APO-ALENDRONATE Comprimé

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Achète-le

Ingrédients actifs:
Acide alendronique (Alendronate sodique)
Disponible depuis:
APOTEX INC
Code ATC:
M05BA04
DCI (Dénomination commune internationale):
ALENDRONIC ACID
Dosage:
40MG
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
Acide alendronique (Alendronate sodique) 40MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
100
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
BONE RESORPTION INHIBITORS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0150323001; AHFS: 92:24.00
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02248729
Date de l'autorisation:
2004-02-17

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

APO-ALENDRONATE

Comprimés d’alendronate sodique

Norme Apotex

5 mg, 10 mg, 40 mg et 70 mg

Régulateur du métabolisme osseux

APOTEX INC.

Date de révision : 15 Novembre 2017

150 Signet Drive

Toronto, Ontario

M9L 1T9

Numéro de contrôle : 196029

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ ....... 3

SOMMAIRES DES INFORMATIONS SUR LE PRODUIT .................................................. 3

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE ................................................................................. 3

CONTRE-INDICATIONS ........................................................................................................ 4

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS ................................................................................ 4

RÉACTIONS INDÉSIRABLES ............................................................................................... 8

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ............................................................................ 14

SURDOSAGE…. .................................................................................................................... 17

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ................................................... 17

RANGEMENT ET STABILITÉ ............................................................................................. 22

FORMES PHARMACEUTIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT .............. 22

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES ......................................................... 23

INFORMATIONS PHARMACEUTIQUES .......................................................................... 23

ESSAIS CLINIQUES .............................................................................................................. 24

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE ........................................................................................ 37

TOXICOLOGIE ...................................................................................................................... 40

RÉFÉRENCES ........................................................................................................................ 42

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LES CONSOMMATEURS ............................ 44

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LES CONSOMMATEURS ............................ 49

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LES CONSOMMATEURS ............................ 53

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Pr

APO-ALENDRONATE

Comprimés d'alendronate sodique

Norme Apotex

5 mg, 10 mg, 40 mg et 70 mg

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ

SOMMAIRES DES INFORMATIONS SUR LE PRODUIT

Voie d’administration

Forme / Teneur

Ensemble des ingrédients

non médicinaux *

Orale

Comprimés / 5 mg, 10 mg, 40 mg et

70 mg

Mannitol, microcristalline et

cellulo, sestéarate de

magnésium,.

* Pour la liste complète, voir la section Formes pharmaceutiques, composition et conditionnement.

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE

Indications d’APO-ALENDRONATE (alendronate sodique) :

Traitement et prévention de l’ostéoporose postménopausique.

APO-ALENDRONATE, dans l’ostéoporose, accroît la masse osseuse et prévient les

fractures, notamment à la hanche et à la colonne vertébrale (fractures vertébrales par

tassement).

L’ostéoporose est confirmée par la présence de masse osseuse abaissée (≥2,0 écarts

types sous la moyenne avant ménopause) ou de fracture ostéoporotique actuelle ou

ancienne.

En prévention de l’ostéoporose, on peut envisager APO-ALENDRONATE chez les

femmes ménopausées à risque, chez lesquelles l’objectif clinique est de préserver la

masse osseuse et de réduire le risque de fracture.

La perte osseuse est particulièrement rapide chez la femme ménopausée de moins de

60 ans. Les facteurs de risque souvent reliés à l’ostéoporose postménopausique

comprennent :

ménopause

précoce,

masse

osseuse

modérément

faible,

ossature

délicate, race blanche ou origine asiatique et antécédents familiaux d’ostéoporose.

Ces facteurs de risque doivent être pris en compte lorsqu’on envisage de prévenir

l’ostéoporose au moyen d'APO-ALENDRONATE.

Traitement de l’ostéoporose chez l’homme, afin de réduire la fréquence des fractures.

Traitement et prévention de l’ostéoporose induite par les corticoïdes chez l’homme et la

femme.

Traitement de la maladie de Paget des os chez l’homme et la femme.

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Traitement indiqué dans la maladie de Paget des os lorsque le taux de phosphatase

alcaline atteint au moins le double de la limite supérieure de la normale, en présence

de symptômes ou lorsque le risque de complications de la maladie est élevé.

Personnes âgées (≥ 65 ans) :

Dans les études cliniques, on n’a observé aucune différence liée à l’âge quant à l’efficacité et à

l’innocuité de APO-ALENDRONATE.

Enfants (< 18 ans) :

APO-ALENDRONATE n’est pas indiqué chez les enfants.

Limites d’utilisation importantes : La durée optimale du traitement n’a pas été déterminée. Il

faut réévaluer périodiquement la nécessité de poursuivre le traitement (voir POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION).

CONTRE-INDICATIONS

Allergie au médicament ou à l’un de ses composants. Pour obtenir une liste complète,

voir FORMES PHARMACEUTIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT.

Anomalies de l’œsophage, en retardant la vidange (sténose ou achalasie).

Incapacité de se tenir debout ou assis, le dos droit, au moins 30 minutes.

Hypocalcémie (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Insuffisance

rénale :

clairance

créatinine

<

0,58 ml/s

<

35 ml/min

(voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Généralités

Pour faciliter le passage du médicament jusqu’à l’estomac, afin de réduire le risque d’irritation

oesophagienne, les patients doivent être avisés d’avaler le comprimé d’APO-ALENDRONATE

(alendronate sodique) avec un grand verre d’eau. Il faut les aviser de ne pas s’allonger avant 30

minutes, ni avant d’avoir pris leur premier repas de la journée. Les patients ne doivent ni croquer

sucer

comprimés,

risqueraient

ulcération

oropharyngée.

faut

aviser

spécifiquement les patients de ne pas prendre APO-ALENDRONATE au coucher, ni avant le

lever. Les patients doivent savoir que le risque de troubles oesophagiens augmente à défaut de

suivre ces recommandations. Ils doivent être avisés de cesser immédiatement de prendre APO-

ALENDRONATE et de contacter leur médecin à l’apparition de tout symptôme œsophagien (p.

ex. :

difficulté

avaler

déglutition

douloureuse,

douleurs

rétrosternales,

apparition

aggravation de brûlures d’estomac).

Il faut envisager les causes d’ostéoporose autres que le déficit œstrogénique, le vieillissement ou

l’utilisation de corticoïdes.

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Ostéonécrose

On a rapporté des cas d’ostéonécrose de la mâchoire (ONM) chez des patients cancéreux

recevant des traitements comportant des bisphosphonates. La plupart des cas rapportés étaient

survenus après extraction dentaire, associée à un retard de guérison, chez certains patients

cancéreux sous bisphosphonates par voie intraveineuse. Un grand nombre de ces patients étaient

également sous chimiothérapie et à corticothérapie. Toutefois, certains cas ont été signalés chez

des patients sous bisphosphonates par voie orale pour traiter une ostéoporose postménopausique

ou d’autres maladies. La plupart des cas rapportés étaient associés à des interventions dentaires

comme l’extraction d’une dent, et de nombreux patients présentaient des signes d’infection

locale, y compris d’ostéomyélite.

En présence de facteurs de risque, il faudrait envisager un examen dentaire et des soins

préventifs appropriés avant de prescrire des bisphosphonates. Les facteurs de risque connus

d’ostéonécrose

mâchoire

comprennent :

cancer,

traitement

concomitant

ex. :

chimiothérapie,

radiothérapie,

corticothérapie,

inhibiteurs

l’angiogenèse

traitement

immunosuppressif),

mauvaise

hygiène

buccale,

affection

concomitante

ex. :

maladie

parodontale, autre affection dentaire préexistante, anémie, coagulopathie, infection, diabète),

tabagisme et consommation importante d’alcool.

traitement

l’ostéonécrose

mâchoire

comprend

antibiothérapie

appropriée

accompagnée ou non de chirurgie buccale; il faut également envisager de cesser le traitement par

biphosphonates, en fonction des avantages et des risques pour le patient. La chirurgie dentaire

peut exacerber la maladie. On ignore si de mettre fin au traitement par biphosphonates réduit le

risque d’ONM chez les patients nécessitant une intervention dentaire (p. ex. : extraction dentaire,

mise en place d’implants dentaires).

Une ostéonécrose du conduit auditif externe (cholestéatome) a été rapportée chez des patients qui

recevaient APO-ALENDRONATE.

Le plan de traitement, y compris le traitement avec des bisphosphonates, repose sur le jugement

clinique du médecin traitant ou du chirurgien dentaire, après évaluation individuelle des risques

encourus et des avantages escomptés.

Les éléments qui suivent doivent être pris en compte dans l’évaluation du risque d’ostéonécrose

de la mâchoire chez un patient : ·

La puissance du produit médicinal qui inhibe la résorption osseuse (les agents très puissants

sont associés à un risque plus élevé). ·

La voie d’administration (l’administration parentérale est associée à un risque plus élevé).

La dose cumulative du traitement agissant sur la résorption osseuse. ·

Les affections concomitantes (p. ex., anémie, coagulopathies) et le tabagisme. ·

présence

d’une

maladie

parodontale,

d’une

prothèse

dentaire

ajustée

d’antécédents d’affection dentaire.

Appareil locomoteur

Des douleurs osseuses, articulaires ou musculaires, graves ou même invalidantes, ont été

rapportées en pharmacovigilance chez des patients recevant des bisphosphonates approuvés pour

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la prévention et le traitement de l’ostéoporose (voir RÉACTIONS INDÉSIRABLES). Toutefois,

ces signalements étaient peu fréquents. L’alendronate fait partie de cette catégorie de

médicaments. La plupart des sujets étaient des femmes ménopausées. Les symptômes

apparaissaient entre un jour et plusieurs mois après le début du traitement. La plupart des patients

étaient soulagés à l’arrêt du traitement. Un sous-groupe de sujets a présenté une rechute à la

reprise du traitement avec le même composé ou un autre bisphosphonate.

Lors d’études cliniques contrôlées par placebo sur l'alendronate, le pourcentage de patients

présentant ces symptômes était similaire sous alendronate et sous placebo.

On a signalé des fractures sous-trochantériennes et de l’extrémité supérieure de la diaphyse

fémorale, après traumatismes peu importants, chez certains patients sous alendronate au long

cours (la plupart des fractures survenaient entre 18 mois et 10 ans après le début du traitement).

Il s’agissait parfois de fractures de fatigue (dont certaines ont été signalées comme des fractures

par insuffisance) survenues en l’absence de traumatisme apparent. Certains patients ont présenté

un prodrome douloureux, parfois accompagné d’images de fracture de fatigue, durant des

semaines ou des mois avant de subir une fracture complète.

Les fractures étaient bilatérales dans le tiers des cas environ; il faut donc examiner le fémur

controlatéral en présence de fracture de fatigue de la diaphyse fémorale. On a également signalé

des cas de mauvaise guérison de ces fractures. En présence de soupçon de fracture de fatigue, on

doit évaluer les causes et facteurs de risque de fractures de fatigue (p. ex. : carence en vitamine

D, malabsorption, corticothérapie, arthrite ou fracture d’un membre inférieur, antécédents de

fracture de fatigue, exercices intensifs ou accrus, diabète, consommation excessive d’alcool) et

offrir les soins orthopédiques appropriés. Il faut envisager l’arrêt de l’alendronate en cas de

fracture

fatigue,

après

évaluation

individuelle

risques

encourus

avantages

escomptés.

Endocrinologie et métabolisme

Toute

hypocalcémie

doit

être

corrigée

avant

prescrire

APO-ALENDRONATE

(voir

CONTRE-INDICATIONS). On doit également traiter tout autre trouble affectant le métabolisme

des minéraux (p. ex. : carence en vitamine D). Il importe, en pareil contexte, de surveiller la

calcémie et tout symptôme d’hypocalcémie durant le traitement par APO-ALENDRONATE. On

a rapporté de rares cas d’hypocalcémie symptomatique, avec ou sans facteurs prédisposants

connus. Il faut aviser les patients de signaler à leur médecin tout symptôme d’hypocalcémie (p.

ex. : paresthésie et spasmes musculaires. En cas d’hypocalcémie, apparaissant sous

APO-

ALENDRONATE,

faudra

évaluer

soigneusement

patient,

recherche

facteurs

prédisposants.

Les effets favorables d’APO-ALENDRONATE accroissant le contenu minéral osseux, il peut

survenir de faibles diminutions asymptomatiques du taux sérique de calcium et de phosphore au

cours du traitement, surtout en présence de maladie de Paget (où le renouvellement de l’os est

très rapide) et de corticothérapie (les corticoïdes pouvant diminuer l’absorption du calcium).

Il importe d’assurer un apport suffisant en calcium et en vitamine D, particulièrement en

présence de maladie de Paget des os ou de corticothérapie.

Appareil digestif

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Comme les autres bisphosphonates, APO-ALENDRONATE peut causer une irritation locale de

la muqueuse du tube digestif supérieur.

rapporté,

sous

APO-ALENDRONATE,

réactions

indésirables

l’œsophage

(œsophagite, érosions et ulcères oesophagiens) suivies, dans de rares cas, de sténose ou de

perforation de l’œsophage. Certains cas graves ont nécessité hospitalisation. Les médecins

doivent donc surveiller de près l’apparition de tout signe ou symptôme évoquant une réaction

indésirable à l’œsophage, et aviser les patients de cesser de prendre APO-ALENDRONATE et

de consulter un médecin en cas de dysphagie, d’odynophagie ou de douleurs rétrosternales, ou si

des brûlures d’estomac apparaissent ou s’aggravent.

Le risque de réaction indésirable grave à l’œsophage semble augmenter si le patient s’allonge

après avoir pris APO-ALENDRONATE et/ou prend le médicament avec trop peu d’eau et/ou

continue à prendre APO-ALENDRONATE malgré l’apparition de symptômes évoquant une

irritation

œsophagienne.

donc

très

important

donner

tous

renseignements

posologiques nécessaires au patient et de s’assurer qu’il les a bien compris (voir POSOLOGIE

ET ADMINISTRATION).

cause

potentiel

irritant

d’APO-ALENDRONATE

muqueuse

tube

digestif

supérieur et de l’aggravation possible de maladies sous-jacentes, on doit user de prudence avec

ce médicament en présence de troubles évolutifs du tube digestif supérieur : dysphagie, troubles

œsophagiens (dont œsophage de Barrett), gastrite, duodénite ou ulcères.

Les études cliniques à grande échelle n’ont pas révélé de risque accru d’ulcère gastrique et

duodénal, mais de rares cas ont été signalés en pharmacovigilance, dont certains cas graves ayant

entraîné des complications.

Troubles ophtalmiques

Des symptômes oculaires, y compris conjonctivite, uvéite, épisclérite et sclérite, ont été signalés

lors du traitement par l’alendronate. Les patients présentant des symptômes oculaires autres

qu’une conjonctivite sans complication doivent être orientés vers un ophtalmologiste pour une

évaluation. En présence de symptômes oculaires inflammatoires, le traitement pourrait être

interrompu.

Populations particulières

Grossesse

L’alendronate n’a pas été étudié durant la grossesse et ne devrait pas être utilisé dans ce contexte.

Allaitement

L’alendronate n’a pas été étudié durant l’allaitement et ne devrait pas être utilisé dans ce

contexte.

Pédiatrie (< 18 ans)

APO-ALENDRONATE n’est pas indiqué chez les enfants.

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Gériatrie (≥ 65 ans)

Dans les études cliniques, on n’a observé aucune différence d’efficacité et d’innocuité d’APO-

ALENDRONATE en fonction de l’âge.

Surveillance et analyses de laboratoire :

Sans objet

RÉACTIONS INDÉSIRABLES

Réactions indésirables rapportées au cours des essais cliniques

Les essais cliniques étant menés dans des conditions très particulières, la fréquence des

réactions indésirables pourrait y différer de celle observée en pratique. Cette fréquence ne

saurait

être

comparée

à

celle

obtenue

lors

d'essais

cliniques

sur

un

autre

produit.

Les

informations provenant d'essais cliniques permettent de relever les effets secondaires liés au

médicament et de donner une idée approximative de leur fréquence

Dans les études cliniques, l’alendronate était généralement bien toléré. Au cours d’études durant

≤ 5 ans, les réactions indésirables, généralement légères, ne nécessitaient généralement pas

l’arrêt du traitement.

L’innocuité de l’alendronate a été évaluée lors d’études cliniques regroupant environ 7 200

femmes ménopausées.

Traitement de l’ostéoporose

Femmes ménopausées

Dans deux études multicentriques de trois ans (l’une américaine et l’autre internationale), à

double insu, contrôlées par placebo, à protocole presque identique, regroupant 994 femmes

ménopausées, le profil d’innocuité global de l’alendronate à raison de 10 mg/jour était semblable

à celui du placebo. Le taux d’abandon par suite de réaction indésirable clinique était de 4,1 %

chez les 196 patientes sous alendronate à 10 mg/jour et de 6,0 % chez les 397 patientes sous

placebo.

Le tableau suivant présente les réactions indésirables, peut-être, probablement ou certainement

reliées au médicament d’après les chercheurs, survenues à fréquence ≥1 % sous alendronate

(10 mg/jour) et sous placebo.

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Réactions indésirables reliées au médicament*

signalées chez ≥ 1 % des patientes

traitées pour ostéoporose

Alendronate

10 mg/jour

%

(n = 196)

Placebo

%

(n = 397)

Appareil digestif

Douleur abdominale

Nausée

Dyspepsie

Constipation

Diarrhée

Flatulence

Régurgitation acide

Ulcères de l’œsophage

Vomissements

Dysphagie

Distension abdominale

Gastrite

Appareil locomoteur

Douleurs musculosquelettiques (os, muscles ou articulations)

Crampe musculaire

Système nerveux/psychiatrie

Céphalée

Étourdissements

Organes des sens

Dysgueusie

* Peut-être, probablement ou certainement reliés au médicament, d’après les chercheurs.

Une patiente sous alendronate à raison de 10 mg/jour, qui avait des antécédents d’ulcère

gastroduodénal et de gastrectomie et qui recevait également de l’aspirine (AAS), a présenté un

ulcère anastomotique accompagné d’hémorragie légère, qui a été attribué au médicament. On a

cessé d’administrer l’aspirine et l'alendronate, et la patiente s’est rétablie.

Durant la phase de prolongation de 2 ans (4

et 5

années de traitement) des deux études citées, le

profil d’innocuité global de l'alendronate à raison de 10 mg/jour était semblable à celui observé

durant la phase de 3 ans contrôlée par placebo. De plus, le taux d’interruption du traitement par

suite de réaction indésirable, sous l'alendronate à 10 mg/jour, était similaire à celui observé

durant les 3 premières années de l’étude.

