exposition systémique est légèrement

augmentée chez les sujets atteints d’une insuffisance hépatique légère et aucun ajustement de posologie n’est jugé

nécessaire. Après administration d’une dose unique de 2 mg, l’exposition systémique totale est significativement augmentée

chez les sujets atteints d’insuffisance hépatique modérée (1,6 fois) et sévère (2,8 fois) comparée aux sujets sains. Les

patients doivent être surveillés afin d’éviter les signes et symptômes de toxicité ou de surdosage causés par des taux élevés

de buprénorphine. BUPRENORPHINE CRISTERS doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d’insuffisance

hépatique modérée et une diminution de la dose initiale et de la dose d’entretien doit être considérée. Compte tenu d’une

exposition élevée chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère et d’une possible accumulation après

l’administration de doses répétées, la buprénorphine ne doit pas être utilisée chez les patients atteints d’insuffisance

hépatique sévère (voir rubriques 4.3 et 5.2).

Les patients présentant une hépatite virale, sous traitement médical concomitant (voir rubrique 4.5) et/ou souffrant d’un

dysfonctionnement hépatique ont un risque plus élevé d’atteinte accélérée du foie. Un bilan hépatique initial et la recherche

d'une hépatite virale sont recommandés avant de commencer le traitement. Il est recommandé de contrôler régulièrement la

fonction hépatique (voir rubrique 4.4).

Insuffisance rénale

La modification de la posologie de la buprénorphine n’est généralement pas nécessaire chez les patients atteints

d’insuffisance rénale. La prudence est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance

de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de la buprénorphine chez les enfants âgés de moins de 15 ans n'ont pas été établies. Aucune

donnée n'est disponible.

En raison de l'absence de données chez les adolescents (âgés de 15 à 17 ans), ces patients doivent être surveillés plus

étroitement pendant le traitement.

Mode d’administration

Administration par voie sublinguale : les médecins doivent informer les patients que la voie sublinguale constitue la seule

voie efficace et bien tolérée pour l'administration de ce médicament. Le comprimé doit être maintenu sous la langue jusqu’à

dissolution complète, ce qui intervient habituellement en 5 à 10 minutes. Les patients ne doivent pas avaler ou consommer

des aliments ou des boissons avant la dissolution complète du comprimé.

Une dose se compose de comprimés de BUPRENORPHINE CRISTERS de différents dosages, qui peuvent être placés

sous la langue simultanément ou en deux parts ; la deuxième part doit être placée sous la langue dès que le ou les

comprimés de la première part sont dissous. Pour des instructions spécifiques concernant la posologie pendant le traitement

d’induction, de stabilisation et d’entretien, se reporter aux sections ci-dessus intitulées « Mise en place du traitement

(induction) » et « Adaptation posologique et traitement d’entretien ».

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la buprénorphine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Enfants de moins de 15 ans.

Insuffisance respiratoire sévère.

Insuffisance hépatique sévère.

Intoxication alcoolique aiguë ou delirium tremens.

Association à la méthadone, les analgésiques morphiniques de palier III, la naltrexone, et le nalméfène (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde

Ce médicament est exclusivement réservé au traitement de la pharmacodépendance aux opioïdes.

Utilisation chez l’adolescent : en raison de l'absence de données chez l’adolescent (âgé de 15 à 17 ans), les patients

appartenant à cette tranche d’âge doivent être plus étroitement surveillés pendant le traitement.

Il est recommandé que ce traitement soit prescrit par des médecins assurant une prise en charge thérapeutique globale de

la dépendance aux opioïdes.

Mésusage, abus et usage détourné

Tout comme les autres opioïdes, licites ou illicites, la buprénorphine peut être mal utilisée ou utilisée de manière abusive.

Parmi les risques de mésusage et d’abus figurent le surdosage, la propagation d’infections virales ou d’infections localisées

et systémiques transmises par voie sanguine, la dépression respiratoire et l’atteinte hépatique. Le mauvais usage de la

buprénorphine par une personne autre que le patient à qui le produit est destiné risque également de créer une nouvelle

catégorie d'individus primodépendants à cette substance ; ce type d’utilisation peut aussi apparaître lorsque le médicament

est distribué directement par le patient en vue d’un usage illicite ou lorsque le médicament est volé, n’étant pas conservé en

lieu sûr.

