BUPIVACAINE Aguettant 2,5 mg/ml, solution injectable

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

21-02-2019

Ingrédients actifs:
chlorhydrate de bupivacaïne anhydre
Disponible depuis:
Laboratoire AGUETTANT
Code ATC:
N01BB01 système nerveux central
DCI (Dénomination commune internationale):
bupivacaine hydrochloride anhydrous
Dosage:
2,50 mg
forme pharmaceutique:
solution
Composition:
composition pour 1 ml > chlorhydrate de bupivacaïne anhydre : 2,50 mg . Sous forme de : bupivacaïne (chlorhydrate de) monohydraté 2,64 mg
Mode d'administration:
infiltration;péridurale;périneurale
Unités en paquet:
1 flacon(s) en verre de 20 ml
Type d'ordonnance:
liste II
Domaine thérapeutique:
ANESTHESIQUE LOCAL
Descriptif du produit:
559 038-3 ou 34009 559 038 3 3 - 1 flacon(s) en verre de 20 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;559 041-4 ou 34009 559 041 4 4 - 25 flacon(s) en verre de 20 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;559 046-6 ou 34009 559 046 6 3 - 1 flacon(s) en verre de 5 ml (ABROGE) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;559 047-2 ou 34009 559 047 2 4 - 10 flacon(s) en verre de 5 ml (ABROGE) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;559 048-9 ou 34009 559 048 9 2 - 25 flacon(s) en verre de 5 ml (ABROGE) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;559 042-0 ou 34009 559 042 0 5 - 1 flacon(s) en verre de 10 ml (ABROGE) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;559 043-7 ou 34009 559 043 7 3 - 10 flacon(s) en verre de 10 ml (ABROGE) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;559 044-3 ou 34009 559 044 3 4 - 25 flacon(s) en verre de 10 ml (ABROGE) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;565 128-0 ou 34009 565 128 0 5 - 10 flacon(s) en verre de 20 ml - Déclaration de commercialisation:01/12/1995;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
66563273
Date de l'autorisation:
1995-08-21

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 21/02/2019

Dénomination du médicament

BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable

Chlorhydrate de bupivacaine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable ?

3. Comment utiliser BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : ANESTHESIQUE LOCAL : N01BB01

Ce médicament est utilisé pour engourdir (anesthésier) des parties du corps. Il est utilisé pour arrêter la douleur ou pour la

soulager. Il peut être utilisé pour :

Engourdir des parties du corps pendant un acte chirurgical chez l’adulte ou l’enfant de plus de 12 ans.

Soulager la douleur chez l’adulte, le nourrisson et l’enfant de plus de 1 an.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml,

solution injectable ?

N’utilisez jamais BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable :

si vous êtes allergique à la bupivacaïne, aux anesthésiques locaux à liaison amide, ou à l’un des autres composants

contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

par voie intraveineuse y compris en anesthésie locale intraveineuse,

en cas de bloc paracervical en obstétrique.

Ce médicament présente des contre-indications générales propres à l’anesthésie péridurale et rachidienne.

L’injection ne doit pas être pratiquée au niveau d’un tissu inflammatoire ou infecté.

En cas de doute, il est indispensable de demander l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Avertissements et précautions

Une injection intravasculaire accidentelle, un surdosage ou une résorption rapide dans une zone très vascularisée peut

provoquer des réactions toxiques notamment neurologiques et cardiaques.

Prévenez le médecin dans les cas suivants :

troubles cardiaques notamment troubles de la conduction ventriculaire, allongement de l’espace QT, bloc

auriculoventriculaire,

insuffisance sévère du foie,

insuffisance rénale,

maladie ou traitement risquant de diminuer le débit sanguin hépatique (état de choc, insuffisance cardiaque, traitement par

bêta-bloquant),

hyperkaliémie (quantité excessive de potassium dans le sang), acidose (acidité élevée du sang).

Des précautions particulières devront être prises chez les sujets âgés ; il conviendra d’être prudent lors de la répétition des

injections afin d’éviter une accumulation du médicament.

Adressez-vous à votre médecin ou votre pharmacien avant d’utiliser BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution

injectable.

Enfants

Chez l’enfant de moins de 12 ans, l’utilisation de la BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable, lors d’une

anesthésie durant une opération, n’a pas été établie. L’utilisation de la BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml n’est pas

établie pour les enfants de moins d’un an.

Ne pas utiliser chez l’enfant des solutions de bupivacaïne contenant de l’adrénaline lors de techniques spéciales (par

exemple bloc pénien ou bloc d’Oberst) pour engourdir des parties du corps dans des territoires de vascularisation artérielle

de type terminale.

Autres médicaments et BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable

Il est important d’informer votre médecin et le médecin anesthésiste avant l’injection de bupivacaïne de tous les

médicaments qui vous sont actuellement prescrits, qui vous ont été récemment prescrits, que vous prenez actuellement

sans prescription médicale ou que vous avez pris récemment sans prescription médicale.

Afin d’éviter d’éventuelles interactions entre plusieurs médicaments, et notamment avec d’autres anesthésiques locaux ou

des médicaments ayant une activité anti-arythmique, informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez

récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable avec des aliments et des boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Ce produit peut altérer les capacités de réactions pour la conduite de véhicule ou l’utilisation de machines.

BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable contient du sodium.

Ce médicament contient 63 mg de sodium (composant principal du sel de cuisine/table) par flacon de 20 ml. Cela équivaut à

3,2 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé de sodium pour un adulte.

3. COMMENT UTILISER BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable ?

L’utilisation de la bupivacaïne nécessite :

un interrogatoire destiné à connaître les antécédents, le traitement et l’état général du patient,

de disposer d’une voie veineuse (perfusion) et d’un matériel complet de réanimation,

de disposer de médicaments aux propriétés anticonvulsivantes (thiopental, benzodiazépines), de médicaments

vasopresseurs, d’atropine,

une surveillance cardiaque continue (cardioscopie), et tensionnelle,

de pratiquer une injection d’une dose-test de 3 à 5 ml (1 à 2 ml chez l’enfant) de bupivacaïne 2.5 mg/ml adrénalinée au

1/200 000,

d’injecter lentement la dose principale et de façon fractionnée par paliers de 5 ml

de maintenir le contact verbal avec le patient.

