AMIKACINE B. Braun 5 mg/ml, solution pour perfusion

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

13-06-2018

Ingrédients actifs:
amikacine
Disponible depuis:
B BRAUN MELSUNGEN AG
Code ATC:
J01GB06
DCI (Dénomination commune internationale):
amikacin
Dosage:
5 mg
forme pharmaceutique:
solution
Composition:
composition pour 1 ml > amikacine : 5 mg . Sous forme de : sulfate d'amikacine
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
autres aminoglycosides
Descriptif du produit:
579 529-2 ou 34009 579 529 2 1 - 10 flacon(s) polyéthylène basse densité (PEBD) de 100 ml - Déclaration de commercialisation:23/06/2014;579 530-0 ou 34009 579 530 0 3 - 20 flacon(s) polyéthylène basse densité (PEBD) de 100 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;34009 300 ou 8 6 - 10 flacon(s) polyéthylène basse densité (PEBD) de 100 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
67642154
Date de l'autorisation:
2011-04-05

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 13/06/2018

Dénomination du médicament

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion

Amikacine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion et dans quels cas est-il

utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion ?

3. Comment utiliser AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique: autres aminoglycosides - code ATC : J01GB06

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion, appartient au groupe des médicaments appelés antibiotiques, ce

qui signifie qu'ils sont utilisés pour traiter des infections sévères dues à des bactéries susceptibles d'être tuées par la

substance active, l'amikacine. L'amikacine appartient à un groupe de substances appelées aminoglycosides.

Vous pouvez recevoir de l'amikacine afin de traiter les maladies suivantes :

Infections des poumons et des voies respiratoires inférieures survenant durant une hospitalisation, y compris une

pneumonie sévère,

Infections abdominales, y compris une inflammation du péritoine,

Infections compliquées et récurrentes des reins, des voies urinaires et de la vessie,

Infections de la peau et des tissus mous, y compris des brûlures sévères,

Inflammation bactérienne de la paroi interne du cœur,

Infections consécutives à une opération abdominale.

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion peut également être utilisée dans le traitement des patients

présentant une infection de l'organisme entier associée, ou soupçonnée d'être associée, à l'une des infections précitées.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution

pour perfusion ?

N’utilisez jamais AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion :

Si vous êtes allergique (hypersensible) à l'amikacine, à d'autres substances similaires (autres aminoglycosides) ou à l'un

des autres composants contenus dans le médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin avant d’utiliser AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion.

Des précautions particulières doivent être prises avec AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion si vous avez

une insuffisance rénale,

une mauvaise audition,

des maladies nerveuses et musculaires, comme un type particulier de faiblesse musculaire (appelée myasthénie grave),

la maladie de Parkinson,

déjà suivi un traitement avec un autre antibiotique similaire à l'amikacine.

Dans de tels cas, votre médecin fera preuve d'une prudence particulière.

Si vous êtes dans l’un des cas suivants, vous présentez un risque accru d’endommager vos oreilles ou vos nerfs :

insuffisance rénale,

âge avancé (≥ 60 ans),

déshydratation,

doses élevées du présent médicament,

traitement prolongé sur 5 à 7 jours, même chez les patients en bonne santé.

Les premiers signes d’atteinte des oreilles ou des nerfs après administration du médicament peuvent être :

des difficultés à entendre les sons aigus (surdité aux fréquences élevées),

des vertiges,

un engourdissement, des picotements, des contractions musculaires, des convulsions.

Après la prise de ce médicament, votre souffle (paralysie respiratoire) et vos fonctions musculaires et nerveuses peuvent se

bloquer (blocage neuromusculaire). Dans un tel cas, votre médecin prendra les contre-mesures nécessaires.

Patients âgés

Si vous êtes âgé, votre médecin veillera tout particulièrement à votre fonction rénale. Il effectuera plusieurs examens pour

s’assurer que vos reins ne sont pas touchés. Les patients âgés sont en effet plus susceptibles de développer une

insuffisance rénale.

Enfants

La prudence est également de rigueur lorsque le médicament est administré à des nouveau-nés, qu'ils soient nés à terme ou

prématurés, en raison de leur fonction rénale immature.

Au cours du traitement avec ce médicament, votre médecin surveillera de près votre capacité auditive et la fonction de vos

reins. La surveillance concernera :

la fonction rénale, surtout si vous souffrez d'insuffisance rénale ou si des signes d’insuffisance rénale apparaissent pendant

le traitement

le taux d'amikacine dans le sang, si nécessaire.

Votre médecin réduira les doses quotidiennes et/ou l'intervalle entre les doses sera allongé si des signes d'insuffisance

rénale apparaissent ou si l'insuffisance rénale s'aggrave. Si l'insuffisance rénale devient sévère, le traitement par amikacine

sera interrompu.

Le traitement par amikacine devra également être interrompu si des acouphènes ou une perte d'audition apparaissent.

Si vous subissez des procédures de rinçage de plaie avec des solutions contenant de l'amikacine ou un antibiotique

similaire lors d'une intervention chirurgicale, ce fait sera pris en compte lors de la détermination de la dose d'amikacine.

Autres médicaments et AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion

Informez votre médecin si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament.

L'effet nocif de l'amikacine sur les reins et le nerf auditif peut être renforcé par la prise :

d'autres antibiotiques similaires à l'amikacine (par ex : la kanamycine, la paromomycine)

d'autres substances utilisées pour traiter les infections, par exemple: bacitracine, amphotéricine B, céphalosporines,

vancomycine, les polymyxines (polymyxine B, colistine), viomycine.

de médicaments anticancéreux: carboplatine (à haute dose), cisplatine, oxaliplatine (particulièrement en cas d'insuffisance

rénale préexistante),

de substances supprimant les réactions immunitaires indésirables: ciclosporine, tacrolimus,

de médicaments à action rapide qui augmentent le débit urinaire: furosémide ou acide éthacrynique (entraînant

éventuellement des dommages aux oreilles car le déficit en eau du corps peut entraîner une concentration élevée

d’amikacine),

une anesthésie par méthoxyflurane : il convient d’informer l’anesthésiste si vous prenez ou avez pris de l’amikacine ou un

antibiotique similaire avant une anesthésie par méthoxyflurane (un gaz anesthésiant) et d’éviter tant que possible d’utiliser

cet agent anesthésiant, en raison d’un risque accru de dommages rénaux et nerveux sévères.

Lorsque l'amikacine doit être associée à de telles substances, les fonctions auditive et rénale doivent être surveillées très

fréquemment et avec soin. Lorsque l'amikacine est utilisée simultanément à des médicaments à action rapide qui

augmentent le débit urinaire, votre équilibre hydrique sera surveillé.

Traitement simultané par amikacine et myorelaxants, d’autres substances agissant sur les muscles et les nerfs

Votre médecin fera preuve d’une attention particulière si vous recevez de l’amikacine avec des myorelaxants (comme la

succinylcholine, le décaméthonium, l’atracurium le rocuronium, le vencurinium), avec une grande quantité de sang traité

pour prévenir la coagulation (sang citraté) ou avec un anesthésique : votre respiration pourrait se bloquer (paralysie

respiratoire).

En cas d'intervention chirurgicale, l'anesthésiste doit être informé du fait que vous recevez de l'amikacine car il existe un

risque que le blocage des fonctions nerveuse et musculaire soit fortement accru. Tout blocage nerveux ou musculaire dû à

un aminoglycoside peut être supprimé à l'aide de sels de calcium.

Indométacine

Chez les nouveau-nés traités simultanément par amikacine et indométacine (un médicament contre l’inflammation et la

douleur), le taux d'amikacine dans le sang sera contrôlé avec soin. L’indométacine peut entraîner une élévation du taux

d'amikacine dans le sang.

Bisphosphonates

Un traitement combiné avec des bisphosphonates (utilisés dans le traitement de l’ostéoporose et maladies similaires)

présente un risque élevé d’abaissement des taux de calcium dans le sang (hypocalcémie).

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion avec des aliments

Sans objet.

Grossesse et allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin avant de prendre ce médicament.

Grossesse

Si vous êtes enceinte, ce médicament ne vous sera administré que si votre médecin l'estime absolument nécessaire.

Allaitement

Même s'il est peu probable que l'amikacine soit absorbée par l'intestin des bébés allaités, votre médecin étudiera avec soin

si l'allaitement ou le traitement par amikacine doit être interrompu.

Fertilité

Les études effectuées chez l’animal n’ont mis en évidence aucune toxicité sur la reproduction.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Des études consacrées aux effets sur la conduite de véhicules et l'utilisation de machines n'ont pas été réalisées. En cas

d'administration à des patients non hospitalisés, la prudence s'impose lors de la conduite et de l'utilisation de machines,

compte tenu des effets indésirables possibles tels que des étourdissements et des vertiges.