En cas de mésusage intentionnel du médicament par voie intraveineuse, des réactions locales, parfois septiques (abcès,

cellulite), des hépatites aiguës potentiellement graves et d'autres infections aiguës, telles que des pneumonies ou des

endocardites, ont été rapportées.

Un traitement sous-optimal par la buprénorphine peut indiquer un mauvais usage du médicament par le patient, pouvant

entraîner un surdosage ou l’abandon du traitement. Un patient sous-dosé en buprénorphine peut continuer à gérer ses

symptômes de sevrage et son envie irrépressible de consommer des opioïdes, de l’alcool ou d’autres nooleptiques (par

exemple des benzodiazépines).

Afin de réduire le risque de mésusage, d’abus et d’usage détourné, les médecins doivent prendre les mesures qui

s’imposent lorsqu’ils prescrivent et administrent la buprénorphine, par exemple éviter de donner des ordonnances pour de

multiples renouvellements dès le début de traitement ; d’autre part, ils doivent effectuer des visites de suivi du patient tout en

mettant en place un contrôle clinique adapté aux besoins du patient.

Dépression respiratoire

Des cas de décès par dépression respiratoire ont été observés, particulièrement lorsque la buprénorphine avait été utilisée

en association avec des benzodiazépines (voir rubrique 4.5) ou lorsque la buprénorphine n’avait pas été utilisée

conformément aux informations posologiques. Des décès ont également été rapportés après la prise concomitante de

buprénorphine et d’autres dépresseurs tels que l’alcool ou d’autres opioïdes. L’administration de buprénorphine à des

personnes non dépendantes aux opioïdes, qui ne sont pas tolérantes aux effets des opioïdes, peut entraîner une

dépression respiratoire potentiellement mortelle.

Ce produit doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints d’asthme ou d’insuffisance respiratoire (telle qu'une

maladie pulmonaire obstructive chronique, un cœur pulmonaire, une diminution de la capacité respiratoire, une hypoxie, une

hypercapnie, une dépression respiratoire préexistante ou une cyphoscoliose (déformation de la colonne vertébrale pouvant

entraîner une dyspnée).

Les patients présentant les facteurs de risque physiques et/ou pharmacologiques ci-dessus doivent être surveillés et une

réduction de la dose peut être envisagée.

La buprénorphine peut provoquer une dépression respiratoire sévère potentiellement mortelle chez les enfants et les

personnes non dépendantes qui l’ingèrent accidentellement ou de manière délibérée. Les patients doivent être avertis de

conserver les plaquettes en sûreté, de ne jamais sortir à l’avance les comprimés de la plaquette, de tenir les plaquettes hors

de portée des enfants et des autres membres de la famille et de ne pas prendre ce médicament devant les enfants. Un

service d’urgence doit être immédiatement contacté en cas d’ingestion accidentelle ou de suspicion d’ingestion.

Dépression du SNC

La buprénorphine peut provoquer une somnolence, en particulier lorsqu'il y a prise/administration concomitante avec de

l’alcool ou avec des dépresseurs du système nerveux central (tels que benzodiazépines, tranquillisants, sédatifs ou

hypnotiques) (voir rubriques 4.5 et 4.7).

Dépendance

Des études chez l’animal, ainsi que des données cliniques, ont démontré qu’en cas d’administration chronique, la

buprénorphine, un agoniste partiel des récepteurs µ aux opioïdes, peut provoquer une dépendance, celle-ci étant toutefois

moindre que celle provoquée par un agoniste complet (tel que la morphine).

L'interruption brutale du traitement peut entraîner un syndrome de sevrage, dont les premiers signes peuvent apparaître

plus tard.

Hépatite, atteintes hépatiques

Des cas d'hépatite aiguë grave ont été rapportés lors de mésusage, notamment par voie intraveineuse (voir rubrique 4.8).

Ces atteintes hépatiques ont surtout été observées à fortes doses, et pourraient être dues à une toxicité mitochondriale.

Dans de nombreux cas, la présence d’un dysfonctionnement mitochondrial préexistant (maladie génétique, anomalies

enzymatiques hépatiques, infection par le virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C, abus d’alcool, anorexie, utilisation

concomitante d’autres médicaments potentiellement hépatotoxiques) et la persistance d’injections de drogues peuvent être

responsables de l’atteinte hépatique ou y contribuer.