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Dans l’étude FIT (Fracture Intervention Trial), la fréquence d’interruption du traitement par

suite de réaction indésirable clinique était de 9,1 % chez les 3 236 patientes sous alendronate à

raison de 5 mg/jour durant 2 ans, puis de 10 mg/jour durant 1 ou 2 autres années, et de 10,1 %

chez les 3 223 patientes sous placebo.

Le taux d’interruption du traitement par suite de réaction indésirable au tube digestif supérieur

était

3,2 %

sous

alendronate

2,7 %

sous

placebo.

profil

global

réactions

indésirables était semblable à celui observé dans les autres études sur l'alendronate à raison de 5

ou 10 mg/jour.

Lors d’une étude multicentrique à double insu d’un an, le profil global d’innocuité et de

tolérance de l'alendronate à raison de 70 mg/semaine était semblable à celui de l'alendronate à

raison

10 mg,

administré

fois

jour.

tableau

suivant

présente

réactions

indésirables,

peut-être,

probablement

certainement

reliées

médicament,

d’après

chercheurs, survenus à fréquence

1 % sous alendronate à 70 mg/semaine et sous alendronate à

10 mg/jour :

Réactions indésirables reliées au médicament*

signalées chez ≥ 1 % des patientes

traitées pour ostéoporose

Alendronate

70 mg 1 fois/semaine

%

(n = 519)

Alendronate

10 mg/jour

%

(n = 370)

Appareil digestif

Douleur abdominale

Dyspepsie

Régurgitation acide

Nausées

Distension abdominale

Constipation

Flatulence

Gastrite

Ulcère gastrique

Appareil locomoteur

Douleurs musculosquelettiques (os, muscles ou articulations)

Crampes musculaires

* Peut-être, probablement ou certainement reliés au médicament, d’après les chercheurs.

Hommes

Dans deux études multicentriques à double insu, contrôlées par placebo, menées chez des

hommes (une étude de deux ans sur l’alendronate à 10 mg/jour [n = 146] et une étude d’un an sur

l’alendronate à 70 mg à prise hebdomadaire [n = 109]), le profil d’innocuité du médicament était

globalement semblable à celui observé chez les femmes ménopausées. Le taux d’abandon par

suite de réaction indésirable clinique, qui était de 2,7 % sous alendronate à 10 mg/jour (contre

10,5 % sous placebo), atteignait 6,4 % sous alendronate à 70 mg à prise hebdomadaire (contre

8,6 % sous placebo).

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Autres études chez l’homme et la femme

Dans une étude endoscopique de 10 semaines sur des patients des deux sexes (n = 277; 55 ans en

moyenne), on n’observait aucune différence de fréquence des lésions du tube digestif supérieur

entre les patients sous alendronate à 70 mg une fois par semaine et les patients sous placebo.

De plus, lors d’une étude d’un an sur des patients des deux sexes (n = 335; 50 ans en moyenne),

le profil d’innocuité et de tolérance global de l'alendronate à 70 mg une fois par semaine était

semblable à celui du placebo, et ne montrait pas de différence entre les sexes.

Prévention de l’ostéoporose postménopausique

L’innocuité de l'alendronate à raison de 5 mg/jour chez les femmes ménopausées de 40 à 60 ans

a été évaluée dans trois études randomisées, à double insu, contrôlées par placebo, regroupant

plus de 1400 patientes sous alendronate durant 2 ou 3 ans. Dans ces études, le profil d’innocuité

global de l'alendronate à 5 mg/jour était semblable à celui observé sous placebo. Le taux

d’abandon par suite de réaction indésirable clinique était de 7,5 % chez les 642 patientes sous

alendronate à 5 mg/jour et de 5,7 % chez les 397 patientes sous placebo. Le tableau suivant

présente

réactions

indésirables

peut-être,

probablement

certainement

reliées

médicament, d’après les chercheurs, survenus à fréquence

1 % sous alendronate à 5 mg/jour et

sous placebo.

Réactions indésirables reliées au médicament*

signalées chez ≥ 1 % des patientes

traitées pour ostéoporose

Alendronate

5 mg/jour

%

(n = 642)

Placebo

%

(n = 648)

Appareil digestif

Douleur abdominale

Régurgitation acide

Diarrhée

Dyspepsie

Nausées

* Peut-être, probablement ou certainement reliés au médicament, d’après les chercheurs.

Prise concomitante d’hormonothérapie de remplacement

Lors de deux études (l’une d’un an, l’autre de deux ans) sur l’ostéoporose postménopausique

(n = 853 au total), le profil d’innocuité et de tolérance de l'alendronate à

10 mg/jour en

association avec une hormonothérapie de remplacement

progestérone (n = 354) était similaire à

celui observé avec chaque traitement séparément.

Prévention et traitement de l’ostéoporose induite par les glucocorticoïdes

Lors de deux études cliniques multicentriques à double insu d’un an, contrôlées par placebo,

auprès de patients recevant des corticoïdes, le profil d’innocuité et de tolérance global de

l'alendronate à 5 mg ou 10 mg/jour était généralement semblable à celui observé sous placebo.

Le tableau suivant présente les réactions indésirables peut-être, probablement ou certainement

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reliées au médicament, d’après les chercheurs, survenus à fréquence

1 % sous alendronate à 5

ou 10 mg/jour et sous placebo.

Réactions indésirables reliées au médicament*

signalées chez ≥ 1 % des patientes

traitées pour ostéoporose induite par les corticoïdes

Alendronate

10 mg/jour

%

(n = 157)

Alendronate

5 mg/jour

%

(n = 161)

Placebo

%

(n = 159)

Appareil digestif

Douleur abdominale

Régurgitation acide

Constipation

Méléna

Nausées

Diarrhée

Système nerveux/psychiatrie

Céphalée

* Peut-être, probablement ou certainement reliés au médicament, d’après les chercheurs.

Le profil d’innocuité et de tolérance global, chez les patients ayant poursuivi le traitement

pendant 2 ans lors des études sur le traitement de l’ostéoporose induite par les corticoïdes,

concorde avec celui observé la première année.

Maladie de Paget des os

Lors d’études cliniques (maladie de Paget et ostéoporose), les réactions indésirables rapportées

par 175 patients sous alendronate à 40 mg/jour durant 3 à 12 mois étaient semblables à ceux

signalés par les femmes ménopausées sous alendronate à 10 mg/jour. Toutefois, la fréquence des

réactions indésirables du tube digestif supérieur était plus élevée sous alendronate à 40 mg/jour

(17,7 % sous alendronate contre 10,2 % sous placebo). Des cas isolés d’œsophagite et de gastrite

ont motivé un arrêt du traitement.

De plus, des douleurs musculosquelettiques (os, muscles ou articulations), déjà décrites par des

patients pagétiques prenant d’autres bisphosphonates, ont été considérées par les chercheurs

comme peut-être, probablement ou certainement reliées au médicament chez 6 % environ des

patients sous alendronate à 40 mg/jour, contre 1 % environ des patients sous placebo; elles ont

rarement nécessité l’arrêt du traitement. La fréquence d’interruption du traitement par suite de

réaction indésirable clinique était de

6,4 % dans la maladie de Paget sous alendronate

40 mg/jour et de 2,4 % sous placebo.

Réactions indésirables moins fréquentes lors des essais cliniques (< 1 %)

Peau : éruption cutanée et d’érythème

Anomalies dans les résultats hématologiques et biologiques

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Épreuves de laboratoire

Lors d’études cliniques multicentriques contrôlées, à double insu, on a observé des cas de baisse

légère, transitoire et asymptomatique du taux sérique de calcium et de phosphore chez environ

18 % et 10 %, respectivement, des patients sous alendronate, contre environ 12 % et 3 % des

patients sous placebo. Toutefois, la fréquence de baisse du taux sérique de calcium à < 8,0 mg/dl

(2,0 mM) et du taux de phosphore à ≤ 2,0 mg de phosphore élémentaire/dl (0,65 mM) était

similaire dans les deux groupes.

Lors d’une petite étude ouverte à doses plus élevées (80 mg/jour), certains patients ont présenté

une augmentation des transaminases. Toutefois, on n’observait pas d’augmentation de ce type

sous 40 mg/jour. Ces anomalies n’étaient accompagnées d’aucune évidence de toxicité à portée

clinique.

On a rapporté de rares cas de leucémie avec d’autres bisphosphonates. Aucun lien de cause à

effet n’a été établi, ni avec le traitement, ni avec l’affection sous-jacente du patient.

Réactions indésirables rapportées en pharmacovigilance

Données suivant la mise en marché

réactions

indésirables

suivantes

été

rapportées

après

commercialisation

médicament :

Organisme entier : Réactions d’hypersensibilité incluant de l’urticaire et de rares cas d’œdème

de Quincke. Comme avec d’autres bisphosphonates, on a rapporté avec l’alendronate des

symptômes transitoires évoquant une réaction aiguë (myalgie, malaise, asthénie et, rarement,

fièvre),

généralement

début

traitement.

également

signalé

rares

d’hypocalcémie symptomatique, avec ou sans facteurs prédisposants connus. On a signalé de

rares cas d’œdème périphérique.

Dents : On a signalé de rares cas d’ostéonécrose localisée de la mâchoire (ONM) sous

bisphosphonate par voie orale. L’ONM est généralement associée à une infection locale (dont

ostéomyélite) et à une extraction dentaire avec retard de guérison (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Généralités).

Appareil digestif : Œsophagite, érosions et ulcères œsophagiens, rares cas de sténose ou de

perforation de l’œsophage et ulcération oropharyngée. Certaines de ces réactions étaient graves

et ont nécessité hospitalisation. On a rapporté de rares cas d’ulcère gastrique ou duodénal, parfois

graves et pouvant entraîner des complications (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS et

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Appareil locomoteur : Douleurs osseuses, articulaires ou musculaires, rarement graves ou

invalidantes (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS); oedème articulaire, fractures de la

diaphyse

fémorale

liées

traumatismes

légers

(voir

MISES

GARDE

PRÉCAUTIONS).

Système nerveux :

tourdissements, vertiges, dysgueusie.

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Peau : éruption cutanée (parfois par photosensibilité), prurit, alopécie; rares réactions cutanées

graves dont syndrome de Stevens-Johnson et épidermolyse bulleuse toxique.

Organe des sens : rares cas d’uvéite, de sclérite et d’épisclérite; ostéonécrose du conduit auditif

externe (cholestéatome)

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Généralités

Les études animales ont démontré que l'alendronate se concentre fortement dans l’os et n’est

présent qu’en infimes quantités dans les tissus mous. Aucun dérivé n’a été décelé. Bien que

l’alendronate

soit

lié

78 %

protéines

plasmatiques

chez

l’humain,

concentration

plasmatique, après administration orale, est si faible qu’il n’occupe qu’une petite fraction des

sites de fixation aux protéines plasmatiques; le médicament risque donc peu d’affecter la liaison

d’autres médicaments. L’alendronate n’est pas excrété par les systèmes rénaux de transport

acido-basique chez le rat; il risque donc peu d’affecter l’excrétion d’autres médicaments à travers

ces systèmes chez l’humain. En résumé, APO-ALENDRONATE risque peu de produire des

interactions médicamenteuses, d’après ses effets sur la liaison aux protéines, l’excrétion rénale

ou la biotransformation d’autres médicaments.

Interactions avec des médicaments

Les suppléments de calcium, les antiacides, d’autres cations polyvalents et d’autres médicaments

administrés par voie orale affectent probablement l’absorption d'APO-ALENDRONATE en cas

de prise simultanée. Les patients doivent donc attendre au moins une demi-heure, après avoir pris

APO-ALENDRONATE, avant de prendre un autre médicament par voie orale.

La ranitidine, administrée par voie intraveineuse, double la biodisponibilité de l’alendronate

administré par voie orale. On ignore toutefois la portée clinique de cette biodisponibilité accrue.

On ignore également si une augmentation analogue se produit sous anti-H

par voie orale. On n’a

effectué aucune autre étude spécifique d’interaction médicamenteuse.

L’utilisation concomitante d’hormonothérapie de remplacement (oestrogènes

progestérone) et

d'alendronate a été évaluée dans deux études cliniques, l’une d’un an et l’autre de deux ans, sur

l’ostéoporose

postménopausique.

L’association

d'alendronate

d’hormonothérapie

remplacement augmentait le gain de masse osseuse et le ralentissement du renouvellement

osseux, par rapport à l’un ou l’autre des traitements en monothérapie. Lors de ces études, le

profil d’innocuité et de tolérance de l’association était similaire à celui de chacun des traitements

pris séparément (voir RÉACTIONS INDÉSIRABLES, Réactions indésirables rapportées au

cours des essais cliniques, Administration concomitante d’hormonothérapie de remplacement).

La taille de ces études ne permettait pas, toutefois, d’évaluer l’efficacité de l’association

médicamenteuse à réduire les fractures, et aucune différence significative de fréquence des

fractures n’a été observée entre les groupes de traitement.

Aucune

étude

spécifique

d’interaction

médicamenteuse

n’a

été

effectuée.

Toutefois,

l’alendronate

été

utilisé

avec

nombreux

médicaments

courants

dans

études

l’ostéoporose chez l’homme, sur l’ostéoporose postménopausique et sur l’ostéoporose induite

par les corticoïdes, sans que l’on observe d’interactions médicamenteuses nuisibles.

Page 15 de 57

Dans les études cliniques, la fréquence des réactions indésirables du tube digestif supérieure était

plus élevée chez les patients recevant de l'alendronate à >10 mg/jour et de l’aspirine. Ce

phénomène ne s’est pas reproduit lors d’une étude sur l'alendronate à prise hebdomadaire

(70 mg).

L'alendronate peut être administré avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Dans

une étude clinique contrôlée de 3 ans (n = 2 027) où la plupart des patientes prenaient un AINS,

la fréquence des réactions indésirables du tube digestif supérieure, sous alendronate à 5 ou

10 mg/jour, était semblable à celle observée sous placebo. Toutefois, les AINS produisant de

l’irritation gastro-intestinale, on doit user de prudence avec ces médicaments lors de traitement

concomitant avec APO-ALENDRONATE.

Interactions avec des aliments

Aliments

boissons

autres

l’eau

plate

peuvent

réduire

beaucoup

l’absorption

l’efficacité de l’alendronate. APO-ALENDRONATE doit être pris au moins une demi-heure

avant la première prise d’aliments, de boissons ou de médicaments de la journée, uniquement

avec de l’eau plate (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Administration).

Interactions avec des plantes médicinales

Les plantes médicinales peuvent nuire à l’absorption de l’alendronate. APO-ALENDRONATE

doit être pris au moins 30 minutes avant tout extrait de plante médicinale.

Interactions avec des épreuves de laboratoire

On n’a établi aucune interaction avec des épreuves de laboratoire.

Interactions avec des habitudes de vie

Aucune

étude

conduite

automobile

l’utilisation

machines

n’a

été

effectuée.

Toutefois, certains des effets secondaires rapportés avec l'alendronate (p. ex. : étourdissement,

vertige, troubles visuels et douleurs intenses aux os, aux muscles ou aux articulations) pourraient

affecter la conduite automobile ou l’utilisation de machines. La réaction à l'alendronate peut

varier d’une personne à l’autre.

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Posologie usuelle

Traitement de l’ostéoporose postménopausique et de l’ostéoporose chez l’homme

La posologie recommandée est de :

Un comprimé de 70 mg, une fois par semaine

Un comprimé de 10 mg, une fois par jour.

Prévention de l’ostéoporose postménopausique

La posologie recommandée est de 5 mg, une fois par jour.

Page 16 de 57

Traitement et prévention de l’ostéoporose induite par les corticoïdes (hommes et femmes)

La posologie recommandée est de 5 mg, une fois par jour, sauf chez les femmes ménopausées ne

prenant aucun oestrogène, chez lesquelles on recommande 10 mg, une fois par jour.

Traitement de la maladie de Paget des os (hommes et femmes)

La posologie recommandée est de 40 mg, une fois par jour, durant 6 mois.

Traitement répété - Maladie de Paget

Lors des études cliniques où les patients étaient évalués tous les 6 mois, une rechute survenait

dans 9 % des cas (3/32) dans les 12 mois suivants, chez les patients ayant répondu au traitement

avec l'alendronate. On ne dispose actuellement d’aucun traitement répété spécifique, mais on sait

que la réponse à l’alendronate est similaire, que les patients aient déjà reçu un biphosphonate ou

non. On peut envisager un traitement répété par APO-ALENDRONATE si, après 6 mois

d’observation, on constate une rechute (augmentation du taux sérique de phosphatase alcaline,

vérifié périodiquement). On peut également envisager un traitement répété si le taux sérique de

phosphatase alcaline ne s’est pas normalisé.

La durée optimale du traitement de l’ostéoporose par des bisphosphonates n’a pas été

déterminée. On doit réévaluer périodiquement chez chaque patient la nécessité de poursuivre le

traitement en fonction des bienfaits et des risques potentiels d’APO-ALENDRONATE.

Ajustement posologique

Aucun ajustement posologique n’est requis en gériatrie ni en présence d’insuffisance rénale

légère ou modérée (clairance de la créatinine de 0,58 à 1 ml/s [35 à 60 ml/min]). APO-

ALENDRONATE n’est pas recommandé en présence d’insuffisance rénale grave (clairance de

la créatinine < 0,58 ml/s [< 35 ml/min]), puisque l’on manque d’expérience dans ce contexte.

Dose manquée

d’oubli

d’une

dose

hebdomadaire

d’APO-ALENDRONATE

70 mg,

patients

doivent, lorsqu’ils s’en souviennent, la prendre le lendemain au lever. Ils ne doivent pas prendre

deux doses le même jour, mais reprendre l’horaire prévu d’une prise par semaine, au jour prévu.

Administration

APO-ALENDRONATE

doit

être

pris

moins

demi-heure

avant

première

prise

d’aliments, de boissons ou de médicaments de la journée, uniquement avec de l’eau plate. Les

boissons autres que l’eau plate (même l’eau gazeuse), les aliments et certains médicaments

peuvent

diminuer

l’absorption

d'APO-ALENDRONATE

(voir

INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES). Le fait d’attendre moins d’une demi-heure réduira l’efficacité d’APO-

ALENDRONATE, en diminuant son absorption.

faut

prendre

APO-ALENDRONATE

lever

seulement.

