AKIS 25 mg/ml, solution injectable

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

26-10-2015

Ingrédients actifs:
diclofénac sodique
Disponible depuis:
Laboratoires GENEVRIER SA
Code ATC:
M01AB05
DCI (Dénomination commune internationale):
diclofenac sodium
Dosage:
25 mg
forme pharmaceutique:
solution
Composition:
composition pour une ampoule de 1 ml > diclofénac sodique : 25 mg
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
Descriptif du produit:
34009 300 ou 4 7 - 1 ampoule(s) en verre de 1 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;34009 300 ou 5 4 - 3 ampoule(s) en verre de 1 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;34009 300 ou 6 1 - 5 ampoule(s) en verre de 1 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Abrogée
Numéro d'autorisation:
62197362
Date de l'autorisation:
2015-10-26

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 26/10/2015

Dénomination du médicament

AKIS 25 mg/ml, solution injectable

Diclofénac sodique

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Sommaire notice

Que contient cette notice :

1. Qu'est-ce que AKIS 25 mg/ml, solution injectable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser AKIS 25 mg/ml, solution injectable ?

3. Comment utiliser AKIS 25 mg/ml, solution injectable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver AKIS 25 mg/ml, solution injectable ?

6. Informations supplémentaires.

1. QU’EST-CE QUE AKIS 25 mg/ml, solution injectable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique

Sans objet.

Indications thérapeutiques

AKIS 25 mg/ml, solution injectable contient une substance active (le diclofénac sodique) qui appartient à la famille des

médicaments anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS). Les AINS comprennent également l'aspirine et l'ibuprofène. Ces

médicaments diminuent la douleur et l'inflammation.

AKIS 25 mg/ml, solution injectable est utilisé dans le traitement de certaines affections douloureuses dont :

Poussées douloureuses articulaires ou dorsales

Crises de goutte

Douleurs provoquées par des calculs rénaux

Douleurs dues à une blessure, une fracture ou un traumatisme

Il est aussi utilisé dans le traitement de la douleur postopératoire.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER AKIS 25 mg/ml, solution injectable ?

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

N’utilisez jamais AKIS 25 mg/ml, solution injectable :

Si vous êtes allergique au diclofénac, à l'aspirine, à l'ibuprofène, à d'autres AINS ou à l’un des autres composants contenus

dans AKIS (mentionnés dans la rubrique 6)

Si vous avez déjà présenté des saignements au niveau de l'estomac ou de l'intestin suite à la prise d'AINS

Si vous avez eu un ou plusieurs épisodes d'ulcères gastriques (estomac) ou peptiques (duodénum) ou des saignements au

niveau des voies digestives (ceci peut comprendre la présence de sang dans le vomi ou dans les selles, ou des selles de

couleur noire d'aspect goudronneux)

Si vous souffrez ou avez souffert d'insuffisance hépatique

Si vous souffrez ou avez souffert d'insuffisance cardiaque sévère

Si vous souffrez d’une maladie cardiaque et/ou d’une maladie vasculaire cérébrale avérée, par exemple si vous avez été

victime d’une crise cardiaque, d’un accident vasculaire cérébral (AVC), d’un accident ischémique transitoire (AIT) ou d’une

obstruction des vaisseaux sanguins irriguant le cœur ou le cerveau ou si vous avez été opéré pour éliminer ou court-circuiter

cette obstruction.

Si vous souffrez ou avez souffert de troubles de la circulation sanguine (artériopathie périphérique)

Si vous souffrez ou avez souffert d'insuffisance rénale sévère

Si vous souffrez d’asthme, d'urticaire ou d’une rhinite aiguë (allergie) provoqués par la prise d'AINS ou d'aspirine

Si vous souffrez d'un trouble de la coagulation ou si vous prenez des anticoagulants (tels que la warfarine)

Si vous êtes enceinte de plus de 6 mois

Si vous avez moins de 18 ans.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Mises en garde et précautions d’emploi

Avant que votre médecin ne vous prescrive du diclofénac, assurez-vous qu’il sait, le cas échéant :

Que vous fumez

Que vous êtes diabétique

Que vous avez une angine de poitrine, des caillots sanguins, une pression artérielle élevée, un cholestérol élevé ou des

triglycérides élevés.

Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose efficace la plus faible pendant la durée la plus courte

nécessaire.

Adressez-vous à votre médecin avant de prendre AKIS 25 mg/ml, solution injectable :

Si vous avez eu un ulcère de l'œsophage, de l'estomac ou de la partie supérieure de l'intestin, ou des saignements gastro-

intestinaux. Les symptômes de ceux-ci comprennent la présence de sang dans le vomi ou dans les selles, ou des selles de

couleur noire d'aspect goudronneux.

Si vous souffrez d'une affection de l'intestin telle qu'une colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn

Si vous souffrez ou avez souffert de troubles rénaux ou hépatiques

Si vous avez des antécédents ou si vous souffrez de troubles sanguins ou de troubles de la coagulation

Si vous souffrez ou avez souffert d'asthme, de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), de polypes nasaux ou de

rhume des foins

Si vous avez un lupus (lupus érythémateux disséminé ou LED) ou tout autre problème semblable

Si vous envisagez une grossesse, car AKIS 25 mg/ml, solution injectable peut affecter votre capacité à être enceinte.

Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Les médicaments tels que AKIS peuvent augmenter faiblement le risque de crise cardiaque (« infarctus du myocarde ») ou

d'accident vasculaire cérébral. Le risque est d’autant plus important que les doses sont élevées et la durée de traitement

prolongée. Ne pas dépasser les doses recommandées ni la durée de traitement.

AKIS 25 mg/ml, solution injectable est un médicament anti-inflammatoire et peut donc réduire les symptômes d'infection,

tels que les maux de tête ou l'élévation de la température. Si vous ne vous sentez pas bien et avez besoin de voir un

médecin, n'oubliez pas de l'informer que vous prenez AKIS 25 mg/ml, solution injectable.

Les sujets âgés présentent un risque plus élevé d’effets indésirables associés à AKIS 25 mg/ml, solution injectable. Il

convient donc d'informer votre médecin si vous présentez des symptômes inhabituels.

Interactions avec d'autres médicaments

Autres médicaments et AKIS 25 mg/ml, solution injectable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament, y

compris des médicaments obtenus sans ordonnance (par exemple des médicaments en vente libre ou à usage récréatif).

Certains médicaments pourraient affecter votre traitement.

Informez votre médecin si vous prenez l'un des médicaments suivants :

Tout autre AINS ou inhibiteur de COX-2 (cyclo-oxygénase-2), comme l'aspirine ou l'ibuprofène (médicaments contre

l'inflammation ou la douleur)

Médicaments pour le traitement du diabète

Médicaments anticoagulants (des comprimés pour fluidifier le sang, tels que la warfarine ou l'héparine)

Médicaments anti-plaquettes (pour éviter les caillots sanguins)

Médicaments diurétiques (favorisant l'élimination de l'eau)

Lithium (médicament pour traiter certains types de dépression)

Phénytoïne (médicament pour traiter l'épilepsie)

Glycosides cardiaques (par ex. Digoxine ; médicaments pour traiter les troubles cardiaques)

Méthotrexate (médicament pour traiter certains types d'inflammation et de cancers)

Cyclosporine et tacrolimus (médicaments pour traiter certains types d'inflammation et les patients transplantés)

Antibiotiques à base de quinolones (médicaments utilisés pour traiter certaines infections)

Stéroïdes (médicaments pour traiter l'inflammation et les troubles du système immunitaire)

Colestipol (médicament utilisé pour réduire le cholestérol)

Cholestyramine (médicament utilisé pour traiter les troubles hépatiques et la maladie de Crohn)

Sulfinpyrazone (médicament utilisé pour traiter la goutte)

Voriconazole (médicament utilisé pour traiter les infections fongiques)

Pemetrexed (médicament utilisé en chimiothérapie pour traiter certaines formes de cancer)

Déférasirox (médicament utilisé chez les patients recevant des transfusions sanguines à long terme)

Mifépristone (médicament utilisé lors de l'interruption de grossesse)

Médicaments pour traiter les troubles cardiaques ou l'hypertension, tels que les bêtabloquants ou les inhibiteurs de

l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA)

Médicaments utilisés pour traiter l'anxiété et la dépression, appelés inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS)

Zidovudine (médicament pour traiter les infections par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH)).