La posologie est strictement déterminée par le médecin.

Le chlorhydrate de bupivacaïne existe sous forme adrénalinée ou non, aux concentrations de 2,5 mg/ml et 5 mg/ml.

L’emploi des formes adrénalinées allonge la durée d’action.

Les formes les plus concentrées procurent un bloc moteur plus constant et plus intense.

La forme et la concentration utilisées varient en fonction de l’indication et du but recherché (anesthésie chirurgicale ou

analgésie pure) de l’âge et de l’état pathologique du patient.

On doit administrer la plus faible concentration d’anesthésique et la plus faible dose capable de provoquer une anesthésie

efficace.

Utilisation chez les enfants et les adolescents

En fonction du type d’analgésie recherchée, la Bupivacaïne est injectée lentement soit dans l’espace péridural (partie de la

colonne vertébrale) ou soit dans d’autres parties du corps par un médecin anesthésiste expérimenté dans les techniques

d’anesthésie pédiatriques. La dose dépend de l’âge et du poids du patient et sera déterminée par le médecin anesthésiste.

Posologie

Adultes

Les doses figurant au tableau suivant sont recommandées pour une utilisation chez l’adulte moyen, défini comme étant un

jeune homme sain pesant 70 kg. Quel que soit le type d’anesthésie, la dose de la première injection ne devra pas dépasser

150 mg, à l’exception de la rachianesthésie pour laquelle la dose injectée ne devra pas dépasser 20 mg.

Réinjections : l’injection de doses répétées de bupivacaïne peut entraîner une augmentation importante des concentrations

plasmatiques en raison d’une accumulation du produit. Pour ces raisons les consignes suivantes seront respectées :

la deuxième injection ne sera pas pratiquée avant au moins le 1/3 de la demi-vie de la bupivacaïne, soit 45 minutes.

la dose utilisée pour cette deuxième injection doit correspondre au plus au tiers de la dose initiale maximale autorisée si la

réinjection est pratiquée à 45 minutes de la première dose ou bien à sa moitié si la réinjection est pratiquée après 90

minutes.

à partir de la troisième injection : injection du tiers de la dose initiale après la moitié d’une demi-vie, soit 75 minutes, ou bien

injection de la moitié de la dose après une demi-vie, soit 150 minutes.

Chez le sujet âgé une réduction de la posologie doit être envisagée, surtout lors des réinjections (voir Précautions d’emploi).

Tableau 1 : Posologies pour une première administration chez l’adulte et l’enfant à partir de 12** ans

Solution

Dose usuelle*-

Dose maximale

(mg)

Volume (ml)

Infiltration locale pariétale

2,5 mg/mL

Quelques mg-2

mg/kg

Quelques ml-50

Blocs périphériques

Bloc intercostal

5 mg/ml

10-15 par nerf ; 150

maximum au total

2-3 par nerf

Bloc plexiques

2,5 mg/ml

62,5-150

25-40

5 mg/ml

100-150

20-30

Bloc tronculaires

2,5 mg/ml

12,5-50 selon le nerf

5-20

5 mg/ml

25-100 selon le nerf

5-20

Anesthésie péridurale thoracique

chirurgicale

5 mg/ml

25-50

5-10

Anesthésie péridurale lombaire

chirurgicale incluant césarienne

5 mg/ml

75-150

15-30

Perfusion péridurale lombaire

continue analgésique (post-

opératoire, obstétricale, traitement

des douleurs néoplasiques etc…)

2,5 mg/ml

12,5-18,5/heure ;

dose max/24h : 400

5-7,5/heure

Anesthésie caudale chirurgicale

5 mg/ml

75-150

15-30

Rachianesthésie

5 mg/ml

5-20

* dose test comprise

** 40 kg

Enfants

Tableau 2 : Posologies chez l’enfant de moins de 12 ans*

Concentration

(mg/ml)

Volume

(ml/kg)

Dose

(mg/kg)

Délai

d’action

(min)

Durée de

l’effet

(heures)

Traitement de la

douleur aigue (per et

post-opératoire) :

Administration

Péridurale Caudale

0,6-0,8

1,5-2

20-30

Administration

Péridurale Lombaire

0,6-0,8

1,5-2

20-30

Administration

Péridurale Thoracique

0,6-0,8

1,5-2

20-30

Bloc du champ

opératoire (par exemple

bloc des petits nerfs et

infiltration)

0,5-2,0

0,5-2,0

Blocs des nerfs

périphériques (par

exemple ilio-inguinal –

ilio-hypogastrique)

0,5-2,0

0,5-2,0

* ou 40 kg

a) Le délai d’action et la durée du bloc des nerfs périphériques dépendent du type de bloc et de la dose administrée.

b) Le bloc péridural thoracique doit se faire par doses incrémentales jusqu'à obtention du niveau de l’anesthésie

recherchée.

Chez l’enfant, la dose devra être calculée en fonction du poids corporel et jusqu’à 2 mg/kg.

Mode et voie d’administration

Voie injectable (sauf voie IV)

Ne pas réutiliser un flacon entamé.

Fréquence d’administration

La fréquence et le moment auxquels ce médicament doit être administré sont strictement déterminés pas le médecin

anesthésiste.

La durée du traitement est strictement déterminée par le médecin anesthésiste.

Durée du traitement

Dans tous les cas, se conformer strictement a la prescription médicale.

Si vous avez utilisé plus de BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable que vous n’auriez dû

L'injection dans le liquide céphalorachidien d'une quantité excessive de bupivacaïne est susceptible d'entrainer une

extension du bloc qui peut conduire à une rachianesthésie totale.

Un surdosage, une injection intravasculaire accidentelle, une absorption systémique anormalement rapide ou une

accumulation par élimination retardée peuvent induire des concentrations plasmatiques excessives de bupivacaïne ; il en

résulte des signes de toxicité aiguë, pouvant conduire à des effets indésirables très graves. Ces réactions toxiques

concernent le système nerveux central et le système cardiovasculaire.

