BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

13-06-2019

Ingrédients actifs:
chlorhydrate de bénazépril 10; hydrochlorothiazide 12
Disponible depuis:
TEVA SANTE
Code ATC:
C09BA07
DCI (Dénomination commune internationale):
chlorhydrate de bénazépril 10; hydrochlorothiazide 12
Dosage:
10,0 mg
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
pour un comprimé > chlorhydrate de bénazépril 10,0 mg > hydrochlorothiazide 12,5 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) PVC aluminium polyamide de 14 comprimé(s)
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
INHIBITEURS DE L'ENZYME DE CONVERSION (IEC) EN ASSOCIATION
indications thérapeutiques:
Classe pharmacothérapeutique : INHIBITEURS DE L'ENZYME DE CONVERSION (IEC) EN ASSOCIATION – code ATC : C09BA07.Ce médicament est un antihypertenseur contenant 2 principes actifs, dont un diurétique, l'autre principe actif appartenant au groupe des inhibiteurs de l'enzyme de conversion.Ce médicament est préconisé dans le traitement de l'hypertension artérielle en cas de contrôle insuffisant sous un seul médicament (inhibiteur de l'enzyme de conversion).
Descriptif du produit:
387 427-7 ou 34009 387 427 7 0 - plaquette(s) PVC aluminium polyamide de 14 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;387 428-3 ou 34009 387 428 3 1 - plaquette(s) PVC aluminium polyamide de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;387 430-8 ou 34009 387 430 8 1 - plaquette(s) PVC aluminium polyamide de 30 comprimé(s) - Déclaration d'arrêt de commercialisation:27/02/2019;387 431-4 ou 34009 387 431 4 2 - plaquette(s) PVC aluminium polyamide de 84 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;387 432-0 ou 34009 387 432 0 3 - plaquette(s) PVC aluminium polyamide de 90 comprimé(s) - Déclaration d'arrêt de commercialisation:11/09/2018;573 250-6 ou 34009 573 250 6 0 - plaquette(s) PVC aluminium polyamide de 280 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Abrogée le 06/02/2020
Numéro d'autorisation:
60728775
Date de l'autorisation:
2008-07-31

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NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 13/06/2019

Dénomination du médicament

BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable

Chlorhydrate de bénazépril/Hydrochlorothiazide

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable et

dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10

mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable ?

3. Comment prendre BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

sécable ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable

ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : INHIBITEURS DE L'ENZYME DE CONVERSION (IEC) EN ASSOCIATION – code ATC :

C09BA07.

Ce médicament est un antihypertenseur contenant 2 principes actifs, dont un diurétique, l'autre principe actif appartenant au

groupe des inhibiteurs de l'enzyme de conversion.

Ce médicament est préconisé dans le traitement de l'hypertension artérielle en cas de contrôle insuffisant sous un seul

médicament (inhibiteur de l'enzyme de conversion).

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE BENAZEPRIL

HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable ?

Ne prenez jamais BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable :

si vous êtes allergique au chlorhydrate de bénazépril, à l’hydrochlorothiazide ou à l'un des autres composants contenus

dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;

si vous êtes allergique (hypersensible) à tout autre inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) ou aux autres dérivés

sulfamides ;

au 2

ème

et au 3

ème

trimestre de la grossesse ;

si vous souffrez d’anurie (arrêt d’évacuation des urines) ;

si vous avez un antécédent d'œdème de Quincke (variété d'urticaire avec brusque infiltration de liquide au niveau du

visage et des muqueuses) lié ou non à un autre IEC ;

si vous souffrez d'insuffisance rénale sévère ;

si vous souffrez d’encéphalopathie hépatique (affection neurologique observée au cours des maladies sévères du foie) ou

d’insuffisance hépatique ;

si vous présentez des taux sanguins trop faibles de potassium ou de sodium ;

si vous présentez des symptômes liés à des taux sanguins trop élevés d’acide urique (goutte notamment) ;

si vous avez du diabète ou une insuffisance rénale et que vous êtes traité(e) par un médicament contenant de l’aliskiren

pour diminuer votre pression artérielle.

si vous avez pris ou prenez actuellement l’association sacubitril/valsartan, un médicament utilisé pour traiter un type

d’insuffisance cardiaque au long cours (chronique) chez l’adulte, car le risque d’angio-oedème (gonflement rapide sous la

peau dans une région telle que la gorge) est accru.

Avertissements et précautions

Adressez

vous à votre médecin, pharmacien ou infirmier/ère avant de prendre BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE

TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable :

si vous prenez l’un des médicaments suivants pour traiter une hypertension :

un « antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II » (ARA-II) (aussi connu sous le nom de sartans – par exemple

valsartan, telmisartan, irbésartan), en particulier si vous avez des problèmes rénaux dus à un diabète ;

aliskiren.

si vous prenez l'un des médicaments qui suivent, le risque d’angio-oedème peut être accru :

le racécadotril, un médicament utilisé pour traiter la diarrhée ;

des médicaments utilisés pour prévenir le rejet d’un organe transplanté et pour traiter le cancer (p. ex. temsirolimus,

sirolimus, évérolimus) ;

la vildagliptine, un médicament utilisé pour traiter le diabète.

si vous avez eu un cancer de la peau ou si vous développez une lésion cutanée inattendue pendant le traitement. Le

traitement par l'hydrochlorothiazide, en particulier l'utilisation à long terme à fortes doses, peut augmenter le risque de

certains types de cancer de la peau et des lèvres (cancer de la peau non mélanome). Protégez votre peau des

rayonnements solaires et UV lorsque vous prenez BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE.

si vous constatez une baisse soudaine de votre vision ou des douleurs oculaires lors du traitement par BENAZEPRIL

HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE, cela peut être le signe que vous développez un glaucome, une augmentation de

la pression dans vos yeux. Vous devez alors interrompre rapidement le traitement par BENAZEPRIL

HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE.

Votre médecin pourra être amené à surveiller régulièrement le fonctionnement de vos reins, votre pression artérielle et le

taux des électrolytes (par ex. du potassium) dans votre sang.

Voir aussi les informations dans la rubrique « Ne prenez jamais

BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10

mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable ».

L’utilisation de ce médicament est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en

lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Risque de réaction allergique chez les patients sous hémodialyse. Prévenir votre médecin si vous devez être hémodialysé.

Prévenez votre médecin si vous avez déjà eu une réaction de photosensibilité (réaction cutanée lors d'une exposition au

soleil ou aux UV).

En cas de survenue de réaction de photosensibilité sous traitement, il est recommandé d'interrompre le traitement. Si une

réadministration du traitement est indispensable il est recommandé de protéger les zones exposées au soleil ou aux UVA

artificiels.

En cas d'atteinte du foie, possibilité de survenue d'affection neurologique.Le chlorhydrate de bénazépril n'a pas fait l'objet

d'étude chez l'enfant.

Vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de devenir) enceinte.

BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable est déconseillé en

début de grossesse, et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois, car cela pourrait nuire gravement à

votre enfant en cas d’utilisation à partir de ce stade de la grossesse (voir rubrique Grossesse et Allaitement).

Prévenir votre médecin en cas de :

insuffisance rénale ou cardiaque, diabète, athérosclérose, sténose de l'artère rénale ;

insuffisance hépatique ;

lupus érythémateux disséminé ;

suivi d'un régime strictement "sans sel" ;

hyperkaliémie (quantité excessive de potassium dans le sang) ;

taux élevé d'acide urique dans le sang.

En cas d'intervention chirurgicale, prévenir l'anesthésiste de la prise de ce médicament.

En cas de doute, ne pas hésiter à demander l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

sécable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

En particulier, vous devez avertir votre médecin ou votre pharmacien si vous utilisez les médicaments suivants :

Médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, utilisés pour soulager la douleur et l’inflammation (p. ex. ibuprofène,

indométhacine) ;

Aspirine (acide acétylsalicylique) lorsqu’on l’utilise pour soulager la douleur et l’inflammation (le bénazépril peut être utilisé

avec l’aspirine lorsqu’on l’utilise pour prévenir les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux) ;

Lithium, utilisé pour la des troubles mentaux (troubles maniaques ou dépression) ;

Estramustine ;

Des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium et d’autres

médicaments qui peuvent augmenter la quantité de potassium dans le sang (p. ex. le triméthoprime et le cotrimoxazole pour

traiter des infections causées par des bactéries ; la ciclosporine, un médicament immunosuppresseur utilisé pour prévenir le

rejet d’un organe transplanté (y compris sirolimus, évérolimus et autres médicaments appartenant à la classe des inhibiteurs

de mTOR) ; et l’héparine, un médicament utilisé pour fluidifier le sang afin d’éviter la formation de caillots)

Votre médecin pourrait avoir besoin de modifier la dose de vos médicaments et/ou prendre d’autres précautions : si vous

prenez un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II (ARA-II) ou de l’aliskiren (voir aussi les informations dans les

rubriques « Ne prenez jamais BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

sécable » et « Avertissements et précautions »).

BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable avec des aliments,

boissons et de l’alcool

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

Vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de devenir) enceinte.

Votre médecin vous

recommandera normalement d’arrêter de prendre BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg,

comprimé pelliculé sécable avant d’être enceinte ou dès que vous apprenez que vous êtes enceinte. Il vous recommandera

de prendre un autre médicament à la place de BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg,

comprimé pelliculé sécable. BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

sécable est déconseillé au cours de la grossesse et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois, car cela

pourrait nuire gravement à votre enfant.