Les patients présentant une hépatite virale, sous traitement médical concomitant (voir rubrique 4.5) et/ou souffrant d’un

dysfonctionnement hépatique ont un risque plus élevé d’atteinte du foie et ces facteurs sous-jacents doivent être pris en

compte avant la prescription de buprénorphine et au cours du traitement (voir rubrique 4.2).

En cas de suspicion d'atteinte hépatique, un bilan biologique et étiologique approfondi doit être pratiqué. En fonction des

résultats obtenus, le traitement peut être interrompu avec prudence afin de prévenir l'apparition de symptômes de sevrage et

d'éviter le retour à l'utilisation de drogues illicites. En cas de poursuite du traitement, il faudra étroitement surveiller la

fonction hépatique.

Précipitation du syndrome de sevrage aux opioïdes

Lors de l'instauration du traitement par la buprénorphine, le médecin doit prendre en compte le profil agoniste partiel de la

buprénorphine et être conscient que le traitement peut précipiter l’apparition d’un syndrome de sevrage chez les patients

dépendants aux opioïdes, particulièrement si le traitement est administré moins de 6 heures après la dernière utilisation

d’héroïne ou d’un autre opioïde à courte durée d’action, ou s’il est administré moins de 24 à 48 heures après la dernière

prise de méthadone (conformément à la longue demi-vie de la méthadone). Les patients doivent être surveillés de près lors

du passage de la méthadone à la buprénorphine car des symptômes de sevrage ont été signalés. Afin d’éviter de précipiter

l’apparition d’un syndrome de sevrage, l’induction du traitement par buprénorphine doit être effectuée dès l’apparition des

signes objectifs de sevrage (voir rubrique 4.2).

Les symptômes de sevrage peuvent aussi être associés à un sous-dosage.

Réactions allergiques

Des cas d’hypersensibilité aiguë et chronique à la buprénorphine ont été rapportés dans les études cliniques et après la

mise sur le marché. Les signes et symptômes les plus fréquents sont : rash, urticaire et prurit. Des cas de bronchospasme,

d’angiœdème et de choc anaphylactique ont été signalés. Des antécédents d’hypersensibilité à la buprénorphine

constituent une contre-indication à l’utilisation de la buprénorphine.

Ce médicament contient du lactose monohydraté. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en

lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre

ce médicament.

Insuffisance hépatique

L’effet de l’insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine a été évalué dans une étude avec

administration d’une dose unique réalisée après commercialisation. En raison de la métabolisation importante de la

buprénorphine, on retrouve des taux plasmatiques de buprénorphine plus élevés chez les patients atteints d’insuffisance

hépatique modérée et sévère. Les patients doivent être surveillés afin d’éviter les signes et symptômes de toxicité ou de

surdosage causés par des taux élevés de buprénorphine. La buprénorphine doit être utilisée avec précaution chez les

patients atteints d’insuffisance hépatique modérée. Chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère, l’utilisation de

la buprénorphine est contre-indiquée (voir rubriques 4.3 et 5.2).

Insuffisance rénale

L'élimination rénale peut être prolongée, car 30 % de la dose administrée sont éliminés par la voie rénale. Les métabolites

de la buprénorphine s'accumulent chez les patients atteints d'insuffisance rénale. La prudence est recommandée chez les

patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Mises en garde générales relatives à la classe des opioïdes

Les opioïdes peuvent provoquer une hypotension orthostatique.

Les opioïdes peuvent augmenter la pression du liquide céphalo-rachidien, ce qui peut être à l’origine de crises épileptiques.

Comme avec les autres opioïdes, la prudence est recommandée chez les patients traités par la buprénorphine qui

présentent un traumatisme crânien, des lésions intracrâniennes et une augmentation de la pression intracrânienne ou qui

ont des antécédents de crises épileptiques.

Un myosis induit par les opioïdes, des altérations du niveau de conscience ou de la perception de la douleur en tant que

symptôme de la maladie peuvent interférer avec l’évaluation du patient ou compliquer le diagnostic ou le traitement clinique

d’une maladie concomitante.

Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints de myxœdème, d’hypothyroïdie ou d’insuffisance

corticosurrénale (par exemple maladie d’Addison).

Les opioïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints d’hypotension, d’hypertrophie prostatique ou de

sténose urétrale.

Les opioïdes peuvent être responsables d’une augmentation de la pression intra-cholédocienne et doivent donc être utilisés

avec précaution chez les patients présentant un dysfonctionnement des voies biliaires.