En général avec les anesthésiques locaux, les signes de neurotoxicité précèdent les signes de toxicité cardiaque ;

cependant en raison du profil particulier de la toxicité cardiaque de la bupivacaïne et en raison de l’association relativement

fréquente d’une anesthésie locale à une sédation voire à une anesthésie générale, en particulier chez l’enfant, les signes de

toxicité cardiaque peuvent être observés en même temps (voire avant) que les signes de neurotoxicité. Mesurées sur sang

veineux, les concentrations circulantes totales de bupivacaïne auxquelles peuvent apparaître les premiers signes de toxicité

neurologique et cardiaque sont de 1,6 µg/ml.

Les signes de toxicité peuvent être :

sur le plan du système nerveux central : nervosité, agitation, bâillements, tremblements, appréhension, mouvements

involontaires des globes oculaires, besoin irrésistible de parler, maux de tête, nausées, bourdonnements d’oreille. Ces

signes d’appel nécessitent une surveillance attentive pour prévenir une éventuelle aggravation : convulsions, puis

défaillance du système nerveux central.

sur le plan respiratoire : tachypnée, puis apnée (accélération puis arrêt plus ou moins prolongé de la respiration).

sur le plan cardiovasculaire : accélération du rythme cardiaque, hypotension artérielle pouvant aboutir à un collapsus

(malaise avec chute de la tension artérielle), troubles cardiaques (extrasystoles ventriculaires), fibrillation ventriculaire,

trouble de la conduction (bloc auriculo–ventriculaire). Ces manifestations cardiaques peuvent aboutir à un arrêt

cardiaque.

Les manifestations toxiques neurologiques sont, en règle générale, contemporaines des manifestations cardiaques.

Les concentrations plasmatiques auxquelles peuvent apparaître les premiers signes de toxicité neurologique et cardiaque

sont de 1,6 µg/ml.

Si vous oubliez d’utiliser BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable

Sans objet.

Si vous arrêtez d’utiliser BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables liés aux anesthésiques locaux sont très rares en l’absence de surdosage, d’absorption systémique

anormalement rapide ou d’injection intravasculaire accidentelle ; dans ces cas, ils peuvent être très graves, notamment sur

les plans cardiaque et neurologique.

Les effets indésirables observés en l’absence de surdosage sont :

très fréquemment : chute de la tension artérielle, nausées,

fréquemment : maux de tête, sensations de picotements, vertiges, ralentissement ou augmentation du rythme cardiaque,

vomissement, rétention urinaire, hyperthermie,

peu fréquemment : diminution de la sensibilité cutanée,

rarement : réactions allergiques (choc anaphylactique), strabisme, vision double.

De plus, les complications neurologiques suivantes peuvent survenir après une anesthésie épidurale ou une

rachianesthésie. Ces complications peuvent être lentement réversibles ou persister définitivement.

inflammation d'un nerf,

maladie des nerfs,

paralysie des membres inférieurs,

syndrome partiel ou complet de la queue de cheval se manifestant par la rétention urinaire, une incontinence fécale et

urinaire, la perte des sensations périnéales et des fonctions sexuelles, anesthésie persistante, paresthésie, faiblesse,

paralysie des membres inférieurs et perte du contrôle des sphincters. Tous ces symptômes peuvent être irréversibles ou

incomplètement, lentement résolutifs,

chute des paupières associée à un rétrécissement de vos pupilles et parfois à une réduction de la transpiration (syndrome

de Horner). Cela se produit après une administration en péridurale ou dans la région thorax/tête/cou,

transpiration et rougissement asymétriques au niveau de la partie supérieure de la poitrine, du cou ou du visage (syndrome

d'Harlequin),

Hématome intracrânien.

Effets indésirables supplémentaires chez les enfants et les adolescents

Les effets indésirables chez les enfants sont similaires à ceux des adultes

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également

déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du

médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:

www.signalement-sante.gouv.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage après EXP. La date de péremption fait

référence au dernier jour de ce mois.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable

La substance active est :

Chlorhydrate de bupivacaïne monohydraté..................................................................... 2,64 mg

Quantité correspondant à chlohydrate de bupivacaïne anhydre....................................... 2,50 mg

Pour 1 ml

Les autres composants sont :

Chlorure de sodium, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

Qu’est-ce que BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de solution injectable en flacon (verre) de 20 ml.

Boîte de 1, 10 ou 25.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRE AGUETTANT

1 RUE ALEXANDER FLEMING

69007 LYON

FRANCE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRE AGUETTANT

1 RUE ALEXANDER FLEMING

69007 LYON

FRANCE

Fabricant

LABORATOIRE AGUETTANT

1 RUE ALEXANDER FLEMING

PARC SCIENTIFIQUE TONY GARNIER

69007 LYON

FRANCE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

MM/AAAA

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 21/02/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chlorhydrate de bupivacaïne monohydraté............................................................................ 2,64 mg

Quantité correspondant à chlorhydrate de bupivacaïne anhydre............................................. 2,50 mg

Pour 1 ml de solution injectable.

Un flacon de 20 ml contient 52,80 mg de chlorhydrate de bupivacaïne monohydraté.

Excipient à effet notoire : sodium

Chaque ml de solution injectable contient 3,15 mg de sodium, équivalent à 0,14 mmol. Chaque flacon de 20 ml de solution

injectable contient 63 mg de sodium, équivalent à 2,7 mmol.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution injectable.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Anesthésie chirurgicale chez l’adulte et l’enfant de plus de 12 ans.

Traitement de la douleur aigue chez l’adulte, le nourrisson et l’enfant de plus d’un an.

4.2. Posologie et mode d'administration

La bupivacaïne devra être uniquement utilisée par ou sous la responsabilité de médecins expérimentés avec les techniques

d’anesthésie locale ou régionale. L’équipement et les médicaments nécessaires à la surveillance et à la réanimation

d’urgence devront être immédiatement disponibles (voir rubrique 4.4). Une voie d’abord intraveineuse doit être mise en

place chez les patients avant la réalisation de blocs périphérique ou central ou l’infiltration de doses importantes. Le suivi du

tracé ECG doit être permanent.