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion contient du sodium

Ce médicament contient 354 mg (soit 15 mmol) de sodium par 100 ml, sous la forme de sel ordinaire. Cet élément doit être

pris en considération chez les patients suivant un régime pauvre en sodium.

3. COMMENT UTILISER AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion ?

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre

médecin en cas de doute.

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion est administrée par perfusion directement dans une veine

(perfusion intraveineuse). Le contenu d'un flacon sera administré en 30 à 60 minutes.

Votre médecin déterminera la dose qui vous convient. Les doses généralement administrées sont les suivantes :

Posologie chez les patients avec une fonction rénale normale

Adultes et adolescents de plus de 12 ans (poids corporel supérieur à 33 kg)

La dose habituelle est de 15 mg d'amikacine par kg de poids corporel par 24 heures, répartis en 2 doses égales: 7,5 mg/kg

de poids corporel toutes les 12 heures.

La dose maximale est de 1,5 gramme par kg de poids corporel par jour pendant une brève période, en cas d'absolue

nécessité et moyennant une surveillance attentive et constante durant le traitement.

La quantité totale d'amikacine que vous pouvez recevoir pendant la durée totale du traitement ne dépasse pas 15 grammes.

Nourrissons, bébés et enfants

Une dose quotidienne unique de 15 à 20 mg/kg ou une dose de 7,5 mg/kg toutes les 12 heures.

Nouveau-nés

La dose de départ est de 10 mg d'amikacine par kg de poids corporel, suivie d'une dose de 7,5 mg d'amikacine par kg de

poids corporel 12 heures plus tard. Le traitement se poursuivra à raison de 7,5 mg d'amikacine par kg de poids corporel

toutes les 12 heures.

Prématurés

7,5 mg d'amikacine par kg de poids corporel toutes les 12 heures.

Toutefois, ces recommandations ne concernent pas les patients qui présentent une immunité affaiblie, une insuffisance

rénale, une mucoviscidose, de l'eau dans l'abdomen, une inflammation de la paroi interne du cœur ou des brûlures étendues

(plus de 20 % de la peau), les patients âgés et les femmes enceintes.

Durée du traitement

Un traitement par amikacine dure généralement de 7 à 10 jours et ne se poursuit au-delà de cette période qu'en cas

d'infection sévère et compliquée. L'effet du traitement est généralement visible au bout de 24 à 48 heures. Si ce n'est pas le

cas, il se peut que vous deviez changer de médicament. Votre médecin évaluera alors votre état de santé et révisera votre

traitement.

Le taux d'amikacine dans votre sang sera surveillé de près et votre dose sera ajustée avec soin tout au long du traitement.

Posologie chez les patients souffrant d'insuffisance rénale

Si vous souffrez d'insuffisance rénale, le taux d'amikacine dans votre sang ainsi que votre fonction rénale seront surveillés

avec soin et de manière fréquente afin d'ajuster au mieux votre dose d'amikacine. Votre médecin sait comment calculer les

doses que vous allez recevoir.

Les patients sous hémodialyse ou dialyse péritonéale

Ils pourront avoir besoin de recevoir une dose modifiée d’amikacine. Votre médecin s’assurera du calcul de la dose correcte

pour vous dans ce cas.

Les patients âgés

Ils peuvent avoir besoin de doses d'amikacine plus faibles que les patients plus jeunes pour obtenir une concentration

thérapeutique dans le plasma. Votre fonction rénale sera évaluée dès que possible et la dose sera ajustée si nécessaire.

Patients en surpoids sévère

Chez ces patients, la dose est calculée sur la base du poids corporel idéal augmenté de 40 % de l'excédent de poids.

Ultérieurement, votre dose pourra être ajustée en fonction du taux d'amikacine dans votre sang. Votre médecin ne vous

administrera pas plus de 1,5 g par jour. La durée du traitement est généralement de 7 à 10 jours.

Patients ayant de l'eau dans l'abdomen

Une dose plus élevée doit être administrée afin d'obtenir une concentration adéquate dans le sang.

Si vous avez utilisé plus d’AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion que vous n’auriez dû :

Un surdosage peut endommager les reins et les nerfs auditifs ou provoquer un blocage de la fonction musculaire (paralysie).

Dans un tel cas, la perfusion d'amikacine doit être interrompue et des procédures visant à éliminer le médicament (dialyse,

hémofiltration) seront lancées afin d'éliminer l'amikacine de votre sang. Chez les nouveau-nés, un remplacement du sang

peut être envisagé. . On aura cependant recours à l’avis d’un spécialiste avant d’adopter de telles mesures.

En cas de blocage nerveux et musculaire accompagné d’un arrêt respiratoire, votre médecin vous donnera le traitement

nécessaire. Des sels de calcium (par ex : sous forme de gluconate ou de lactobionate en solution à 10 ou 20 %) peuvent être

utilisés afin de faire disparaître la paralysie. En cas de paralysie respiratoire, une ventilation artificielle peut être nécessaire.

Si vous oubliez d’utiliser AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion :

Sans objet.

Si vous arrêtez d’utiliser AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion :

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

L'amikacine (et d'autres substances similaires) peut posséder des effets toxiques sur le nerf auditif et les reins et entrainer un

blocage des muscles et des nerfs. Ces effets sont les plus souvent observés chez les patients :

Souffrant de problèmes aux reins,

Traités par d’autres médicaments provoquant aussi des dommages sur le nerf auditif et les reins,

Recevant une dose trop élevée ou un traitement de longue durée.

Les effets indésirables pouvant être dus au traitement sont listés ci-dessous par fréquence absolue.

Les effets indésirables suivants peuvent être graves et nécessitent un traitement immédiat :

Très rares (peut toucher jusqu’à 1 personne sur 10 000)

Blocage de la respiration (paralysie respiratoire)

Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles)

réactions allergiques pouvant aller jusqu’au choc,

surdité (irréversible),

paralysie,

insuffisance rénale aiguë,

dommages rénaux.

Autres effets indésirables :

Peu fréquent (peut toucher jusqu’à 1 personne sur 100)

Infection ou maladie supplémentaire avec microbes résistants,

Etourdissements, vertiges,

Nausées, vomissements,

Altération de certaines parties du rein (tubules rénaux),

Eruption cutanée.

Rares (peut toucher jusqu’à 1 personne sur 1 000)

Anémie, augmentation du nombre d'un certain type de globules blancs (éosinophiles),

Démangeaisons, urticaire.

Faible taux de magnésium dans le sang,

Mal de tête, engourdissement, tremblements, troubles de l’équilibre.

Tension artérielle basse.

Douleurs articulaires, mouvements musculaires incontrôlés.

Diminution du volume urinaire, albumine, globules blancs et/ou rouges dans les urines.

Augmentation du taux de créatinine et/ou de composants azotés dans votre sang (oligurie, azotémie).

Fièvre médicamenteuse.

Cécité ou autres problèmes de vue*.

Bruits dans les oreilles (acouphènes), légère surdité (hypoacousie).

* Ce médicament n’est pas conçu pour un usage ophtalmique. Cécité et infarctus de la rétine ont été observés à la suite de

l’injection du présent médicament dans l’œil.

Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles)

Cellules dans les urines.

Arrêt respiratoire, crampes respiratoires (bronchospasme).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le flacon et sur la boîte extérieure en carton. La date

de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Pas de précautions particulières de conservation.

La solution pour perfusion doit être utilisée immédiatement. A usage unique exclusivement.

Jeter toute solution inutilisée.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion

La substance active est :

1 ml de solution pour perfusion contient 5 mg d'amikacine, sous forme de sulfate d'amikacine.

1 flacon de 100 ml contient 500 mg d'amikacine.

Les autres composants sont:

Chlorure de sodium, hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH), eau pour préparations injectables.

Qu’est-ce que AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion et contenu de l’emballage extérieur

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml est une solution aqueuse pour perfusion.

Transparente et incolore.

Flacon en polyéthylène de 100 ml. Boîte de 10 ou 20 flacons.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

B. BRAUN MELSUNGEN AG

CARL BRAUN STRASSE 1

34212 MELSUNGEN

ALLEMAGNE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

B. BRAUN MEDICAL

26 RUE ARMENGAUD

92210 SAINT-CLOUD

Fabricant

B. BRAUN MEDICAL SA

CARRETERA DE TERRASSA, 121

08191 RUBI (BARCELONA)

ESPAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants :

Conformément à la réglementation en vigueur.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé :

Avertissements supplémentaires

Neuro/ototoxicité

Les patients développant des troubles cochléaires ou vestibulaires peuvent ne présenter aucun symptôme au cours du

traitement les prévenant du développement d’une toxicité du huitième nerf et d’une surdité bilatérale partielle ou totale

irréversible, ou de vertiges handicapants susceptibles de survenir à l’arrêt du traitement.