Interactions avec les aliments et les boissons

Sans objet.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse, allaitement et fertilité

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

AKIS 25 mg/ml, solution injectable peut augmenter la difficulté de tomber enceinte. Vous devez consulter votre médecin si

vous avez des problèmes pour tomber enceinte.

Vous devez informer votre médecin si vous êtes enceinte ou si vous envisagez une grossesse afin qu'il/elle évalue s'il

convient d'utiliser AKIS 25 mg/ml, solution injectable.

AKIS 25 mg/ml, solution injectable ne doit pas être utilisé si vous êtes enceinte de plus de 6 mois car il pourrait perturber la

circulation sanguine ou endommager les reins de l'enfant ainsi que retarder ou prolonger le travail.

Vous devez informer votre médecin si vous allaitez. Si vous allaitez, votre médecin évaluera si AKIS doit être utilisé.

Sportifs

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines

AKIS 25 mg/ml, solution injectable peut induire des étourdissements, une fatigue, une somnolence ou une vision floue chez

certaines personnes. Il est déconseillé de conduire ou d’utiliser des machines si vous ressentez l’un de ces effets.

Liste des excipients à effet notoire

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER AKIS 25 mg/ml, solution injectable ?

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

Dosage et durée de traitement :

Votre médecin décidera quand et comment vous traiter avec AKIS solution injectable. Il vous sera administré une injection

intramusculaire (dans un muscle fessier généralement) ou une injection sous-cutanée (dans la peau de la fesse ou de la

cuisse en général). AKIS ne doit pas être administré par voie intraveineuse (I.V.).

Utilisation chez les adultes

La dose initiale habituelle est de 25 à 75 mg selon la sévérité de la douleur. Si vous ressentez toujours une douleur vive,

votre médecin peut décider de vous administrer une deuxième injection au bout de 6 heures. La dose journalière maximale

est de 150 mg. AKIS ne vous sera prescrit que pendant un ou deux jours.

Utilisation chez les sujets âgés

Votre médecin peut vous administrer une dose plus faible que la dose adulte habituelle.

Utilisation chez les enfants et les adolescents

Ne convient pas aux enfants (moins de 18 ans).

Un médecin, un(e) infirmier/ère ou un(e) pharmacien(ne) préparera l'injection. Puis, en général, un(e) infirmier/ère ou un

médecin réalisera l'injection. Votre médecin ou votre infirmier/ère ne vous fera pas d'injection deux fois au même endroit.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez utilisé plus de AKIS 25 mg/ml, solution injectable que vous n’auriez dû :

S'il vous a été administré une quantité excessive d’AKIS, vous ressentirez peut-être les symptômes suivants : nausées et

vomissements, douleurs d'estomac, saignement au niveau de l'estomac et/ou de l'intestin, diarrhée (rarement),

étourdissements, acouphènes (bourdonnement, chuintement, tintement, sifflement ou autres bruits persistants dans l'oreille)

et occasionnellement, des convulsions (attaques ou crises). Dans les cas graves, vos reins ou votre foie peuvent subir des

dommages (symptômes tels que difficulté à uriner ou élimination urinaire plus importante que d'habitude, des crampes

musculaires, une fatigue, un gonflement des mains, des pieds ou du visage, des nausées ou vomissements, un

jaunissement de la peau).

Si vous pensez que l’on vous a administré trop d’AKIS, informez immédiatement votre médecin ou votre infirmier/ère.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Sans objet.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Informez votre médecin immédiatement si vous ressentez l'un des effets indésirables suivants :

Les réactions allergiques graves peuvent inclure : un gonflement du visage, de la gorge ou de la langue, des difficultés à

respirer, une respiration sifflante, un écoulement nasal et des éruptions cutanées.

Douleurs de l'estomac, indigestion, brûlures d'estomac, flatulence, nausées ou vomissements

Tout signe de saignement au niveau de l'estomac ou de l'intestin, comme par exemple, du sang dans les selles ou des

selles noires et goudronneuses, ou du sang dans le vomi.