Allaitement

Informez votre médecin si vous allaitez ou êtes sur le point de commencer à allaiter.

BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable est déconseillé aux

femmes qui allaitent et votre médecin pourrait choisir un autre traitement si vous souhaitez allaiter, surtout si votre enfant

est un nouveau-né ou un prématuré.

En cas d’allaitement d’un bébé plus âgé, votre médecin devra vous informer sur les bénéfices et les risques de la poursuite

de BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable pendant

l’allaitement en comparaison à d’autres traitements.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sportifs, attention, ce médicament peut être responsable d'une réaction positive lors d'un contrôle anti-dopage.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Comme tout traitement anti-hypertenseur, la prudence est de rigueur en début de traitement.

BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable contient du lactose.

Si votre médecin vous a informé(e) d'une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

sécable ?

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez

auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

Respectez strictement la prescription de votre médecin.

Mode et voie d'administration

Voie orale.

Fréquence d'administration

Ce médicament peut être pris avant, pendant ou après les repas, la biodisponibilité du médicament n'étant pas modifiée par

les aliments.

Durée du traitement

Respectez la prescription de votre médecin.

Si vous avez pris plus de BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

sécable que vous n’auriez dû :

L'évènement le plus probable, en cas de surdosage, est l'hypotension. Si une hypotension importante se produit, elle peut

être combattue en allongeant le patient jambes relevées.

D’autres mesures telles que le lavage gastrique si l’ingestion est récente, l’administration de charbon actif ou une dialyse

peuvent être mises en œuvre.

Dans tous les cas, alertez immédiatement votre médecin ou rendez-vous à l’hôpital.

Si vous oubliez de prendre BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

sécable :

Sans objet.

Si vous arrêtez de prendre BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

sécable :

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin, à votre

pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n'y

soit pas sujet.

Au cours du traitement, il est possible que surviennent :

Fréquent (survenant chez 1 à 10 patients sur 100) :

maux de tête, étourdissements ;

palpitations ;

sensation de malaise lors du passage en position debout (hypotension orthostatique) ;

toux, symptômes des voies respiratoires ;

gêne abdominale ;

éruption cutanée, rougeur, démangeaison (prurit), réaction cutanée exagérée lors d’une exposition au soleil

(photosensibilité) ;

fréquentes envies d’uriner (pollakurie) ;

fatigue (effet spécifique à l’hydrochlorothiazide) ;

diminution de l’appétit (effet spécifique à l’hydrochlorothiazide) ;

hypotension orthostatique qui peut être aggravée par l’alcool, les anesthésiques ou les sédatifs (effet spécifique à

l’hydrochlorothiazide) ;

nausées et vomissements légers (effets spécifiques à l’hydrochlorothiazide) ;

urticaire et autres formes d’éruptions (effets spécifiques à l’hydrochlorothiazide) ;

dysfonction érectile (effet spécifique à l’hydrochlorothiazide).

Peu fréquent (survenant chez 1 à 10 patients sur 1 000) :

défaillance soudaine des reins (insuffisance rénale aiguë) (effet spécifique à l’hydrochlorothiazide).

Rare (survenant chez 1 à 10 patients sur 10 000) :

angio-œdème, œdème des lèvres et/ou du visage ;

taux sanguin de potassium inférieur à la normale (hypokaliémie) ;

nervosité, anxiété ;

insomnie, vertiges, troubles de la sensibilité tactile (paresthésies), somnolence ;

douleur dans la poitrine ;

hypotension ;

diarrhée, constipation, nausées, vomissements, douleurs abdominales ;

douleur articulaire (arthralgie), inflammation des articulations (arthrite), douleur musculaire (myalgie), douleur musculo-

squelettique ;

augmentations des taux sanguins d'acide urique, d’urée sanguine et de créatinine réversibles à l'arrêt du traitement en

particulier chez les patients présentant une sténose de l'artère rénale ;

angine de poitrine, arythmie (effets spécifiques au bénazépril) ;

hépatite (essentiellement cholestatique), jaunisse (ictère) cholestatique (effets spécifiques au bénazépril) ;

maladie de peau avec lésions à type de bulle ou dermatologique rare (pemphigus) (effet spécifique au bénazépril) ;

thrombocytopénie parfois avec purpura (effet spécifique à l’hydrochlorothiazide) ;

troubles du sommeil, dépression (effets spécifiques à l’hydrochlorothiazide) ;

maux de tête, étourdissements, paresthésie (effets spécifiques à l’hydrochlorothiazide) ;

déficience visuelle, en particulier au cours des premières semaines de traitement

(effet spécifique à l’hydrochlorothiazide) ;

arythmie (effet spécifique à l’hydrochlorothiazide) ;

gêne abdominale, constipation, diarrhée (effets spécifiques à l’hydrochlorothiazide) ;

obstacle à l'évacuation de la bile (cholestase), jaunisse (effets spécifiques à l’hydrochlorothiazide) ;

réactions de photosensibilité (effet spécifique à l’hydrochlorothiazide).

Très rare (survenant chez moins de 1 sur 10 000 patients) :

taux de sodium sanguin inférieur à la normale (hyponatrémie) ;

acouphène ;

altération du goût (dysgueusie) ;

diminution du nombre de plaquettes (thrombocytopénie), anémie hémolytique (effets spécifiques au bénazépril) ;

infarctus du myocarde (effet spécifique au bénazépril) ;

pancréatite (effet spécifique au bénazépril) ;

maladie grave de la peau et des muqueuses (syndrome de Stevens-Johnson) (effets spécifiques au bénazépril) ;

défaillance des reins (insuffisance rénale) ;

modifications du bilan sanguin (leucopénie, agranulocytose, aplasie médullaire, anémie hémolytique) (effets spécifiques à

l’hydrochlorothiazide) ;

hypersensibilité (effet spécifique à l’hydrochlorothiazide) ;

maladie inflammatoire des vaisseaux sanguins (vascularite nécrosante) (effet spécifique à l’hydrochlorothiazide) ;

détresse respiratoire incluant pneumopathie et œdème pulmonaire (effets spécifiques à l’hydrochlorothiazide) ;

pancréatite (effet spécifique à l’hydrochlorothiazide) ;

maladies graves de la peau (nécrolyse épidermique toxique, semblable à un lupus érythémateux cutané, réactivation d'un

lupus érythémateux cutané) (effets spécifiques à l’hydrochlorothiazide).

Fréquence indéterminée :

cancer de la peau et des lèvres (cancer de la peau non mélanome) ;

syncope ;

diminution des globules rouges par appauvrissement de la moelle osseuse (anémie aplasique) (effet spécifique à

l’hydrochlorothiazide) ;

modifications du bilan sanguin (agranulocytose, neutropénie) (effets spécifiques au bénazépril) ;

réaction anaphylactoïde (effet spécifique au bénazépril) ;

taux sanguin de potassium supérieur à la normale (hyperkaliémie) (effet spécifique au bénazépril) ;

myopie

soudaine

(myopie

aiguë)

pression

excessive

dans

l’œil

soudaine

(glaucome

aigu)

(effet

spécifique

l’hydrochlorothiazide) ;

angio-œdème de l’intestin grêle (effet spécifique au bénazépril) ;

rougeur de la peau (érythème multiforme) (effet spécifique à l’hydrochlorothiazide) ;

spasme musculaire (effet spécifique à l’hydrochlorothiazide) ;

fièvre (effet spécifique à l’hydrochlorothiazide).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s'applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance – Site Internet : www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d'informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé

sécable ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte. La date de péremption fait référence au

dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l'environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable

Les substances actives sont :

Chlorhydrate de bénazépril .......................................................................................................10,00 mg

Hydrochlorothiazide ....................................................................................................................12,5 mg

Pour un comprimé pelliculé sécable.

Les autres composants sont :

Noyau : Amidon prégélatinisé (STA RX 1500), lactose monohydraté, amidon, crospovidone (Kollidon CL), cellulose

microcristalline (Avicel PH 101), povidone K30, silice colloïdale anhydre (Aerosil 200), stéarate de magnésium.

Pelliculage : OPADRY II 34G34782

Hypromellose, macrogol (PEG 3000), lactose monohydraté, dioxyde de titane (E171), triacétine, laque aluminique rouge

(E129), laque aluminique de jaune de quinoléine (E104), laque aluminique d'indigotine (E132).

Qu’est-ce que BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable et

contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de comprimé pelliculé sécable. Boîte de 14, 28, 30, 84, 90 ou 280.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

TEVA SANTE

100-110, ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX

FRANCE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

TEVA SANTE

100-110, ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX

FRANCE

Fabricant

TEVA UK LTD

BRAMPTON ROAD

HAMPDEN PARK, EASTBOURNE

EAST SUSSEX BN22 9AG

ROYAUME UNI

PHARMACHEMIE B.V.

SWENSWEG 5, POSTBUS 552

2003 RN HAARLEM

PAYS-BAS

BALKANPHARMA – DUPNITSA AD

3 SAMOKOVSKO SHOSSE STR.

DUPNITSA 2600

BULGARIE

MERCKLE GmbH

LUDWIG-MERCKLE-STRASSE 3

89143 BLAUBEUREN

ALLEMAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

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RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 13/06/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé pelliculé sécable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chlorhydrate de bénazépril ................................................................................................ 10,00 mg

Hydrochlorothiazide ............................................................................................................ 12,5 mg

Pour un comprimé pelliculé sécable

Excipient à effet notoire : lactose.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé pelliculé sécable.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Traitement de l'hypertension artérielle en cas d'échec thérapeutique d'une monothérapie par un inhibiteur de l'enzyme de

conversion.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Chaque comprimé contient 10 mg de bénazépril et 12,5 mg d'hydrochlorothiazide.