Pour

faciliter

passage

médicament jusqu’à l’estomac, afin de réduire le risque d’irritation oesophagienne, il faut avaler

le comprimé d’APO-ALENDRONATE avec un grand verre d’eau (200-250 ml). Les patients ne

doivent pas s’allonger avant 30 minutes, ni avant d’avoir pris leur premier repas de la journée. Ils

ne doivent pas prendre APO-ALENDRONATE au coucher, ni avant le lever. Les patients

doivent

savoir

risque

troubles

oesophagiens

augmente

défaut

suivre

recommandations (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Page 17 de 57

Les patients dont l’apport alimentaire est insuffisant doivent recevoir des suppléments de

calcium et de vitamine D.

Aucune étude spécifique n’a évalué le remplacement par APO-ALENDRONATE d’un autre

traitement médicamenteux contre l’ostéoporose ou la maladie de Paget. Toutefois, aucun effet

négatif n’a été signalé (ou n’est théoriquement prévisible) chez des patients ayant reçu d’autres

médicaments contre l’ostéoporose ou la maladie de Paget.

SURDOSAGE

On ne dispose d’aucune donnée précise sur le traitement du surdosage d’APO-ALENDRONATE

(alendronate

sodique).

Hypocalcémie,

hypophosphatémie

réactions

indésirables

tube

digestif supérieur (p. ex. : malaises d’estomac, pyrosis, œsophagite, gastrite ou ulcère) peuvent

survenir après un surdosage oral. On doit administrer du lait ou des antiacides, pour fixer

l’alendronate. Le risque d’irritation œsophagienne impose de ne pas provoquer de vomissements,

et de maintenir le patient en position verticale (debout ou assis).

La dialyse est inutile.

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Mode d’action

APO-ALENDRONATE est un bisphosphonate, inhibiteur puissant et spécifique de la résorption

ostéoclastique. Les bisphosphonates, analogues synthétiques du pyrophosphate, se fixent à

l’hydroxyapatite du tissu osseux.

Pharmacodynamie

L’alendronate est un bisphosphonate. Il se fixe à l’hydroxyapatite du tissu osseux et inhibe

spécifiquement

l’activité

ostéoclastes,

cellules

responsables

résorption

osseuse.

L’alendronate ralentit la résorption osseuse sans effet direct sur la formation osseuse. Toutefois,

le résultat final est une diminution de la formation osseuse, puisque résorption et formation

osseuse sont couplées dans le renouvellement osseux.

Ostéoporose postménopausique

L’ostéoporose est caractérisée par une baisse de masse osseuse, ce qui augmente le risque de

fracture. Le diagnostic repose sur : masse osseuse faible, présence de fractures à la radiographie,

antécédents de fractures ostéoporotiques, diminution de la taille ou hypercyphose (résultant de

fractures vertébrales). L’ostéoporose, qui touche les deux sexes, est plus fréquente chez la femme

après la ménopause, alors que le renouvellement osseux s’intensifie et que la vitesse de

résorption osseuse dépasse la vitesse de formation. Il en résulte une perte osseuse graduelle qui

produit une ostéoporose chez de nombreuses femmes de plus de 50 ans. Les conséquences

fréquentes de l’ostéoporose sont les fractures des vertèbres, de la hanche et du poignet. Entre 50

En cas de surdosage soupçonné, contactez le centre antipoison le plus proche.

Page 18 de 57

et 90 ans, le risque de fracture de la hanche est multiplié par 50 et le risque de fracture vertébrale,

par 15 à 30, chez la femme de race blanche. On estime que 40 % environ des femmes de 50 ans

subiront, au moins une fracture ostéoporotique à une vertèbre, à la hanche ou au poignet. Les

fractures de la hanche, plus particulièrement, ont d’importantes répercussions sur la morbidité,

l’invalidité et la mortalité.

L’alendronate par voie orale (5, 20 et 40 mg/jour durant 6 semaines), chez la femme ménopausée

produit

changements

biochimiques

indiquant

inhibition

l’ostéorésorption,

proportionnelle à la dose, dont : réduction du calcium urinaire et des marqueurs urinaires de la

dégradation du collagène de l’os (désoxypyridinoline et N-télopeptides à liens entrecroisés du

collagène de type I). Ces paramètres biochimiques tendent vers les valeurs de départ dès 3

semaines après arrêt de l’alendronate et atteignent des valeurs similaires à celles observées sous

placebo après 7 mois.

Le traitement à long terme de l’ostéoporose par alendronate à

10 mg/jour durant ≤5 ans

diminuait

l’excrétion

urinaire

marqueurs

biologiques

l’ostéorésorption

(désoxypyridinoline et N-télopeptides à liens entrecroisés du collagène de type I), d’environ

50 % et 70 %, respectivement, jusqu’aux valeurs normales observées avant la ménopause. On

observait une réduction analogue sous alendronate à 5 mg/jour lors d’études sur la prévention de

l’ostéoporose. La baisse de résorption osseuse indiquée par ces marqueurs apparaissait déjà après

1 mois de traitement et atteignait, après 3 à 6 mois, un plateau qui se maintenait durant tout le

traitement par alendronate. Lors des études sur le traitement de l’ostéoporose, l'alendronate à

10 mg/jour diminuait le taux des marqueurs de l’ostéoformation (ostéocalcine et phosphatase

alcaline osseuse) d’environ 50 % et la phosphatase alcaline totale, de 25-30 %; un plateau était

atteint après 6 à 12 mois. Lors des études sur la prévention de l’ostéoporose, l'alendronate à

5 mg/jour diminuait le taux d’ostéocalcine et de phosphatase alcaline totale d’environ 40 % et

15 %, respectivement. On observait une baisse similaire de la vitesse du renouvellement osseux

sous alendronate à 70 mg, une fois par semaine, dans une étude d’un an sur le traitement de

l’ostéoporose postménopausique. Ces données montrent que la vitesse de renouvellement osseux

atteignait un nouvel état d’équilibre, malgré l’accumulation graduelle d’alendronate dans l’os.

L’inhibition

résorption

osseuse,

sous

alendronate,

produit

également

réduction

asymptomatique du taux sérique de calcium et de phosphore. Dans les études au long cours, on

observait une baisse, par rapport au départ, du taux sérique de calcium (environ 2 %) et de

phosphore (environ 4 % à 6 %) dès le premier mois sous alendronate à 10 mg/jour. Aucune

baisse additionnelle du taux sérique de calcium n’était observée durant les 5 ans du traitement; le

taux sérique de phosphore, par contre, revenait vers les valeurs de départ entre la troisième et la

cinquième année de l’étude. On observait des baisses similaires sous alendronate à 5 mg/jour.

Dans une étude d’un an sous alendronate à 70 mg, une fois par semaine, on observait des baisses

après 6 et 12 mois. La baisse du phosphore sérique refléterait non seulement un bilan osseux

positif dû à l’alendronate, mais également une baisse de la réabsorption rénale du phosphore.

Ostéoporose chez l’homme

Page 19 de 57

La prévalence de l’ostéoporose est moindre chez l’homme que chez la femme ménopausée;

néanmoins, un pourcentage considérable des fractures ostéoporotiques survient chez l’homme.

La prévalence des déformations vertébrales semble similaire chez l’homme et la femme. Chez

l’homme, le traitement de l’ostéoporose par alendronate à 10 mg/jour durant 2 ans abaissait

d’environ 60 % le taux d’excrétion urinaire des N-télopeptides à liens entrecroisés du collagène

de type I et d’environ 40 % la phosphatase alcaline osseuse. On observait des baisses similaires

chez les hommes atteints d’ostéoporose recevant de l’alendronate à 70 mg, une fois par semaine,

dans le cadre d’une étude de un an.

Ostéoporose induite par les corticoïdes

L’utilisation prolongée de corticoïdes est fréquemment associée à l’apparition d’ostéoporose et

de fractures ostéoporotiques (surtout : vertèbres, hanche et côtes), quels que soient l’âge et le

sexe. L’ostéoporose résulte d’une inhibition de la formation osseuse et d’une accélération de la

résorption osseuse, avec pour conséquence une perte osseuse nette. L’alendronate ralentit la

résorption osseuse sans inhiber directement la formation osseuse.

Dans des études cliniques ≤ 2 ans, l'alendronate à 5 ou 10 mg/jour abaissait d’environ 60 % le

taux des N-télopeptides à liens entrecroisés du collagène de type I (marqueur de résorption

osseuse) et diminuait le taux sérique de phosphatase alcaline osseuse et de phosphatase alcaline

totale (marqueurs de formation osseuse) d’environ 15 % à 30 % et 8 % à 18 %, respectivement.

L'alendronate à 5 ou 10 mg/jour, en inhibant la résorption osseuse, produisait une réduction

asymptomatique du taux sérique de calcium

d’environ 1 % à 2 % et du taux sérique de

phosphore d’environ 1 % à 8 %.

Maladie de Paget des os

La maladie de Paget des os est une affection squelettique chronique localisée, caractérisée par

une accélération anarchique du remaniement osseux. Une résorption ostéoclastique excessive de

l’os,

suivie

d’une

formation

ostéoblastique

tissu

osseux,

aboutit

remplacement

l’architecture normale de l’os par une trame osseuse désorganisée, élargie et affaiblie.

Les manifestations cliniques de la maladie de Paget des os vont de l’absence de symptômes à une

morbidité

grave

provenant

douleurs

déformations

osseuses,

fractures

complications neurologiques ou autres. La phosphatase alcaline sérique, marqueur biologique le

plus utilisé comme indice d’activité de la maladie, fournit une mesure objective de la gravité de

la maladie et de la réponse au traitement.

L'alendronate

ralentit

directement

résorption

osseuse,

diminue

indirectement

formation osseuse. Dans les études cliniques, l'alendronate à 40 mg/jour durant 6 mois entraînait

une baisse importante du taux sérique de phosphatase alcaline et des marqueurs urinaires de

dégradation du collagène osseux. En inhibant la résorption osseuse, l'alendronate produisait une

diminution généralement faible, transitoire et asymptomatique du calcium et du phosphore

sériques.

Page 20 de 57

Pharmacocinétique

Résumé des paramètres pharmacocinétiques dans une population normale

Moyenne

Intervalle de

confiance à 90 %

Biodisponibilité absolue du comprimé de 5 mg, pris 2

heures avant le premier repas de la journée

0,63 %

(femmes)

(0,48, 0,83)

Biodisponibilité absolue du comprimé de 10 mg, pris 2

heures avant le premier repas de la journée

0,78 %

(femmes)

(0,61, 1,04)

0,59 %

(hommes)

(0,43, 0,81)

Biodisponibilité absolue du comprimé de 40 mg, pris 2

heures avant le premier repas de la journée

0,60 %

(femmes)

(0,46, 0,78)

Biodisponibilité absolue du comprimé de 70 mg, pris 2

heures avant le premier repas de la journée

0,57 %

(femmes)

(0,44, 0,73)

Clairance rénale en ml/s

(ml/min) (n = 6)

1,18

(71)

(1,07, 1,3)

(64, 78)

Absorption :

Par rapport à une dose intraveineuse de référence, la biodisponibilité moyenne de l’alendronate

chez la femme atteignait 0,64 % à raison de 5 mg à 70 mg par voie orale après jeûne d’une nuit

et deux heures avant un déjeuner standardisé. La biodisponibilité orale du comprimé de 10 mg

atteignait 0,59 % chez l’homme.

Une étude portant sur l’effet de l’horaire des repas sur la biodisponibilité de l’alendronate a été

menée auprès de 49 femmes ménopausées.

La biodisponibilité de l’alendronate diminuait

d’environ 40 % lorsqu’une dose de 10 mg était prise 0,5 heure ou 1 heure avant un déjeuner

standardisé, par rapport à la prise 2 heures avant de manger. Lors d’études sur l’alendronate dans

le traitement et la prévention de l’ostéoporose, le médicament était efficace lorsque pris au moins

30 minutes avant le déjeuner.

La biodisponibilité de l’alendronate, pris en même temps qu’un déjeuner standardisé ou moins de

2 heures après, était négligeable. L’administration concomitante d’alendronate et de café ou de

jus d’orange réduisait la biodisponibilité d’environ 60 %.

Chez des sujets sains, la prednisone orale à 20 mg, 3 fois par jour durant 5 jours, n’affectait pas

de manière cliniquement significative la biodisponibilité orale de l’alendronate (augmentation

moyenne de 20 % à 44 %).

Page 21 de 57

Distribution :

études

précliniques

(sur

mâle)

montré

l’alendronate

présent

temporairement

dans

tissus

mous

après

administration

1 mg/kg;

ensuite

rapidement redistribué vers les os ou excrété dans l’urine. Le volume de distribution moyen à

l’équilibre, excluant le tissu osseux, atteint au moins 28 l chez l’humain. La concentration du

médicament dans le plasma, après administration orale à dose thérapeutique, est trop faible

(<5 ng/ml) pour être décelée. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques humaines est

d’environ 78 %.

Biotransformation :

Aucune donnée n’indique que l’alendronate subisse une biotransformation chez l’humain et

l’animal.

Excrétion :

Après dose I.V. unique d’alendronate marqué au C

, environ 50 % de la radioactivité était

excrétée dans l’urine en 72 heures et on retrouvait au plus une quantité minime de radioactivité

dans les fèces. Après dose I.V. unique de 10 mg, la clairance rénale de l’alendronate atteignait

71 ml/min, la clairance générale ne dépassait pas 200 ml/min, et la concentration plasmatique

baissait de plus de 95 % en 6 heures. On estime la demi-vie terminale chez l’humain à plus de 10

ans, résultat probable d’une lente libération d’alendronate à partir du squelette. Par conséquent,

on estime qu’après 10 ans sous alendronate à 10 mg/jour par voie orale, la quantité d’alendronate

libérée chaque jour du squelette correspondrait à environ 25 % de la quantité absorbée à partir du

tube digestif.

Populations particulières et états pathologiques

Pédiatrie (< 18 ans)

biodisponibilité

orale

l’alendronate

chez

l’enfant

(4-16

ans)

atteint

d’ostéogenèse

imparfaite est semblable à celle observée chez l’adulte; toutefois, l'alendronate n’est pas indiqué

chez

l’enfant

(voir

MISES

GARDE

PRÉCAUTIONS,

Populations

particulières,

Pédiatrie).

Gériatrie (≥ 65 ans)

La biodisponibilité et l'élimination (excrétion urinaire) en gériatrie (

65 ans) est semblable à

celle

observée

chez

l’adulte

jeune.

Aucun

ajustement

posologique

n’est

requis

(voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Sexe

La biodisponibilité d’une dose I.V. d’alendronate et la proportion de la dose excrétée dans l’urine

sont similaires chez les deux sexes.

Race

Les différences de pharmacocinétique liées à l’origine raciale n’ont pas été étudiées.

Page 22 de 57

Insuffisance hépatique

Les données montrant que l’alendronate ne subit pas de biotransformation et n’est pas excrété

dans la bile, aucune étude n’a été menée en présence d’insuffisance hépatique. Aucun ajustement

posologique n’est requis.

Insuffisance rénale

études

précliniques

montrent

que,

chez

insuffisance

rénale,

quantité

médicament retrouvée dans le plasma, les reins, la rate et les tibias augmente. Chez des témoins

sains, le médicament non absorbé par le tissu osseux est rapidement excrété dans l’urine. Aucun

signe de saturation du captage osseux du médicament n’était observé après 3 semaines de

traitement où une dose totale de 35 mg/kg I.V. avait été administrée à de jeunes rats mâles.

Aucune donnée clinique n’est disponible, mais il est probable que chez l’animal, l’élimination de

l’alendronate par le rein diminue dans l’insuffisance rénale. Par conséquent, on doit s’attendre à

une accumulation plus importante d’alendronate dans l’os en présence d’insuffisance rénale.

Aucun

ajustement

posologique

n’est

requis

dans

l’insuffisance

rénale

légère

modérée

(clairance de la créatinine entre 0,58 et 1 ml/s [35 et 60 ml/min]). APO-ALENDRONATE n’est

pas recommandé en présence d’insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine < 0,58 ml/s

[< 35 ml/min]), par suite du manque d’expérience dans ce contexte.

RANGEMENT ET STABILITÉ

Ranger à température ambiante 15 °C à 30 °C.

FORMES PHARMACEUTIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

Le comprimé APO-ALENDRONATE contiennent 6,53 mg, 13,05 mg, 52,20 mg ou 91,35 mg

d’alendronate sodique trihydraté, à savoir l’équivalent molaire de 5 mg, 10 mg, 40 mg et 70 mg,

respectivement,

d’alendronate,

ingrédients

médicinaux

suivants

stéarate

magnésium, mannitol et cellulose microcristalline.

FORMES PHARMACEUTIQUES OFFERTES :

APO-ALENDRONATE

5 mg : chaque comprimé blanc, rond, plat, à rebord biseauté, gravé

« A »

d’un

côté

« 5 »

l’autre

contient

l’alendronate

sodique

équivalant

5 mg

d’alendronate. Offert en flacons de 100 et 500 comprimés, et en plaquettes alvéolées de 30

comprimés.

APO-ALENDRONATE

10 mg : chaque comprimé blanc, rond, biconvexe, gravé « APO » d’un

côté et « 10 » de l’autre contient de l’alendronate sodique équivalant à 10 mg d’alendronate.

Offert en flacons de 100 et 500 comprimés, et en plaquettes alvéolées de 30 comprimés.

APO-ALENDRONATE

40 mg

chaque

comprimé

blanc,

triangulaire,

biconvexe,

gravé

« APO » sur « 40 » d’un côté et lisse de l’autre contient une dose d’alendronate sodique

équivalant à 40 mg d’alendronate. Offert en flacons de 100 comprimés, et en plaquettes alvéolées

de 30 comprimés.

APO-ALENDRONATE

70 mg : chaque comprimé blanc, ovale, biconvexe, gravé « APO » d’un

côté et « ALE70 » de l’autre contient de l’alendronate sodique équivalant à 70 mg d’alendronate.

Offert en flacons de 100 comprimés, et en plaquettes alvéolées de 4 et de 30 comprimés.

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PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

INFORMATIONS PHARMACEUTIQUES

Produit actif

Dénomination internationale :

alendronate sodique

Noms chimiques :

Phosphonic acid, (4-amino-1-hydroxybutylidene) bis-,

monosodium salt, trihydrate

Sodium trihydrogen (4-amino-1-hydroxybutylidene)

diphosphonate, trihydrate

Formule moléculaire et poids moléculaire :

NNaO

325,12 g/mol

Structure moléculaire :

Propriétés physicochimiques :

Description :

L’alendronate sodique est une poudre blanche, cristalline, non

hygroscopique, soluble dans l’eau, très légèrement soluble dans

l’alcool et presque insoluble dans le chloroforme.