Les opioïdes doivent être administrés avec précaution chez les patients âgés ou affaiblis.

L’attention des sportifs doit être attirée sur le fait que cette spécialité contient de la buprénorphine et que ce principe actif est

inscrit sur la liste des substances dopantes.

Les associations suivantes ne sont pas recommandées avec la buprénorphine : analgésiques de palier II, éthylmorphine et

alcool (voir rubrique 4.5).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Associations contre-indiquées

+ Méthadone

Diminution de l'effet de la méthadone par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de

sevrage.

+ Analgésiques morphiniques de palier III

Chez les patients utilisant des analgésiques de palier III, une diminution de l'effet antalgique du morphinique peut être

observée, par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.

Associations déconseillées

+ Analgésiques de palier II (tramadol, codéine et dihydrocodéine)

Une diminution de l'effet analgésique du morphinique peut être observée, par blocage compétitif des récepteurs, avec risque

d'apparition d'un syndrome de sevrage.

+ Ethylmorphine

Chez les patients utilisant de l'éthylmorphine, une diminution de l'effet analgésique du morphinique peut être observée, par

blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome de sevrage.

+ Alcool

L'alcool augmente l'effet sédatif de la buprénorphine, ce qui peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation

de machines.

Les patients doivent éviter de prendre la buprénorphine avec des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de

l'alcool.

Associations faisant l’objet de précautions d’emploi

+ Les Benzodiazépines

L'association avec des benzodiazépines peut provoquer un décès par dépression respiratoire d'origine centrale. Il convient

de surveiller étroitement les patients et d'éviter cette association en cas de risque de mésusage (voir rubriques 4.4 et 4.8).

Une évaluation médicale appropriée du rapport bénéfice/risque doit être initiée avant la prescription de cette association.

Les patients doivent être informés qu’il est extrêmement dangereux de s’administrer soi-même des benzodiazépines qui

n’ont pas été prescrites tout en prenant ce produit et doivent également être avertis qu’ils doivent suivre scrupuleusement

les indications de leur médecin lorsqu’ils prennent des benzodiazépines (voir rubrique 4.4).

+ Autres dépresseurs du système nerveux central

D’autres dérivés opioïdes (par exemple les analgésiques et les antitussifs), certains antidépresseurs, antihistaminiques H1

sédatifs, barbituriques, benzodiazépines, anxiolytiques autres que benzodiazépines, neuroleptiques, clonidine et

substances apparentées administrés en association avec la buprénorphine majorent la dépression du système nerveux

central. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

En outre, les barbituriques augmentent le risque de dépression respiratoire.

+ Inhibiteurs du CYP3A4

Une étude d'interaction entre la buprénorphine et le kétoconazole (inhibiteur puissant du CYP3A4) a montré une

augmentation des C

et ASC (aire sous la courbe) de la buprénorphine (d’environ 50 % et 70 % respectivement) et, dans

une moindre mesure, de la norbuprénorphine.

Les patients traités par la buprénorphine doivent être étroitement surveillés et une diminution de la posologie peut s’avérer

nécessaire en cas d’association avec un inhibiteur puissant du CYP3A4 (par exemple les inhibiteurs de la protéase tels que

ritonavir, nelfinavir ou indinavir ou les antifongiques azolés tels que kétoconazole, itraconazole, voriconazole ou

posaconazole).

+ Inducteurs du CYP3A4

Dans une étude clinique réalisée sur des volontaires sains, l’association de buprénorphine avec la rifampicine ou la

rifabutine montre une diminution de 70 % et 35 % respectivement des concentrations plasmatiques de buprénorphine et

l’apparition de symptômes de sevrage chez 50 % des 12 volontaires. Une surveillance étroite est recommandée chez les

patients traités par buprénorphine si des inducteurs (par exemple phénobarbital, carbamazépine, phénytoïne, rifampicine)

sont co-administrés. Le dosage de buprénorphine ou des inducteurs du CYP3A4 peut être ajusté en conséquence.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Compte tenu des données disponibles et du bénéfice materno/foetal, la buprénorphine peut être utilisée pendant la

grossesse. Cependant, une adaptation de la posologie quotidienne peut être nécessaire afin de maintenir l'efficacité du

traitement.