Fonction rénale normale : la posologie habituelle est d'un comprimé en une prise quotidienne.

Insuffisance rénale :

clairance de la créatinine supérieure ou égale à 30 ml/min: la posologie initiale habituelle est d'un comprimé en une prise

quotidienne. Chez ces malades, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la

créatinine, par exemple tous les deux mois en période de stabilité thérapeutique ;

clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min ou créatininémie supérieure à 250 µmol/l: contre-indication.

Sujet âgé : il est recommandé d'initier le traitement à la posologie d'un demi-comprimé.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1

Hypersensibilité à d’autres inhibiteurs de l’enzyme de conversion ou à d’autres dérivés de sulfamides.

Liées au bénazépril

antécédent d'angio-œdème (œdème de Quincke) lié ou non à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion,

ème

et 3

ème

trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6),

l’association de BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE à des médicaments contenant de l’aliskiren est contre-indiquée

chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73

) (voir rubriques 4.5 et 5.1),

utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan. Le traitement par bénazépril ne doit pas être débuté

moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5).

Liées à l'hydrochlorothiazide

anurie, insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min),

hypokaliémie réfractaire, hyponatrémie et hyperuricémie symptomatique

insuffisance hépatique

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un

syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce

médicament.

Liées au bénazépril

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que l’association d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-

II (ARA II) ou d’aliskiren augmente le risque d’hypotension, d’hyperkaliémie et d’altération de la fonction rénale (incluant le

risque d’insuffisance rénale aiguë).

En conséquence, le double blocage du SRAA par l’association d’IEC, d’ARA II ou d’aliskiren n’est pas recommandé (voir

rubriques 4.5 et 5.1). Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se

faire que sous la surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l’ionogramme

sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d’une

néphropathie diabétique.

Kaliémie

Les IEC peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération d’aldostérone. Cet effet n’est généralement pas

significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Cependant, chez les patients ayant une fonction rénale

altérée, les patients diabétiques, les patients atteints d'hypoaldostéronisme et/ou prenant des diurétiques épargneurs de

potassium, des suppléments potassiques (y compris des substituts de sels), ou les patients prenant d'autres substances

actives associées à des augmentations de la kaliémie (par exemple héparine, triméthoprime ou co-trimoxazole également

dénommé triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier des antagonistes de l’aldostérone ou des antagonistes des

récepteurs de l’angiotensine II, une hyperkaliémie peut survenir. Si l'utilisation concomitante des agents mentionnés ci-

dessus est considérée comme appropriée, il est recommandé de surveiller la kaliémie régulièrement (voir rubrique 4.5).

Les diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II doivent être utilisés avec

précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées (voir rubrique 4.5).

Réactions anaphylactoïdes et apparentées

Parce que les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l’angiotensine influencent vraisemblablement le métabolisme des

eicosanoïdes et des polypeptides, y compris celui de la bradykinine endogène, quelques réactions indésirables, dont

certaines graves, peuvent apparaître chez les patients sous inhibiteurs de l'enzyme de conversion (bénazépril inclus).

Hypersensibilité/angio-œdème (Œdème de Quincke)

Un angio-œdème de la face, des lèvres, de la langue, de la glotte et du larynx a été signalé chez les patients traités par un

inhibiteur de l'enzyme de conversion, bénazépril inclus.

Dans de tels cas, le bénazépril hydrochlorothiazide doit être arrêté immédiatement et un traitement approprié ainsi qu’une

surveillance du patient doivent être entrepris jusqu'à la disparition complète et durable des signes et symptômes.

Lorsque l'œdème n'intéresse que la face et les lèvres, l'évolution est en général régressive soit sans traitement, soit avec

des antihistaminiques.

L'angio-œdème associé à un œdème laryngé peut être fatal. Lorsqu'il y a atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, un

traitement approprié, par exemple une solution d'adrénaline sous-cutanée à 1/1000 (0,3 ml à 0,5 ml), doit être administrée

rapidement et/ou les autres mesures permettant de libérer les voies aériennes.

L'incidence des angio-œdèmes lors du traitement par enzyme de conversion est supérieure chez les patients à peau foncée

d’origine africaine par rapport aux autres patients.

Les patients ayant un antécédent d'œdème de Quincke non lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion ont un

risque accru d'œdème de Quincke sous inhibiteur de l'enzyme de conversion.

L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d’angio-

oedème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de

bénazépril. Le traitement par bénazépril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de

sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5).

L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et

la vildagliptine peut entraîner un risque accru d’angio-oedème (p. ex. gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec

ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route d’un

traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et vildagliptine chez un patient

prenant déjà un IEC.

Réactions anaphylactoïdes en cours de désensibilisation

Deux patients désensibilisés avec du venin d'hyménoptères (venin de guêpe) alors qu'ils étaient sous IEC ont présenté des

réactions anaphylactoïdes menaçant le pronostic vital. Chez ces mêmes personnes, ces réactions ne sont pas apparues

lorsque l'administration de l’IEC a été provisoirement interrompue.

Réactions anaphylactoïdes lors de dialyse ou d’échange plasmatique

Des réactions anaphylactoïdes ont été observées au cours d'hémodialyses utilisant des membranes de haute perméabilité

(polyacrylonitrile) chez les patients traités par inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Des réactions anaphylactoïdes ont

également été signalées chez des patients ayant été soumis à une aphérèse des lipoprotéines de faible densité (LDL) avec

sulfate de dextran.

Hypotension symptomatique

Comme avec les autres IEC, une hypotension symptomatique peut se manifester dans de rares cas, en particulier chez les

patients en déplétion sodée et volémique sous traitement de longue durée par des diurétiques, suivant un régime pauvre en

sel, les dialysés, les patients souffrant de diarrhée ou de vomissements. Cette déplétion volémique et/ou sodée doit être

corrigée avant d’instaurer un traitement par BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE.

BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE doit être utilisé avec prudence chez les patients recevant un traitement

concomitant avec d'autres antihypertenseurs. Le composant thiazidique de BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE peut

potentialiser l'action d'autres médicaments antihypertenseurs. En cas d'hypotension, le patient doit être placé en décubitus

dorsal et, si nécessaire, lui administrer du sérum physiologique par voie intraveineuse. Le traitement par BENAZEPRIL

HYDROCHLOROTHIAZIDE peut être poursuivi une fois que la tension artérielle et le volume sont revenus à la normale.

Sténose de l'artère rénale

Dans une petite étude réalisée chez des patients atteints d'hypertension et d'une sténose unilatérale ou bilatérale de l'artère

rénale, des augmentations de l'urémie et de la créatininémie sont survenues au cours du traitement par le bénazépril ; ces

augmentations ont été réversibles à l'arrêt du bénazépril. La fonction rénale doit être surveillée pendant les premières

semaines du traitement lorsque de tels patients doivent être traités par un inhibiteur de l'IEC.

Neutropénie/agranulocytose

Un autre IEC, le captopril, a entraîné une agranulocytose et une dépression médullaire. De tels effets se produisent plus

fréquemment chez des patients insuffisants rénaux, surtout en présence d’une collagénose vasculaire comme par ex. un

lupus érythémateux disséminé ou une sclérodermie.

Les données des études cliniques ne permettent pas d'évaluer si la fréquence des agranulocytoses sous bénazépril est

similaire. Une surveillance de la formule leucocytaire doit être envisagée chez les patients présentent une collagénose

vasculaire, surtout en présence d'une fonction rénale altérée.

Toux

Une toux sèche persistante a été rapportée avec l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion, probablement due à

l’inhibition de la dégradation de la bradykinine endogène. Cette toux disparaît invariablement après l'arrêt du traitement.

Garder à l'esprit ce phénomène de toux induite par l'inhibition de l'IEC dans le diagnostic différentiel de la toux.

Chirurgie/anesthésie

Avant une intervention chirurgicale, l’anesthésiste doit être informé que le patient reçoit un inhibiteur de l’IEC. Lors d'une

anesthésie avec des agents qui induisent une hypotension, les inhibiteurs de l'IEC sont capables de bloquer la formation

d'angiotensine II à partir d'angiotensine I, formée suite à une libération compensatrice de rénine. Une hypotension survenant

en cours d'anesthésie, et qui serait due à ce mécanisme, peut être corrigée par une expansion volémique.

Sténose aortique ou mitrale

Une prudence particulière est indiquée chez les patients atteints de sténose aortique ou mitrale, comme elle l'est pour tous

les médicaments vasodilatateurs, inhibiteurs de l'IEC inclus.

Hépatite et insuffisance hépatique

Des cas rares portant surtout sur des hépatites cholestatiques et des cas isolés d'insuffisance hépatique aiguë (dont

certains avec issue fatale) ont été décrits sous inhibiteurs de l'IEC. Le mécanisme n'est pas connu. Lors d'ictère ou d'une

augmentation marquée des enzymes hépatiques, interrompre l'inhibiteur de l'IEC et maintenir le patient sous surveillance

médicale.

Altération de la fonction hépatique

La prudence s'impose lorsque BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE est prescrit à des insuffisants hépatiques ou à des

patients présentant une hépatopathie évolutive, car une altération même minime de l'équilibre hydroélectrolytique peut

suffire à déclencher un coma hépatique

Électrolytes et fonction rénale

La kaliémie peut augmenter au cours du traitement par des inhibiteurs de l'IEC, dont le bénazépril. Toute substitution

potassique au cours du traitement par BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE doit être soigneusement évaluée et

impose la prudence.