La toxicité sur le huitième nerf crânien peut entraîner une perte d’audition, une perte d’équilibre ou les deux. L’amikacine

touche principalement la fonction auditive. Les dommages sur la cochlée comprennent une surdité des hautes fréquences et

surviennent généralement avant que la perte auditive ne puisse être détectée par les tests audiométriques.

L’ototoxicité induite par les aminoglycosides est habituellement irréversible.

Toxicité neuromusculaire

La possibilité de paralysie respiratoire doit être prise en compte en cas d’administration d’aminoglycosides, quel que soit la

voie d’administration, surtout chez les patients recevant simultanément un traitement médicamenteux exerçant des blocages

neuromusculaires. En cas de blocage neuromusculaire, les sels calciques peuvent permettre de supprimer la paralysie

respiratoire mais une assistance respiratoire artificielle peut s’avérer nécessaire. Un blocage neuromusculaire et une

paralysie musculaire ont été observés chez les animaux ayant reçu des doses élevées d’amikacine en laboratoire.

Interférences avec les tests de laboratoire

Les tests de la créatinine sérique peuvent donner des valeurs faussement élevées quand des céphalosporines sont

administrées de façon concomitante.

L’inactivation mutuelle de l’amikacine et des bêta-lactamines peut se poursuivre dans les échantillons (par ex : sérum,

liquide céphalo-rachidien, etc.) prélevés en vue de tester les aminoglycosides, aboutissant ainsi à des résultats incorrects.

Les échantillons doivent donc être soit immédiatement analysés après prélèvement, soit réfrigérés ou encore l’antibiotique

bêta-lactamine doit être inactivé par l’ajout de bêta-lactamase. L’inactivation de l’aminoglycoside n’est cliniquement

pertinent que chez les patients atteints d’une insuffisance rénale aiguë.

Suivi du patient :

La fonction rénale et celle du huitième nerf crânien doivent être soigneusement contrôlées, notamment chez les patients

atteints d’insuffisance rénale suspectée ou confirmée au début du traitement mais également chez ceux dont la fonction

rénale est normale initialement mais qui présentent des signes d’insuffisance rénale au cours du traitement. Les

concentrations sériques d’amikacine doivent être contrôlées quand cela est possible pour assurer des taux adéquats et

éviter d’atteindre des taux potentiellement toxiques. Les urines doivent être examinées en vue de déceler une diminution de

la gravité spécifique de l’urine, une augmentation de l’excrétion protéique, et la présence de cellules ou de cylindres

urinaires. L’azote uréique sanguin, la créatinine sérique et la clairance de la créatinine doivent être régulièrement mesurés.

Si possible, des audiogrammes en série doivent être effectués chez les patients suffisamment âgés pour être testés,

particulièrement chez les patients à haut risque. La preuve d’une ototoxicité (étourdissements, vertiges, acouphènes,

rugissements dans les oreilles et perte d’audition) ou d’une néphrotoxicité nécessite l’arrêt du médicament ou un ajustement

de la dose.

Incompatibilités :

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml est une formulation prête à l'emploi qui ne doit pas être mélangée avec d'autres

médicaments mais administrée séparément, aux doses et selon la méthode d'administration recommandées.

Les aminoglycosides ne peuvent en aucun cas être mélangés à une solution de perfusion contenant des antibiotiques bêta-

lactames (pénicillines ou céphalosporines, par exemple), car cela pourrait entraîner une inactivation physico-chimique de

l'autre produit.

Des incompatibilités chimiques sont connues avec l'amphotéricine, les chlorothiazides, l'érythromycine, l'héparine, la

nitrofurantoïne, la novobiocine, la phénytoïne, la sulfadiazine, le thiopentone, la chlortétracycline, la vitamine B et la vitamine

C. L'amikacine ne peut pas être prémélangée avec ces produits.

L'inactivation qui se produit lorsque des aminoglycosides et des antibiotiques bêta-lactames sont mélangés peut également

persister lorsque des échantillons sont prélevés afin de mesurer la concentration d'antibiotiques dans le sérum, ce qui peut

entraîner une sous-estimation considérable et par conséquent, des erreurs de dosage et des risques de toxicité. Les

prélèvements doivent être traités rapidement. Ils doivent en outre être placés dans de la glace ou de la bêta-lactamase doit y

être ajoutée.

Durée de conservation :

Avant ouverture

3 ans.

Après ouverture

D'un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. S'il n'est pas utilisé immédiatement, la durée de

conservation du produit restant et les conditions avant utilisation relèvent de la responsabilité de l'utilisateur et ne doivent

pas excéder 24 heures à une température de 2 à 8°C.

Posologie - Volumes de perfusion chez les patients ayant une fonction rénale normale :

Dose (mg) par kg de poids corporel

Poids corporel

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml (100 ml = 500 mg)

5 kg

10 kg

12,5

20 kg

30 kg

40 kg

50 kg

60 kg

70 kg

80 kg

90 kg

100 kg

Amikacine

(mg)

3,75

7,50

15,00 18,75 30,00

45,00

60,00

75,00

90,00

105,00 120,00 135,00 150,00 ml

7,50

15,00 30,00 37,50 60,00

90,00

120,00 150,00 180,00 210,00 240,00 270,00 300,00

10,00 20,00 40,00 50,00 80,00 120,00 160,00 200,00 240,00 280,00 320,00 360,00 400,00

L'usage d'une pompe à perfusion garantit un dosage précis d'AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion.

Cette solution est une formulation prête à l'emploi qui ne doit pas être diluée avant l'administration et est destinée à un usage

unique.

Pour éviter un surdosage, plus particulièrement chez l'enfant, le dosage le plus approprié devra être choisi.

Patients atteints d’insuffisance rénale (clairance de la créatinine <50 ml/min) :

Remarque : L’administration quotidienne d’amikacine n’est pas recommandée chez les patients atteints de troubles de la

fonction rénale (clairance de la créatinine inférieure à 50 ml/min).

En cas d’insuffisance rénale associée à un débit de filtration glomérulaire inférieur à 70 ml/minute, une réduction de la dose

ou un allongement des intervalles entre les doses sont conseillés car une accumulation de l’amikacine peut être attendue.

Chez les patients atteints d’insuffisance rénale, la dose de charge est de 7,5 mg d’amikacine par kg de poids corporel.

L’intervalle entre les doses, chez chaque patient, est calculé en multipliant par 9 le taux de créatinine sérique. Par exemple,

si la concentration de créatinine est de 2 mg/100 ml, alors la dose recommandée dans ce cas (à raison de 7,5 mg/kg de

poids corporel) doit être administrée toutes les 2 x 9 = 18 heures.

Pour les patients présentant une insuffisance rénale chronique et dont la clairance de la créatinine est connue, la dose

d’entretien administrée par intervalles de 12 heures doit être calculée à l’aide de la formule suivante :

(clairance de la créatinine du patient en ml/minute ÷ clairance de la créatinine normale en ml/minute) x amikacine 7,5 mg/kg

de poids corporel.

Les valeurs figurant dans le tableau suivant peuvent servir de repères :

Clairance

de la

créatinine

Dose quotidienne

d’amikacine

Dose d’amikacine

par 12 hours pour un

patient de 70 kg de poids

corporel

[ml/min]

[mg/kg de poids corporel par

jour]

[mg]

Pour des informations complètes concernant ce médicament, veuillez vous reporter au Résumé des caractéristiques du

produit.

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 13/06/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

1 ml de solution pour perfusion contient 5 mg d'amikacine sous forme de sulfate d'amikacine.

Un flacon de 100 ml contient 500 mg d'amikacine (sous forme de sulfate d’amikacine)

Excipient à effet notoire: 100 ml de solution contiennent 15 mmol (354 mg) de sodium

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution pour perfusion.

Solution aqueuse claire et incolore.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Traitement des infections sévères dues à des bactéries sensibles à l'amikacine (voir rubrique 5.1), lorsque des antibiotiques

moins toxiques ne sont pas efficaces. Dans ces conditions, AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion pourra

être utilisée en cas de :

Infections respiratoires basses nosocomiales, y compris les pneumonies sévères.

Infections intra-abdominales, y compris les péritonites,

Infections urinaires compliquées et récurrentes.

Infections de la peau et des tissus mous, y compris les infections liées aux brûlures.

Endocardite bactérienne.

Infections intra-abdominales postopératoires.

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion peut également être utilisée dans le traitement des patients

présentant une bactériémie associée, ou soupçonnée d'être associée, à l'une des infections précitées.