La prise chronique de buprénorphine par la mère, quelle que soit la dose, à la fin de la grossesse, peut entraîner un

syndrome de sevrage (cris aigus, mauvaise prise alimentaire, sommeil anormal, irritabilité, tremblement, hypertonie,

myoclonie ou convulsions) chez le nouveau-né. Ce syndrome est généralement retardé de plusieurs heures à plusieurs

jours après la naissance. Des cas de troubles respiratoires chez les nouveau-nés ont aussi été rapportés. Par conséquent,

si la mère est traitée jusqu’à la fin de la grossesse, une surveillance doit être envisagée à la naissance et pendant plusieurs

jours après.

Allaitement

De très petites quantités de buprénorphine et de ses métabolites passent dans le lait maternel. Ces quantités ne sont pas

suffisantes pour éviter le syndrome de sevrage qui peut être retardé chez les nourrissons allaités. Après une évaluation des

facteurs de risque individuels, l'allaitement peut être envisagé chez les patientes traitées par la buprénorphine.

Fertilité

Dans une étude conduite avec des doses pharmacologiques chez la souris, une atrophie testiculaire avec calcification

tubulaire a été mise en évidence chez des animaux traités.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

La buprénorphine a une influence mineure à modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

lorsqu’elle est administrée à des patients dépendants aux opioïdes. Ce médicament peut provoquer de la somnolence, des

vertiges ou une confusion mentale, en particulier pendant l'induction du traitement et l'adaptation de la posologie. Si le

produit est pris en même temps que de l’alcool ou des dépresseurs du système nerveux central, son effet risque d’être

majoré (voir rubriques 4.4 et 4.5). Les patients doivent être avertis que la prise de buprénorphine peut affecter leur capacité

à conduire et utiliser des machines dangereuses.

4.8. Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés lors de l’étude clinique pivot étaient les effets liés au syndrome de

sevrage (par exemple insomnie, céphalées, nausées et hyperhidrose).

Liste tabulée des effets indésirables

Le Tableau 1 présente les effets indésirables les plus fréquemment rapportés lors d’une étude clinique pivot chez les

patients traités avec la buprénorphine (n = 103) versus placebo (n = 107). La fréquence des effets indésirables éventuels

répertoriés ci-dessous est définie selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu

fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000).

Le Tableau 1 récapitule aussi les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans la base de données de

pharmacovigilance globale du titulaire, identifiés dans les études cliniques et la surveillance du produit après

commercialisation. La fréquence est dite indéterminée quand l’effet indésirable n’a pas été identifié dans l’étude clinique

pivot.

Tableau 1 : Effets indésirables observés dans une étude clinique pivot et/ou notifiés dans le cadre de la

pharmacovigilance, présentés par classe de systèmes d’organes

Classe de

systèmes

d’organes

Très fréquent

Fréquent

fréquent

Rare

Très

rare

Fréquence

indéterminée

Infections et

infestations

Infection

Pharyngite

Troubles

psychiatriques

Insomnie

Agitation

Anxiété

Nervosité

Halluci-

nation

Affections du

système nerveux

Céphalée

Migraine

Paresthésie

Somnolence

Syncope

Vertige

Hyperkinésie

Affections

vasculaires

Hypotension

orthostatique

Affections

respiratoires,

thoraciques et

médiastinales

Dyspnée

Dépression

respiratoire

Affections gastro-

intestinales

Nausées

Douleur

abdominale

Constipation

Vomissement

Affections de la

peau et du tissu

sous-cutané

Hyperhidrose

Affections

musculo-

squelettiques et

systémiques

Spasmes

musculaires

Affections des

organes

reproducteurs et

du sein

Dysménorrhée

Leucorrhée

Troubles

généraux et

anomalies au site

d’administration

Syndrome de

sevrage

Asthénie

Syndrome de

sevrage

néonatal

Affections du

système

immunitaire

Réactions

d’hypersensibilité

Affections

hépatiques

Augmentation

transaminases,

hépatite, ictère

Description de certains effets indésirables

Un résumé des effets indésirables signalés après commercialisation du produit et qui sont considérés comme graves ou

présentant un intérêt est présenté ci-dessous :

Des cas de dépression respiratoire ont été observés. Des décès dus à une dépression respiratoire ont été rapportés, en

particulier lorsque la buprénorphine était utilisée en association avec des benzodiazépines (voir rubrique 4.5) ou n’était pas

utilisée conformément aux informations posologiques. Des décès ont également été rapportés lors de l’administration

concomitante de buprénorphine et d’autres dépresseurs du SNC tels que l’alcool ou d’autres opioïdes (voir rubriques 4.4 et

4.5).