En raison de l'effet inhibiteur du bénazépril sur le système rénine-angiotensine-aldostérone, des modifications de la fonction

rénale peuvent apparaître chez les patients sensibles. Chez les patients atteints d'une insuffisance cardiaque sévère, dont

la fonction rénale dépend de l'activité du système rénine-angiotensine-aldostérone, le traitement par un inhibiteur de l’EC

(dont le bénazépril) peut s'accompagner d'une oligurie et/ou d'une azotémie progressive et, dans de rares cas, d'une

défaillance rénale aigüe.

Grossesse

Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme

essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour

un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le

traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et

4.6).

Enfant

L'efficacité et la tolérance du bénazépril chez l'enfant n'ont pas été établies.

Risque d'hypotension artérielle et/ou d'insuffisance rénale (en cas d'insuffisance cardiaque, de déplétion hydrosodée, etc...)

stimulation

importante

système

rénine-angiotensine-aldostérone

observée

particulier

cours

déplétions hydrosodées importantes (régime désodé strict ou traitement diurétique prolongé), chez les patients à pression

artérielle initialement basse, en cas de sténose artérielle rénale, d'insuffisance cardiaque congestive ou de cirrhose

œdémato-ascitique.

Le blocage de ce système par un inhibiteur de l'enzyme de conversion peut alors provoquer, surtout lors de la première

prise et au cours des deux premières semaines de traitement, une brusque chute tensionnelle et/ou, quoique rarement et

dans un délai plus variable, une élévation de la créatinine plasmatique traduisant une insuffisance rénale fonctionnelle

parfois aiguë.

Dans tous ces cas de figure, la mise en route du traitement doit alors être progressive (

voir rubrique 4.2).

Sujet âgé

La fonction rénale et la kaliémie sont appréciées avant le début du traitement (

voir rubrique 4.2). La dose de départ est

ajustée ultérieurement en fonction de la réponse tensionnelle, a fortiori en cas de déplétion hydrosodée, afin d'éviter toute

hypotension de survenue brutale.

Sujet ayant une athérosclérose connue

Puisque le risque d'hypotension existe chez tous les patients, on sera particulièrement prudent chez ceux ayant une

cardiopathie ischémique ou une insuffisance circulatoire cérébrale, en débutant le traitement à faible posologie.

Hypertension rénovasculaire

Le traitement de l'hypertension artérielle rénovasculaire est la revascularisation. Néanmoins, les inhibiteurs de l'enzyme de

conversion peuvent être utiles aux malades présentant une hypertension rénovasculaire dans l'attente de l'intervention

correctrice ou lorsque cette intervention n'est pas possible.

Le traitement doit alors être institué avec une dose faible et une surveillance de la fonction rénale et de la kaliémie doit être

exercée, certains patients ayant développé une insuffisance rénale fonctionnelle, réversible à l'arrêt du traitement.

Anémie

Une anémie avec baisse du taux d'hémoglobine a été mise en évidence chez des patients transplantés rénaux ou

hémodialysés, baisse d'autant plus importante que les valeurs de départ sont élevées. Cet effet ne semble pas dose-

dépendant mais serait lié au mécanisme d'action des inhibiteurs de l'enzyme de conversion.

Cette baisse est modérée, survient dans un délai de 1 à 6 mois puis reste stable. Elle est réversible à l'arrêt du traitement.

Celui-ci peut être poursuivi chez ce type de patients, en pratiquant un contrôle hématologique régulier.

Autres populations à risque

Chez les patients en insuffisance cardiaque sévère (stade IV) ou chez les patients diabétiques insulino-dépendants

(tendance spontanée à l'hyperkaliémie), l'instauration du traitement se fera sous surveillance médicale avec une posologie

initiale réduite.

Chez les patients hypertendus atteints d'insuffisance coronarienne, ne pas interrompre un traitement par bêta-bloquant:

l'IEC sera ajouté au bêta-bloquant.

Insuffisance rénale

En cas d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min), le traitement est contre-indiqué.

Chez les malades dont la clairance de la créatinine est supérieure à 30 ml/min, chez ceux atteints de néphropathie

glomérulaire, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine.

Liées à l'hydrochlorothiazide

Lupus érythémateux disséminé

Les diurétiques thiazidiques peuvent provoquer ou aggraver un lupus érythémateux disséminé.

Myopie aiguë et glaucome aigu secondaire à angle fermé :

Les sulfonamides ou leurs dérivés peuvent causer une réaction idiosyncratique aboutissant à une myopie transitoire et un

glaucome aigu à angle fermé. L’hydrochlorothiazide étant un sulfonamide, seuls quelques cas isolés de glaucome aigu à

angle fermé ont été rapportés à ce jour sans lien de causalité définitive avec la prise de l’hydrochlorothiazide.

Les symptômes qui incluent une apparition soudaine de la diminution de l’acuité visuelle ou les douleurs oculaires

surviennent en général quelques heures ou quelques semaines qui suivent l’initiation du traitement. Un glaucome aigu à

angle fermé non traité peut conduire à la perte définitive de la vision. Le premier traitement consiste à arrêter aussi

rapidement que possible l’hydrochlorothiazide. Des mesures médicales ou chirurgicales doivent être envisagées si la

pression intraoculaire demeure non contrôlée. Les facteurs de risque de développer un glaucome aigu à angle fermé

pourraient inclure des antécédents d’allergie à la pénicilline ou aux sulfonamides.

Equilibre hydroélectrolytique

Chez tout patient traité par un diurétique une surveillance régulière des électrolytes plasmatiques sera effectuée. Les

diurétiques thiazidiques peuvent provoquer un déséquilibre hydro-électrolytique (hyponatrémie, hypokaliémie, alcalose

hypochlorémique). Ces perturbations ont parfois entrainé un ou plusieurs des symptômes suivants : sécheresse buccale,

soif, faiblesse, somnolence, agitation, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, oligurie,

tachycardie et nausées, xérostomie, asthénie, somnolence, spasmes musculaires.

Natrémie

Elle doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers par la suite.

Tout traitement diurétique peut en effet provoquer une hyponatrémie, aux conséquences parfois graves. La baisse de la

natrémie pouvant être initialement asymptomatique, un contrôle régulier est donc indispensable et doit être encore plus

fréquent dans les populations à risque représentées par les sujets âgés, a fortiori dénutris, et les cirrhotiques (voir rubriques

4.8 et 4.9).

Kaliémie

La déplétion potassique avec hypokaliémie constitue le risque majeur des diurétiques thiazidiques et apparentés. Le risque

d'hypokaliémie est plus important chez les patients souffrant d'une cirrhose du foie, les patients avec une diurèse rapide, les

patients dont l'apport oral d’électrolytes est insuffisant, et les patients recevant un traitement concomitant de corticostéroïdes

ou d'ACTH.

Dans tous les cas, des contrôles plus fréquents de la kaliémie sont nécessaires. Le premier contrôle du potassium

plasmatique doit être effectué au cours de la semaine qui suit la mise en route du traitement et périodiquement à des

intervalles appropriés afin de détecter toute perturbation dans l'équilibre électrolytique sérique.

Calcémie

Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent diminuer l'excrétion urinaire du calcium et entraîner une augmentation

légère et souvent transitoire de la calcémie.

Une hypercalcémie franche peut être en rapport avec une hyperparathyroïdie méconnue. Une altération de la fonction des

glandes parathyroïdes avec hypercalcémie et hypophosphatémie a été observée chez quelques patients sous traitement

thiazidique prolongé. Si une hypercalcémie se produit, le diagnostic devra être précisé. Les complications courantes de

l'hyperparathyroïdie, tels que la lithiase rénale, la résorption osseuse, et l'ulcération peptique n'ont pas été observées.

Interrompre le traitement avant d'explorer la fonction parathyroïdienne.

Magnésium

Les diurétiques thiazidiques augmentent l'excrétion urinaire du magnésium, ce qui peut entraîner une hypomagnésémie.

Glycémie

Un traitement par un diurétique thiazidique peut altérer la tolérance au glucose. Chez les patients diabétiques un ajustement

des doses d’insuline ou de sulfamides hypoglycémiants peut être nécessaire. Un diabète sucré latent peut se révéler durant

le traitement par un diurétique thiazidique. Il importe chez les diabétiques de contrôler la glycémie, notamment en présence

d'hypokaliémie.

Cholestérol et triglycérides

Des augmentations des taux de cholestérol et de triglycérides ont été observées sous traitement par diurétiques

thiazidiques. Cependant, à la dose de 12,5 mg contenue dans BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE, peu ou pas

d'effets ont été signalés.

Uricémie

La déplétion hydrosodée induite par les thiazidiques réduit l'élimination urinaire d'acide urique. Chez les patients

hyperuricémiques, la tendance aux accès de goutte peut être augmentée : la posologie sera adaptée en fonction des

concentrations plasmatiques d'acide urique.

Des cas de réaction de photosensibilité ont été rapportés lors de l'utilisation des diurétiques thiazidiques (

voir rubrique 4.8).

En cas de survenue de réaction de photosensibilité sous traitement, il est recommandé d'interrompre le traitement. Si une

réadministration du traitement est indispensable il est recommandé de protéger les zones exposées au soleil ou aux UVA

artificiels.