Le chlorhydrate de bupivacaïne existe sous forme adrénalinée (1/200 000) ou non, aux concentrations de 2,5 mg/mL et 5

mg/ml. La forme et la concentration utilisées varient en fonction de l'indication et du but recherché (anesthésie chirurgicale

ou analgésie pure), de l'âge et des éventuelles pathologies associées du patient. L’emploi des formes adrénalinées allonge

la durée d’action. Les formes les plus concentrées procurent un bloc moteur plus constant et plus intense.

On doit administrer la plus faible concentration d’anesthésique et la plus faible dose capable de provoquer une anesthésie

efficace.

Posologie

Adultes

Les doses figurant au tableau suivant sont recommandées pour une utilisation chez l’adulte moyen, défini comme étant un

jeune homme sain pesant 70 kg. Quel que soit le type d’anesthésie, la dose de la première injection ne devra pas dépasser

150 mg, à l’exception de la rachianesthésie pour laquelle la dose injectée ne devra pas dépasser 20 mg.

Réinjections : l’injection de doses répétées de bupivacaïne peut entraîner une augmentation importante des concentrations

plasmatiques en raison d’une accumulation du produit. Pour ces raisons les consignes suivantes seront respectées :

la deuxième injection ne sera pas pratiquée avant au moins le 1/3 de la demi-vie de la bupivacaïne, soit 45 minutes.

la dose utilisée pour cette deuxième injection doit correspondre au plus au tiers de la dose initiale maximale autorisée si la

réinjection est pratiquée à 45 minutes de la première dose ou bien à sa moitié si la réinjection est pratiquée après 90

minutes.

à partir de la troisième injection : injection du tiers de la dose initiale après la moitié d’une demi-vie, soit 75 minutes, ou bien

injection de la moitié de la dose après une demi-vie, soit 150 minutes.

Chez le sujet âgé une réduction de la posologie doit être envisagée, surtout lors des réinjections (voir rubrique 4.4).

Tableau 1 : Posologies pour une première administration chez l’adulte et l’enfant à partir de 12**ans

Solution

Dose usuelle*-

Dose maximale

(mg)

Volume (ml)

Infiltration locale pariétale

2,5 mg/mL

Quelques mg-2

mg/kg

Quelques ml-50

Blocs périphériques

Bloc intercostal

5 mg/ml

10-15 par nerf ; 150

maximum au total

2-3 par nerf

Bloc plexiques

2,5 mg/ml

62,5-150

25-40

5 mg/ml

100-150

20-30

Bloc tronculaires

2,5 mg/ml

12,5-50 selon le nerf

5-20

5 mg/ml

25-100 selon le nerf

5-20

Anesthésie péridurale thoracique

chirurgicale

5 mg/ml

25-50

5-10

Anesthésie péridurale lombaire

chirurgicale incluant césarienne

5 mg/ml

75-150

15-30

Perfusion péridurale lombaire

continue analgésique (post-

opératoire, obstétricale, traitement

des douleurs néoplasiques etc…)

2,5 mg/ml

12,5-18,5/heure ;

dose max/24h : 400

5-7,5/heure

Anesthésie caudale chirurgicale

5 mg/ml

75-150

15-30

Rachianesthésie

5 mg/ml

5-20

* dose test comprise

** 40 kg

Population Pédiatrique : Enfants âgés de un an à douze ans

En pédiatrie, les techniques d’anesthésie régionales doivent être utilisées par des médecins expérimentés et habitués à ce

type de patients et de pratiques.

Les doses indiquées dans le tableau doivent être considérées comme des posologies recommandées pour les patients

pédiatriques car des variations inter-individuelles peuvent survenir. Chez les enfants avec un poids corporel élevé, une

réduction progressive de la dose est souvent nécessaire en se basant sur un poids corporel idéal. Il est recommandé de se

référer aux manuels de pratique médicale pour identifier les facteurs pouvant influencer les techniques spécifiques de bloc

et les besoins spécifiques à chaque patient. La plus petite dose efficace doit être utilisée pour obtenir l’analgésie

recherchée.

Tableau 2 : Posologies recommandées chez l’enfant de moins de 12 ans*

Concentration

Volume

Dose

Délai

Durée de

(mg/ml)

(ml/kg)

(mg/kg)

d’action

(min)

l’effet

(heures)

Traitement de la

douleur aigue (per et

post-opératoire) :

Administration

Péridurale Caudale

0,6-0,8

1,5-2

20-30

Administration

Péridurale Lombaire

0,6-0,8

1,5-2

20-30

Administration

Péridurale Thoracique

0,6-0,8

1,5-2

20-30

Bloc du champ

opératoire (par exemple

bloc des petits nerfs et

infiltration)

0,5-2,0

0,5-2,0

Blocs des nerfs

périphériques (par

exemple ilio-inguinal –

ilio-hypogastrique)

0,5-2,0

0,5-2,0

* ou 40 kg

a) Le délai d’action et la durée du bloc des nerfs périphériques dépendent du type de bloc et de la dose administrée.

b) Le bloc péridural thoracique doit se faire par doses incrémentales jusqu'à obtention du niveau de l’anesthésie

recherchée.

Chez l’enfant, la dose devra être calculée en fonction du poids corporel et jusqu’à 2 mg/kg.

Pour éviter une injection intravasculaire, des aspirations doivent être répétées avant et pendant l’administration de la dose

principale. L’injection doit se faire lentement et en doses incrémentales, particulièrement pour les injections péridurales

lombaires et thoraciques, et en observant constamment et étroitement les fonctions vitales du patient.

Des infiltrations péri-amygdaliennes ont été réalisé chez l’enfant de plus de 2 ans avec de la bupivacaïne 2.5 mg/ml à une

dose de 7.5-12.5 mg par amygdale.