Un syndrome de sevrage néonatal a été signalé chez des nouveau-nés de femmes qui ont reçu de la buprénorphine

pendant la grossesse. Le syndrome peut être plus léger et plus long que celui induit par des agonistes complets des

récepteurs opioïdes µ à courte durée d’action. La nature du syndrome peut varier en fonction des antécédents d’utilisation

de drogues par la mère (voir rubrique 4.6).

Les signes et symptômes les plus fréquents d'hypersensibilité comprennent les rashs, les urticaires et les prurits. Des cas

de bronchospasme, de dépression respiratoire, d'angiœdème et de choc anaphylactique ont été signalés.

Des cas d’élévation des transaminases hépatiques et d’hépatite avec ictère généralement d’évolution favorable ont été

observés (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

Les propriétés d'agoniste partiel morphinique de la buprénorphine lui confèrent un index thérapeutique élevé.

Symptômes

Le principal symptôme nécessitant une intervention médicale en cas de surdosage est la dépression respiratoire

consécutive à une dépression du système nerveux central, car elle peut conduire à un arrêt respiratoire et à la mort (voir

rubrique 4.4). Les autres signes d’un surdosage sont notamment la sédation, le myosis, l’hypotension, les nausées et les

vomissements.

Traitement/Prise en charge

En cas de surdosage, une prise en charge globale doit être instituée, comprenant une surveillance étroite de l’état

respiratoire et cardiaque du patient.

Un traitement symptomatique de la dépression respiratoire et des mesures standard de soins intensifs doivent être mis en

place. La libération des voies aériennes supérieures ainsi qu’une ventilation assistée ou contrôlée doivent être assurées si

nécessaire. Le patient doit être transféré dans une unité disposant de tous les moyens de réanimation nécessaires.

Si le patient vomit, des précautions doivent être prises afin d’éviter qu’il inhale son vomi.

L'utilisation d'un antagoniste opioïde injectable (à savoir la naloxone) est recommandée, malgré l’effet modeste qu’il peut

exercer dans la suppression des symptômes respiratoires induits par la prise de buprénorphine, cette dernière étant

fortement liée aux récepteurs morphiniques.

En cas d'utilisation de la naloxone, la longue durée d’action de la buprénorphine doit être prise en compte afin de déterminer

la durée de traitement et la surveillance médicale nécessaires pour supprimer les effets du surdosage. La naloxone peut

être éliminée plus rapidement que la buprénorphine ; par conséquent, les symptômes de surdosage de la buprénorphine

préalablement contrôlés par la naloxone peuvent réapparaître. Une perfusion continue peut s’avérer nécessaire. Les débits

de perfusion IV continue doivent être titrés selon la réponse du patient. Si celle-ci est impossible, une dose répétée de

naloxone peut être requise.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : médicament utilisé dans la dépendance aux opioïdes, code ATC : N07BC01.

La buprénorphine est un agoniste-antagoniste morphinique et se fixe au niveau des récepteurs cérébraux

µ et

. Son

activité dans le traitement de substitution des opioïdes est attribuée à sa liaison lentement réversible aux récepteurs µ qui

minimiserait de façon prolongée le besoin des toxicomanes en stupéfiants.

L'activité agoniste partielle de la buprénorphine confère au produit un index thérapeutique élevé en limitant ses effets

dépresseurs, notamment sur les fonctions cardio-respiratoires. La marge thérapeutique de la buprénorphine peut être

amoindrie en cas d'association à des benzodiazépines ou dans des situations de mésusage de la buprénorphine.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Par voie orale, la buprénorphine subit une N-désalkylation et une glycuroconjugaison dans l'intestin grêle et dans le foie par

un important effet de premier passage. L'administration du médicament par voie orale est donc inappropriée.

Par voie sublinguale, la biodisponibilité absolue de la buprénorphine est mal connue, mais a été estimée entre 15 et 30 %.

Le pic de concentration plasmatique est obtenu 90 minutes après administration sublinguale, et la relation dose

concentration maximale est linéaire entre 2 et 16 mg.

Distribution

L'absorption de la buprénorphine est suivie d'une phase de distribution rapide. La demi-vie est de 2 à 5 heures.