Insuffisance rénale

BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance

rénale. Les diurétiques thiazidiques peuvent entrainer une azotémie chez ces patients, et les effets de doses répétées

peuvent être cumulés. Lorsque le système rénine-angiotensine est inhibé par le bénazépril, des altérations de la fonction

rénale peuvent survenir chez les patients sensibles. Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque congestive,

dont la fonction rénale peut dépendre de l'activité du système rénine-angiotensine, le traitement par IEC (y compris le

bénazépril) peut conduire à des dysfonctionnements rénaux, une oligurie et / ou une azotémie progressive et (rarement) une

insuffisance rénale aiguë.

Dans une petite étude de patients hypertendus présentant une sténose de l'artère rénale dans un ou deux reins, le

traitement avec bénazépril peut conduire à une insuffisance rénale, une oligurie, une augmentation de l'urée sanguine et de

créatinine sérique ; Ces modifications ont été réversibles à l'arrêt ou à la réduction de la posologie de bénazépril ou de

diurétique, ou des deux. Si ces patients sont traités avec BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE, la fonction rénale doit

être surveillée pendant les premières semaines de traitement.

Certains patients hypertendus recevant du bénazépril sans maladie vasculaire rénale préexistante apparente ont présenté

une élévation des taux sanguins d'azote uréique et de créatinine (souvent faible et transitoire), surtout quand bénazépril a

été donné avec un diurétique.

La réduction de la dose ou l'arrêt de BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE peuvent être nécessaires. Il est nécessaire

de surveiller la fonction rénale lors de l'évaluation des patients hypertendus (voir rubrique 4.3 et 4.2).

Insuffisance hépatique

BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance

hépatique ou une maladie évolutive du foie car des modifications mineures de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent

déclencher un coma hépatique (voir « Insuffisance hépatique »).

En cas d'atteinte hépatique, les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent induire une encéphalopathie hépatique.

Dans ce cas, le traitement par BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE doit être immédiatement interrompu.

Contrôles antidopage

L'attention des sportifs est attirée sur le fait que la spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive

des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

Cancer de la peau non mélanome

Un risque accru de cancer de la peau non mélanome (CPNM) [carcinome basocellulaire (CB) et carcinome épidermoïde

(CE)] avec une augmentation de la dose cumulative d'exposition à l'hydrochlorothiazide (HCTZ) a été observé dans deux

études épidémiologiques issues du registre danois des cancers. Les actions photosensibilisantes de l’HCTZ pourraient

constituer un mécanisme possible du CPNM.

Les patients prenant de l’HCTZ doivent être informés du risque de CPNM et être invités à vérifier régulièrement leur peau

pour détecter toute nouvelle lésion et à signaler rapidement toute lésion cutanée suspecte. Des mesures préventives

possibles telles qu'une exposition limitée au soleil et aux rayons UV et, en cas d'exposition, une protection adéquate

devraient être conseillées aux patients afin de minimiser le risque de cancer de la peau. Les lésions cutanées suspectes

doivent être examinées rapidement, y compris éventuellement par un examen histologique des biopsies. L'utilisation

d’HCTZ peut également devoir être reconsidérée chez les patients ayant déjà présenté un CPNM (voir aussi rubrique 4.8).

Liées à l’association

Insuffisance rénale fonctionnelle

Chez certains hypertendus sans lésion rénale apparente préexistante et dont le bilan biologique témoigne d'une insuffisance

rénale fonctionnelle, le traitement sera interrompu et éventuellement repris soit à posologie réduite soit avec un seul des

constituants.

Kaliémie

L'association d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion à un diurétique hypokaliémiant n'exclut pas la survenue d'une

hypokaliémie, notamment chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux. Un contrôle régulier du potassium

plasmatique sera effectué.

Les traitements avec sels de potassium ou diurétiques épargneurs de potassium doivent être évités chez les patients

recevant un IEC et un diurétique thiazidique, y compris BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE, sauf s’il le juge

nécessaire (voir rubrique 4.5).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Liées au bénazépril

Médicaments augmentant le risque d’angio-œdème

L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d’angio-

oedème (voir rubriques 4.3 et 4.4).

L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (p. ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et

la vildagliptine peut entraîner un risque accru d’angio-oedème (voir rubrique 4.4).

Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone

(SRAA) par l’utilisation concomitante d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion , d’antagonistes des récepteurs de

l’angiotensine II ou d’aliskiren est associé à une fréquence plus élevée d’événements indésirables tels que l’hypotension,

l’hyperkaliémie et l’altération de la fonction rénale (incluant l’insuffisance rénale aiguë) en comparaison à l’utilisation d’un

seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).

Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d'une hyperkaliémie : les sels

de potassium, les diurétiques épargneurs de potassium, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les inhibiteurs de

l'angiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), la

ciclosporine et le tacrolimus, le triméthoprime.

La survenue d'une hyperkaliémie peut dépendre de l'existence de facteurs de risque associés.

Ce risque est majoré en cas d'association des médicaments suscités.

Ciclosporine

Une hyperkaliémie peut survenir lors de l’utilisation concomitante d’IEC avec de la ciclosporine. Une surveillance de la

kaliémie est recommandée.

Héparine

Une hyperkaliémie peut survenir lors de l’utilisation concomitante d’IEC avec de l’héparine. Une surveillance de la kaliémie

est recommandée.

Médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris l’acide acétylsalicylique utilisé en tant qu’agent anti-

inflammatoire

En cas d'administration simultanée d’un IEC et de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, une diminution de

l’effet antihypertenseur peut survenir. L’utilisation concomitante d’un IEC et d’un AINS peut induire un risque accru

d’altération supplémentaire de la fonction rénale, y compris de survenue éventuelle d’une insuffisance rénale aiguë, et un

risque accru d’augmentation des taux sériques de potassium, en particulier chez les patients ayant une altération préalable

de la fonction rénale. L’association doit être administrée avec prudence, en particulier chez les patients âgés. Les patients

doivent bénéficier d’une hydratation correcte et une surveillance de la fonction rénale doit être envisagée après l’instauration

du traitement concomitant, puis d’une manière périodique.

Associations déconseillées

Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques ou substituts de sel contenant du potassium

Bien que la kaliémie demeure habituellement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut survenir chez certains

patients traités par bénazépril. Les diurétiques épargneurs de potassium (p. ex. spironolactone, triamtérène ou amiloride),

les suppléments potassiques ou les substituts de sel contenant du potassium peuvent entraîner des augmentations

significatives de la kaliémie. Il convient également de faire preuve de prudence lors de l’administration de bénazépril avec

d’autres médicaments hyperkaliémiants, tels que le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) car

le triméthoprime agit comme un diurétique épargneur de potassium tel que l’amiloride. Par conséquent, l’association du

bénazépril avec les médicaments susmentionnés n’est pas recommandée. Si une utilisation concomitante est indiquée, elle

doit se faire avec précaution et être accompagnée d’une surveillance fréquente de la kaliémie.

Estramustine

Risque de majoration des effets indésirables à type d'œdème angio-neurotique (angio-œdème).

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

Eplérénone

Majoration du risque d’hyperkaliémie, notamment chez le sujet âgé.

Contrôle strict de la kaliémie et de la fonction rénale pendant l’association.

Spironolactone

Avec la spironolactone à la posologie de 12,5 mg à 50 mg par jour, et avec des doses faibles d’IEC.

Dans le traitement de l’insuffisance cardiaque de classe III ou IV (NYHA) avec fraction d’éjection < 35 % et préalablement

traitée par l’association inhibiteur de conversion + diurétique de l’anse : risque d’hyperkaliémie, potentiellement létale, en

cas de non-respect des conditions de prescription de cette association.

Vérifier au préalable l’absence d’hyperkaliémie et d’insuffisance rénale.

Surveillance biologique étroite de la kaliémie et de la créatininémie (1 fois par semaine pendant le premier mois, puis une

fois par mois ensuite).

Antidiabétiques (insulines, sulfamides hypoglycémiants)

L'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez le

diabétique traité par insuline ou sulfamides hypoglycémiants.

La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour

conséquence une réduction des besoins en insuline).

Renforcer l'auto

surveillance glycémique.

Diurétiques hypokaliémiants

Risque d'hypotension artérielle brutale et/ou d'insuffisance rénale aiguë lors de l'instauration ou de l’augmentation de la

posologie d’un traitement par un inhibiteur de l'enzyme de conversion en cas de déplétion hydrosodée pré-existante.

Dans l'hypertension artérielle, lorsqu'un traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée, il faut :

soit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par l'inhibiteur de l'enzyme de conversion, et réintroduire un

diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement ;

soit administrer des doses initiales réduites d'inhibiteur de l'enzyme de conversion et augmenter progressivement la

posologie.

Dans l'insuffisance cardiaque congestive traitée par diurétiques, commencer par une dose très faible d'inhibiteur de

l'enzyme de conversion, éventuellement après réduction de la dose du diurétique hypokaliémiant associé.

Dans tous les cas, surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du traitement par l'inhibiteur de

l'enzyme de conversion.

Associations à prendre en compte

Agonistes des récepteurs de l’angiotensine II

Dans les indications où cette association est possible, risque accru de dégradation de la fonction rénale, voire insuffisance

rénale aiguë, et majoration de l'hyperkaliémie, ainsi que de l'hypotension et des syncopes.

Autres hyperkaliémiants

Risque de majoration de l’hyperkalièmie, potentiellement létale.

Gliptines

Majoration du risque de la survenue d’angio-œdèmes, par réduction de l’activité de l’enzyme dipeptidyl peptidase IV (DPP-

IV) par la gliptine, chez les patients traités par inhibiteur de l’enzyme de conversion.