Des blocs ilio-inguinaux/ilio-hypogastriques ont été réalisés chez l’enfant de 1 ans ou plus avec de la bupivacaïne 2.5 mg/ml

à une dose de 0.1-0.5 ml/kg équivalent à 0.25-1.25 mg/kg. Les enfants de 5 ans et plus, ont reçu de la bupivacaïne 5 mg/ml

à une dose de 1.25-2 mg/kg.

Pour les blocs péniens, la bupivacaïne 5 mg/ml a été utilisée à des doses totales de 0.2-0.5 ml/kg équivalent à 1-2.5 mg/kg.

La tolérance et l’efficacité de la BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution pour injection n’ont pas été établies chez

les enfants de moins d’1 an. Seules des données limitées sont disponibles.

La tolérance et l’efficacité l’injection péridurale intermittente en bolus ou en perfusion continu n’ont pas été établies. Seules

des données limitées sont disponibles.

Mode d’administration

Les règles suivantes s’appliquent aussi bien à la réalisation de blocs centraux qu’à celles des blocs périphériques. Aucune

de ces règles ne met totalement à l’abri d’un possible accident (en particulier convulsif ou cardiaque), néanmoins elles

permettent d’en diminuer la fréquence et la gravité.

Une aspiration soigneuse avant et pendant l’injection est recommandée en vue de prévenir toute injection intravasculaire. Il

est conseillé de procéder d’abord à l’injection d’une dose-test de 3 à 5 ml (1 à 2 chez l’enfant) de bupivacaïne 2.5mg/ml

adrénalinée au 1/200 000, en l’absence de contre-indications. Une injection intravasculaire accidentelle peut être reconnue

par une accélération de la fréquence cardiaque et une chute de la pression artérielle systolique, survenant dans la minute

suivant l’injection ; une injection intrathécale accidentelle par des signes de rachianesthésie (parésie des jambes, diminution

de la sensibilité au niveau des fesses, chez le patient éveillé).

Puis la dose principale devra être injectée lentement et de façon fractionnée par paliers de 5 ml environ tout en surveillant

étroitement les fonctions vitales du patient en maintenant un contact verbal avec lui. Si des symptômes toxiques (voir

rubrique 4.9) apparaissent, l’injection devra être arrêtée immédiatement.

Lorsque l’on associe deux techniques simultanément (par exemple bloc fémoral et bloc sciatique), les règles de prudence

doivent s’appliquer de la même manière : la dose totale, même fractionnée est la dose qui doit être prise en compte.

En cas d’administration d’un mélange d’anesthésiques locaux, le risque toxique doit prendre en compte la somme des

doses injectées et la règle de l’addition de la toxicité des mélanges doit s’appliquer avec rigueur.

Cas particulier des anesthésies centrales :

Il est recommandé d’administrer une solution dont la température est d’environ 20°C, l’injection d’une solution plus fraîche

pouvant être douloureuse.

Lors d’une rachianesthésie, il faut se souvenir que l’étendue de l’anesthésie dépend de plusieurs facteurs dont le volume

injecté et la position du patient avant et pendant l’injection. En raison du risque potentiel d’avoir un bloc spinal trop étendu,

la posologie sera diminuée chez le sujet âgé et en fin de grossesse.

Ne pas réutiliser un flacon entamé.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la bupivacaine, aux anesthésiques locaux à liaison amide, ou à l’un des excipients mentionnés à la

rubrique 6.1

anesthésie régionale intraveineuse,

bloc paracervical en obstétrique,

contre-indications générales propres à l’anesthésie péridurale et rachidienne,

injection au niveau d’un tissu inflammatoire ou infecté.

L’injection de bupivacaine adrénalinée dans des zones d’artères terminales (block pénien, bloc d’Oberst) peut causer une

nécrose tissulaire ischémique.

Note : Il n’a pas été identifié de contre-indication spécifique pour les enfants

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

L'attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction

positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

Précaution d'emploi

Précautions générales

Une voie d’abord intraveineuse doit être mise en place chez les patients avant la réalisation de blocs périphériques ou

centraux ou l’infiltration de doses importantes.

S'assurer de ne pas faire l'injection en intravasculaire.

Des concentrations sanguines toxiques peuvent être observées après une injection intravasculaire accidentelle, un

surdosage ou une résorption rapide dans une zone très vascularisée. Elles peuvent être à l’origine de réactions indésirables

sévères, notamment neurologiques et cardiaques (voir rubriques 4.8 et 4.9). Comme pour tous les anesthésiques locaux, il

existe des règles concernant le mode d’administration de la bupivacaïne, afin de réduire au maximum l’apparition de

concentrations toxiques (voir rubrique 4.2) Aucune de ces règles ne met totalement à l’abri d’un possible accident

néanmoins elles permettent d’en diminuer la fréquence et la gravité.

De plus la bupivacaïne devra être uniquement utilisée par ou sous la responsabilité de médecins expérimentés dans les

techniques d’anesthésie locale ou régionale. L’équipement et les médicaments nécessaires à la surveillance et la

réanimation d’urgence devront être immédiatement disponibles. Le matériel de réanimation devra comporter obligatoirement

: des anticonvulsivants (thiopental, benzodiazépines), des vasopresseurs, de l’atropine, le matériel nécessaire pour intuber

et oxygéner le patient, un défibrillateur. Enfin l’équipement devra comporter un cardioscope et permettre une surveillance

continue de la pression artérielle.

Précautions liées à la technique d’anesthésie

Anesthésie par infiltration : lorsque les surfaces à anesthésier sont importantes ou hypervascularisées, on utilisera une

solution de bupivacaïne adrénalinée, en l’absence de contre-indications.

Lors d’une anesthésie péridurale et rachidienne, les patients en état d’hypovolémie (quelle que soit l’origine de

l’hypovolémie) peuvent développer des hypotensions artérielles soudaines et sévères et une bradycardie indépendamment

de l’anesthésique local utilisé. Les hypotensions seront alors traitées par des vasopresseurs et/ou un remplissage

vasculaire.