Page 24 de 57

ESSAIS CLINIQUES

Biodisponibilité comparée

Une étude de biodisponibilité comparée a été menée auprès de volontaires sains. L’excrétion

urinaire de l’alendronate a été mesurée et comparée après administration par voie orale d’une

dose de 1 x 40 mg d’Apo-Alendronate en comprimé de 40 mg ou de Fosamax en comprimé de

40 mg. Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau ci-dessous :

Résumé des données de biodisponibilité comparée

Alendronate (Dose : 1 x 40 mg) Données d’observation à jeun

Données basées sur l’alendronate

Paramètre

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (% CV)

Rapport des moyennes

géométriques (%)**

Intervalle de

confiance à 90 % (%)

Apo-Alendronate

Fosamax

(ng)

0-∞

(ng)

(ng/h)

(h)*

(h)*

154810

190252 (68)

162855

196760 (65)

40583

50933 (77)

1,67 (36)

32,7 (63)

164919

211422 (83)

176125

222964 (81)

45597

59397 (90)

1,77 (30)

33,0 (58)

92,7

91,0

88,2

82,6 - 104,1

80,9 - 102,4

77,6 - 100,2

Note : X

et X

0-∞

représentent, respectivement, la quantité de molécule mère excrétée dans l’urine du temps

0 au moment de la dernière détection, et entre 0 et l’infini. R

représente la vitesse maximale

d’excrétion du médicament.

* Moyennes arithmétiques (CV %).

Basé sur la moyenne des moindres carrés.

Fosamax

est fabriqué par Merck Frosst Canada ltée.

Traitement de l’ostéoporose

Ostéoporose postménopausique

Effets sur la densité minérale osseuse

L'efficacité de l’alendronate à 10 mg/jour, chez la femme ménopausée de 44 à 84 ans atteinte

d'ostéoporose (densité minérale osseuse [DMO] de la colonne lombaire inférieure d’au moins 2

écarts types [É.T.] à la valeur moyenne avant la ménopause), a été démontrée dans 4 études

cliniques à double insu, contrôlées par placebo, de 2 ou 3 ans. Deux de ces études étaient de

vastes études multicentriques de 3 ans, au protocole quasi identique, l’une menée aux États-Unis

auprès de 478 patientes et l’autre dans 15 pays auprès de 516 patientes. Le graphique suivant

montre l’augmentation moyenne de la DMO lombaire, du col fémoral et du trochanter après 3

ans sous alendronate à 10 mg/jour, par rapport aux valeurs obtenues sous placebo.

Page 25 de 57

Études sur le traitement de l’ostéoporose postménopausique

Augmentation de la DMO

Alendronate 10 mg/jour après 3 ans

Dans l’ensemble de ces études, après 3 ans, la DMO lombaire, du col fémoral et du trochanter

diminuait

significativement,

0,65 %

1,16 %,

sous

placebo.

augmentation

très

significative, par rapport au départ et par rapport au placebo, était obtenue sous alendronate à

10 mg/jour, à chacun des sites de mesure dans chaque étude. La DMO du squelette entier

augmentait

également

façon

significative

dans

deux

études,

suggère

l’augmentation de la masse osseuse du rachis et de la hanche ne s’exerce pas au détriment

d’autres régions du squelette. L’augmentation de la DMO apparaissait dès le 3

mois et persistait

durant les 3 ans de l’étude (figure suivante : résultats à la colonne lombaire). Durant la phase de

prolongation de 2 ans de ces études, l'alendronate à 10 mg/jour entraînait une augmentation

soutenue de la DMO lombaire et du trochanter (augmentation additionnelle absolue de 0,94 % à

la colonne lombaire et de 0,88 % au trochanter, entre la 3

et la 5

année). La DMO du col

fémoral, de l’avant-bras et de l’ensemble du squelette se maintenait. Donc, l'alendronate renverse

la progression de l’ostéoporose. L’efficacité de l'alendronate est indépendante de l’âge, de la

race, de la vitesse de renouvellement de l’os au départ, du bilan rénal et de la prise concomitante

de nombreux médicaments d’usage courant.

Page 26 de 57

Traitement de l’ostéoporose postménopausique

Variation dans le temps de l’effet

Alendronate, 10 mg/jour c. placebo

Variation (%) de la DMO lombaire par rapport au départ

Dans une autre étude, l'alendronate à 10 mg/jour durant 2 ans provoquait une augmentation

hautement significative de la DMO du rachis, du col fémoral, du trochanter et du squelette entier,

par rapport à celles observées sous placebo ou sous calcitonine de saumon en vaporisation nasale

à 100 UI/jour.

L’équivalence thérapeutique de l'alendronate à 70 mg, une fois par semaine (n = 519) et de

l'alendronate à 10 mg/jour (n = 370) a été démontrée dans une étude multicentrique à double insu

d’un an, sur l’ostéoporose postménopausique. L’augmentation moyenne de la DMO lombaire

après un an, par rapport au départ, atteignait 5,1 % (IC à 95 % : 4,8 % à 5,4 %) sous alendronate

à 70 mg une fois par semaine et 5,4 % (IC à 95 % : 5,0 % à 5,8 %) sous alendronate à

10 mg/jour. Les deux groupes traités étaient également similaires quant à l’augmentation de la

DMO mesurée aux autres sites du squelette. Dans les essais cliniques sur l'alendronate, les

changements de DMO de cet ordre étaient associés à une baisse de fréquence des fractures (voir

plus loin).

Effets de l’arrêt du traitement

Les effets de l’arrêt du traitement par alendronate à 10 mg/jour ont été évalués chez des patientes

atteintes d’ostéoporose postménopausique après un an ou deux de traitement. Après arrêt du

traitement, les marqueurs du renouvellement osseux sont progressivement revenus à leurs valeurs

de départ et la DMO a cessé d’augmenter, mais on n’observait pas de perte osseuse rapide. Ces

données indiquent que le traitement par alendronate doive être poursuivi si l’on désire obtenir

une augmentation graduelle de la masse osseuse.

Page 27 de 57

Effets sur la fréquence des fractures

Afin d’évaluer les effets de l'alendronate sur la fréquence des fractures vertébrales, on a regroupé

les résultats de l’étude américaine et de l’étude internationale pour comparer les valeurs obtenues

sous placebo aux valeurs regroupées obtenues sous alendronate à différentes posologies (5 ou

10 mg/jour durant 3 ans, ou 20 mg/jour durant 2 ans, puis 5 mg/jour durant 1 an). On constatait

une diminution statistiquement significative (48 %) du nombre de patientes ayant présenté une

fracture vertébrale ou plus, sous alendronate, par rapport au placebo (3,2 % c. 6,2 %). On

constatait une réduction encore plus marquée du nombre total de fractures vertébrales (4,2 c.

11,3 par 100 patientes). De plus, parmi les patientes ayant subi une fracture vertébrale, les

patientes sous alendronate présentaient une réduction moins marquée de la taille (5,9 mm c.

23,3 mm), puisque le nombre et la gravité de leurs fractures étaient réduits.

De plus, l’analyse des données regroupées des patientes ayant reçu ≥2,5 mg/jour d’alendronate

dans 5 études de 2 ou 3 ans, contrôlées par placebo, y compris les études américaine et

internationale (alendronate : n = 1 012; placebo : n = 590) a montré une réduction significative

de 29 % de la fréquence des fractures non vertébrales sous alendronate par rapport au placebo

(9,0 % c. 12,6 %, respectivement). Comme dans le cas des fractures vertébrales, ces résultats

cadrent avec l’augmentation de masse osseuse observée sous alendronate.

L’étude FIT (Fracture Intervention Trial) consistait en deux études menées chez des femmes

ménopausées : une étude de 3 ans chez des patientes présentant au départ au moins une fracture

vertébrale (par tassement) et une étude de 4 ans chez des patientes dont la masse osseuse était

faible, mais qui n’avaient jamais présenté de fracture vertébrale au départ.

FIT : l’étude de trois ans (au moins une fracture vertébrale au départ)

Cette

étude

randomisée

double

insu,

contrôlée

placebo,

regroupant

2027

patientes

(alendronate, n = 1 022; placebo, n = 1 005), a démontré que l'alendronate entraînait une

réduction statistiquement et cliniquement significative de la fréquence des fractures après trois

ans, comme le résume le tableau suivant.

Page 28 de 57

Effets de l'alendronate sur la fréquence des fractures

FIT : étude de trois ans

(Fracture vertébrale au départ)

Patientes ayant subi :

% de patientes

Réduction (%) de

la fréquence des

factures

Alendronate

(n = 1022)

Placebo

(n = 1005)

Fractures vertébrales

(Dx radiologique)†

> 1 nouvelle fracture vertébrale

> 2 nouvelles fractures

vertébrales

Fractures cliniquement

manifestes (douloureuses)

> 1 fracture vertébrale

douloureuse

Toute fracture douloureuse

Fracture de la hanche

Fracture du poignet (avant-bras)

13,8

15,0

18,1

47***

90***

54**

26**

† Patientes évaluables pour fractures vertébrales : alendronate n=984; placebo n = 966

* p < 0,05, ** p < 0,01, *** p < 0,001

De plus, chez les patientes présentant au départ une fracture vertébrale, l'alendronate réduisait

significativement la fréquence des hospitalisations (25,0 % vs 30,7 %).

Les figures suivantes illustrent la fréquence cumulative des fractures du poignet ou de la hanche

durant l’étude de trois ans de FIT. Dans les deux figures, la fréquence cumulative de ces

fractures était plus faible sous alendronate que sous placebo, durant toute l’étude. L'alendronate

réduisait de 51 % la fréquence des fractures de la hanche et de 48 % celle des fractures du

poignet. On observait une réduction analogue de la fréquence des fractures de la hanche et du

poignet dans les résultats regroupés des études antérieures sur le traitement de l’ostéoporose.

Page 29 de 57

Fréquence cumulative des fractures de la hanche et du poignet

FIT : étude de trois ans

(Fracture vertébrale au départ)

HANCHE

POIGNET

FIT : l’étude de quatre ans (masse osseuse était faible sans fracture vertébrale au départ)

Cette

étude

randomisée

double

insu,

contrôlée

placebo,

regroupant

4432

patientes

(alendronate, n = 2214; placebo, n = 2218), a confirmé la réduction de la fréquence des fractures

sous alendronate. Au départ, l’étude devait recruter des femmes atteintes d’ostéoporose (DMO

du col fémoral inférieure d’au moins 2 écarts types à la moyenne observée chez les femmes

jeunes). Toutefois, la valeur normative de DMO du col fémoral ayant changé en cours de route,

31 % des patientes recrutées ne répondaient plus au critère d’inscription et l’étude regroupait

donc des femmes atteintes ou non d’ostéoporose. Le tableau suivant résume les données

provenant des patientes atteintes d’ostéoporose.

Page 30 de 57

Fréquence des fractures sous alendronate -- Patientes atteintes d’ostéoporose†

FIT : étude de quatre ans

(Pas de fracture vertébrale au départ)

Patientes ayant subi :

% de patientes

Réduction (%) de

la fréquence des

factures

Alendronate

(n = 1545)

Placebo

(n = 1521)

> 1 fracture douloureuse

> 1 fracture vertébrale††

> 1 fracture vertébrale douloureuse

Fracture de la hanche

Fracture du poignet (avant-bras)

12,9

16,2

22**

48***

†††

†††

Aucune

DMO du col fémoral inférieure d’au moins 2 É.T. à la moyenne observée chez les femmes

jeunes, au départ de l’étude

†† Patientes évaluables pour fractures vertébrales : alendronate n=1426; placebo n=1428

††† Non significatif

p = 0,01, *** p < 0,001

Pour l’ensemble des patientes (y compris les patientes sans ostéoporose), la réduction de

fréquence des fractures était de : ≥ 1 fracture douloureuse, 14 % (p = 0,072); ≥1 fracture

vertébrale, 44 % (p = 0,001); ≥1 fracture vertébrale douloureuse, 34 % (p = 0,178), et fracture de

la hanche, 21 % (p = 0,44). La fréquence des fractures du poignet chez toutes les patientes a été

de 3,7 % avec l'alendronate et de 3,2 % avec le placebo (différence non significative).

FIT : données regroupées des deux études

Le tableau suivant résume les données regroupées de réduction de fréquence de fracture dans les

deux études, de trois ans et de quatre ans, de FIT.

Page 31 de 57

Effets de l'alendronate sur la fréquence des fractures

FIT : résultats regroupés des deux études (trois et quatre ans)

Réduction (%) de la fréquence des fractures

Alendronate c. Placebo

Patientes ayant subi :

Patientes atteintes

d’ostéoporose

(n = 5093)

Toutes les patientes

(n = 6459)

Fractures vertébrales (Dx radiologique)††

> 1 fracture vertébrale

48***

46***

> 2 fractures vertébrales

88***

84***

Fractures cliniquement manifestes (douloureuses)

Toute fracture douloureuse

24***

18**

Fracture vertébrale douloureuse

50***

47***

Fracture de la hanche

‡‡

Fracture du poignet (avant-bras)

Comprend toutes les patientes admises à l’étude de trois ans et toutes les patientes atteintes d’ostéoporose (DMO

du col fémoral inférieure d’au moins 2 É.T. à la moyenne observée chez les femmes jeunes) de l’étude de quatre

ans.

††

Patientes évaluables pour fractures vertébrales : patientes atteintes d’ostéoporose n = 4 804; toutes les patientes

n=6 084.

†††

On observait une baisse significative de la fréquence des fractures du poignet dans l’étude de trois ans (fracture

vertébrale au départ), mais pas dans l’étude de quatre ans (pas de fracture vertébrale au départ).

Non significatif

** p < 0,05, **

p < 0,0l, *** p < 0,00l,

‡‡

p = 0,059

Concordance des résultats sur la fréquence des fractures

La baisse de fréquence des fractures vertébrales (alendronate c. placebo) obtenue dans les deux

études (trois et quatre ans) FIT concorde avec celle constatée dans les résultats regroupés des

études américaine et internationale (U.S./Mult) sur le traitement de l’ostéoporose (voir plus

haut), où 80 % des patientes ne présentaient pas de fracture vertébrale au départ. Dans ces

études, l'alendronate abaissait d’environ 50 % (47 % dans l’étude FIT de trois ans, p < 0,001;

44 % dans l’étude FIT de quatre ans, p = 0,001 et 48 % dans U.S./Mult, p = 0,034) le

pourcentage de patientes ayant subi au moins une nouvelle fracture vertébrale. De plus, dans

U.S./Mult et dans l’étude FIT de trois ans (p < 0,001), l'alendronate abaissait d’environ 90 % la

proportion de patientes ayant présenté ≥ 2 nouvelles fractures vertébrales. L'alendronate abaissait

donc la fréquence des fractures vertébrales, que les patientes en aient déjà subi auparavant ou

non.

Globalement,

résultats

démontrent

l’efficacité

constante

l'alendronate

réduire

fréquence des fractures, notamment à la colonne vertébrale et à la hanche, où les fractures

ostéoporotiques produisent le plus de morbidité.

Page 32 de 57

Histologie de l’os

L’histologie osseuse de 270 patientes ménopausées ostéoporotiques, sous alendronate à raison de

1 à 20 mg/jour durant 1-3 ans, était normale quant à la minéralisation et à l’architecture osseuse,

et présentait le ralentissement attendu du remaniement osseux par rapport aux patientes sous

placebo. De plus, chez le rat et le babouin sous alendronate au long cours, on a constaté une

histologie osseuse normale et une résistance osseuse accrue. Toutes ces données indiquent que

l’os formé sous alendronate est normal.

Hommes

L’efficacité de l'alendronate dans l’ostéoporose chez l’homme a été démontrée dans deux études

cliniques.

Une étude multicentrique à double insu de deux ans, contrôlée par placebo, sur l’alendronate à

10 mg/jour a été menée auprès de 241 hommes de 31 à 87 ans (moyenne : 63 ans). Après deux

ans, la hausse moyenne de DMO observée sous alendronate à 10 mg/jour, par rapport au placebo,

était de 5,3 % à la colonne lombaire, de 2,6 % au col fémoral, de 3,1 % au trochanter et de 1,6 %

pour

l’ensemble

squelette

(tous

p

0,001).

Comme

dans

études

plus

vastes

l’ostéoporose postménopausique, l'alendronate à 10 mg/jour réduisait, chez ces hommes, la

fréquence

nouvelles

fractures

vertébrales

(évaluées

radiographie

quantitative),

rapport au placebo (0,8 % et 7,1 %, respectivement; p = 0,017), ainsi que l’ampleur de la baisse

de taille (-0,6 et -2,4 mm, respectivement; p = 0,022).

Une étude multicentrique à double insu d’un an, contrôlée par placebo, sur l'alendronate à

70 mg/semaine a été menée chez 167 hommes de 38 à 91 ans (moyenne : 66 ans). Après un an, la

hausse moyenne de DMO par rapport au placebo était significative aux sites suivants : colonne

lombaire, 2,8 % (p ≤ 0,001); col fémoral, 1,9 % (p = 0,007); trochanter, 2,0 % (p ≤ 0,001) et

ensemble du squelette, 1,2 % (p = 0,018). Cette hausse de la DMO était semblable à celle

observée après un an dans l’étude sur l’alendronate à 10 mg/jour. Cette étude était trop petite

pour déceler une différence de fréquence clinique des fractures entre les groupes alendronate et

placebo. Toutefois, d’autres études menées sur l’alendronate à prise quotidienne et à prise

hebdomadaire ont systématiquement montré une corrélation entre la hausse de DMO (paramètre

de substitution) et la baisse de fréquence des fractures (paramètre clinique). Par conséquent, on

présume que cette corrélation s’applique également aux hommes sous alendronate à prise

hebdomadaire (voir RÉFÉRENCES).

Dans ces deux études, l'alendronate était efficace indépendamment de l’âge, de la fonction

gonadique et de la DMO de départ (col fémoral et colonne lombaire).

Page 33 de 57

Prévention de l’ostéoporose postménopausique

La prévention de la perte osseuse a été démontrée dans deux études à double insu, contrôlées par

placebo, menées auprès de femmes ménopausées de 40 à 60 ans. Dans une étude, 1609 patientes

ménopausées depuis ≥ 6 mois ont été inscrites sans égard à la DMO de départ (alendronate à

5 mg/jour, n = 498). Dans l’autre, 447 patientes ménopausées depuis 6 mois à 3 ans ont été

traitées durant ≤ 3 ans (alendronate à 5 mg/jour, n = 88). Comme prévu, on observait sous

placebo une baisse de la DMO d’environ 1 % par année à la colonne vertébrale, à la hanche (col

fémoral et trochanter) et au squelette entier. Par contre, l'alendronate à 5 mg/jour prévenait

efficacement la perte osseuse et augmentait très significativement la masse osseuse à chacun de

ces sites (voir figures suivantes). De plus, par rapport au placebo, l'alendronate à 5 mg/jour

ralentissait de moitié environ la perte osseuse à l’avant-bras. L’efficacité de l'alendronate à

5 mg/jour était indépendante de l’âge, du temps écoulé depuis la ménopause, de la race et du

rythme initial du remaniement osseux.