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion est généralement utilisée en association avec d'autres

antibiotiques appropriés afin de couvrir le spectre bactérien rencontré dans l'infection concernée.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Le poids corporel du patient doit être mesuré pour calculer le bon dosage.

Surveillance des concentrations médicamenteuses

L’état de la fonction rénale est estimé en mesurant la concentration sérique de créatinine ou la clairance de la créatinine

endogène. L’utilisation de l’azote uréique sanguin est beaucoup moins fiable. La fonction rénale doit être régulièrement

contrôlée au cours du traitement.

Dès que cela est possible, les concentrations sériques d’amikacine doivent être mesurées pour assurer des taux corrects

mais non excessifs. Il est préférable de mesurer, par intermittence au cours du traitement, à la fois les concentrations

sériques maximales et les concentrations sériques minimales.

Les concentrations maximales (30 à 90 minutes après injection) supérieures à 35 microgramme/ml et les concentrations

minimales (juste avant la prochaine dose) supérieures à 10 microgramme/ml doivent être évitées.

La dose doit être ajustée conformément aux indications. Chez les patients dont la fonction rénale est normale, une dose

quotidienne peut être administrée ; les concentrations maximales peuvent dans ces cas-là dépasser les 35

microgrammes/ml.

Chez les patients atteints d’insuffisance rénale, le suivi des concentrations plasmatiques est fortement recommandé.

Patients dont la fonction rénale est normale (clairance de la créatinine ≥ 50 ml/min)

Adultes et adolescents de plus de 12 ans (poids corporel supérieur à 33 kg)

La dose intraveineuse recommandée pour les adultes et adolescents dont la fonction rénale est normale (clairance de la

créatinine ≥ 50 ml/min) est de 15 mg/kg de poids corporel/jour. Elle peut être administrée en une seule dose ou divisée en 2

doses égales, à savoir 7,5 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures.

La dose quotidienne totale ne peut pas dépasser 1,5 g. En cas d'endocardite et chez les patients neutropéniques fébriles, la

dose doit être administrée deux fois par jour car les données étayant l'administration de la dose quotidienne en une seule

fois ne sont pas suffisantes.

Nourrissons, bébés et enfants (poids corporel supérieur à 12,5 kg)

La dose intraveineuse (perfusion intraveineuse lente) recommandée chez les enfants ayant une fonction rénale normale est

de 15 à 20 mg/kg de poids corporel par jour. Elle peut être administrée en une dose de 15 à 20 mg/kg de poids corporel une

fois par jour ou en doses de 7,5 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures. En cas d'endocardite et chez les patients

neutropéniques fébriles, la dose doit être administrée en deux fois par jour car les données étayant l'administration de la

dose quotidienne en une seule fois ne sont pas suffisantes.

Nouveau-nés

Une dose de charge initiale de 10 mg/kg de poids corporel suivie de 7,5 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures (voir

rubriques 4.4 et 5.2).

Prématurés

Chez les prématurés, la dose recommandée est de 7,5 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures (voir rubriques 4.4 et

5.2).

Volumes de perfusion chez les patients ayant une fonction rénale normale :

Dose (mg) par kg de poids corporel

Poids corporel

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml (100 ml = 500 mg)

5 kg

10 kg

12,5

20 kg

30 kg

40 kg

50 kg

60 kg

70 kg

80 kg

90 kg

100 kg

Amikacine

(mg)

3,75

7,50

15,00 18,75 30,00

45,00

60,00

75,00

90,00

105,00 120,00 135,00 150,00 ml

7,50

15,00 30,00 37,50 60,00

90,00

120,00 150,00 180,00 210,00 240,00 270,00 300,00

10,00 20,00 40,00 50,00 80,00 120,00 160,00 200,00 240,00 280,00 320,00 360,00 400,00

L'usage d'une pompe à perfusion garantit un dosage précis d'AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion.

Cette solution est une formulation prête à l'emploi qui ne doit pas être diluée avant l'administration et est destinée à un usage

unique.

Pour éviter un surdosage, plus particulièrement chez l'enfant, le dosage le plus approprié devra être choisi.

Dose quotidienne maximale

La dose quotidienne totale ne doit pas dépasser 15-20 mg/kg de poids corporel/jour, quel que soit la voie d’administration.

Etant donné la nécessité d'ajustements de la dose, l'administration d'amikacine en une seule dose quotidienne n'est pas

recommandée chez les patients qui présentent une immunité affaiblie, une insuffisance rénale, une mucoviscidose, une

ascite ou des brûlures étendues (plus de 20 % de la peau), chez les patients âgés et en cas de grossesse.

Durée du traitement

La durée totale du traitement doit être limitée à 7 à 10 jours, selon la gravité de l'infection. En cas d'infection sévère et

compliquée, lorsque le traitement par amikacine excède 10 jours, la pertinence du traitement par amikacine doit être

réévaluée car la poursuite éventuelle du traitement nécessitera la surveillance du taux sérique d'amikacine ainsi que des

fonctions rénale, auditive et vestibulaire.

Les patients atteints d'infections dues à des germes sensibles doivent répondre au traitement dans un délai de 24 à 48

heures si la posologie recommandée est respectée. En l'absence de réponse clinique en trois à cinq jours, le traitement doit

être arrêté et un nouvel antibiogramme doit être réalisé afin de vérifier la sensibilité du germe à l’antibiotique. Le manque de

réponse au traitement peut être dû à la résistance de l’organisme ou à la présence de cavités septiques nécessitant un

drainage chirurgical.

Patients insuffisants rénaux (clairance de la créatinine < 50 ml/min)

Dosage chez les patients insuffisants rénaux

Remarque : l'administration de la dose quotidienne d'amikacine en une seule fois n'est pas recommandée chez les patients

qui présentent des troubles de la fonction rénale (clairance de la créatinine < 50 ml/min) car ces patients seront ainsi

exposés continuellement à des concentrations minimales élevées. Voir ci-après les ajustements de dose chez les patients

atteints de troubles de la fonction rénale.

Chez les patients atteints d’insuffisance rénale et recevant le dosage quotidien classique de deux ou trois doses, les

concentrations sériques d’amikacine doivent être contrôlées quand cela est possible par des procédures de tests adaptées.

Les doses doivent être adaptées chez les patients présentant une insuffisance rénale, soit en allongeant les intervalles entre

des doses normales, soit en réduisant les doses administrées à intervalles fixes, afin d’éviter une accumulation d’amikacine.

Les deux méthodes se basent sur les valeurs de clairance de la créatinine ou de créatinine sérique du patient car il a été

démontré que ces valeurs sont corrélées à la demi-vie des aminoglycosides chez les patients dont la fonction rénale est

altérée. Ces schémas posologiques doivent être utilisés conjointement à des examens cliniques et biologiques minutieux du

patient et doivent être modifiées si nécessaire, notamment lorsque le patient est sous dialyse.

Allongement de l’intervalle entre deux doses normales

Si le taux de clairance de la créatinine n’est pas disponible et que l’état du patient est stable, l’intervalle, en heures, entre

deux doses uniques normales (c’est-à-dire qui seraient administrées à un patient dont la fonction rénale est normale, deux

fois par jour, à raison de 7,5 mg/kg de poids corporel) se calcule en multipliant par 9 le taux de créatinine sérique. Par

exemple, si la concentration en créatinine est de 2 mg/100 ml, la dose unique individuelle recommandée (7,5 mg/kg de poids

corporel) doit être administrée toutes les 2 x 9 = 18 heures.

Réduction de la dose administrée à intervalles fixes

Si les déterminations par tests sanguins ne sont pas possibles, et que l’état du patient est stable, les taux de créatinine

sérique et la clairance de la créatinine sont les indicateurs les plus facilement disponibles permettant de définir le degré

d’insuffisance rénale à utiliser pour déterminer le dosage.

Chez les patients atteints d’insuffisance rénale chronique et dont la clairance de la créatinine est connue, la dose de charge

d’amikacine est de 7,5 mg/kg de poids corporel. La dose d’entretien administrée toutes les 12 heures doit être réduite en

fonction de la baisse du taux de clairance de la créatinine du patient et est calculée à l’aide de la formule suivante :

Clairance de la créatinine

actuelle

[ml/min]

Dose d’amikacine réduite = x dose de charge d’amikacine calculée [mg] Clairance de la créatinine

normale

[ml/min]

Les valeurs présentées dans le tableau ci-dessous peuvent servir de repères.

Clairance

de la

créatinine

Dose quotidienne d'amikacine

Dose d'amikacine par 12 heures

pour un patient de 70 kg

[ml/min]

[mg/kg de poids corporel/jour]

[mg]

Ces schémas posologiques ne sont pas des recommandations strictes mais fournissent un guide des doses lorsque le

dosage du taux sérique d’amikacine n’est pas possible.