Avec les sels d'or administrés par voie IV : risque de réaction «nitritoïde» à l’introduction de l’IEC (nausées, vomissements,

effets vasomoteurs à type de flush, hypotension, éventuellement collapsus).

Liées à l'hydrochlorothiazide

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

Antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II

Risque d'hypotension artérielle brutale et/ou d'insuffisance rénale aiguë lors de l'instauration ou de l'augmentation de la

posologie d'un traitement par un antagoniste de l'angiotensine II en cas de déplétion hydrosodée préexistante.

Dans l'hypertension artérielle, lorsqu'un traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée, il faut :

soit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par l'antagoniste de l'angiotensine II, et réintroduire un diurétique

hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement ;

soit administrer des doses initiales réduites d'antagoniste de l'angiotensine II et augmenter progressivement la posologie.

Dans tous les cas : surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du traitement par l'antagoniste

de l'angiotensine II.

Autres hypokaliémiants : laxatifs stimulants, amphotéricine B (voie IV), glucocorticoïdes, tétracosactide

Risque majoré d'hypokaliémie.

Surveillance de la kaliémie et, si besoin, correction.

Carbamazépine

Risque d'hyponatrémie symptomatique.

Surveillance clinique et biologique. Si possible, utiliser une autre classe de diurétiques.

Digitaliques

Hypokaliémie favorisant les effets toxiques des digitaliques.

Corriger auparavant toute hypokaliémie et réaliser une surveillance clinique, electrolytique et électrocardiographique.

Diurétiques épargneurs de potassium (seuls ou associés) : amiloride, canrénoate de potassium, éplérénone, spironolactone,

triamtérène

L'association rationnelle, utile pour certains patients, n'exclut pas la survenue d'hypokaliémie ou, en particulier chez

l'insuffisant rénal et le diabétique, d'hyperkaliémie.

Surveillance de la kaliémie et éventuellement de l'ECG et, s'il y a lieu, reconsidérer le traitement.

Médicaments donnant des torsades de pointes (sauf sultopride) :

Antiarythmique de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) et de classe III (amiodarone, sotalol, dofétilide,

ibutilide), certains neuroleptiques : phénothiaziniques (chlorpromazine, lévomépromazine, cyamémazine, trifluopérazine,

thioridazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophénones (halopéridol, dropéridol), autres neuroleptiques

(pimozide) et autres médicaments tels que : bépridil, cisapride, diphémanil, mizolastine, érythromycine IV, vincamine IV,

halofantrine, pentamidine, sparfloxacine, moxifloxacine.

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Corriger auparavant toute hypokaliémie avant d'administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et

électrocardiographique.

Produits de contraste iodés

En cas de déshydratation provoquée par les diurétiques, risque majoré d'insuffisance rénale fonctionnelle aiguë, en

particulier lors d'utilisation de doses importantes de produits de contraste iodés.

Réhydratation avant administration du produit iodé.

Inhibiteurs de l’enzyme de conversion

Risque d'hypotension artérielle brutale et/ou d'insuffisance rénale aiguë lors de l'instauration ou de l'augmentation de la

posologie d'un traitement par un inhibiteur de l'enzyme de conversion en cas de déplétion hydrosodée préexistante.

Dans l'hypertension artérielle, lorsqu'un traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée, il faut :

soit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par l'IEC, et réintroduire un diurétique hypokaliémiant si nécessaire

ultérieurement ;

soit administrer des doses initiales réduites d'IEC et augmenter progressivement la posologie.

Dans l'insuffisance cardiaque congestive traitée par diurétiques, commencer par une dose très faible d'IEC, éventuellement

après réduction de la dose du diurétique hypokaliémient associé.

Dans tous les cas : surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du traitement par l'IEC.

Associations à prendre en compte

Calcium (sels)

Risque d'hypercalcémie par diminution de l'élimination urinaire du calcium.

Ciclosporine

Risque d'augmentation de la créatininémie sans modification des concentrations plasmatiques de ciclosporine, même en

l'absence de déplétion hydrosodée. Egalement, risque d'hyperuricémie et de complications comme la goutte.

Autres hyponatrémiants

Majoration du risque d’hyponatrémie.

Liées à l'association

Associations déconseillées

Lithium

Augmentation de la lithémie, pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Si l'association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

Acide acétylsalicylique

Pour des doses anti-inflammatoires d'acide acétylsalicylique (≥ 1 g par prise et/ou ≥ 3 g par jour) ou pour des doses

antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) :

Insuffisance rénale aiguë chez le malade déshydraté, par diminution de la filtration glomérulaire secondaire à une diminution

de la synthèse des prostaglandines rénales. Par ailleurs, réduction de l'effet antihypertenseur.

Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement.

Associations à prendre en compte

Alphabloquants à visée urologique : alfuzosine, doxazosine, prazosine, silodosine, tamsulosine, térazosine

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré.

Antihypertenseurs alpha-bloquants

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque majoré d'hypotension orthostatique.

Autres interactions

Les diurétiques thiazidiques potentialisent l'action des dérivés du curare.

Les diurétiques thiazidiques (y compris l'hydrochlorothiazide) potentialisent l'action des médicaments antihypertenseurs

(par exemple, la guanéthidine, la méthyldopa, les bêta-bloquants, les vasodilatateurs, les inhibiteurs calciques, IEC).

L'effet hypokaliémiant des diurétiques (y compris l'hydrochlorothiazide) peut être augmenté par les

corticostéroïdes,

l’ACTH, l’amphotéricine, et la carbenoxolone (voir également la section 4.4 Mises en garde spéciales et précautions

d'emploi et section 4.8 Effets indésirables).

Les diurétiques thiazidiques (y compris l'hydrochlorothiazide) peuvent altérer la tolérance au glucose. Il peut s'avérer

nécessaire de réajuster la dose d'insuline et des antidiabétiques oraux.

L'absorption de l'hydrochlorothiazide est diminuée en présence de résines échangeuses d'anions.

Des doses uniques de cholestyramine ou de résines de colestipol se lient à l'hydrochlorothiazide et réduisent son

absorption dans le tractus gastro-intestinal respectivement jusqu'à 85 % et 43 %.

L'administration concomitante de diurétiques thiazidiques peut augmenter l'incidence des réactions d'hypersensibilité à

l'allopurinol, et peut réduire l'excrétion rénale des médicaments cytotoxiques (par exemple la cyclophosphamide, le

méthotrexate) et potentialiser leurs effets myélosuppresseurs.

L'administration concomitante de diurétiques thiazidiques (y compris l'hydrochlorothiazide) peut augmenter le risque d'effets

indésirables de l'amantadine, et peut augmenter l'effet hyperglycémiant du diazoxide.

La biodisponibilité des diurétiques thiazidiques peut être augmentée par des agents anticholinergiques (par exemple

atropine, bipéridène), probablement en raison d'une diminution de la motilité gastro-intestinale et de la vitesse de vidange

gastrique.

L'administration de diurétiques thiazidiques avec de la vitamine D ou avec des sels de calcium peut majorer l'élévation de la

calcémie.

Il y a eu des rapports dans la littérature d’anémie hémolytique survenant avec l'utilisation concomitante de

l'hydrochlorothiazide et de méthyldopa.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Lié au bénazépril

L’utilisation des IEC est déconseillée pendant le 1

trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L’utilisation des IEC est

contre-indiquée aux 2

ème

et 3

ème

trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4)

Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1

trimestre

de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations

congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé

aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil

de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté

immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.

L’exposition aux IEC au cours des 2

ème

et 3

ème

trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une foetotoxicité

(diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d’ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né

(insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas d’exposition à un IEC à partir du 2

ème

trimestre

de la grossesse, il est recommandé d’effectuer une échographie fœtale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la

voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et

4.4).

Lié à l’hydrochlorothiazide

Le recul d’utilisation de l’hydrochlorothiazide durant la grossesse est limité en particulier pendant le premier trimestre. Les

études animales sont insuffisantes. L’hydrochlorothiazide traverse la barrière placentaire. Compte tenu du mécanisme

d’action pharmacologique de l’hydrochlorothiazide, son utilisation au cours des 2

ème

et 3

ème

trimestres de grossesse peut

diminuer la perfusion fœto

placentaire et entraîner des effets fœtaux et néonataux tels qu’un ictère, un déséquilibre

électrolytique et une thrombopénie. L’hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour traiter l’œdème gestationnel,

l’hypertension gestationnelle ou la prééclampsie en raison du risque de diminution de la volémie et de l’hypoperfusion

placentaire, sans effet bénéfique sur l’évolution de la maladie. L’hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour traiter

l’hypertension artérielle essentielle chez les femmes enceintes sauf dans les rares cas où aucun autre traitement n’est

possible.

Allaitement

Lié au bénazépril

Des données limitées de pharmacocinétique ont mis en évidence de faibles concentrations dans le lait maternel (voir

rubrique 5.2). Bien que ces concentrations ne semblent pas être significatives sur le plan clinique, l’utilisation de

BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE n’est pas recommandée chez la femme qui allaite un enfant prématuré et au

cours des premières semaines qui suivent l’accouchement, en raison du risque hypothétique d’effets cardiovasculaire et

rénal en l’absence d’une expérience clinique insuffisante.

Dans le cas d’allaitement d’un enfant plus âgé, l’utilisation de BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE peut être

envisagée chez la femme qui allaite, si ce traitement est nécessaire pour la mère, et que l’enfant est surveillé dans le but de

détecter d’éventuels effets indésirables.