Études sur la prévention de l’ostéoporose postménopausique

Histologie osseuse

L’histologie osseuse, lors de biopsies réalisées chez 28 patientes après trois ans sous alendronate

à dose ≤ 10 mg, était normale.

Administration concomitante d’hormonothérapie de remplacement

effets

l'alendronate

10 mg/jour

d’une

oestrogénothérapie

remplacement (oestrogènes conjugués à 0,625 mg/jour), seuls ou en association, ont été évalués

dans

étude

double

insu

ans,

contrôlée

placebo,

l’ostéoporose

postménopausique après hystérectomie (n = 425). Après deux ans, l’augmentation de la DMO de

la colonne lombaire, par rapport au départ, était significativement plus marquée dans le groupe

recevant

l’association

médicamenteuse

(8,3 %)

sous

monothérapie

(oestrogènes

alendronate, 6,0 % dans les deux cas).

Page 34 de 57

L’effet

l’ajout

d'alendronate

hormonothérapie

remplacement

(oestrogènes ± progestérone) à doses fixes (au moins un an) a été évalué dans une étude à double

insu d’un an, contrôlée par placebo, sur l’ostéoporose postménopausique (n = 428). L’ajout

d'alendronate à 10 mg/jour à une hormonothérapie de remplacement produisait, après un an, une

augmentation significativement plus marquée de la DMO de la colonne lombaire (3,7 %), par

rapport à l’hormonothérapie de remplacement seule (1,1 %).

Dans

études,

observait

augmentation

significative

tendance

vers

l’augmentation de la DMO de la hanche entière, du col fémoral et du trochanter, sous traitement

d’association, par rapport à l’hormonothérapie de remplacement seule. On n’observait toutefois

aucun effet significatif sur la DMO du squelette entier. Ces études étaient trop petites pour

permettre

d’évaluer

l’efficacité

l’association

contre

fractures,

aucune

différence

significative de fréquence des fractures n’a été observée entre les groupes de traitement.

Ostéoporose induite par les corticoïdes

L’efficacité de l'alendronate administré à 5 mg ou 10 mg/jour, chez des hommes et à des femmes

sous corticoïde (≥7,5 mg/jour de prednisone ou l’équivalent) a été démontrée dans 2 études

randomisées multicentriques à double insu d’un an, contrôlées par placebo, à protocole quasi

identique, l’une américaine, l’autre internationale (U.S./Mult [où l'alendronate était également

administré à 2,5 mg/jour]). Ces études regroupaient 560 patients de 17 à 83 ans. Les patients

recevaient également des suppléments de calcium et de vitamine D. Le graphique suivant montre

l’augmentation moyenne de la DMO de la colonne lombaire, du col fémoral et du trochanter sous

alendronate à 5 mg/jour dans chacune des deux études, par rapport au placebo.

Études sur la prévention de l’ostéoporose induite par les corticoïdes

Augmentation de la DMO

Alendronate à 5 mg/jour, après un an

Page 35 de 57

Après un an, on observait une augmentation significative de la DMO, par rapport au placebo,

dans les résultats regroupés des deux études, à tous les sites indiqués, sous alendronate à 5 ou

10 mg/jour. Sous placebo, on observait une baisse significative de la DMO au col fémoral

(-1,2 %) et, à un moindre degré, à la colonne lombaire et au trochanter. La DMO du squelette

entier se maintenait sous alendronate à 5 ou 10 mg/jour. Par rapport au placebo, l’augmentation

obtenues

sous

alendronate

10 mg/jour

était

supérieure

celle

observée

avec

l'alendronate à 5 mg/jour, mais seulement chez les femmes ménopausées ne recevant pas

d’oestrogènes, à la colonne lombaire (4,1 % vs 1,6 %) et au trochanter (2,8 % vs 1,7 %), mais

autres

sites

évalués.

L'alendronate

était

efficace

indépendamment

dose

corticoïde administrée et de la durée de la corticothérapie. De plus, l’efficacité de l'alendronate

était indépendante de l’âge (< 65 ans c. ≥ 65 ans), de la race (blanche c. autres races), du sexe, de

la maladie sous-jacente, de la DMO de départ et de la vitesse du remaniement osseux au départ,

et de la prise concomitante d’autres médicaments courants.

Histologie osseuse

L’histologie osseuse, lors de biopsies réalisées chez 49 patients après un an sous alendronate à

dose ≤ 10 mg, était normale.

Parmi les 560 patients initialement inscrits à ces études, 208 sujets qui recevaient toujours au

moins 7,5 mg/jour de prednisone ou l’équivalent ont poursuivi leur traitement lors d’une phase

de prolongation à double insu d’un an. Après deux ans, par rapport au placebo, la DMO de la

colonne vertébrale avait augmenté de 3,7 % et de 5,0 % sous alendronate à 5 mg ou 10 mg/jour,

respectivement. On observait également, par rapport au placebo, une augmentation importante de

la DMO au col fémoral, au trochanter et dans le squelette entier.

Après un an, 2,3 % des patients sous alendronate à 5 mg ou 10 mg/jour (données regroupées)

avaient présenté une nouvelle fracture vertébrale, comparativement à 3,7 % des patients sous

placebo (différence non significative). Toutefois, dans la population étudiée durant 2 ans,

l'alendronate (données regroupées : 5 mg ou 10 mg x 2 ans, ou 2,5 mg x 1 an puis 10 mg x 1 an)

abaissait significativement le pourcentage de patients ayant subi une nouvelle fracture vertébrale

(0,7 % sous alendronate c. 6,8 % sous placebo).

Maladie de Paget des os

L’efficacité de l'alendronate à 40 mg/jour durant six mois a été démontrée dans 2 études

cliniques randomisées, à double insu, sur la maladie de Paget modérée ou grave (phosphatase

alcaline ≥ 2 fois la limite supérieure de la normale) : une étude internationale contrôlée par

placebo et une étude américaine comparant l’alendronate à l’étidronate disodique à 400 mg/jour.

La figure suivante illustre le pourcentage moyen de variation de la phosphatase alcaline sérique

durant ≤ 6 mois.

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Études sur la maladie de Paget des os

Effets sur la phosphatase alcaline de

l’alendronate à 40 mg/jour c. placebo

ou étidronate à 400 mg/jour

Après

mois,

baisse

phosphatase

alcaline

sérique

observée

sous

alendronate

était

significativement plus marquée que sous étidronate et contrastait avec l’absence totale de

réponse observée sous

placebo. On observait une réponse (définition : retour aux valeurs

normales ou baisse ≥ 60 % par rapport au taux initial de phosphatase alcaline sérique) chez

environ 85 % des patients sous alendronate, contre 30 % des patients sous étidronate et 0 % des

patients sous placebo. L’efficacité de l'alendronate était indépendante de l’âge, du sexe, de la

race, du bilan rénal, de la prise concomitante de nombreux médicaments courants, de la prise

antérieure d’autres bisphosphonates et du taux initial de phosphatase alcaline.

Histologie de l’os

L’histologie osseuse a été évaluée chez 33 patients atteints de la maladie de Paget sous

alendronate à 40 mg/jour durant 6 mois. Comme dans l’ostéoporose postménopausique (voir

ÉTUDES CLINIQUES, Traitement de l’ostéoporose postménopausique, Histologie de l’os),

l'alendronate n’affectait pas la minéralisation osseuse et l’on observait le ralentissement attendu

du remaniement osseux. L’os lamellaire formé sous alendronate était normal, même là où la

trame

osseuse

préexistante

était

irrégulière

désorganisée.

Globalement,

données

d’histologie osseuse confirment que l’os formé sous alendronate est normal.

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PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

Mode d’action

études

chez

l’animal

indiqué

mode

d’action

suivant.

l’échelle

cellulaire,

l’alendronate

retrouve

surtout

sous

ostéoclastes,

siège

résorption

osseuse.

ostéoclastes, qui adhèrent normalement à la surface de l’os, ne présentent toutefois plus la

bordure en brosse typique de la résorption active. L’alendronate n’affecte ni la mobilisation des

ostéoclastes ni leur fixation à l’os, mais inhibe leur activité. Des études chez la souris, sur la

localisation dans l’os de l’alendronate tritié (H

) radioactif ont montré que le captage du

médicament était environ 10 fois plus élevé à la surface des ostéoclastes qu’à celle des

ostéoblastes.

L’examen

d’os

rats

souris,

respectivement

jours

après

administration

d’alendronate

tritié,

révélé

l’os

normal

formait

par-dessus

l’alendronate, incorporé dans la matrice où il n’exerçait plus aucune activité pharmacologique.

Donc, l’alendronate doit être administré de manière continue pour supprimer l’action des

ostéoclastes sur les nouvelles surfaces de résorption. L’histomorphométrie, chez le rat et le

babouin, montre que l’alendronate ralentit le renouvellement de l’os (en diminuant le nombre de

sites de remaniement osseux). De plus, la formation osseuse excède la résorption aux sites de

remaniement, ce qui se solde par une augmentation graduelle de la masse osseuse.

Pharmacologie chez l’animal

La capacité de l’alendronate à prévenir ou à renverser la perte osseuse résultant du manque

d’oestrogènes a été évaluée in vivo chez le babouin et le rat.

Les femelles babouins adultes ovariectomisées subissent des changements osseux semblables à

ceux retrouvés chez la femme en carence oestrogénique. Dans les deux cas, ces changements se

traduisent rapidement par une augmentation des marqueurs biologiques de résorption osseuse (p.

ex. : désoxypyridinoline urinaire) et de formation osseuse (p. ex : phosphatase alcaline sérique et

ostéocalcine). L'alendronate I.V. administré aux 2 semaines, à 0,05 ou 0,25 mg/kg, durant 24

mois (équivalent de doses orales d'environ 25 et 125 mg/jour chez un humain de 50 kg)

stabilisait ou abaissait légèrement le taux des marqueurs biologiques, proportionnellement à la

dose. Fait à noter, le traitement continu n’inhibait pas progressivement le renouvellement osseux

durant cette étude de 24 mois. L’analyse histomorphométrique de l’os spongieux, après 24 mois,

montrait que l’alendronate avait prévenu, de manière proportionnelle à la dose, l’augmentation

du remaniement osseux causée par l’ovariectomie et avait augmenté significativement le volume

osseux vertébral. L’alendronate avait également diminué le remaniement osseux dans l’os

compact du radius et avait empêché l’augmentation de porosité de l’os compact. Dans l’os

spongieux comme dans l’os compact, le bilan osseux s’avérait positif à l’échelle des unités

individuelles de remodelage (unités multicellulaires de base, UMB). L’histologie osseuse était

normale à tous les sites examinés. De plus, l’alendronate augmentait significativement la DMO

de la colonne lombaire et la résistance de l’os spongieux vertébral. On a constaté une corrélation

hautement

significative

entre

colonne

lombaire

résistance

l’os.

Globalement, ces études montrent que même à des doses équivalant à une dose orale d’environ

125 mg/jour chez l’humain de 50 kg, l’alendronate maintient la qualité de l’os normal et

augmente la masse et la résistance osseuse.

Page 38 de 57

De plus, l’alendronate augmente la masse osseuse et la résistance du rachis chez la rate

ovariectomisée. Des rates de 3 mois ont subi une ovariectomie et, 4 mois plus tard, ont reçu de

l’alendronate s.c. à raison de 0, 0,28, 2,8 ou 28 µg/kg, 2 fois/semaine (équivalent de doses orales

de 0, 0,57, 5,7 et 57 mg/jour chez un humain de 50 kg x 6 mois). L’évaluation des propriétés

mécaniques de la colonne lombaire a révélé que l’ovariectomie diminuait significativement la

rigidité et la résistance de l’os. Sous alendronate, par rapport aux témoins, la résistance et la

masse de l’os trabéculaire vertébral augmentaient proportionnellement à la dose.

Dans une seconde étude, des rates de 6,5 mois ont subi une ovariectomie; 6 mois plus tard, elles

ont reçu de l’alendronate s.c. a raison de 1,8 et de 18 µg/kg (équivalent de doses orales de 3,7 et

37 mg/jour

chez

l’humain

50 kg),

deux

fois

semaine

durant

L’alendronate

ralentissait le remaniement osseux et augmentait la masse osseuse, proportionnellement à la

dose, tant dans l’os spongieux et dans l’os compact. L’augmentation observée de la masse

osseuse était corrélée à un accroissement de la résistance du rachis; sous alendronate à forte dose,

le changement des deux variables était significatif par rapport au placebo. Sous alendronate,

l’histologie osseuse était normale, ainsi que la vitesse de minéralisation, et l’on n’observait

aucun signe d’ostéomalacie.

Dans une étude sur la prévention de la perte osseuse par carence œstrogénique, des rates de 4

mois ont subi une ovariectomie puis, dès le lendemain, ont reçu de l’alendronate à 0,1 ou

0,5 mg/kg/jour par gavage durant un an. L’alendronate à 0,5 mg/kg/jour prévenait la perte

osseuse et la baisse de résistance osseuse liée à l’ovariectomie, observées chez les rates témoins

ovariectomisées.

L’alendronate

stabilisait

paramètres

histomorphométriques

dans

fourchette normale observée chez les rates témoins non ovariectomisées.

On a obtenu des résultats similaires, dont l’augmentation de la masse et de la résistance osseuse,

et l’histologie osseuse normale, chez des rats des deux sexes à croissance normale, ayant reçu

depuis l’âge de 6 semaines de l’alendronate à ≤ 3,75 mg/kg/jour durant deux ans.

On a également étudié chez le rat à quel point l’os formé sous alendronate était résorbable, dans

un modèle d’ostéoformation rapide après lésion à la moelle osseuse. L'os formé sous alendronate

s.c.

1 µg/kg

(équivalent

d'une

dose

orale

7,1 mg/jour

chez

l'humain

50 kg)

était

entièrement résorbé au même rythme que dans le groupe témoin. L’os formé sous alendronate

s.c. à 2 µg/kg/jour était complètement résorbé 24 jours après la fin du traitement, par rapport à 14

jours dans le groupe témoin. L’os formé sous alendronate s.c. à 8 ou 40 µg/kg/jour était

également résorbé, quoique plus lentement, ce qui indique que même à des doses équivalant à

une dose orale de 285 mg/jour chez l’humain de 50 kg, la résorption osseuse n’est pas totalement

inhibée par l’alendronate.

Page 39 de 57

Lors d’une étude de trois ans, où des chiens adultes normaux recevaient de l’alendronate par voie

orale à ≤ 1 mg/kg/jour (équivalent d’une dose orale de 50 mg/jour chez l’humain de 50 kg), on

n’observait

aucune

évidence

d’ostéomalacie

fracture

spontanée.

L’évaluation

histomorphométrique de variables statiques et dynamiques de renouvellement osseux lombaire a

révélé : (1) absence d’effet sur la masse osseuse (spongieuse et corticale) et sur l'architecture de

l'os spongieux; (2) léger ralentissement attendu du renouvellement osseux; (3) absence d’effet

sur la maturation du tissu ostéoïde (mesure de l'intervalle entre l'apposition et la minéralisation

de la nouvelle matrice osseuse). L’évaluation biomécanique ne montrait aucune diminution de la

résistance osseuse. La quantité d’alendronate dans l’os, après trois ans à doses orales équivalant à

50 mg/jour chez l’humain de 50 kg, était négligeable (12 ppm) par rapport au contenu minéral

osseux total.

L’alendronate administré à des chiens par voie orale à 2 mg/kg/jour (équivalent d’une dose orale

de 100 mg/jour chez l’humain de 50 kg) durant 9 semaines avant une fracture expérimentale

et/ou durant16 semaines par la suite, ne nuisait pas à la guérison des fractures. Toutefois, on

observait un retard de remaniement du cal osseux.

études

pharmacologiques

ancillaires,

évaluant

effets

l’alendronate

divers

systèmes, n’ont révélé aucun changement important du fonctionnement cardiovasculaire, rénal,

gastrique et respiratoire chez le chien, ni du système nerveux central chez la souris.

Quatre

heures

après

administration

I.V.

souris

d’alendronate

tritié,

fixation

l’alendronate radioactif aux surfaces occupées par les ostéoclastes était environ 10 fois plus

élevée que sa fixation aux surfaces occupées par les ostéoblastes, et ce, dans une fourchette

étendue de doses, ce qui souligne l’affinité de l’alendronate pour les surfaces de résorption.

On a comparé l’inhibition par l’alendronate de la résorption et de la minéralisation de l’os à celle

de l’étidronate dans l’épreuve de Schenk, fondée sur l’examen histologique d’épiphyses de rats

en croissance. Dans ce test, la plus faible dose d’alendronate altérant la minéralisation de l’os

était 6000 fois plus élevée que la dose inhibant la résorption osseuse, ce qui suggère que

l’alendronate risque peu de produire une ostéomalacie médicamenteuse. On ignore la portée de

ces résultats chez l’humain.

Page 40 de 57

TOXICOLOGIE

Toxicité à court terme

La DL

orale de l'alendronate, mesurée chez des rats et des souris femelles, était de 552 mg/kg

(3256 mg/m

) et de 966 mg/kg (2898 mg/m

), respectivement (équivalent de doses orales de

27 600 et de 48 300 mg chez l'humain de 50 kg). Chez les mâles, la DL

était légèrement plus

élevée, soit 626 mg/kg et 1280 mg/kg, respectivement. On n’observait aucun décès chez des

chiens à doses orales ≤ 200 mg/kg (4000 mg/m

) (équivalent d’une dose orale de 10 000 mg chez

l’humain de 50 kg).

Toxicité à long terme

Les changements liés à l’alendronate, lors d’études à doses multiples ≤ 1 an chez le rat et ≤ 3 ans

chez le chien, comprenaient : maintien de l’os spongieux primaire dans les zones de formation

endochondrale, réduction soutenue de l’activité de la phosphatase alcaline et réduction transitoire

du taux sérique de calcium et de phosphore, résultant de l’activité pharmacologique attendue de

l’alendronate. L’espèce la plus sensible aux effets néphrotoxiques (le chien) nécessitait une dose

équivalant à ≥ 100 mg chez l’humain de 50 kg avant de manifester une toxicité rénale. Sous forte

dose, les rats présentaient également des effets néphrotoxiques. On observait une toxicité

digestive uniquement chez le rongeur; elle résulterait d’un effet direct du médicament sur la

muqueuse. On ne l’observait qu’à dose > 2,5 mg/kg/jour.