L’apparition d’un hématome devra être recherchée dans la période post anesthésique, après un bloc périphérique ou une

infiltration réalisée chez les patients recevant un traitement anticoagulant à visée curative ou prophylactique. Pour les

mêmes raisons, les patients recevant un traitement susceptible de diminuer l’agrégation plaquettaire (aspirine, ticlopidine,

etc…), ayant une thrombopénie importante ou de façon plus générale des anomalies importantes de la crase sanguine,

seront étroitement surveillés.

Certaines techniques d’anesthésie régionale de la tête et du cou nécessitent des précautions d’emploi particulières.

Une injection intravasculaire accidentelle, même faite avec de faibles doses, peut induire une toxicité cérébrale.

Injection rétrobulbaire et péribulbaire : une brèche dans l’espace sous arachnoïdien peut entraîner des réactions toxiques

telles que cécité temporaire, collapsus cardiovasculaire, apnée, convulsions. De plus avec cette technique, il existe un faible

risque de troubles moteurs oculaires prolongés pouvant résulter d’une lésion et/ou d’un effet toxique local sur les muscles

ou les nerfs (voir rubrique 4.8).

Possibilité d'extension du bloc cervical en cas de mise trop prolongée en position de Trendelenburg.

Des cas de chondrolyse chez des patients recevant une perfusion intra-articulaire d’anesthésiques locaux, dont de la

bupivacaine, ont été rapportés en post commercialisation. Les perfusions de bupivacaine intra-articulaire en continue

doivent être évitées car l’efficacité et la sécurité de cette voie n’ont pas été établies.

Précautions dues à la toxicité cardiaque de la bupivacaïne

Les consignes concernant son mode d’administration doivent être particulièrement respectées pour éviter tout risque de

concentration plasmatique trop élevée, qui pourrait être à l’origine de troubles du rythme ventriculaires sévères : torsades de

pointes ; tachycardie ventriculaire pouvant conduire à une fibrillation ventriculaire puis une asystolie.

Les patients présentant des troubles de la conduction ventriculaire, c’est-à-dire un élargissement important du complexe

QRS devront être soumis à une surveillance particulièrement attentive.

La bupivacaïne doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant un allongement de l’espace QT car elle

allonge la période réfractaire effective.

Bien qu’aux doses recommandées, la bupivacaïne n’ait pas d’effet sur la conduction auriculo-ventriculaire, en raison d’un

possible ralentissement en cas de surdosage accidentel, l’ECG des patients porteurs d’un bloc auriculo-ventriculaire complet

non appareillé et recevant de la bupivacaïne sera surveillé avec attention.

Avec la bupivacaïne et contrairement à la plupart des anesthésiques locaux, des signes de toxicité cardiaque peuvent

apparaître en même temps que les signes de neurotoxicité, notamment chez l’enfant.

Autres précautions dans certaines populations de patients

Insuffisance hépatique : la bupivacaïne étant métabolisée par le foie, les doses doivent être limitées chez l’insuffisant

hépatique sévère et un renouvellement éventuel des injections, par exemple pour l’anesthésie péridurale, doit être

strictement surveillé chez de tels sujets pour éviter un surdosage.

Pour la même raison, la bupivacaïne doit être utilisée avec précaution chaque fois qu’une pathologie (état de choc,

insuffisance cardiaque) ou une thérapeutique concomitante (bêta-bloquant) risque de diminuer le débit sanguin hépatique.

Sujets âgés : en raison de la diminution de la clairance de la bupivacaïne observée chez les sujets âgés, il convient d’être

prudent lors de la répétition des injections afin d’éviter une toxicité aiguë par accumulation.

L’hypoxie et l’hyperkaliémie majorent le risque de toxicité cardiaque de la bupivacaïne et peuvent nécessiter l’adaptation

des doses. L’acidose majore la fraction libre de la bupivacaïne et de ce fait peut augmenter sa toxicité neurologique et

cardiaque. De même l’insuffisance rénale sévère risque de majorer la toxicité de la bupivacaïne en raison de l’acidose

qu’elle peut entraîner.

Ce médicament contient 63 mg de sodium par flacon de 20 ml, ce qui équivaut à 3,2 % de l’apport alimentaire quotidien

maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.Population pédiatrique :

Lors des anesthésies péridurales chez l’enfant, il faut administrer des doses incrémentales proportionnelles à l’âge et au

poids, en particulier lors des péridurales thoraciques qui peuvent induire une hypotension sévère et une défaillance

respiratoire.

L’utilisation de la bupivacaine pour le bloc intra-articulaires chez l’enfant de 1 à 12 ans n’a pas été documentée.

L’utilisation de la bupivacaine pour le bloc des gros nerfs chez l’enfant de 1 à 12 ans n’a pas été documentée.

Echec du bloc rachidien

Des manques d'efficacité sont couramment rapportés pour les blocs rachidiens réalisés avec des anesthésiques locaux et

peuvent impliquer des problèmes de la voie d'abord, erreurs de préparation ou d'injection des produits, diffusion inadéquate

des produits dans le liquide céphalorachidien, action insuffisante des produits sur les tissus nerveux, et difficultés liées à la

prise en charge des patients.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

La bupivacaïne doit être utilisée avec précaution chez les patients recevant des antiarythmiques ayant une activité

anesthésique locale tels que la lidocaïne et l’aprindine, car les effets toxiques sont additifs.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Ne pas utiliser dans un bloc paracervical en anesthésie obstétricale, en raison d’un risque d’hypertonie utérine avec

retentissement néonatal (hypoxie).

Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène mais une foetotoxicité.

En clinique, il n’existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif de

la bupivacaïne lorsqu’elle est administrée au cours du premier trimestre de la grossesse.

En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser la bupivacaïne au cours du premier trimestre

de la grossesse.

Néanmoins, à ce jour, lors de l’utilisation obstétricale de la bupivacaïne en fin de grossesse ou pour l’accouchement aucun

effet foetotoxique particulier n’a été rapporté.

Allaitement

Comme tous les anesthésiques locaux, la bupivacaïne passe dans le lait maternel. Cependant, compte tenu des faibles

quantités excrétées dans le lait, l’allaitement est possible au décours d’une anesthésie régionale.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Ce produit peut altérer les capacités de réactions pour la conduite de véhicule ou l'utilisation de machines.