Métabolisme et élimination

La buprénorphine est métabolisée par 14-N-désalkylation, et glycuroconjugaison de la molécule-mère et du métabolite

désalkylé. Des données cliniques confirment que le CYP3A4 est responsable de la N-désalkylation de la buprénorphine.

La N-désalkylbuprénorphine est un agoniste µ de faible activité intrinsèque.

L'élimination de la buprénorphine est bi ou tri-exponentielle, avec une longue phase d'élimination terminale de 20 à 25

heures, due pour partie à une réabsorption de la buprénorphine après hydrolyse intestinale du dérivé conjugué, et pour

partie au caractère hautement lipophile de la molécule.

La buprénorphine est essentiellement éliminée dans les fèces par excrétion biliaire des métabolites glycuroconjugués (70

%), le reste étant éliminé par les urines.

Populations particulières

Insuffisance hépatique

L’effet de l’insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine et de la naloxone a été évalué dans une

étude avec administration d’une dose unique réalisée après commercialisation.

Le tableau 2 résume les résultats d’une étude clinique dans laquelle l’exposition après administration de

buprénorphine/naloxone 2 mg/0,5 mg comprimé sublingual a été déterminée chez des sujets sains, et chez des sujets

présentant différents degrés d’insuffisance hépatique.

Tableau 2. Effet de l’insuffisance hépatique sur les paramètres pharmacocinétiques de

la buprénorphine après administration de buprénorphine/naloxone (modification par

rapport à des sujets sains)

Paramètres PK

Insuffisance Hépatique

Légère

(Child-Pugh de Classe A)

(n=9)

Insuffisance Hépatique

Modérée

(Child-Pugh de Classe B)

(n=8)

Insuffisance Hépatique

Sévère

(Child-Pugh de Classe C)

(n=8)

Buprenorphine

1,2 fois plus

1,1 fois plus

1,7 fois plus

défini

Identique

1,6 fois plus

2,8 fois plus

L’exposition plasmatique à la buprénorphine était environ 3 fois plus élévée chez les patients ayant une insuffisance

hépatique sévère après administration d’une dose unique de 2 mg.

5.3. Données de sécurité préclinique

La toxicité chronique étudiée chez quatre espèces animales (rongeurs et non rongeurs) avec quatre voies d'administration

différentes n'a pas montré d'élément cliniquement pertinent. Dans une étude d’un an par voie orale chez le chien, une

toxicité hépatique a été observée à très forte dose (75 mg/kg).

Les études de tératogénèse réalisées chez le rat et le lapin permettent de conclure que la buprénorphine n'est ni

embryotoxique ni fœtotoxique.

Aucun effet secondaire sur la fertilité n'a été rapporté chez le rat, cependant, une mortalité péri et post-natale élevée a été

observée dans cette espèce après administration orale et IM, liée à une difficulté à mettre bas et à une lactation insuffisante.

Aucune preuve d'un potentiel génotoxique n'a été mise en évidence sur une batterie standard de tests.

Les études de cancérogénèse chez la souris et le rat ne montrent pas de différence d'incidence de différents types de

tumeurs entre les animaux traités par la buprénorphine et le groupe témoin. Cependant, dans une étude conduite avec des

doses pharmacologiques chez la souris, une atrophie testiculaire avec calcification tubulaire a été mise en évidence chez

des animaux traités.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Lactose monohydraté, amidon de maïs prégélatinisé, acide citrique anhydre, povidone, citrate de sodium, stéarate de

magnésium.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

Plaquettes (Aluminium/Aluminium) et flacons (PEHD) : 2 ans.

Plaquettes (Alu/PVC/PVDC Tristar) : 1 an.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

7, 28 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium)

7, 28 comprimés en flacon (PEHD).

7, 28 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC/PVDC Tristar)

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

CRISTERS

22 QUAI GALLIENI

92150 SURESNES

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 300 618 3 1 : 7 comprimés en flacon (PEHD).

34009 300 618 4 8 : 28 comprimés en flacon (PEHD).

34009 300 617 9 4 : 7 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

34009 300 618 0 0 : 28 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

34009 300 618 1 7 : 7 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC/PVDC Tristar).

34009 300 618 2 4 : 28 comprimés sous plaquettes (Aluminium/PVC/PVDC Tristar).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

Prescription sur ordonnance répondant aux spécifications fixées par l'arrêté du 31 mars 1999.

Conditions de Prescription et de Délivrance : prescription limitée à 28 jours.

Délivrance fractionnée de 7 jours.

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