Cancérogenèse

On n’observait aucune évidence de cancérogenèse dans une étude de 105 semaines sur des rats

ayant reçu par voie orale des doses ≤ 3,75 mg/kg/jour et dans une autre étude de 92 semaines sur

des souris ayant reçu par voie orale des doses ≤ 10 mg/kg/jour.

On observait une augmentation (p = 0,003) de fréquence des adénomes de la glande de Harder

(glande rétro-orbitaire absente chez l’humain) chez les souris femelles sous forte dose dans une

étude de cancérogenèse de 92 semaines sur l’alendronate à 1, 3 ou 10 mg/kg/jour (mâles) et à 1,

2 ou 5 mg/kg/jour (femelles). Ces doses correspondent à 0,5 à 4 fois la dose de 10 mg (en

fonction de la surface corporelle en mg/m

) chez l’humain.

observait

augmentation

(p

0,003)

fréquence

adénomes

cellules

parafolliculaires

thyroïde

chez

rats

mâles

sous

forte

dose

dans

étude

cancérogenèse de 2 ans sur l’alendronate à 1 et 3,75 mg/kg. Ces doses représentent 1 à 3 fois la

dose de 10 mg chez l’humain (en fonction de la surface corporelle).

Page 41 de 57

Mutagenèse

L’alendronate n’était pas génotoxique dans une épreuve de mutagenèse bactérienne in vitro avec

et sans activation métabolique. On n’observait pas non plus d’effet mutagène dans les tests

suivants : épreuve de mutagenèse in vitro sur cellules de mammifères, épreuve par élution

alcaline in vitro sur hépatocytes de rats et épreuve d’aberrations chromosomiques in vivo chez

souris

sous

alendronate

I.V.

25 mg/kg/jour

mg/m

contre,

l’épreuve

d’aberrations chromosomiques in vitro, sur cellules ovariennes de hamster chinois en contact

avec de l’alendronate à ≥ 5 mM, était légèrement positive, avec signes de cytotoxicité. Toutefois,

ces résultats n’ont aucune portée chez l’humain puisqu’il est impossible d’atteindre de telles

concentrations in vivo à dose thérapeutique. De plus, les résultats clairement négatifs obtenus

dans 4 des 5 études de génotoxicité, dont les études les mieux corrélées à la cancérogenèse chez

l’humain (épreuve d’aberrations chromosomiques in vivo et épreuve de mutagenèse bactérienne),

et les résultats négatifs obtenus dans les études de cancérogenèse sur le rat et la souris,

permettent de conclure qu’il n’existe aucune évidence de risque génotoxique ou cancérogène

associé à l’alendronate chez l’humain.

Reproduction

L’alendronate était sans effet sur la fécondité et sur le pouvoir reproductif des mâles et des

femelles chez des rats ayant reçu par voie orale des doses ≤ 5 mg/kg/jour. Dans ces études, le

seul effet lié au médicament était un effet nocif sur la mise bas, directement lié à une

hypocalcémie d’origine médicamenteuse. On peut prévenir cet effet, chez le rat, en administrant

des suppléments calciques. La dose sans effet s’établissait à 1,25 mg/kg/jour.

Développement

Durant les études de toxicité développementale, aucun effet défavorable n’a été mis en évidence

jusqu’à 25 mg/kg/jour chez le rat et jusqu’à 35 mg/kg/jour chez le lapin.

Page 42 de 57

RÉFÉRENCES

Balena R, Toolan BC, Shea M, Markatos A, Myers ER, Lee SC, Opas EE, SeedorJG,

Klein H, Frankenfield D, Quartuccio H, Fioravanti C, Clair J, Brown E, Hayes WC,

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N Engl

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Cummings SR, Black DM, Thompson DE, Applegate WB, Barret-Connor E, Musliner

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Selby PL, Davies M, Adams JE. Do men and women fracture bones at similar bone

densities? Osteoporosis Int 2000; 11:153-7.

Étude de biodisponibilité comparée des comprimés Apo-Alendronate et Fosamax

Données disponibles chez Apotex, inc.

MONOGRAPHIE DE PRODUIT. Fosamax

(comprimés d’alendronate sodique).

Merck Canada Inc. Date de révision : 23 décembre 2015.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 44 de 57

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LES

CONSOMMATEURS

Pr

APO-ALENDRONATE

Comprimés

d’alendronate monosodique

Norme Apotex

Dose de 5 ou 10 mg quotidiennement

OSTÉPOROSE

La présente notice est la troisième et dernière partie de la

monographie du produit APO-ALENDRONATE publiée

lorsque le médicament a été approuvé pour la vente au

Canada. Elle est expressément destinée aux

consommateurs. La notice est un résumé qui ne donne pas

tous les renseignements sur le produit APO-

ALENDRONATE. Consultez votre médecin ou votre

pharmacien pour toute question sur le médicament.

Veuillez lire attentivement la notice avant de commencer à

prendre APO-ALENDRONATE et chaque fois que vous

renouvelez votre ordonnance.

AU SUJET DU MÉDICAMENT

LES RAISONS D’UTILISER CE

MÉDICAMENT

APO-ALENDRONATE est une marque de commerce

d’alendronate sodique, médicament disponible uniquement

sur ordonnance du médecin. L’alendronate sodique fait partie

des biphosphonates, famille de médicaments non hormonaux.

Votre médecin vous a prescrit APO-ALENDRONATE soit

parce que vous êtes atteinte d’ostéoporose, soit pour prévenir

cette maladie. APO-ALENDRONATE prévient la perte osseuse

chez l’homme, la femme ménopausée et les patients sous

corticoïdes (p. ex. : prednisone et méthylprednisolone). APO-

ALENDRONATE aide également à reconstruire l’os, ce qui

contribue à prévenir les fractures.

LES EFFETS DE CE MÉDICAMENT

Comment l’os normal se maintient-il en santé?

Le tissu osseux se renouvelle constamment dans l’ensemble du

squelette. L’os ancien est d’abord dissous (résorption), puis de

l’os nouveau se dépose (formation). L’équilibre entre la

résorption et la formation maintient la santé et la solidité de

l’os.

Qu’est-ce que l’ostéoporose? Pourquoi la prévenir et la

traiter?

L’ostéoporose est un amincissement et un affaiblissement de

l’os. Elle survient fréquemment chez la femme après la

ménopause, mais peut également survenir chez l’homme.

L’ostéoporose apparaît généralement plusieurs années après la

ménopause. La ménopause commence lorsque les ovaires

arrêtent de produire des œstrogènes (hormones sexuelles

féminines), ou lorsqu’ils sont enlevés, lors d’une hystérectomie

(ablation de l’utérus) par exemple. Plus la ménopause arrive tôt,

plus le risque d’ostéoporose augmente. Chez l’homme,

l’ostéoporose peut survenir pour différentes raisons : âge

avancé, faible taux de testostérone (hormone sexuelle mâle).

Chez les deux sexes, l’ostéoporose peut aussi être causée par

des médicaments appelés corticostéroïdes. Dans tous les cas, la

résorption de l’os est plus rapide que sa formation, ce qui

produit une perte osseuse rendant les os fragiles. Pour préserver

la santé du squelette, il faut donc entretenir la masse osseuse et

empêcher la perte osseuse de se poursuivre.

L’ostéoporose débutante ne cause généralement pas de

symptômes. Toutefois, non traitée, elle peut finir par causer des

fractures. Ces fractures sont généralement douloureuses, mais

les fractures des vertèbres peuvent passer inaperçues jusqu’à ce

que la taille de la personne diminue. Les fractures peuvent

survenir au cours d’activités quotidiennes ordinaires (p. ex. :

soulever des objets) ou après un accident mineur qui ne

briserait pas un os normal. Les fractures, habituellement à la

hanche, aux vertèbres ou au poignet, peuvent non seulement

causer de la douleur, mais aussi déclencher déformation et

invalidité (p. ex. : dos voûté par arrondissement de la colonne

vertébrale; une perte de mobilité).

Comment peut-on traiter ou prévenir l’ostéoporose?

Le médecin vous a prescrit APO-ALENDRONATE pour

prévenir ou pour traiter l’ostéoporose. Non seulement APO-

ALENDRONATE peut prévenir la perte osseuse, mais le

médicament contribue à remplacer l’os détruit et à diminuer le

risque de fracture. APO-ALENDRONATE peut donc prévenir

l’ostéoporose ou renverser sa progression.

Votre médecin vous conseillera peut-être également de

modifier votre mode de vie :

Cesser de fumer. Le tabagisme, qui semble accélérer la perte

osseuse, pourrait augmenter le risque de fracture.

Faire de l’exercice. Les os, comme les muscles, ont besoin

d’exercice pour demeurer solides et en bonne santé. Consultez

votre médecin avant de commencer un programme d’exercice.

Avoir une alimentation équilibrée. Votre médecin vous dira

si vous devriez changer de régime ou prendre des suppléments.

LES CIRCONSTANCES OÙ IL EST

DÉCONSEILLÉ D’UTILISER CE MÉDICAMENT

Ne prenez pas APO-ALENDRONATE en cas de :

troubles de l’œsophage (tuyau reliant la bouche à

l’estomac)

incapacité de rester debout ou assis, le dos droit, au moins

30 minutes

allergie à l’un des composants du médicament

faible taux de calcium sanguin.

maladie rénale GRAVE (dans le doute, consultez votre

médecin).

L’INGRÉDIENT MÉDICINAL

Alendronate sodique

Ingrédients non médicinaux :

Stéarate de magnésium, mannitol et cellulose microcristalline.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

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Formes pharmaceutiques offertes :

Comprimés, 5 mg et 10 mg

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Avant de prendre APO-ALENDRONATE, avisez votre

médecin ou votre pharmacien en cas de :

AVANT de prendre FOSAMAX

®

, avisez votre

médecin ou votre pharmacien si vous :

avez un cancer, une maladie des gencives, si votre

hygiène buccale n’est pas adéquate ou si vous êtes

diabétique.

recevez une chimiothérapie ou une

radiothérapie.

prenez des corticostéroïdes ou des

immunosuppresseurs.

prenez des inhibiteurs de l’angiogenèse; ce

sont des médicaments qui ralentissent la

croissance de nouveaux vaisseaux sanguins et qui

sont surtout utilisés pour traiter le cancer (p. ex.,

bévacizumab).

fumez ou avez déjà fumé.

consommez beaucoup d’alcool.

Si l’une des situations mentionnées ci-dessus s’applique à

votre cas, passez un examen dentaire avant de commencer

votre traitement avec APO-ALENDRONATE.

avez ou avez déjà eu problèmes médicaux,

notamment une maladie renalé.

avez ou avez déjà eu des problèmes

dentaires.

souffrez d’allergies.

avez de la difficulté à avaler ou êtes atteint de

troubles digestifs.

Votre médecin pourrait vérifier si vous : ·

fumez; ·

avez ou avez eu une affection des dents ou des

gencives; ·

portez des dentiers qui sont mal ajustés;

présentez d’autres maladies concomitantes,

comme un faible nombre de globules rouges

(anémie), ou si votre sang ne peut coaguler

normalement (formation de caillots).

Avisez toujours votre médecin de tous les médicaments que

vous prenez ou projetez de prendre, y compris les produits en

vente libre.

Consultez votre médecin si :

vous

ressentez

douleur

oreilles

observez

qu’un

liquide

s’en

écoule

lors

traitement avec APO-ALENDRONATE, car ces

signes pourraient indiquer une atteinte de la

structure osseuse de l’oreille.

Grossesse et allaitement

Ne prenez pas APO-ALENDRONATE si vous êtes enceinte ou

si vous allaitez.

Pédiatrie

APO-ALENDRONATE n’est pas indiqué chez les enfants de

moins de 18 ans.

Gériatrie

APO-ALENDRONATE est aussi efficace et bien toléré après

65 ans que chez les patients plus jeunes.

Conduite automobile et utilisation de machines pendant un

traitement par APO-ALENDRONATE?

Certains des effets secondaires rapportés avec APO-

ALENDRONATE pourraient affecter la conduite automobile

ou l’utilisation de machines. Les réactions individuelles à APO-

ALENDRONATE varient (voir RÉACTIONS

INDÉSIRABLES ET COMMENT RÉAGIR).

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Les suppléments de calcium, les antiacides et d’autres

médicaments administrés par la bouche, pris en même temps

qu’APO-ALENDRONATE, nuisent à son absorption. Il faut

donc attendre au moins une demi-heure après voir pris APO-

ALENDRONATE avant de prendre un autre médicament par la

bouche.

BON USAGE DU MÉDICAMENT

DOSE HABITUELLE

Comment prendre APO-ALENDRONATE?

Pour profiter au mieux des avantages d’APO-

ALENDRONATE, voici ce que vous devez faire :

Dès le lever, avant de prendre tout aliment liquide ou

solide, ou tout autre médicament, avalez un comprimé

APO-ALENDRONATE avec un grand verre (200 à

250 ml) d'eau ordinaire uniquement.

- Pas d’eau minérale

- Pas de café ni de thé

- Pas de jus

Les effets de « l’eau dure » sur l’absorption d'APO-

ALENDRONATE n’ont pas été évalués, mais cette eau

pourrait réduire l’absorption du médicament à cause de sa

teneur élevée en minéraux. Si votre eau est « dure »,

pensez à prendre le médicament avec de l’eau distillée

(mais PAS avec de l’eau minérale).

Il NE faut ni croquer ni sucer les comprimés d’APO-

ALENDRONATE.

Après avoir pris le comprimé d’APO-

ALENDRONATE, ne vous allongez pas -- tenez vous

bien droit (assis, debout, en marchant) -- au moins 30

minutes ET jusqu’à ce que vous ayez pris le premier

repas de la journée.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 46 de 57

Ne prenez APO-ALENDRONATE ni au coucher, ni

avant de vous lever.

Ces précautions accélèrent le passage du médicament vers

l’estomac, ce qui diminue le risque d’irritation de

l’œsophage (tuyau reliant la bouche à l’estomac).

Après avoir pris le comprimé d’APO-

ALENDRONATE, attendez au moins 30 minutes avant

de prendre tout aliment solide ou liquide, ou tout autre

médicament, dont les antiacides, les suppléments de

calcium et les vitamines. Il faut prendre APO-

ALENDRONATE sur un estomac vide pour qu’il soit

efficace.

En cas de difficulté ou de douleur en avalant, de

douleurs à la poitrine, ou de brûlures d’estomac

nouvelles ou qui s’aggravent, cessez immédiatement de

prendre APO-ALENDRONATE et communiquez avec

votre médecin.

Prenez un comprimé d’APO-ALENDRONATE une fois

par jour, tous les jours.

Vous devez continuer à prendre APO-ALENDRONATE

aussi longtemps que votre médecin l’a prescrit. APO-

ALENDRONATE ne peut prévenir ou traiter

l’ostéoporose que si vous le prenez de façon continue.

Le calcium et la vitamine D comptent également beaucoup dans

la solidité des os. Votre médecin pourra vous demander d’en

prendre durant votre traitement par APO-ALENDRONATE.

Il est important de prendre APO-ALENDRONATE à long

terme pour prévenir la perte osseuse et aider à reconstruire l’os

détruit. Il faut donc appliquer rigoureusement les instructions

de votre médecin sur la prise d’APO-ALENDRONATE, sans

sauter de dose ni changer la façon de le prendre. Vous devez

également continuer à appliquer les instructions de votre

médecin sur le plan du mode de vie.

DOSE EXCESSIVE

Si vous prenez trop de comprimés, buvez un grand verre de

lait et contactez immédiatement votre médecin. Ne

provoquez pas de vomissements. Ne vous allongez pas.

DOSE OUBLIÉE

Prenez APO-ALENDRONATE une fois par jour tel que

prescrit. Cependant, si vous oubliez une dose, ne prenez pas

une dose supplémentaire. Revenez à l’horaire habituel, soit un

comprimé, une fois par jour.

RÉACTIONS INDÉSIRABLES ET COMMENT RÉAGIR

APO-ALENDRONATE peut provoquer des réactions

inattendues ou indésirables.

Troubles digestifs, y compris des nausées,

des vomissements, de la diarrhée ou de la

constipation.

Troubles de l’œsophage (le tube qui relie la

bouche à l’estomac), y compris une

irritation, laquelle peut causer des douleurs

à la poitrine, des brûlures d’estomac, ou

encore une difficulté à avaler ou des douleurs

lorsque vous avalez. Ces réactions risquent

davantage de survenir si vous ne prenez pas

la quantité d’eau recommandée avec

FOSAMAX

, ou encore si vous vous

allongez dans les

30 minutes qui suivent la prise du

médicament ou avant d’avoir pris le premier

repas de la journée. Les réactions au niveau de

l’œsophage peuvent s’aggraver si vous

continuez de prendre FOSAMAX

malgré

l’apparition de symptômes évoquant une

irritation de l’œsophage.

Douleurs aux os, aux muscles ou aux

articulations.

Enflure aux articulations ou enflure des

mains ou des jambes.

Symptômes transitoires ressemblant à ceux

de la grippe (accompagnés de fièvre dans de

rares cas).

Éruption cutanée qui peut être aggravée par

la lumière du soleil, perte de cheveux.

Étourdissements, vertiges (sensation de

rotation) ou altération du goût.

Symptômes de faible taux de calcium dans le

sang (p. ex., engourdissements ou picotements

autour de la bouche ou dans les mains ou les

pieds; spasmes musculaires au niveau du

visage, des mains ou des pieds).

Des ulcères buccaux ont été notés chez des

patients qui avaient croqué les comprimés ou

les avaient laissés se dissoudre dans la bouche.

Informez votre médecin ou votre pharmacien si

l’un des effets secondaires ci-dessus devient sévère.