Une autre méthode permettant de déterminer la réduction de la dose avec des intervalles de douze heures (pour les patients

dont les valeurs de créatinine sérique stables sont connues) est de diviser la dose généralement recommandée par la

créatinine sérique du patient.

Patients sous hémodialyse ou dialyse péritonéale

L’hémodialyse purifie aisément le sang de l’amikacine qu’il contient ; plus de 90 % de la dose étant éliminés en l’espace de

4 heures. Chez les patients anuriques, une dose initiale normale devra être administrée (7,5 mg/kg). Les doses suivantes,

administrées après l’hémodialyse, seront comprises entre 2,5 et 3,75 mg/kg. La surveillance des concentrations sériques est

essentielle.

Patients sous dialyse péritonéale : Ce type de dialyse est beaucoup moins efficace, seuls 30 % d’une dose donnée pouvant

être extraits en 12 heures.

Administration quotidienne unique : Dans les situations cliniques où le volume de distribution est augmenté, la première

dose, la dose de charge, sera comprise entre 20 et 30 mg/kg et devra ensuite être ajustée en fonction de la Cmax.

Patients âgés

Ils peuvent avoir besoin de doses d'entretien plus faibles que les jeunes adultes afin d'obtenir une concentration

thérapeutique dans le plasma.

Patients obèses

L'amikacine se diffuse mal dans les tissus adipeux. La dose appropriée peut être calculée en se basant sur le poids corporel

idéal estimé du patient et en ajoutant 40 % de l'excédent afin de déterminer la dose en mg/kg. La dose maximale de 1,5 g

par jour ne doit pas être dépassée. Chez les patients obèses, il est recommandé de calculer la dose sur la base de la masse

sèche. Formule pour le calcul du poids à prendre en compte pour déterminer la posologie chez les patients obèses (P1) :

P1 = PI + (PA – PI) x 0,4

PI = poids idéal

PA = poids actuel

Patients atteints d'ascite

Des doses plus élevées doivent être administrées afin d'obtenir une concentration sérique adéquate, compte tenu de la

distribution relativement plus importante dans le compartiment liquidien extracellulaire.

Mode d’administration

Voie intraveineuse.

La durée de perfusion idéale chez l’adulte est de 30 minutes mais peut être allongée jusqu’à 60 minutes. Chez les patients

pédiatriques, la solution doit normalement être administrée sur une durée de 30 à 60 minutes. Chez les nourrissons, le

contenu du flacon sera administré en 1 à 2 heures.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à l'amikacine, à d'autres aminoglycosides ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Des antécédents d’hypersensibilité ou de réactions toxiques sévères aux aminoglycosides peuvent contre-indiquer

l’utilisation de tout aminoglycoside en raison des allergies croisées connues aux médicaments de cette classe.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

La prudence s'impose lors de l'administration à des patients souffrant :

d'insuffisance rénale,

de dommages auditifs ou vestibulaires,

de troubles neuromusculaires (par ex : myasthénie grave, parkinson, car la faiblesse musculaire peut être aggravée en

raison du potentiel effet curarisant des aminoglycosides sur la jonction neuromusculaire),

chez les patients traités par un autre aminoglycoside juste avant l'amikacine.

Les patients traités par aminoglycosides par voie parentérale doivent être placés sous observation clinique constante en

raison de l’ototoxicité et de la néphrotoxicité associées à leur utilisation.

Les effets toxiques des aminoglycosides, y compris l'amikacine, sont plus fréquents chez les patients insuffisants rénaux, si

les doses administrées sont supérieures aux doses recommandées et si la durée de traitement recommandée est dépassée.

La sécurité du traitement pendant une période de plus de 14 jours n'a pas été établie. Un âge avancé et une déshydratation

accroissent également le risque de toxicité des aminoglycosides.

Neuro/Ototoxicité

La neurotoxicité, qui se présente sous la forme d’une ototoxicité vestibulaire et/ou bilatérale, peut survenir chez les patients

traités par aminoglycosides. Le risque d’ototoxicité induite par les aminoglycosides est plus élevé chez les patients

insuffisants rénaux ou chez ceux dont le traitement est prolongé au-delà de 5 à 7 jours, même les patients sains. Une perte

significative de la détection des hautes fréquences est généralement le premier signe d’ototoxicité et ne peut être détectée

que par un audiogramme. Les patients peuvent souffrir de vertiges, signe d’une atteinte vestibulaire. Engourdissements,

picotements, contractions musculaires et convulsions sont d’autres manifestations de la neurotoxicité. Les patients

développant des troubles cochléaires ou vestibulaires peuvent ne présenter aucun symptôme au cours du traitement les

prévenant du développement d’une toxicité du huitième nerf et d’une surdité bilatérale partielle ou totale irréversible, ou de

vertiges handicapants susceptibles de survenir à l’arrêt du traitement. Voir également rubrique 4.8. L’ototoxicité induite par

les aminoglycosides est généralement irréversible.

Toxicité neuromusculaire

Un blocage neuromusculaire et une paralysie respiratoire ont été rapportés à la suite d’une injection parentérale, d’une

instillation topique (dans le cas d’une irrigation orthopédique et abdominale ou dans le traitement local de l’empyème) et à la

suite de l’utilisation d’aminoglycosides par voie orale. La possibilité de paralysie respiratoire doit être prise en compte en cas

d’administration d’aminoglycosides, quel que soit la voie d’administration, surtout chez les patients recevant simultanément

un traitement médicamenteux exerçant des blocages neuromusculaires. Voir également rubrique 4.5.

En cas de blocage neuromusculaire, les sels calciques peuvent permettre de supprimer la paralysie respiratoire mais une

assistance respiratoire artificielle peut s’avérer nécessaire. Un blocage neuromusculaire et une paralysie musculaire ont été

observés chez les animaux ayant reçu des doses élevées d’amikacine.

Toxicité rénale

Les aminoglycosides sont potentiellement néphrotoxiques. La toxicité rénale est indépendante du plasma prélevé lors du pic

(Cmax). Le risque de néphrotoxicité est plus élevé chez les patients insuffisants rénaux et chez ceux recevant des doses

élevées ou dont le traitement est prolongé.

Les patients doivent être bien hydratés pendant le traitement et la fonction rénale doit être évaluée à l’aide des méthodes

traditionnelles avant de débuter le traitement. Elle doit également être vérifiée quotidiennement pendant le traitement. Voir

rubrique 4.2.

Les doses quotidiennes doivent être réduites et/ou l’intervalle entre les doses doit être allongé en cas de signes de troubles

rénaux tels que: cylindrurie, présence de leucocytes ou d’érythrocytes, albuminurie, diminution de la clairance de la

créatinine, diminution de la gravité spécifique de l’urine, hyperazotémie, augmentation de l’azote uréique sanguin, élévation

de la créatinine sérique et oligurie. Le traitement doit être interrompu si l’azotémie augmente ou si le volume des urines

diminue progressivement.

Suivi du patient

La fonction rénale et celle du huitième nerf crânien doivent être soigneusement contrôlées, notamment chez les patients

atteints d’insuffisance rénale suspectée ou confirmée au début du traitement mais également chez ceux dont la fonction

rénale est normale initialement mais qui présentent des signes d’insuffisance rénale au cours du traitement. Les

concentrations sériques d’amikacine doivent être contrôlées quand cela est possible pour assurer des taux adéquats et

éviter d’atteindre des taux potentiellement toxiques. Les urines doivent être examinées en vue de déceler une diminution de

la gravité spécifique de l’urine, une augmentation de l’excrétion protéique, et la présence de cellules ou de cylindres

urinaires. L’azote uréique sanguin, la créatinine sérique et la clairance de la créatinine doivent être régulièrement mesurés.

Si possible, des audiogrammes en série doivent être effectués chez les patients suffisamment âgés pour être testés,

particulièrement chez les patients à haut risque. La preuve d’une ototoxicité (étourdissements, vertiges, acouphènes,

grondements dans les oreilles et perte d’audition) ou de néphrotoxicité nécessite l’arrêt du médicament ou un ajustement de

la dose. Voir rubrique 4.8.

Le traitement par amikacine doit être arrêté si des acouphènes ou une perte d’audition subjective apparaissent ou si les

audiogrammes de suivi montrent une perte significative de la détection des hautes fréquences.

Comme avec d’autres antibiotiques, le recours à l’amikacine peut entraîner la surcroissance d’organismes résistants. Si cela

se produit, un traitement approprié devra être initié. Appliqués localement dans le cadre d’une procédure chirurgicale, les

aminoglycosides sont absorbés rapidement et presque complètement (sauf par la vessie). Des cas de surdité irréversible,

d’insuffisance rénale et de décès ont été signalés à la suite d’un blocage neuromusculaire lié à l’irrigation du champ

opératoire avec des préparations à base d’aminoglycosides (quelle que soit la surface).