Lié à l’hydrochlorothiazide

L’hydrochlorothiazide est excrété dans le lait maternel en faibles quantités. Les thiazidiques à haute dose, provoquant une

diurèse importante, peuvent inhiber la production de lait. L’utilisation de BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE durant

l’allaitement n’est pas recommandée. Si BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE est utilisé au cours de l’allaitement, les

doses utilisées doivent être les plus faibles possibles.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

En début de traitement, une prudence particulière devra être observée chez les conducteurs de véhicules automobiles et les

utilisateurs de machines, en raison du risque de sensation de vertiges.

4.8. Effets indésirables

Les effets indésirables présentés ci-dessous sont classés par système organe et par ordre de fréquence. La classification

selon la fréquence utilise la convention suivante : effets très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100 ; < 1/10), peu fréquents

(≥ 1/1 000 ; < 1/100), rares (≥ 1/10 000 ; < 1/1 000) et très rares (< 1/10000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée

sur la base des données disponibles).

Les effets indésirables survenus avec BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE étaient les mêmes que ceux qui ont été

rapportés avec le bénazepril ou l'hydrochlorothiazide, et étaient généralement légers et transitoires. Les effets indésirables

rapportés avec BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE sont énumérés ci-dessous.

Affections du système immunitaire

Rare : Angio-œdème, œdème des lèvres et/ou du visage (voir « Mises en garde spéciales et précautions d'emploi »:

réactions anaphylactoïdes et réactions apparentées).

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Rare : hypokaliémie ;

Très rare : hyponatrémie.

Affections psychiatriques

Rare : nervosité, anxiété.

Affections du système nerveux

Fréquent : maux de tête, étourdissements ;

Rare : insomnie, vertiges, paresthésies, somnolence ;

Très rare : acouphène ;

Fréquence indéterminée : syncope.

Affections cardiaques

Fréquent : palpitations ;

Rare : douleur dans la poitrine.

Affections vasculaires

Fréquent : hypotension orthostatique ;

Rare : hypotension.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent : toux, symptômes des voies respiratoires.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : gêne abdominale ;

Rare : diarrhée, constipation, nausées, vomissements, douleurs abdominales ;

Très rare : dysgueusie.

Affections de la peau et du tissu sous cutané

Fréquent : éruption cutanée, rougeur, prurit, photosensibilité.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Rare : arthralgie, arthrite, myalgie, douleur musculo-squelettique.

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent : pollakiurie.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Fréquent : fatigue.

Investigations

Rare : augmentations des taux sanguins d'acide urique, d’urée sanguine et de créatinine réversibles à l'arrêt du traitement.

Ces changements sont plus susceptibles de survenir chez les patients présentant une sténose de l'artère rénale (voir «

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi »).

Des augmentations mineures de l’azote uréique sanguin et de la créatinine sérique, réversibles à l'arrêt du traitement, ont

été observées chez des patients recevant BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE ou des doses plus élevées (voir

rubrique 4.4). Une légère diminution du niveau moyen de potassium sérique a été constatée dans certaines études

cliniques, et seulement 0,2 % des patients traités par BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE ont développé une

hypokaliémie (plus de 0,5 mmol/L en dessous de la normale). Une hyponatrémie, un taux d'acide urique élevé, et une

diminution de l'hémoglobine ont également été rapportés chez des patients recevant BENAZEPRIL

HYDROCHLOROTHIAZIDE.

Liés au bénazépril

Avec le bénazépril en monothérapie et/ou les autres IEC, il existe une expérience post-marketing plus importante et les

effets indésirables suivants ont été rapportés :

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très rare : thrombopénie (voir « Mises en gardes spéciales et précautions d'emploi » : Agranulocytose/neutropénie), anémie

hémolytique ;

Fréquence indéterminée : agranulocytose, neutropénie.

Affections du système immunitaire

Fréquence indéterminée : réaction anaphylactoïdes.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquence indéterminée : hyperkaliémie.

Affections cardiaques

Rare : angine de poitrine, arythmie ;

Très rare : infarctus du myocarde.

Affections gastro-intestinales

Très rare : pancréatite ;

Fréquence indéterminée : angio-œdème de l’intestin grêle.

Affections hépatobiliaires

Rare : hépatite (essentiellement cholestatique), ictère cholestatique (voir « Mises en gardes spéciales et précautions

d'emploi » : Insuffisance hépatique).

Affection de la peau et du tissu sous cutané

Rare : pemphigus ;

Très rare : syndrome de Stevens-Johnson.

Affections du rein et des voies urinaires

Très rare : insuffisance rénale.

Liés à l'hydrochlorothiazide

L’hydrochlorothiazide a été largement prescrit depuis de nombreuses années, parfois dans des doses plus élevées que

celles contenues dans BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE. Les effets indésirables suivants ont été rapportés chez

des patients traités avec des diurétiques thiazidiques, incluant l'hydrochlorothiazide seul :

Électrolytes et troubles métaboliques

Voir la section 4.4 Mises en garde spéciales et précautions d'emploi.

Autres :

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (y compris kystes et polypes).

Fréquence «indéterminée»: cancer de la peau non mélanome (carcinome basocellulaire et carcinome épidermoïde)

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare : thrombocytopénie parfois avec purpura ;

Très rare : leucopénie, agranulocytose, aplasie médullaire, anémie hémolytique ;

Fréquence indéterminée : anémie aplasique.

Affections du système immunitaire

Très rare : réactions d’hypersensibilité.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent : diminution de l’appétit.

Affections psychiatriques

Rare : troubles du sommeil, dépression.

Affections du système nerveux

Rare : maux de tête, étourdissements, paresthésie.

Affections oculaires

Rare : déficience visuelle, en particulier au cours des premières semaines de traitement ;

Fréquence indéterminée : myopie aiguë et glaucome aigu par fermeture de l’angle.

Affections cardiaques

Rare : arythmie.

Affections vasculaires

Fréquent : hypotension orthostatique qui peut être aggravée par l’alcool, les anesthésiques ou les sédatifs ;

Très rare : vascularite nécrosante.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très rare : détresse respiratoire incluant pneumopathie et œdème pulmonaire.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : nausées et vomissements légers ;

Rare : gêne abdominale, constipation, diarrhée ;

Très rare : pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Rare : cholestase, jaunisse.

Affection de la peau et du tissu sous cutané

Fréquent : urticaire et autres formes d’éruptions ;

Rare : réactions de photosensibilité ;

Très rare : nécrolyse épidermique toxique, réactions semblables à un lupus érythémateux cutané, réactivation d'un lupus

érythémateux cutané ;

Fréquence indéterminée : érythème multiforme.

Affection musculo-squelettiques et systémiques

Fréquence indéterminée : spasme musculaire.

Affections du rein et des voies urinaires

Peu fréquent : insuffisance rénale aiguë ;

Fréquence indéterminée : insuffisance rénale.

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquent : dysfonction érectile.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Fréquence indéterminée : pyrexie, asthénie.

Description de certains effets indésirables

Cancer de la peau non mélanome: D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association

cumulative dose-dépendante entre l’HCTZ et le CPNM a été observée (voir aussi rubriques 4.4 et 5.1).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

Lié au bénazépril

Signes et symptômes :

Même s’il existe une expérience limitée concernant le surdosage de bénazépril, le principal signe auquel on doit s’attendre

est une hypotension marquée, qui peut être associée à des troubles électrolytiques et à une insuffisance rénale.

Si une hypotension importante se produit, elle peut être combattue par la mise du patient en décubitus, tête basse, et au

besoin par une perfusion IV de soluté isotonique de chlorure de sodium ou par tout autre moyen d'expansion volémique.

Le bénazéprilate, forme active du bénazépril, est faiblement dialysable (voir rubrique 5.2).

Lié à l'hydrochlorothiazide

Les signes de l'intoxication aiguë se manifestent surtout par des désordres hydro-électrolytiques (hyponatrémie,

hypokaliémie). Cliniquement, possibilité de nausées, vomissements, hypotension artérielle, arythmie cardiaque, crampes,

spasmes musculaires, vertiges, somnolence, états confusionnels, polyurie ou oligurie allant jusqu'à l'anurie (par

hypovolémie).

Les premières mesures consistent à éliminer rapidement le ou les produits ingérés par lavage gastrique et/ou administration

de charbon activé puis à restaurer l'équilibre hydro-électrolytique dans un centre spécialisé jusqu'à normalisation. La

correction d'une hyponatrémie doit être réalisée très progressivement.

Traitement en cas de surdosage de BENAZEPRIL HYDROCHLOROTHIAZIDE TEVA SANTE 10 mg/12,5 mg, comprimé

pelliculé sécable

Il n'existe pas d'antidote spécifique ni pour l’hydrochlorothiazide ni pour le bénazépril. Le traitement doit être symptomatique

et de soutien. Si l'ingestion est récente, vomir ou effectuer un lavage gastrique. Le charbon actif peut être administré pour

réduire l'absorption. Les jambes du patient doivent être soulevées et les pertes de liquides et d'électrolytes doivent être

compensées. Surveiller la fonction rénale jusqu'à ce que l'état du patient revienne à la normale.

Bien que le métabolite actif le bénazéprilate ne soit dialysable que dans des proportions minimes, le recours à la dialyse

peut être envisagé lors d’une fonction rénale gravement altérée, afin de favoriser l'élimination normale d’une dose excessive

(voir rubrique 4.3). Dans le cas d'hypotension marquée, administrer le traitement approprié.