4.8. Effets indésirables

Les effets indésirables liés aux anesthésiques locaux sont très rares en l’absence de surdosage, d’absorption systémique

anormalement rapide ou d’injection intravasculaire accidentelle ; dans ces cas, ils peuvent être très graves, notamment sur

le plan cardiaque et neurologique (voir rubrique 4.9).

En l’absence de taux plasmatiques anormalement élevés, le profil des effets indésirables de la bupivacaïne est analogue à

celui des autres anesthésiques locaux à liaison amide de longue durée d’action.

Les effets indésirables observés en l’absence de surdosage sont :

Très fréquents (> 1/10) :

affections vasculaires : hypotension,

affections gastro-intestinales : nausées.

Fréquents (> 1/100) :

affections du système nerveux : céphalées liées à ponction lombaire, paresthésies,

affections de l'oreille et du labyrinthe : vertiges,

affections cardiaques : bradycardie, tachycardie,

affections gastro-intestinales : vomissements,

affections du rein et des voies urinaires : rétention d'urine,

troubles généraux et anomalies au site d’administration : hyperthermie.

Peu fréquents (> 1/1 000) :

affections du système nerveux : hypoesthésies.

Rares (> 1/10 000) :

affections du système immunitaire : réactions allergiques (choc anaphylactique),

affections oculaires : strabisme, diplopie.

Fréquence indéterminée :

affections du système nerveux : anesthésie péridurale ou administrations régionales dans la région thoracique ou dans

la région de la tête et/ou du cou pouvant induire un blocage sympathique entraînant des symptômes transitoires tels

qu'un syndrome de Horner, un syndrome d'Harlequin.

Les effets indésirables liés à l'administration du médicament peuvent être difficiles à différencier des effets physiologiques

du bloc nerveux (par exemple : baisse de la pression artérielle, bradycardie durant une anesthésie centrale), des effets

induits directement (hématome rachidien) ou indirectement (méningite, abcès péridural) par une aiguille de ponction ou des

effets associés à une fuite du liquide céphalorachidien (exemple: céphalée par brèche dure-mérienne).

Lors d'une rachianesthésie, les céphalées plus fréquentes chez les jeunes patients, peuvent être prévenues par l'utilisation

d'aiguilles de 25 gauges.

De plus, les complications neurologiques suivantes peuvent survenir après une anesthésie épidurale ou une

rachianesthésie. Ces complications peuvent être lentement résolutives ou persister définitivement :

radiculopathie persistante,

neuropathie périphérique,

paraplégie,

syndrome partiel ou complet de la queue de cheval se manifestant par la rétention urinaire, une incontinence fécale et

urinaire, la perte des sensations périnéales et des fonctions sexuelles, anesthésie persistante, paresthésie, faiblesse,

paralysie des membres inférieurs et perte du contrôle des sphincters. Tous ces symptômes peuvent être irréversibles

ou incomplètement, lentement résolutifs.

Hématome sous dural intracrânien.

Données pédiatriques

Le profil de sécurité chez les enfants est comparable à celui observé chez l'adulte. Cependant, chez les enfants, les

premiers signes de toxicité de l'anesthésique local peuvent être difficiles à détecter dans les cas où le bloc est réalisé

pendant la sédation ou l’anesthésie générale.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

L'injection dans le liquide céphalorachidien d'une quantité excessive de bupivacaïne est susceptible d'entrainer une

extension du bloc qui peut conduire à une rachianesthésie totale.

Un surdosage, une injection intravasculaire accidentelle, une absorption systémique anormalement rapide ou une

accumulation par élimination retardée peuvent induire des concentrations plasmatiques excessives de bupivacaïne ; il en

résulte des signes de toxicité aiguë, pouvant conduire à des effets indésirables très graves. Ces réactions toxiques

concernent le système nerveux central et le système cardiovasculaire.

En général avec les anesthésiques locaux, les signes de neurotoxicité précèdent les signes de toxicité cardiaque ;

cependant en raison du profil particulier de la toxicité cardiaque de la bupivacaïne et en raison de l’association relativement

fréquente d’une anesthésie locale à une sédation voire à une anesthésie générale, en particulier chez l’enfant, les signes de

toxicité cardiaque peuvent être observés en même temps (voire avant) que les signes de neurotoxicité. Mesurées sur sang

veineux, les concentrations circulantes totales de bupivacaïne auxquelles peuvent apparaître les premiers signes de toxicité

neurologique et cardiaque sont de 1,6 µg/ml.

Ces effets sont les suivants :

Toxicité sur le système nerveux central

Elle correspond à une réaction dose-dépendante, comportant des symptômes et des signes de gravité croissante. On

observe initialement des symptômes tels qu’une agitation, une appréhension, une logorrhée, des bâillements, des

sensations ébrieuses, des paresthésies péribuccales, un engourdissement de la langue, des bourdonnements d’oreilles et

une hyperacousie. Ces signes d’appel ne doivent pas être interprétés à tort comme un comportement névrotique. Des

troubles de la vue et des secousses ou des contractions musculaires sont des signes plus graves qui peuvent précéder le

développement de convulsions généralisées. Peuvent y succéder une perte de conscience et des crises convulsives tonico-

cloniques, dont la durée peut aller de quelques secondes à plusieurs minutes. Une hypoxie et une hypercapnie surviennent

rapidement lors des convulsions du fait de l’activité musculaire accrue ainsi que des troubles respiratoires. Une apnée peut

survenir dans les cas sévères.

Toxicité cardiovasculaire

La bupivacaïne a une toxicité cardiaque particulière. Des concentrations plasmatiques élevées peuvent induire des troubles

du rythme ventriculaires graves tels que des torsades de pointes, une tachycardie ventriculaire pouvant conduire à une

fibrillation ventriculaire puis à une asystolie par dissociation électromécanique. Des concentrations plasmatiques excessives

peuvent également induire une bradycardie majeure et des troubles de la conduction auriculo-ventriculaire ; sur le plan

hémodynamique, une baisse de la contractilité avec hypotension peut également s’observer. L’ensemble de ces

perturbations peuvent conduire à l’arrêt cardiaque.