En case de surdosage, communiquez immédiatement avec

un professionnel de la santé, le service des urgences d’un

hôpital ou le centre antipoison le plus proche, même en

l'absence de symptômes.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 47 de 57

RÉACTIONS INDÉSIRABLES GRAVES, FRÉQUENCE ET

COMMENT RÉAGIR

Symptôme / effet

Consultez

votre médecin

ou votre

pharmacien

Cessez le

médicame

nt et

appelez

votre

médecin

ou votre

pharmacie

n

Cas

graves

Tous

les

cas

Non fréquents

Des réactions allergiques, telles

– urticaire

– enflure du visage, des lèvres,

de la langue ou de la gorge

– difficulté à respirer ou à avaler

Douleurs aux os, aux

articulations et/ou aux muscles

Douleur nouvelle ou

inhabituelle à la hanche ou à la

cuisse

Ulcères oesophagiens causant :

– douleurs à la poitrine

– brûlures d’estomac

– difficulté à avaler ou des

douleurs

lorsque vous avalez

Ulcères d’estomac ou tout autre

ulcère gastroduodénal, parfois

associés à la présence de selles

noirâtres ou contenant du sang

Troubles au niveau des

mâchoires associés à un retard

de guérison ou à une infection,

survenant souvent à la suite de

l’extraction d’une dent

Inflammation oculaire associée

à une douleur oculaire, une

rougeur oculaire, une sensibilité

à la lumière ou une baisse de la

vision

Réaction cutanée grave

Symptômes d’hypocalcémie :

– engourdissements ou

picotements autour de la

bouche ou dans les mains ou

les pieds

– spasmes musculaires au

niveau du visage, des mains

ou des pieds

Rares

Mal d’oreille persistant

La présente liste d'effets indésirables est incomplète. En cas

d'effet inattendu durant la prise d'APO-ALENDRONATE,

contactez votre médecin ou votre pharmacien

Signalement des effets secondaires

Vous pouvez contribuer à l'amélioration de l'utilisation

sécuritaire des produits de santé pour les Canadiens en

signalant tout effet secondaire grave ou imprévu à Santé

Canada. Votre déclaration peut nous permettre d'identifier des

nouveaux effets secondaires et de changer les renseignements

liés à l'innocuité des produits.

3 façons de signaler :

Faire une déclaration en ligne au MedEffet

(https://www.canada.ca/fr/sante-

canada/services/medicaments-produits-sante/medeffet-

canada/declaration-effets-indesirables.html);

Téléphoner au numéro sans frais 1-866-234-2345; ou

Envoyer un formulaire de déclaration des effets secondaires

du consommateur par télécopiers ou par la poste :

Numéro de télécopier sans frais 1-866-678-6789

Adresse postale : Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indices de l'adresse : 1908C

Ottawa (Ontario)

K1A 0K9

Des étiquettes d'adresse prépayées et le formulaire sont

disponibles au MedEffet (https://www.canada.ca/fr/sante-

canada/services/medicaments-produits-sante/medeffet-

canada/declaration-effets-indesirables.html).

REMARQUE : Consultez votre professionnel de la santé si vous

avez besoin de renseignements sur le traitement des effets

secondaires. Le Programme Canada Vigilance ne donne pas de

conseils médicaux.

RANGEMENT DU MÉDICAMENT

Rangez APO-ALENDRONATE à température ambiante 15

– 30

Ne prenez pas ce médicament après le mois et l’année qui

suivent l’inscription EXP (date de péremption) sur l’emballage.

Rangez APO-ALENDRONATE et tout autre médicament

hors de portée des enfants.

POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS

Comment obtenir de plus amples renseignements sur APO-

ALENDRONATE et l’ostéoporose?

Vous pouvez obtenir des renseignements supplémentaires de

votre médecin ou de votre pharmacien, qui possèdent plus

d’informations sur APO-ALENDRONATE et l’ostéoporose.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 48 de 57

On peut se procurer la présente notice ainsi que la monographie

de produit complète, préparée à l'intention des professionnels

de la santé, en communiquant avec DISpedia, le Service

d'information sur les médicaments d'Apotex, au 1-800-667-

4708. On peut également se procurer la notice au

http://www.apotex.ca/products

La présente notice a été préparée par Apotex Inc., Toronto,

Ontario, M9L 1T9.

Date de révision : 15 Novembre 2017

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 49 de 57

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LES

CONSOMMATEURS

Pr

APO-ALENDRONATE

Comprimés

d’alendronate monosodique

Norme Apotex

Dose de 40 mg par jour

La présente notice est la troisième et dernière partie de la

monographie du produit APO-ALENDRONATE publiée

lorsque le médicament a été approuvé pour la vente au

Canada. Elle est expressément destinée aux consommateurs.

La notice est un résumé qui ne donne pas tous les

renseignements sur le produit APO-ALENDRONATE.

Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour toute

question sur le médicament.

Veuillez lire attentivement la notice avant de commencer à

prendre APO-ALENDRONATE et chaque fois que vous

renouvelez votre ordonnance.

AU SUJET DU MÉDICAMENT

Indications :

APO-ALENDRONATE est une marque de commerce

d’alendronate sodique, médicament disponible uniquement sur

ordonnance du médecin. L’alendronate sodique fait partie des

biphosphonates, famille de médicaments non hormonaux.

Votre médecin vous a prescrit APO-ALENDRONATE parce que

vous êtes atteint de la maladie de Paget des os.

Mode d’action :

Comment l’os normal se maintient-il en santé?

Le tissu osseux se renouvelle constamment dans l’ensemble du

squelette. L’os ancien est d’abord dissous (résorption), puis de

l’os nouveau se dépose (formation). L’équilibre entre la

résorption et la formation maintient la santé et la solidité de l’os.

Qu’est-ce que la maladie de Paget des os?

Dans la maladie de Paget des os, la résorption et la formation

osseuses augmentent anormalement, ce qui affaiblit les os et peut

provoquer douleurs, déformations ou fractures.

Comment peut-on traiter la maladie de Paget des os?

Votre médecin vous a prescrit APO-ALENDRONATE pour

traiter cette maladie. APO-ALENDRONATE ralentit la

résorption osseuse, permettant aux cellules spécialisées de

reconstruire de l’os normal.

Contre-indications :

Ne prenez pas APO-ALENDRONATE en cas de :

troubles de l’oesophage (tuyau reliant la bouche à l’estomac).

incapacité de rester debout ou assis, le dos droit, au moins 30

minutes.

allergie à l’un des composants du médicament.

faible taux de calcium sanguin.

maladie rénale GRAVE (dans le doute, consultez votre

médecin).

Ingrédient médicinal :

Alendronate sodique

Ingrédients non médicinaux :

Stéarate de magnésium, mannitol et cellulose microcristalline.

Formes pharmaceutiques offertes :

Comprimés, 40 mg

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

AVANT de prendre FOSAMAX

®

, avisez votre médecin

ou votre pharmacien si vous :

avez un cancer, une maladie des gencives, si votre

hygiène buccale n’est pas adéquate ou si vous êtes

diabétique.

recevez une chimiothérapie ou une

radiothérapie.

prenez des corticostéroïdes ou des

immunosuppresseurs.

prenez des inhibiteurs de l’angiogenèse; ce

sont des médicaments qui ralentissent la croissance

de nouveaux vaisseaux sanguins et qui sont surtout

utilisés pour traiter le cancer (p. ex., bévacizumab).

fumez ou avez déjà fumé.

consommez beaucoup d’alcool.

Si l’une des situations mentionnées ci-dessus s’applique à

votre cas, passez un examen dentaire avant de commencer

votre traitement avec APO-ALENDRONATE.

avez ou avez déjà eu problèmes médicaux,

notamment une maladie renalé.

avez ou avez déjà eu des problèmes

dentaires.

souffrez d’allergies.

avez de la difficulté à avaler ou êtes atteint de

troubles digestifs.

Votre médecin pourrait vérifier si vous : ·

fumez; ·

avez ou avez eu une affection des dents ou des

gencives; ·

portez des dentiers qui sont mal ajustés;

présentez d’autres maladies concomitantes,

comme un faible nombre de globules rouges

(anémie), ou si votre sang ne peut coaguler

normalement (formation de caillots).

Avisez toujours votre médecin de tous les médicaments que vous

prenez ou projetez de prendre, y compris les produits en vente

libre.

Grossesse et allaitement

Ne prenez pas APO-ALENDRONATE si vous êtes enceinte ou si

vous allaitez.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 50 de 57

Pédiatrie

APO-ALENDRONATE n’est pas indiqué chez les enfants de

moins de 18 ans.

Gériatrie

APO-ALENDRONATE est aussi efficace et bien toléré après 65

ans que chez les patients plus jeunes.

Conduite automobile et utilisation de machines pendant un

traitement par APO-ALENDRONATE

Certains des effets secondaires rapportés avec APO-

ALENDRONATE pourraient affecter la conduite automobile ou

l’utilisation de machines. Les réactions individuelles à APO-

ALENDRONATE varient (voir RÉACTIONS INDÉSIRABLES

ET COMMENT RÉAGIR).

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

La prise d’aspirine (AAS) et d'APO-ALENDRONATE à 40 mg

augmente le risque de malaise d’estomac. Si vous prenez de

l’aspirine, parlez-en à votre médecin.

Les suppléments de calcium, les antiacides et d’autres

médicaments administrés par la bouche, pris en même temps

qu’APO-ALENDRONATE, nuisent à son absorption. Il faut

donc attendre au moins une demi-heure après voir pris APO-

ALENDRONATE avant de prendre un autre médicament par la

bouche.

BON USAGE DU MÉDICAMENT

Posologie usuelle :

Comment prendre APO-ALENDRONATE?

Pour profiter au mieux des avantages d’APO-ALENDRONATE,

voici ce que vous devez faire :

Dès le lever, avant de prendre tout aliment liquide ou

solide, ou tout autre médicament, avalez un comprimé

APO-ALENDRONATE avec un grand verre (200 à

250 ml) d'eau ordinaire uniquement.

- Pas d’eau minérale

- Pas de café ni de thé

- Pas de jus

Les effets de « l’eau dure » sur l’absorption d'APO-

ALENDRONATE n’ont pas été évalués, mais cette eau

pourrait réduire l’absorption du médicament à cause de sa

teneur élevée en minéraux. Si votre eau est « dure », pensez

à prendre le médicament avec de l’eau distillée (mais PAS

avec de l’eau minérale).

Il ne faut ni croquer ni sucer les comprimés APO-

ALENDRONATE.

Après avoir pris le comprimé d’APO-ALENDRONATE,

ne vous allongez pas -- tenez vous bien droit (assis,

debout, en marchant) -- au moins 30 minutes ET jusqu’à

ce que vous ayez pris le premier repas de la journée.

Ne prenez APO-ALENDRONATE ni au coucher, ni

avant de vous lever.

Ces précautions accélèrent le passage du médicament vers

l’estomac, ce qui diminue le risque d’irritation de

l’oesophage (tuyau reliant la bouche à l’estomac).

Après avoir pris le comprimé d’APO-ALENDRONATE,

attendez au moins 30 minutes avant de prendre tout

aliment solide ou liquide, ou tout autre médicament, dont

les antiacides, les suppléments de calcium et les vitamines.

Il faut prendre APO-ALENDRONATE sur un estomac vide

pour qu’il soit efficace.

En cas de difficulté ou de douleur en avalant, de

douleurs à la poitrine, ou de brûlures d’estomac

nouvelles ou qui s’aggravent, cessez immédiatement de

prendre APO-ALENDRONATE et communiquez avec

votre médecin.

Prenez un comprimé d’APO-ALENDRONATE une fois par

jour, tous les jours.

Vous devez continuer à prendre APO-ALENDRONATE

aussi longtemps que votre médecin l’a prescrit.

Le calcium et la vitamine D comptent également beaucoup dans

la solidité des os. Votre médecin pourra vous demander d’en

prendre durant votre traitement par APO-ALENDRONATE.

Surdosage :

Si vous prenez trop de comprimés, buvez un grand verre de

lait et contactez immédiatement votre médecin. Ne

provoquez pas de vomissements. Ne vous allongez pas.

En cas de surdosage soupçonné, contactez le centre

antipoison le plus proche.

Dose manquée :

Prenez APO-ALENDRONATE une fois par jour tel que prescrit.

Cependant, si vous oubliez une dose, ne prenez pas une dose

supplémentaire. Revenez à l’horaire habituel, soit un comprimé,

une fois par jour.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 51 de 57

RÉACTIONS INDÉSIRABLES ET COMMENT RÉAGIR

La plupart des patients n’ont pas d’effets secondaires en prenant

APO-ALENDRONATE; toutefois, comme tout autre

médicament, APO-ALENDRONATE peut provoquer des

réactions inattendues ou indésirables. Les effets secondaires sont

généralement légers. Certains patients peuvent présenter des

troubles digestifs (nausées, vomissements, selles noires ou

contenant du sang), parfois graves, notamment l’irritation ou

l’ulcération de l’œsophage (tuyau reliant la bouche à l’estomac)

qui peuvent causer douleurs à la poitrine, brûlures d’estomac,

difficulté à avaler ou douleurs en avalant. Le risque de telles

réactions augmente si vous ne prenez pas un grand verre d’eau

avec APO-ALENDRONATE, et/ou si vous vous allongez moins

de 30 minutes après la prise du médicament ou avant d’avoir pris

le premier repas de la journée. Les réactions oesophagiennes

peuvent s’aggraver si vous continuez de prendre APO-

ALENDRONATE après l’apparition de symptômes suggérant

une irritation de l’oesophage.

Certains patients peuvent ressentir des douleurs, rarement

intenses, aux os, aux muscles et/ou aux articulations; en cas de

douleurs intenses, les patients doivent contacter leur médecin. La

plupart des patients sont soulagés par l’arrêt du traitement. De

rares patients pourront présenter un gonflement des articulations,

des mains ou des jambes. On a rapporté des symptômes de type

grippal (rarement avec fièvre), généralement en début de

traitement. De rares patients prenant APO-ALENDRONATE

présenteront des démangeaisons ou une douleur oculaire, ou une

éruption cutanée, parfois aggravée par la lumière du soleil. On a

rapporté une perte de cheveux, et de rares cas de réactions

cutanées graves. Des réactions allergiques, comme l’urticaire ou,

plus rarement, un gonflement du visage, des lèvres, de la langue

ou de la gorge, pouvant causer une difficulté à respirer ou à

avaler, peuvent également se produire. Certains patients peuvent

ressentir étourdissements, vertiges (« ça tourne ») ou perturbation

du goût. Rarement, des symptômes de faible taux de calcium

peuvent survenir (p. ex. : engourdissements ou picotements

autour de la bouche ou dans les mains ou les pieds, spasmes

musculaires au visage, aux mains ou aux pieds). De rares cas

d’ulcères gastriques ou autres ulcères peptiques, parfois graves,

sont survenus. On a rapporté des ulcères buccaux lorsque le

comprimé avait été mastiqué ou dissous dans la bouche.

De rares patients ont présenté un problème à la mâchoire, lié à un

retard de guérison et à de l’infection, généralement après

extraction d’une dent.

On a rapporté de rares cas de fractures d’un segment particulier

du fémur (os de la cuisse). En cas de douleur nouvelle ou

inhabituelle dans la hanche ou la cuisse, contactez votre médecin.

Avisez votre médecin de tout problème médical pouvant être lié à

la prise d'APO-ALENDRONATE, même si la liste qui précède

n’en fait pas mention.

RÉACTIONS INDÉSIRABLES GRAVES, FRÉQUENCE

ET COMMENT RÉAGIR

Symptôme / effet

Consultez

votre médecin

ou votre

pharmacien

Cessez de

prendre le

médicament

et appelez

Cas

graves

Tous

les

cas

votre

médecin ou

votre

pharmacien

Peu

fréquents

Réactions

allergiques,

telles que :

- urticaire

- gonflement du

visage, des

lèvres, de la

langue et/ou la

gorge

- difficulté à

respirer ou

avaler

Douleurs aux os,

aux articulations

et/ou aux

muscles

Douleur

nouvelle ou

inhabituelle à la

hanche ou à la

cuisse

Troubles

digestifs

causant :

douleurs à la

poitrine

brûlures

d’estomac

difficulté ou

douleur en

avalant

selles noires

ou contenant

du sang

Ulcères de

l’œsophage, de

l’estomac, ou

tout autre ulcère

peptique

Problème de

mâchoire

associé à un

retard de

guérison ou à de

l’infection

(souvent après

extraction d’une

dent)

Douleur oculaire

grave

Réaction

cutanée grave

Symptômes de

faible taux de

calcium :

engourdis-

sements ou

picotements

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 52 de 57

autour de la

bouche, aux

mains ou aux

pieds

spasmes

musculaires

au visage, aux

mains ou aux

pieds

La présente liste d'effets indésirables est incomplète. En cas

d'effet inattendu durant la prise d'APO-ALENDRONATE,

contactez votre médecin ou votre pharmacien.

RANGEMENT DU MÉDICAMENT

Rangez APO-ALENDRONATE à température ambiante 15

C et

C .

Ne prenez pas ce médicament après le mois et l’année qui suivent

l’inscription EXP (date de péremption) sur l’emballage.

Gardez APO-ALENDRONATE et tout autre médicament

hors de la portée des enfants.

DÉCLARATION DES EFFETS SECONDAIRES

SOUPÇONNÉS

Vous pouvez déclarer les effets indésirables soupçonnés associés

à l’utilisation des produits de santé au Programme Canada

Vigilance de l’une des trois façons suivantes :

Faire une déclaration en ligne au MedEffet

https://www.canada.ca/fr/sante-

canada/services/medicaments-produits-sante/medeffet-

canada/declaration-effets-indesirables.html

Par téléphone sans frais au 1-866-234-2345

En remplissant un formulaire de déclaration de

Canada Vigilance puis en l’envoyant :

- Par télécopieur sans frais au 1-866-678-6789 ou

- Par la poste au :

Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indice d’adresse 1908C

Ottawa (Ontario) KIA OK9

Les étiquettes affranchies, le formulaire de déclaration de Canada

Vigilance ainsi que les lignes directrices concernant la

déclaration d’effets indésirables sont disponibles sur le site Web

de MedEffet

Canada, à l’adresse :

https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-

produits-sante/medeffet-canada/declaration-effets-

indesirables.html.

REMARQUE : Pour obtenir des renseignements relatifs à la

gestion des effets secondaires, veuillez communiquer avec votre

professionnel de la santé. Le Programme Canada Vigilance ne

fournit pas de conseils médicaux.

POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS

Comment obtenir de plus amples renseignements sur APO-

ALENDRONATE et la maladie de Paget des os?

Vous pouvez obtenir des renseignements supplémentaires de

votre médecin ou de votre pharmacien, qui possèdent plus

d’informations sur APO-ALENDRONATE et la maladie de

Paget des os.

On peut se procurer la présente notice ainsi que la monographie

de produit complète, préparée à l'intention des professionnels de

la santé, en communiquant avec DISpedia, le Service

d'information sur les médicaments d'Apotex, au 1-800-667-4708.

On peut également se procurer la notice au

http://www.apotex.ca/products

La présente notice a été préparée par Apotex Inc., Toronto,

Ontario, M9L 1T9.