Un infarctus maculaire entraînant parfois une perte irréversible de la vision a été rapporté à la suite de l’administration

intravitréenne (injection dans l’œil) d’amikacine.

Patients âgés

Les patients âgés peuvent souffrir d’insuffisance rénale susceptible de passer inaperçue lors des tests de dépistage

traditionnels comme l’azote uréique sanguin ou la créatinine sérique. Une détermination de la clairance de la créatinine peut

s’avérer plus utile. Le contrôle de la fonction rénale chez les patients âgés au cours du traitement par aminoglycosides est

particulièrement important.

Patients pédiatriques

Les aminoglycosides doivent être utilisés avec prudence chez les prématurés et les nouveau-nés, en raison de l'immaturité

rénale de ces patients qui allonge la demi-vie sérique de ces médicaments.

Avertissements/précautions spécifiques relatifs aux excipients

Ces médicaments contiennent 15 mmol (soit 354 mg) de sodium pour 100 ml de solution. Cet élément doit être pris en

considération chez les patients suivant un régime pauvre en sodium.

Interférences avec les tests de laboratoire

Les tests de la créatinine sérique peuvent donner des valeurs faussement élevées quand les céphalosporines sont

administrées de façon concomitante. L’inactivation mutuelle de l’amikacine et des bêta-lactamines peut se poursuivre dans

les échantillons (par ex : sérum, liquide céphalo-rachidien, etc.) prélevés en vue de tester les aminoglycosides, aboutissant

ainsi à des résultats incorrects. Les échantillons doivent donc être soit immédiatement analysés après prélèvement, soit

réfrigérés ou encore l’antibiotique bêta-lactamine doit être inactivé par l’ajout de bêta-lactamase. L’inactivation de

l’aminoglycoside n’est cliniquement pertinente que chez les patients atteints d’une insuffisance rénale aiguë.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Antibiotiques bêta-lactames

Une réduction de l’activité sérique peut survenir lorsque des médicaments de la famille des aminoglycosides ou de la

pénicilline sont administrés simultanément à l’amikacine in vivo par des voies d’administration séparées.

Autres substances neurotoxiques, ototoxiques ou néphrotoxiques

L'administration concomitante ou subséquente et l'administration systémique ou locale d'autres substances ototoxiques ou

néphrotoxiques doivent être évitées en raison des effets additionnels possibles.

La toxicité de l'amikacine peut être augmentée par les substances neurotoxiques et/ou ototoxiques et/ou néphrotoxiques

suivantes :

Autres aminoglycosides par voie parentérale (par ex : la kanamycine, la paromomycine)

Autres produits chimiothérapeutiques anti-infectieux, comme la bacitracine, amphotéricine B, céphalosporines

(céphaloridine), vancomycine, polymyxines (polymyxine B, colistine), viomycine

Cytostatiques à base de platine: carboplatine (à haute dose), cisplatine, oxaliplatine (particulièrement en cas

d'insuffisance rénale préexistante)

Immunosuppresseurs: ciclosporine, tacrolimus

Diurétiques à action rapide, comme le furosémide ou acide éthacrynique (ototoxicité intrinsèque potentielle, toxicité

additionnelle des aminoglycosides peut être obtenue à cause de l’effet de déshydratation des diurétiques et une élévation

de la concentration des aminoglycosides dans le sérum et les tissus).

Amikacine/anesthésie au méthoxyflurane

Les aminoglycosides peuvent accroître les effets néfastes du méthoxyflurane sur les reins. En cas d'usage simultané, des

neuropathies extrêmement sévères sont possibles.

Lorsque l’amikacine est associée à un agent potentiellement néphrotoxique ou ototoxique, les fonctions auditive et rénale

doivent être surveillées de très près. En cas d’utilisation concomitante avec un diurétique à action rapide, l’hydratation du

patient doit être contrôlée.

Amikacine/myorelaxants et autres substances ayant un effet neuromusculaire

En cas de traitement concomitant par amikacine et un myorelaxant (par ex : succinylcholine, décaméthonium, atracurium,

rocuronium, vencuronium), de grandes quantités de sang citraté ou un anesthésique, il faut s’attendre à ce que le blocage

musculaire induit par ces produits soit accru et entraîne éventuellement une paralysie respiratoire. En cas de chirurgie,

l'anesthésiste doit être informé de l'administration de ce médicament au patient. Une injection de sels de calcium peut faire

disparaître le blocage neuromusculaire dû aux aminoglycosides (voir rubrique 4.9).

Indométacine

Chez les nouveau-nés, l'indométacine peut accroître la concentration d'amikacine dans le plasma.

Bisphosphonates

Le risque d’hypocalcémie est accru quand les aminoglycosides sont administrés avec des bisphosphonates.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les données disponibles concernant l'emploi d'aminoglycosides chez les femmes enceintes sont limitées. Les

aminoglycosides peuvent être nocifs pour le fœtus. Ils traversent la barrière placentaire et des cas de surdité congénitale

bilatérale totale irréversible ont été signalés chez des enfants dont les mères ont reçu de la streptomycine durant leur

grossesse. Bien qu'aucun effet indésirable sur le fœtus ou le nouveau-né n'ait été signalé chez des femmes enceintes

traitées au moyen d'autres aminoglycosides, il existe une nocivité potentielle. Si l'amikacine est utilisée durant la grossesse

ou si la patiente entame une grossesse alors qu'elle prend ce médicament, la patiente doit être informée des risques

potentiels pour le fœtus.

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour perfusion ne doit pas être administrée pendant la grossesse, à moins que

l'état clinique de la patiente ne requière un traitement par amikacine. Si le traitement est jugé nécessaire, il doit avoir lieu

sous surveillance médicale (voir rubrique 4.4).

Allaitement

Aucune donnée n'est disponible sur l'éventuelle excrétion de l'amikacine ou ses métabolites dans le lait humain. La décision

d'interrompre l'allaitement, d'interrompre ou ne pas entamer l'administration d'AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml, solution pour

perfusion doit être prise en tenant compte des avantages de l'allaitement pour l'enfant et des bénéfices du traitement pour la

mère.

Fécondité

Des études de toxicité reproductive chez la souris et le rat n'ont montré aucun effet sur la fécondité.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Des études consacrées aux effets sur la conduite de véhicules et l'utilisation de machines n'ont pas été réalisées.

En cas d'administration à des patients non hospitalisés, la prudence s'impose lors de la conduite et de l'utilisation de

machines, compte tenu des effets indésirables possibles tels que des troubles de l'équilibre (voir rubrique 4.8), pouvant

altérer l’aptitude à conduire des véhicules et utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables

Tous les aminoglycosides peuvent potentiellement induire une ototoxicité, une néphrotoxicité et un blocage

neuromusculaire. Ces toxicités surviennent plus souvent chez les patients insuffisants rénaux, chez les patients traités par

d’autres médicaments ototoxiques ou néphrotoxiques, et chez les patients traités sur de longues périodes et/ou avec des

doses supérieures aux recommandations (voir rubrique 4.4).

Les effets indésirables considérés comme pouvant au moins être liés au traitement sont listés ci-dessous par classe de

système d'organes et par fréquence.

Très fréquent

(≥ 1/10)

Fréquent

(≥ 1/100 à < 1/10)

Peu fréquent

(≥ 1/1 000 à < 1/100)

Rare

(≥ 1/10 000 à < 1/1 000)

Très rare

(<1/10 000)

Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données

disponibles)

Infections et infestations :

Peu fréquent :

Surinfection ou colonisation par des bactéries résistantes ou des

levures

Affections hématologiques et du système lymphatique :

Rare :

Anémie, éosinophilie

Affections du système immunitaire:

Fréquence

indéterminée :

Réactions anaphylactiques (réactions anaphylactiques, choc

anaphylactique, réactions anaphylactoïdes), manifestations

d’hypersensibilité, voir également les rubriques « Affections de la

peau et du tissu sous-cutané » et « Troubles généraux et anomalies

au site d'administration »

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Rare :

Hypomagnésémie

Affections du système nerveux :

Peu fréquent :

Etourdissements

, vertiges

Rare :

Céphalée, paresthésie

, tremblements

, troubles de l’équilibre

Fréquence

indéterminée

Paralysie

Affections oculaires :

Rare :

Cécité

, infarctus rétinien

Affections de l'oreille et du labyrinthe :

Peu fréquent :

Acouphènes

, hypoacousie

Très rare :

Surdité

, surdité neurosensorielle

Affections vasculaires :

Rare :

Hypotension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :

Fréquence

indéterminée :

Apnée, bronchospasme

Très rare :

Paralysie respiratoire (cas isolés)

Affections gastro-intestinales:

Peu fréquent :

Nausées, Vomissements

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Peu fréquent :

Rash

Rare :

Prurit, urticaire

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif :

Rare :

Arthralgie, contractions musculaires

Affections du rein et des voies urinaires :

Peu fréquent :

Atteinte des tubules rénaux

Rare :

Oligurie

, augmentation de la créatinine sanguine

, albuminurie

azotémie

, hématies dans les urines

, leucocytes dans les urines

Fréquence

indéterminée :

Néphropathie toxique, insuffisance rénale aiguë, cellules dans les

urines

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :

Rare :

Pyrexie

Très fréquent

(≥ 1/10)

Fréquent

(≥ 1/100 à < 1/10)

Peu fréquent

(≥ 1/1 000 à < 1/100)

Rare

(≥ 1/10 000 à < 1/1 000)

Très rare

(<1/10 000)

Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données

disponibles)

Infections et infestations :

Peu fréquent :

Surinfection ou colonisation par des bactéries résistantes ou des

levures

Affections hématologiques et du système lymphatique :

Rare :

Anémie, éosinophilie

Affections du système immunitaire:

Fréquence

indéterminée :

Réactions anaphylactiques (réactions anaphylactiques, choc

anaphylactique, réactions anaphylactoïdes), manifestations

d’hypersensibilité, voir également les rubriques « Affections de la

peau et du tissu sous-cutané » et « Troubles généraux et anomalies

au site d'administration »

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Rare :

Hypomagnésémie

Affections du système nerveux :

Peu fréquent :

Etourdissements

, vertiges

Rare :

Céphalée, paresthésie

, tremblements

, troubles de l’équilibre

Fréquence

indéterminée

Paralysie

Affections oculaires :

Rare :

Cécité

, infarctus rétinien

Affections de l'oreille et du labyrinthe :

Peu fréquent :

Acouphènes

, hypoacousie

Très rare :

Surdité

, surdité neurosensorielle

Information sur les effets indésirables particuliers :

Voir section 4.4

L’amikacine n’est pas formulée pour un usage intravitréen. Une cécité et un infarctus rétinien ont été rapportés à la suite

d’administrations intravitréennes (injection dans l’œil) d’amikacine.

Les modifications de la fonction rénale sont généralement réversibles à l’arrêt du médicament. Les effets toxiques sur le

huitième nerf crânien peuvent entraîner une perte d’audition, une perte d’équilibre, ou les deux. L’amikacine touche

principalement la fonction auditive. Les dommages cochléaires comprennent la perte significative de la détection des hautes

fréquences et surviennent généralement avant que la perte d’audition clinique ne puisse être détectée par les tests

audiométriques (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage

Un surdosage peut entraîner une néphrotoxicité, une ototoxicité ou un effet curarisant (blocage musculaire).

Traitement

En cas de surdosage ou de réaction toxique, la perfusion d'amikacine doit être interrompue et une diurèse forcée peut être

appliquée afin d'accélérer l'élimination de l'amikacine du sang.

L’hémofiltration artérioveineuse continue peut également favoriser l’élimination de l’amikacine qui s’est accumulée dans le

sang.

Chez le nouveau-né, une exsanguino-transfusion peut être envisagée, cependant le conseil d'un expert peut être demandé

avant qu'une telle mesure soit mise en œuvre.

Un blocage neuromusculaire avec arrêt respiratoire nécessite un traitement approprié, comprenant l’application de calcium

ionisé (par ex : gluconate ou lactobionate en solution à 10 ou 20 %). En cas de paralysie respiratoire, une ventilation

artificielle peut être nécessaire.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : autres aminoglycosides, code ATC : J01GB06

L’amikacine est un antibiotique aminoglycoside semi-synthétique dérivé de la kanamycine. Elle est obtenue par acylation

avec un acide amino-hydroxybutyrique au niveau du groupe aminé C-1 de la fraction 2-déoxystreptamine.

Mécanisme d’action

L’amikacine agit en inhibant la synthèse des protéines au niveau du ribosome bactérien grâce à une interaction avec l’ARN

ribosomique, laquelle entraîne une inhibition de la traduction chez les micro-organismes sensibles. Il en résulte une action

bactéricide.

Liens pharmacocinétiques/pharmacodynamiques

Le principal paramètre pharmacocinétique/pharmacodynamique permettant de prédire l’effet bactéricide de l’amikacine est

le rapport de la concentration sérique maximale (Cmax) et de la concentration minimale inhibitrice (CMI) de l’agent

pathogène concerné. Un ratio Cmax/CMI de 8:1 ou 10:1 est considéré comme permettant l’élimination efficace des bactéries

et la prévention d’une nouvelle prolifération bactérienne.

L’amikacine a démontré un effet post-antibiotique in vitro et in vivo. L’effet post-antibiotique permet d’allonger l’intervalle de

dosage sans perte d’efficacité contre la plupart des bacilles Gram-négatifs.

Mécanisme(s) de résistance

Une résistance à l’amikacine peut résulter des mécanismes suivants :

Inactivation enzymatique : la modification enzymatique des molécules de l’aminoglycoside est le mécanisme de résistance

le plus courant. Elle est médiée par des acétyltransférases, des phosphotransférases ou des nucléotidyltransférases, qui

sont généralement codés par des plasmides. L’amikacine a démontré une efficacité contre de nombreuses souches

résistantes aux aminoglycosides, en raison de sa capacité à résister à une dégradation par des enzymes qui inactivent les

aminoglycosides.

Pénétration réduite et efflux actif : ces mécanismes de résistance sont observés chez Pseudomonas aeruginosa. Des

données récentes indiquent l’émergence de mécanismes de résistance similaires chez Acinetobacter spp.

Altération de la structure cible : occasionnellement, des modifications à l’intérieur des ribosomes sont identifiées comme la

cause de la résistance.

Une résistance croisée partielle entre l’amikacine et d’autres antibiotiques aminoglycosides est possible.

Efficacité et sécurité clinique

Valeurs critiques

D’après EUCAST, les valeurs limites suivantes sont d’application en ce qui concerne l’amikacine :

Micro-organisme

Valeurs critiques

d’EUCAST (mg/l)

S ≤

R >

Enterobacteriaceae;

Pseudomonas,

Acinetobacter et

Staphylococcus

Valeurs critiques

non liées à une

espèce *

* Se basent essentiellement sur la pharmacocinétique sérique.

Les valeurs critiques correspondent à l’administration d’une dose intraveineuse d’amikacine de 15 mg/kg par jour.

Spectre d’activité de l’amikacine

La prévalence de la résistance acquise peut varier dans l’espace et dans le temps pour certaines espèces. Des données

locales au sujet de la résistance sont souhaitables, en particulier lors du traitement d’infections sévères. Si nécessaire, un

expert peut être consulté lorsque la prévalence locale de la résistance est telle que l’utilité de l’agent est remise en question,

tout au moins pour certains types d’infections.

Espèces généralement sensibles

Micro-organismes aérobies Gram-positifs

Staphylococcus aureus

Staphylococcus haemolyticus

Staphylococcus hominis

Micro-organismes aérobies Gram-négatifs

Citrobacter freundii

Enterobacter aerogenes

Enterobacter cloacae

Escherichia coli

Klebsiella oxytoca

Klebsiella pneumoniae

Morganella morganii

Proteus mirabilis

Proteus vulgaris

Pseudomonas aeruginosa

Salmonella enterica

Serratia liquefaciens

Serratia marcescens

Shigella spp.

Espèces pour lesquelles une résistance

acquise peut poser problème

Micro-organismes aérobies Gram-positifs

Staphylococcus epidermidis

Micro-organismes aérobies Gram-négatifs

Acinetobacter baumannii

Micro-organismes à résistance inhérente

Micro-organismes aérobies Gram-positifs

Enterococcus spp.

Streptococcus spp.

Micro-organismes aérobies Gram-négatifs

Burkholderia cepacia

Stenotrophomonas maltophilia

Anaérobies

Bacteroides spp.

Prevotella spp.

Autres micro-organismes

Chlamydia spp.

Chlamydophila spp.

Mycoplasma spp.

Ureaplasma urealyticum

Au moment de la publication de ces tableaux, aucune donnée à jour n’était disponible. Dans la littérature primaire, les

ouvrages de référence standard et les recommandations thérapeutiques, la sensibilité est supposée.

Le taux de résistance des isolats provenant de groupes de patients particuliers, par exemple de patients atteints de

mucoviscidose, est ≥ 10%.