Traitement

Il est nécessaire d’avoir à disposition immédiate des médicaments et du matériel de réanimation.

S’il apparaît des signes de toxicité systémique aiguë pendant l’injection de l’anesthésique local, celle-ci devra être arrêtée

immédiatement.

Une ventilation au masque en oxygène pur doit être immédiatement instaurée ; elle est parfois suffisante pour faire cesser

les convulsions. Il faut également s’assurer de la bonne perméabilité des voies aériennes.

Si les convulsions ne cessent pas en 15-20 secondes, un anticonvulsivant sera administré par voie veineuse comme par

exemple du thiopenthal (1-4 mg/kg) ou des benzodiazépines (0,1 mg/kg de diazépam ou à 0,05 mg/kg de midazolam) ; de la

succinylcholine sera administrée pour faciliter une intubation en cas de convulsions subintrantes.

Les défaillances circulatoires seront traitées par des bolus de 5-10 µg/kg d’adrénaline, sans dépasser cette dose afin de ne

pas provoquer de tachycardie ou fibrillation ventriculaires. Les troubles du rythme ventriculaires seront traités par

défibrillation. L'administration d’émulsions lipidiques devrait être envisagée.

On prendra les mesures nécessaires pour lutter contre l’acidose, respiratoire et métabolique, et contre l’hypoxie afin d’éviter

une aggravation des signes de toxicité.

La surveillance sera prolongée en raison de la forte fixation tissulaire de la bupivacaïne.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : ANESTHESIQUE LOCAL, code ATC : N01BB01 : système nerveux central

Mécanisme d’action

La bupivacaïne fait partie du groupe des anesthésiques à liaison amide.

L'activité anesthésique de la bupivacaïne se caractérise par :

un délai lent de l'installation de l'anesthésie,

une longue durée d'action (allongée lors de l'utilisation de la forme adrénalinée),

l'obtention d'un bloc sensitif presque exclusif avec la concentration à 2,5 mg/ml ou associé à un bloc moteur plus ou

moins important avec la concentration à 5 mg/ml.

Lors d’une anesthésie par infiltration, la durée moyenne de l’anesthésie avec une solution sans adrénaline est de 200

minutes.

Lors d’une anesthésie péridurale lombaire, un début d’effet anesthésique est observé en 5 minutes, avec une extension

complète en 20 minutes et une durée variant de 200 (solution à 2,5 mg/ml) à 300 minutes (solution à 5 mg/ml).

Lors de blocs périphériques, le délai d’anesthésie est de 15-20 minutes avec une durée de l’effet très variable selon

l’élément pouvant aller de 6 à 24 heures lors d’anesthésie de certains plexus.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

L'absorption et la diffusion de la bupivacaïne dépendent de très nombreux paramètres :

type d'injection,

profil du patient,

concentration, dose totale injectée,

caractéristiques physico-chimiques de cet anesthésique : solubilité dans les graisses élevée (fixation préférentielle sur

les tissus riches en graisse : cœur, poumon, cerveau) ; pka de 8,1; au pH de 7,4 ; 83 % de la fraction libre du produit

est sous forme ionisée.

Distribution

Fixation aux protéines plasmatiques (préférentiellement les alpha 1 glucoprotéines) très élevée : de l'ordre de 95 % aux

doses utilisées en thérapeutique.

La demi-vie de distribution tissulaire est d'environ 30 minutes et le volume de distribution est de 72 litres.

Il existe une diffusion placentaire : le rapport sang fœtal/sang maternel est de l'ordre du tiers.

Élimination

La bupivacaïne est presque exclusivement métabolisée par le foie par dégradation par le système mono-oxygénasique

dépendant du cytochrome P 450. La presque totalité de la bupivacaïne injectée est éliminée sous forme de métabolites. Le

métabolite principal est le 2,6 pipécoloxylidine. Aucun des métabolites de la bupivacaïne n’est actif ou toxique aux

concentrations plasmatiques observées.

Environ 5 à 10 % du produit sont éliminés par voie urinaire sous forme active.

La demi-vie apparente d'élimination est de 2h30 à 3h30.

Concentrations plasmatiques

Lors d'une anesthésie péridurale réalisée avec une dose totale de 150 mg de bupivacaïne, la concentration plasmatique

maximale est obtenue en 10 à 30 minutes et atteint environ 1 µg/ ml.

Après anesthésie péridurale en obstétrique réalisée avec des doses de 50 mg à 100 mg de bupivacaïne, les concentrations

plasmatiques chez la mère varient entre 0,4 à 0,8 µg/ml.

Après bloc du plexus brachial réalisé avec 150 mg de bupivacaïne la concentration plasmatique maximale est obtenue en

15 à 20 minutes et atteint de l'ordre de 1,50 à 1,70 µg/ml.

Les concentrations plasmatiques auxquelles peuvent apparaître les premiers signes de toxicité neurologique et cardiaque

est de 1,6 µg/ml.

Données pédiatriques

Chez les enfants, la pharmacocinétique de la bupivacaïne est similaire à celle des adultes.

5.3. Données de sécurité préclinique

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Chlorure de sodium, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3. Durée de conservation

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

20 ml en flacon (verre) ; boîte de 1

20 ml en flacon (verre) ; boîte de 10

20 ml en flacon (verre) ; boîte de 25

Bouchon (chlorobutyle)

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Sans objet.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

LABORATOIRE AGUETTANT

1 RUE ALEXANDER FLEMING

69007 LYON

FRANCE

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 559 0383 3: 20 ml en flacon (verre) ; boîte de 1

34009 565 1280 5 : 20 ml en flacon (verre) ; boîte de 10

34009 559 0414 4 : 20 ml en flacon (verre) ; boîte de 25

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}

Date de dernier renouvellement:{JJ mois AAAA}

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

{JJ mois AAAA}

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste II

Médicament réservé à l’usage hospitalier.

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