Date de révision : 15 Novembre 2017

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 53 de 57

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR

LESCONSOMMATEURS

Pr

APO-ALENDRONATE

Comprimés

d’alendronate monosodique

Norme Apotex

Dose de 70 mg une fois par semaine

OSTÉOPOROSE

La présente notice est la troisième et dernière partie de la

monographie du produit APO-ALENDRONATE publiée

lorsque le médicament a été approuvé pour la vente au

Canada. Elle est expressément destinée aux consommateurs.

La notice est un résumé qui ne donne pas tous les

renseignements sur le produit APO-ALENDRONATE.

Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour toute

question sur le médicament.

Veuillez lire attentivement la notice avant de commencer à

prendre APO-ALENDRONATE et chaque fois que vous

renouvelez votre ordonnance.

AU SUJET DU MÉDICAMENT

Indications :

APO-ALENDRONATE est une marque de commerce

d’alendronate sodique, médicament disponible uniquement sur

ordonnance du médecin. L’alendronate sodique fait partie des

biphosphonates, famille de médicaments non hormonaux.

Votre médecin vous a prescrit APO-ALENDRONATE parce que

vous êtes atteint d’ostéoporose. APO-ALENDRONATE aide à

reconstruire l’os, ce qui contribue à prévenir les fractures.

Étant donné qu’on ignore la durée de traitement par APO-

ALENDRONATE dans l’ostéoporose, il est conseillé de discuter

périodiquement avec votre médecin de la nécessité de poursuivre

le traitement par ce médicament et de voir si APO-

ALENDRONATE convient toujours dans votre cas.

Mode d’action :

Comment l’os normal se maintient-il en santé?

Le tissu osseux se renouvelle constamment dans l’ensemble du

squelette. L’os ancien est d’abord dissous (résorption), puis de

l’os nouveau se dépose (formation). L’équilibre entre la

résorption et la formation maintient la santé et la solidité de l’os.

Qu’est-ce que l’ostéoporose? Pourquoi la prévenir et la

traiter?

L’ostéoporose est un amincissement et un affaiblissement de l’os.

Elle survient fréquemment chez la femme après la ménopause,

mais peut également survenir chez l’homme.

L’ostéoporose apparaît généralement chez la femme plusieurs

années après la ménopause. La ménopause commence lorsque les

ovaires arrêtent de produire des œstrogènes (hormones sexuelles

féminines), ou lorsqu’ils sont enlevés, lors d’une hystérectomie

(ablation de l’utérus) par exemple. Plus la ménopause arrive tôt,

plus le risque d’ostéoporose augmente. Chez l’homme,

l’ostéoporose peut survenir pour différentes raisons : âge avancé,

faible taux de testostérone (hormone sexuelle mâle). Dans tous

les cas, la résorption de l’os est plus rapide que sa formation, ce

qui produit une perte osseuse rendant les os fragiles. Pour

préserver la santé du squelette, il faut donc entretenir la masse

osseuse et empêcher la perte osseuse de se poursuivre.

L’ostéoporose débutante ne cause généralement pas de

symptômes. Toutefois, non traitée, elle peut finir par causer des

fractures. Ces fractures sont généralement douloureuses, mais les

fractures des vertèbres peuvent passer inaperçues jusqu’à ce que

la taille de la personne diminue. Les fractures peuvent survenir au

cours d’activités quotidiennes ordinaires (p. ex. : soulever des

objets) ou après un accident mineur qui ne briserait pas un os

normal. Les fractures, habituellement à la hanche, aux vertèbres

ou au poignet, peuvent non seulement causer de la douleur, mais

aussi déclencher déformation et une invalidité (p. ex. : dos voûté

par arrondissement de la colonne vertébrale; une perte de

mobilité).

Comment peut-on traiter l’ostéoporose?

Le médecin vous a prescrit APO-ALENDRONATE pour

prévenir ou pour traiter l’ostéoporose. Non seulement APO-

ALENDRONATE peut prévenir la perte osseuse, mais le

médicament contribue à remplacer l’os détruit et à diminuer le

risque de fracture. APO-ALENDRONATE peut donc prévenir

l’ostéoporose ou renverser sa progression.

Votre médecin vous conseillera peut-être également de modifier

votre mode de vie :

Cesser de fumer. Le tabagisme, qui semble accélérer la perte

osseuse, pourrait augmenter le risque de fracture.

Faire de l’exercice. Les os, comme les muscles, ont besoin

d’exercice pour demeurer solides et en bonne santé. Consultez

votre médecin avant de commencer un programme d’exercice.

Avoir une alimentation équilibrée. Votre médecin vous dira si

vous devriez changer de régime ou prendre des suppléments.

Contre-indications :

Ne prenez pas APO-ALENDRONATE en cas de :

troubles de l’œsophage (tuyau reliant la bouche à l’estomac)

incapacité de rester debout ou assis, le dos droit, au moins 30

minutes.

allergie à l’un des composants du médicament

faible taux de calcium sanguin.

maladie rénale GRAVE (dans le doute, contactez votre

médecin.

Ingrédient médicinal :

Alendronate sodique

Ingrédients non médicinaux :

Stéarate de magnésium, mannitol et cellulose microcristalline.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

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Formes pharmaceutiques offertes :

Comprimés, 70 mg

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

AVANT de prendre FOSAMAX

®

, avisez votre médecin

ou votre pharmacien si vous :

avez un cancer, une maladie des gencives, si votre

hygiène buccale n’est pas adéquate ou si vous êtes

diabétique.

recevez une chimiothérapie ou une

radiothérapie.

prenez des corticostéroïdes ou des

immunosuppresseurs.

prenez des inhibiteurs de l’angiogenèse; ce

sont des médicaments qui ralentissent la croissance

de nouveaux vaisseaux sanguins et qui sont surtout

utilisés pour traiter le cancer (p. ex., bévacizumab).

fumez ou avez déjà fumé.

consommez beaucoup d’alcool.

Si l’une des situations mentionnées ci-dessus s’applique à

votre cas, passez un examen dentaire avant de commencer

votre traitement avec APO-ALENDRONATE.

avez ou avez déjà eu problèmes médicaux,

notamment une maladie renalé.

avez ou avez déjà eu des problèmes

dentaires.

souffrez d’allergies.

avez de la difficulté à avaler ou êtes atteint de

troubles digestifs.

Votre médecin pourrait vérifier si vous : ·

fumez; ·

avez ou avez eu une affection des dents ou des

gencives; ·

portez des dentiers qui sont mal ajustés;

présentez d’autres maladies concomitantes,

comme un faible nombre de globules rouges

(anémie), ou si votre sang ne peut coaguler

normalement (formation de caillots).

Avisez toujours votre médecin de tous les médicaments que vous

prenez ou projetez de prendre, y compris les produits en vente

libre.

Grossesse et allaitement

Ne prenez pas APO-ALENDRONATE si vous êtes enceinte ou si

vous allaitez.

Pédiatrie

APO-ALENDRONATE n’est pas indiqué chez les enfants de

moins de 18 ans.

Gériatrie

APO-ALENDRONATE est aussi efficace et bien toléré après 65

ans que chez les patients plus jeunes.

Conduite automobile et utilisation de machines pendant un

traitement par APO-ALENDRONATE

Certains des effets secondaires rapportés avec APO-

ALENDRONATE pourraient affecter la conduite automobile ou

l’utilisation de machines. Les réactions individuelles à APO-

ALENDRONATE varient (voir RÉACTIONS INDÉSIRABLES

ET COMMENT RÉAGIR).

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Les suppléments de calcium, les antiacides et d’autres

médicaments administrés par la bouche, pris en même temps

qu’APO-ALENDRONATE, nuisent à son absorption. Il faut

donc attendre au moins une demi-heure après voir pris APO-

ALENDRONATE avant de prendre un autre médicament par la

bouche.

BON USAGE DU MÉDICAMENT

Posologie usuelle :

Comment prendre APO-ALENDRONATE une fois par

semaine?

Votre médecin vous a prescrit APO-ALENDRONATE une fois

par semaine sous forme de comprimé.

Pour profiter au mieux des avantages d’APO-ALENDRONATE,

voici ce que vous devez faire :

Choisissez le jour de la semaine qui vous convient le

mieux. Chaque semaine, prenez un comprimé d’APO-

ALENDRONATE au jour choisi.

Dès le lever, avant de prendre tout aliment liquide ou

solide, ou tout autre médicament, avalez un comprimé

APO-ALENDRONATE avec de l'eau ordinaire

uniquement, de la manière suivante :

Comprimés : Prenez un comprimé avec un grand verre (200

à 250 ml) d’eau ordinaire.

Ne prenez pas APO-ALENDRONATE avec :

- de l’eau minérale

- du café ni du thé

- du jus

Les effets de « l’eau dure » sur l’absorption d'APO-

ALENDRONATE n’ont pas été évalués, mais cette eau

pourrait réduire l’absorption du médicament à cause de sa

teneur élevée en minéraux. Si votre eau est « dure », pensez

à prendre le médicament avec de l’eau distillée (mais PAS

avec de l’eau minérale).

Il ne faut ni croquer ni sucer les comprimés APO-

ALENDRONATE.

Après avoir pris le comprimé APO-ALENDRONATE,

ne vous allongez pas -- tenez vous bien droit (assis,

debout, en marchant) -- au moins 30 minutes ET jusqu’à

ce que vous ayez pris le premier repas de la journée.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

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Ne prenez APO-ALENDRONATE ni au coucher, ni

avant de vous lever.

Ces précautions accélèrent le passage du médicament vers

l’estomac, ce qui diminue le risque d’irritation de

l’oesophage (tuyau reliant la bouche à l’estomac).

Après avoir pris le comprimé d’APO-ALENDRONATE,

attendez au moins 30 minutes avant de prendre tout

aliment solide ou liquide, ou tout autre médicament, dont

les antiacides, les suppléments de calcium et les vitamines.

Il faut prendre APO-ALENDRONATE l’estomac vide pour

qu’il soit efficace.

En cas de difficulté ou de douleur en avalant, de

douleurs à la poitrine, ou de brûlures d’estomac

nouvelles ou qui s’aggravent, cessez immédiatement de

prendre APO-ALENDRONATE et communiquez avec

votre médecin.

Si vous oubliez une dose, prenez-la au lever, après vous être

rendu compte de votre oubli. Ne prenez jamais deux doses le

même jour. Puis, revenez à l’horaire habituel d’un comprimé

par semaine, au jour choisi par vous.

Vous devez continuer à prendre APO-ALENDRONATE

aussi longtemps que votre médecin l’a prescrit. APO-

ALENDRONATE ne peut prévenir ou traiter l’ostéoporose

que si vous le prenez de façon continue.

Le calcium et la vitamine D jouent également un rôle important

dans la solidité des os. Votre médecin peut vous demander de

prendre du calcium et de la vitamine D lors de votre traitement

avec APO-ALENDRONATE.

Pourquoi faut-il prendre APO-ALENDRONATE de façon

continue?

Il est important de prendre APO-ALENDRONATE à long terme

pour aider à reconstruire l’os détruit. Il faut donc appliquer

rigoureusement les instructions de votre médecin sur la prise

d’APO-ALENDRONATE, sans sauter de dose ni changer la

façon de le prendre. Vous devez également continuer à appliquer

les instructions de votre médecin sur le plan du mode de vie.

Surdosage :

Si vous prenez trop de comprimés, buvez un grand verre de

lait et contactez immédiatement votre médecin. Ne

provoquez pas de vomissements. Ne vous allongez pas.

En cas de surdosage soupçonné, contactez le centre

antipoison le plus proche.

Dose manquée :

Si vous oubliez une dose, prenez-la au lever, après vous être

rendu compte de votre oubli. Ne prenez jamais deux doses le

même jour. Puis, revenez à l’horaire habituel d’un comprimé par

semaine, au jour choisi par vous.

RÉACTIONS INDÉSIRABLES ET COMMENT RÉAGIR

La plupart des patients n’ont pas d’effets secondaires en prenant

APO-ALENDRONATE; toutefois, comme tout autre

médicament, APO-ALENDRONATE peut provoquer des

réactions inattendues ou indésirables.

Les effets secondaires sont généralement légers. Certains patients

peuvent présenter des troubles digestifs (nausées, vomissements,

selles noires ou contenant du sang), parfois graves, notamment

l’irritation ou l’ulcération de l’œsophage (tuyau reliant la bouche

à l’estomac) qui peuvent causer douleurs à la poitrine, brûlures

d’estomac, difficulté à avaler ou douleurs en avalant. Le risque de

telles réactions augmente si vous ne prenez pas un grand verre

d’eau avec APO-ALENDRONATE, et/ou si vous vous allongez

moins de 30 minutes après la prise du médicament ou avant

d’avoir pris le premier repas de la journée.

Les réactions à l’œsophage peuvent s’aggraver si vous continuez

de prendre APO-ALENDRONATE après l’apparition de

symptômes suggérant une irritation de l’œsophage.

Certains patients peuvent ressentir des douleurs, rarement

intenses, aux os, aux muscles et/ou aux articulations; en cas de

douleurs intenses, les patients doivent contacter leur médecin. La

plupart des patients sont soulagés par l’arrêt du traitement. De

rares patients pourront présenter un gonflement des articulations,

des mains ou des jambes. On a rapporté des symptômes de type

grippal (rarement avec fièvre), généralement en début de

traitement. De rares patients prenant APO-ALENDRONATE

présenteront des démangeaisons ou une douleur oculaire, ou une

éruption cutanée, parfois aggravée par la lumière du soleil. On a

rapporté une perte de cheveux, et de rares cas de réactions

cutanées graves. Des réactions allergiques, comme l’urticaire ou,

plus rarement, un gonflement du visage, des lèvres, de la langue

ou de la gorge, pouvant causer une difficulté à respirer ou à

avaler, peuvent également se produire. Certains patients peuvent

ressentir étourdissements, vertiges (« ça tourne ») ou perturbation

du goût. Rarement, des symptômes de faible taux de calcium

peuvent survenir (p. ex. : engourdissements ou picotements

autour de la bouche ou dans les mains ou les pieds, spasmes

musculaires au visage, aux mains ou aux pieds). De rares cas

d’ulcères gastriques ou autres ulcères peptiques, parfois graves,

sont survenus. On a rapporté des ulcères buccaux lorsque le

comprimé avait été mastiqué ou dissous dans la bouche.

De rares patients ont présenté un problème à la mâchoire, lié à un

retard de guérison et à de l’infection, généralement après

extraction d’une dent.

On a rapporté de rares cas de fractures d’un segment particulier

du fémur (os de la cuisse). En cas de douleur nouvelle ou

inhabituelle dans la hanche ou la cuisse, contactez votre médecin.

Avisez votre médecin de tout problème médical pouvant être lié à

la prise d'APO-ALENDRONATE, même si la liste qui précède

n’en fait pas mention.

RÉACTIONS INDÉSIRABLES, FRÉQUENCE ET

COMMENT RÉAGIR

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou

Cessez de

prendre le

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 56 de 57

votre

pharmacien

médicament

et appelez

votre

médecin ou

votre

pharmacien

Cas

graves

Tous

les cas

Peu

fréquent

Réactions

allergiques,

telles que :

- urticaire

- gonflement du

visage, des

lèvres, de la

langue ou de

la gorge

- difficulté à

respirer ou à

avaler

Douleurs aux os,

aux articulations

ou aux muscles

Douleur

nouvelle ou

inhabituelle à la

hanche ou à la

cuisse

Troubles

digestifs

causant :

douleurs à la

poitrine

brûlures

d’estomac

difficulté ou

douleur en

avalant

selles noires

ou contenant

du sang

Ulcères de

l’œsophage, de

l’estomac, ou

tout autre ulcère

gastroduodénal

Problème de

mâchoire

associé à un

retard de

guérison ou à de

l’infection

(souvent après

extraction d’une

dent)

Inflammation

oculaire

associée à une

douleur

oculaire, une

rougeur

oculaire, une

sensibilité à la

lumière ou une

baisse de la

vision

Réaction

cutanée grave

Symptômes de

taux de calcium

bas :

engourdis-

sements ou

picotements

autour de la

bouche ou aux

mains ou aux

pieds

spasmes

musculaires

au visage, aux

mains ou aux

pieds

Cette liste d'effets indésirables est incomplète. En cas d'effet

inattendu durant la prise d'APO-ALENDRONATE,

contactez votre médecin ou votre pharmacien.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 57 de 57

Signalement des effets secondaires

Vous pouvez contribuer à l'amélioration de l'utilisation sécuritaire

des produits de santé pour les Canadiens en signalant tout effet

secondaire grave ou imprévu à Santé Canada. Votre déclaration

peut nous permettre d'identifier des nouveaux effets secondaires

et de changer les renseignements liés à l'innocuité des produits.

3 façons de signaler :

Faire une déclaration en ligne au MedEffet

(https://www.canada.ca/fr/sante-

canada/services/medicaments-produits-sante/medeffet-

canada/declaration-effets-indesirables.html);

Téléphoner au numéro sans frais 1-866-234-2345; ou

Envoyer un formulaire de déclaration des effets secondaires

du consommateur par télécopiers ou par la poste :

Numéro de télécopier sans frais 1-866-678-6789

Adresse postale : Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indices de l'adresse : 1908C

Ottawa (Ontario)

K1A 0K9

Des étiquettes d'adresse prépayées et le formulaire sont

disponibles au MedEffet (https://www.canada.ca/fr/sante-

canada/services/medicaments-produits-sante/medeffet-

canada/declaration-effets-indesirables.html).

REMARQUE : Consultez votre professionnel de la santé si vous

avez besoin de renseignements sur le traitement des effets

secondaires. Le Programme Canada Vigilance ne donne pas de

conseils médicaux.

RANGEMENT DU MÉDICAMENT

Rangez APO-ALENDRONATE à température ambiante 15

C –

Ne prenez pas ce médicament après le mois et l’année qui suivent

l’inscription EXP (date de péremption) sur l’emballage.

Rangez APO-ALENDRONATE et tout autre médicament

hors de portée des enfants.

POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS

REMARQUE : Il s'agit de la version du feuillet intitulé

RENSEINEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR la plus à

jour en date de l'impression.

On peut se procurer la présente notice ainsi que la monographie

de produit complète, préparée à l'intention des professionnels de

la santé, en communiquant avec DISpedia, le Service

d'information sur les médicaments d'Apotex, au 1-800-667-4708.

On peut également se procurer la notice au

http://www.apotex.ca/products

La présente notice a été préparée par Apotex Inc., Toronto,

Ontario, M9L 1T9

Date de révision : 15 Novembre 2017

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