Autres informations

Les aminoglycosides peuvent être combinés à d’autres antibiotiques afin de lutter contre les cocci Gram-positives.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Concentrations plasmatiques

En cas d'administration orale, l'amikacine n'est pratiquement pas absorbée. Elle ne peut être utilisée que dans le cadre

d'une administration parentérale. Le pic sérique est atteint de 1 à 2 heures après la perfusion. La demi-vie sérique varie de

2,2 à 2,4 heures. Une demi-vie plus longue est prévisible chez les patients atteints d'insuffisance rénale ainsi que chez les

prématurés et les nouveau-nés.

L'administration d'une dose de 7,5 mg/kg par perfusion intraveineuse continue de 30 minutes entraîne une concentration

sérique de 38 µg/ml à la fin de la perfusion. Chez des volontaires en bonne santé, l'administration d'une dose de 15 mg/kg

par perfusion intraveineuse continue de 30 minutes entraîne une concentration sérique d'environ 77 µg/ml à la fin de la

perfusion, de 47 µg/ml 1 heure après la fin de la perfusion et de 1 µg/ml 12 heures après la fin de la perfusion.

Chez les personnes âgées ayant une clairance de la créatinine moyenne de 64 ml/min, l'administration d'une dose de 15

mg/kg par perfusion intraveineuse de 30 minutes entraîne une concentration sérique de 55 µg/ml à la fin de la perfusion, de

5,4 µg/ml 12 heures après la fin de la perfusion et de 1,3 µg/ml 24 heures après la fin de la perfusion.

Lors d'études portant sur des doses multiples, aucun effet d'accumulation n'a été démontré chez les personnes ayant une

fonction rénale normale et recevant une dose quotidienne unique de 15 à 20 mg/kg.

Distribution

Le volume de distribution apparent de l'amikacine est d'environ 24 litres (28 % du poids corporel). Le taux de liaison aux

protéines plasmatiques est de 4 à 10 %.

Après administration de la dose recommandée, une concentration thérapeutique d'amikacine est présente dans les os, le

cœur, la vésicule biliaire, les tissus pulmonaires, l'urine, la bile, les sécrétions bronchiques, les expectorations, le liquide

interstitiel, le liquide pleural et la synovie.

Le produit se diffuse suffisamment dans le liquide des méninges enflammées. Environ 10 à 20 % de la concentration sérique

traverse les méninges saines. Ce chiffre peut atteindre 50 % si les méninges sont enflammées.

La substance s'accumule dans le cortex rénal et le liquide de l'oreille interne et ne s'élimine que lentement de ces

compartiments profonds.

L'amikacine traverse la barrière placentaire et est excrétée dans le lait maternel. Une concentration atteignant 20 % de celle

mesurée chez la mère a été retrouvée dans le sang fœtal et dans le liquide amniotique.

Biotransformation

L'amikacine n'est pas métabolisée par le corps humain.

Élimination

Chez les patients dont la fonction rénale est normale, la clairance sérique moyenne de l'amikacine est de 100 ml/min tandis

que la clairance rénale est de 94 ml/min. L'amikacine est éliminée essentiellement par filtration glomérulaire. La plus grande

partie du volume (60 %-82 %) est excrétée sous forme inchangée dans l'urine au cours des 6 premières heures. Seules de

très petites quantités sont excrétées dans la bile. Chez les patients dont la fonction rénale est normale, 91 % de la dose

d'amikacine (I.M.) sont excrétés dans l'urine sous une forme inchangée après 8 heures et 95 % après 24 heures.

L’amikacine peut être éliminée à hauteur de 90 % par hémodialyse en 4 heures.

Patients pédiatriques

Des données provenant d'essais cinétiques portant sur des doses quotidiennes différentes montrent que chez les

nourrissons bien portants, la concentration de produit dans le liquide cérébro-spinal équivaut à 10 à 20 % environ de la

concentration sérique et peut atteindre 50 % en cas de méningite.

Administration intraveineuse

Chez les nouveau-nés et plus particulièrement les prématurés, l'élimination rénale de l'amikacine est réduite.

Lors d'une étude unique chez des nouveau-nés (1 à 6 jours d'âge post-natal), regroupés selon leur poids de naissance (< 2

000, 2 000-3 000 et > 3 000 g), de l'amikacine a été administrée par voie intramusculaire et/ou intraveineuse, à raison de 7,5

mg/kg. Chez les nouveau-nés de plus de 3 000 g, la clairance était de 0,84 ml/min/kg et la demi-vie terminale de 7 heures

environ. Dans ce groupe, le volume de distribution initial et le volume de distribution à l'état d'équilibre étaient,

respectivement, de 0,3 ml/kg et 0,5 ml/kg. Dans les groupes de bébés ayant un poids de naissance plus faible, la clairance

par kilo était inférieure et la demi-vie plus longue. Un dosage répété toutes les 12 heures dans tous les groupes précités n'a

pas mis en évidence d'accumulation après 5 jours.

5.3. Données de sécurité préclinique

Toxicité en administration unique

Le blocage neuromusculaire et la paralysie musculaire ont été mis en évidence chez les animaux de laboratoire ayant reçu

des doses élevées d’amikacine.

Toxicité en administration répétée

Lors d'études de toxicologie en administration répétée, les principaux effets ont été une néphrotoxicité et une ototoxicité.

Potentiel mutagène et carcinogène

Aucune étude n'a été menée en ce qui concerne le potentiel mutagène ou carcinogène de l'amikacine.

Toxicité sur la reproduction

Lors d'études sur la toxicité de la reproduction, l'amikacine a entraîné une néphrotoxicité liée à la dose chez des rates

gestantes et leurs fœtus. Des études sur la toxicité de la reproduction chez les jeunes souris, rats et lapins ont révélé un taux

de mortalité fœtale accru. Il existe un risque potentiel de détérioration de l'oreille interne et des reins chez le fœtus, comme

cela a été observé pour la classe des aminoglycosides.

Toxicité locale

Aucune donnée n’est disponible.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Chlorure de sodium, hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH), eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités

AMIKACINE B. BRAUN 5 mg/ml est une formulation prête à l'emploi qui ne doit pas être mélangée avec d'autres

médicaments mais administrée séparément, aux doses et selon la méthode d'administration recommandées.

Les aminoglycosides ne peuvent en aucun cas être mélangés à une solution de perfusion contenant des antibiotiques bêta-

lactames (pénicillines ou céphalosporines, par exemple), car cela pourrait entraîner une inactivation physico-chimique de

l'autre produit.

Des incompatibilités chimiques sont connues avec l'amphotéricine, les chlorothiazides, l'érythromycine, l'héparine, la

nitrofurantoïne, la novobiocine, la phénytoïne, la sulfadiazine, le thiopentone, la chlortétracycline, la vitamine B et la vitamine

C. L'amikacine ne peut pas être prémélangée avec ces produits.

L'inactivation qui se produit lorsque des aminoglycosides et des antibiotiques bêta-lactames sont mélangés peut également

persister lorsque des échantillons sont prélevés afin de mesurer la concentration d'antibiotiques dans le sérum, ce qui peut

entraîner une sous-estimation considérable et par conséquent, des erreurs de dosage et des risques de toxicité. Les

prélèvements doivent être traités rapidement. Ils doivent en outre être placés dans de la glace ou de la bêta-lactamase doit y

être ajoutée.

6.3. Durée de conservation

Avant ouverture

3 ans.

Après ouverture

Du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durée et

conditions de conservation avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne devraient pas dépasser

24 heures à une température comprise entre 2 et 8°C.

6.4. Précautions particulières de conservation

Pas de précautions particulières de conservation.

Pour les conditions de conservation du médicament après ouverture, voir la rubrique 6.3.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Flacons en polyéthylène basse densité de 100 ml, disponibles en boîtes de :

10 x 100 ml

20 x 100 ml

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation locale en vigueur, immédiatement

après usage.

Pour usage intraveineux uniquement.

A usage unique exclusivement.

Toute solution non utilisée doit être jetée.

Avant d'être administrée, la solution doit être inspectée visuellement afin de s'assurer qu'elle ne contient pas de particules et

ne présente aucune décoloration.

Seules les solutions claires et incolores ne contenant aucune particule doivent être utilisées.

La solution doit être administrée à l'aide d'un équipement stérile et suivant une technique aseptique. L'équipement doit être

amorcé avec la solution afin d'éviter toute entrée d'air dans le système.

Pour de plus amples informations, reportez-vous à la rubrique 4.2.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

B. BRAUN MELSUNGEN AG

CARL BRAUN STRASSE 1

34212 MELSUNGEN

ALLEMAGNE

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

579 529-2 ou 34009 579 529 2 1: 100 ml en flacon (PEBD). Boîte de 10.

300 557-4 ou 34009 300 557 8 6: 100 ml en flacon (PEBD). Boîte de 10.

579 530-0 ou 34009 579 530 0 3: 100 ml en flacon (PEBD). Boîte de 20.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

Médicament soumis à prescription hospitalière.

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