Après un surdosage, l'admission dans une unité de soins intensifs est souhaitable afin de corriger l'hypotension qui peut

être de longue durée au moyen d'une administration intraveineuse d'agents de plasma de substitution ou, si le résultat est

insuffisant, par les catécholamines.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : INHIBITEURS DE L'ENZYME DE CONVERSION (IEC) EN ASSOCIATION, code ATC:

C09BA07

Mécanisme de l'action pharmacologique

Liées au bénazépril

Le bénazépril est un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) de l'angiotensine I en angiotensine II, substance

vasoconstrictrice mais également stimulant de la sécrétion d'aldostérone par le cortex surrénalien.

Il en résulte :

une diminution de la sécrétion d'aldostérone ;

une élévation de l'activité rénine plasmatique, l'aldostérone n'exerçant plus de rétrocontrôle négatif ;

une baisse des résistances périphériques totales avec une action préférentielle sur les territoires musculaire et rénal, sans

que cette baisse ne s'accompagne de rétention hydrosodée ni de tachycardie réflexe, en traitement chronique.

L'action antihypertensive du bénazépril se manifeste aussi chez les sujets ayant des concentrations de rénine basses ou

normales.

Le bénazépril agit par l'intermédiaire de son métabolite actif, le bénazéprilate, les autres métabolites étant inactifs.

Liées à l'hydrochlorothiazide

L'hydrochlorothiazide est un diurétique thiazidique qui agit en inhibant la réabsorption du sodium par le tubule au niveau du

segment cortical de dilution.

Il augmente l'excrétion urinaire du sodium et des chlorures et, à un moindre degré, l'excrétion du potassium et du

magnésium, accroissant de la sorte la diurèse et exerçant une action antihypertensive.

Caractéristiques de l'activité antihypertensive

Liées au bénazépril

Le bénazépril est actif à tous les stades de l'hypertension artérielle: légère, modérée ou sévère; on observe une réduction

des pressions artérielles systolique et diastolique, en décubitus et en orthostatisme, sans modification du rythme cardiaque.

L'activité antihypertensive après une prise unique se manifeste dès la 1

ère

heure, est maximale entre 2 et 4 heures et se

maintient pendant 24 heures.

Le blocage résiduel de l'enzyme de conversion à 24 heures est très élevé: il se situe aux environs de 90 % à 95 %.

Chez les patients répondeurs, la normalisation tensionnelle se maintient sans échappement.

L'arrêt du traitement ne s'accompagne pas d'un rebond de l'hypertension artérielle.

L’utilisation de l’association d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de

l’angiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing

Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs

Nephropathy in Diabetes).

L’étude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie

vasculaire cérébrale, ou atteints d’un diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. L’étude VA NEPHRON-D a été

réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.

En comparaison à une monothérapie, ces études n’ont pas mis en évidence d’effet bénéfique significatif sur l’évolution des

atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors qu’il a été observé une augmentation du risque

d’hyperkaliémie, d’insuffisance rénale aiguë et/ou d’hypotension.

Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés

pharmacodynamiques.

Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.

L’étude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée

dans le but d’évaluer le bénéfice de l’ajout d’aliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARA II chez des patients

atteints d’un diabète de type 2 et d’une insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude

a été arrêtée prématurément en raison d’une augmentation du risque d’événements indésirables. Les décès d’origine

cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe

placebo; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que l’hyperkaliémie,

l’hypotension et l’insuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe

placebo.

Liées à l'hydrochlorothiazide

Le délai d'apparition de l'activité diurétique est d'environ 2 heures.

Cette activité est maximale au bout de 4 heures et se maintient de 6 à 12 heures.

L'effet thérapeutique des diurétiques thiazidiques reste en plateau au-delà d'une certaine dose tandis que les effets

indésirables continuent d'augmenter: en cas d'inefficacité du traitement, il n'est pas utile et souvent mal toléré d'augmenter

les doses au-delà des posologies recommandées.

Liées à l'association

Au cours d'études cliniques, l'administration concomitante de bénazépril et d'hydrochlorothiazide a entraîné des réductions

plus importantes de la pression artérielle qu'avec chacun des produits administrés seul.

L'administration de bénazépril inhibe l'axe rénine-angiotensine-aldostérone et tend à réduire la perte potassique induite par

l'hydrochlorothiazide.

Cancer de la peau non mélanome:

D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre

l’HCTZ et le CPNM a été observée. Une étude comprenait une population composée de 71 533 cas de CB et de 8 629 cas

de CE appariés à 1 430 833 et 172 462 témoins de la population, respectivement. Une utilisation élevée d’HCTZ (dose

cumulative ≥ 50 000 mg) a été associée à un odds ratio (OR) ajusté de 1,29 (intervalle de confiance de 95 %: 1,23-1,35)

pour le CB et de 3,98 (intervalle de confiance de 95 %: 3,68-4,31) pour le CE. Une relation claire entre la relation dose-

réponse cumulative a été observée pour le CB et le CE. Une autre étude a montré une association possible entre le cancer

des lèvres (CE) et l'exposition à l’HCTZ: 633 cas de cancer des lèvres ont été appariés à 63 067 témoins de la population, à

l'aide d'une stratégie d'échantillonnage axée sur les risques. Une relation dose-réponse cumulative a été démontrée avec un

OR ajusté de 2,1 (intervalle de confiance de 95 %: 1,7-2,6) allant jusqu'à un OR de 3,9 (3,0-4,9) pour une utilisation élevée

(~25 000 mg) et un OR de 7,7 (5,7-10,5) pour la dose cumulative la plus élevée (~100 000 mg) (voir aussi rubrique 4.4).

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Liées au bénazépril

Par voie orale, le bénazépril est rapidement absorbé.

La quantité absorbée représente au moins 37 % de la dose administrée et n'est pas influencée par la prise d'aliments, celle-

ci retardant seulement l'absorption.

Il est hydrolysé en bénazéprilate, qui est un inhibiteur spécifique de l'enzyme de conversion de l'angiotensine.

Le pic de concentrations plasmatiques du bénazéprilate est atteint en 1 h 30.

La liaison du bénazéprilate aux protéines plasmatiques est de 95 %.

Après administration répétée de bénazépril en prise unique quotidienne, l'état d'équilibre est atteint en 2 à 3 jours en

moyenne. La demi-vie effective d'accumulation du bénazéprilate est de 10 à 11 heures.

Le bénazéprilate est éliminé essentiellement par voie rénale.

Les concentrations plasmatiques de bénazéprilate sont significativement plus élevées chez les patients ayant une clairance

de la créatinine inférieure à 40 ml/min.

Chez le sujet âgé, les concentrations plasmatiques de bénazéprilate ne sont pas augmentées.

La cinétique et la biodisponibilité du bénazéprilate ne sont pas modifiées chez les patients atteints de cirrhose du foie.

Il existe un passage des inhibiteurs de l'enzyme de conversion dans le placenta.

Le bénazépril passe dans le lait maternel.

Allaitement

Après administration d'une dose quotidienne de 20 mg de bénazépril administré par voie orale pendant 3 jours, chez 9

femmes (délais depuis l’accouchement non précisé), les concentrations maximales de bénazépril dans le lait étaient de 0,9

µg/L 1 heure après la prise et de 2 µg/L pour le métabolite actif le bénazéprilate 1,5 heure après la prise. On estime qu'un

enfant allaité exclusivement à partir du lait maternel serait exposé à une dose maximale correspondant à 0,14 % de la dose

quotidienne de bénazépril de la mère après ajustement au poids.

Liées à l'hydrochlorothiazide

Absorption - distribution

L'hydrochlorothiazide est rapidement absorbé à partir du tractus gastro-intestinal avec une biodisponibilité absolue d'environ

70 %. La prise concomitante de nourriture augmente l'absorption d'environ 15 %.

La fixation de l'hydrochlorothiazide aux protéines plasmatiques est d'environ 60 %, le volume apparent de distribution

d'environ 0,8 L/kg.

Métabolisme et élimination

L'hydrochlorothiazide n'est pas métabolisé; il est excrété pratiquement entièrement sous forme inchangée par filtration

glomérulaire et sécrétion tubulaire active.

La demi-vie terminale de l'hydrochlorothiazide est d'environ 8 heures. Environ 70 % de la dose administrée par voie orale

sont éliminés dans les urines en 48 heures.

Population à risque

La demi-vie terminale de l'hydrochlorothiazide est augmentée chez les patients présentant une altération de la fonction

rénale.

5.3. Données de sécurité préclinique

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Noyau: Amidon prégélatinisé (STA RX 1500), lactose monohydraté, amidon, crospovidone (Kollidon CL), cellulose

microcristalline (Avicel PH 101), povidone K30, silice colloïdale anhydre (Aerosil 200), stéarate de magnésium.

Pelliculage: OPADRY II 34G34782

Hypromellose, macrogol (PEG 3000), lactose monohydraté, dioxyde de titane (E171), triacétine, laque aluminique de rouge

allura ac, laque aluminique de jaune de quinoléine, laque aluminique d'indigotine.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

30 mois.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

14, 28, 30, 84, 90 ou 280 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium/Polyamide).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

TEVA SANTE

100-110, ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 387 427 7 0 : 14 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium/Polyamide).

34009 387 428 3 1 : 28 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium/Polyamide).

34009 387 430 8 1 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium/Polyamide).

34009 387 431 4 2 : 84 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium/Polyamide).

34009 387 432 0 3 : 90 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium/Polyamide).

34009 573 250 6 0 : 280 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium/Polyamide).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

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