Éruptions cutanées sévères, démangeaisons, urticaire, hématomes, rougeurs douloureuses, desquamation ou formation

d'ampoules sur la peau, papules géantes (peau gonflée avec démangeaisons et sensation de brûlure). Ces affections

peuvent aussi concerner la bouche, les lèvres, les yeux, le nez et les organes génitaux.

Jaunissement de la peau ou du blanc des yeux.

Mal de gorge persistant ou élévation persistante de la température.

Modification inattendue de la quantité d'urine produite et/ou de son aspect.

Apparition d'hématomes plus facilement que d'habitude, ou maux de gorge ou infections à répétition.

Effets indésirables très fréquents (pouvant affecter plus d’1 patient sur 10)

Douleurs, rougeurs ou gonflement au site d'injection

Effets indésirables fréquents (pouvant affecter plus d’1 patient sur 100 jusqu’à 1 patient sur 10)

Nausées

Effets indésirables peu fréquents (pouvant affecter plus d’1 patient sur 1 000 jusqu’à 1 patient sur 100) :

Etourdissements et maux de tête

Diarrhée, vomissements et constipation

Inflammation de la paroi de l'estomac provoquant des douleurs d'estomac, des vomissements et une perte d'appétit

Troubles hépatiques

Éruption cutanée, démangeaisons

Autres effets indésirables

La liste suivante d'effets indésirables a été observée chez des patients traités par AINS.

Effets sur le cœur, la poitrine ou le sang :

Les médicaments tels que AKIS 25 mg/ml, solution injectable peuvent être associés à une faible augmentation du risque de

crise cardiaque (« infarctus du myocarde ») ou d'accident vasculaire cérébral.

Hypertension, crise cardiaque, battements cardiaques rapides ou irréguliers, douleurs thoraciques et gonflement du corps,

des mains et des pieds.

Asthme, essoufflement.

Troubles sanguins tels que l'anémie (baisse du nombre de globules rouges). Les symptômes comprennent : la fatigue, les

maux de tête, les étourdissements et la pâleur.

Effets sur l'estomac et le système digestif :

Ulcères peptiques (au niveau de l'estomac), ulcères de la bouche, infections de la langue, troubles de la partie inférieure de

l'intestin (y compris inflammation de l'intestin et aggravation de la maladie de Crohn).

Inflammation du pancréas ou de la paroi de l'estomac (dont les symptômes incluent de sévères douleurs d'estomac pouvant

s'étendre au dos ou à l'épaule).

Effets sur le système nerveux :

Picotements ou insensibilité, fourmillements dans les mains, les pieds ou les membres, tremblements, vision floue ou

double, altération ou perte de l'audition, acouphènes (tintement dans les oreilles), somnolence, fatigue.

Hallucinations (voir ou entendre des choses qui n'existent pas), dépression, désorientation, troubles du sommeil, irritabilité,

anxiété, troubles de la mémoire et convulsions.

Inflammation des tissus qui entourent le cerveau (dont les symptômes incluent une raideur du cou, des maux de tête, des

nausées, des vomissements, une fièvre ou une désorientation et une sensibilité extrême à une lumière vive).

Effets sur le foie ou les reins :

Troubles hépatiques avec des symptômes tels que nausées, perte d'appétit, sentiment général de mal-être, parfois

jaunisse.

Troubles rénaux ou insuffisance rénale. Les symptômes comprennent : une présence de sang dans les urines, une urine «

mousseuse ». un gonflement des pieds et des mains ou du corps.

Effets sur la peau et les cheveux :

Éruptions cutanées sévères telles qu'un syndrome de Stevens-Johnson ou autres affections cutanées qui peuvent être

aggravées par l'exposition au soleil.

Perte de cheveux.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer

les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et

des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER AKIS 25 mg/ml, solution injectable ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Date de péremption

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la seringue après « EXP ». La date de péremption

fait référence au dernier jour de ce mois.

Conditions de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C. Ne pas mettre au réfrigérateur, ne pas congeler. Conserver dans

l'emballage d'origine, à l'abri de la lumière.

Utiliser immédiatement après ouverture. Éliminer tout produit inutilisé.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

N’utilisez pas ce médicament si vous remarquez que la solution est trouble ou contient des particules.

Après l'injection de la dose appropriée, votre médecin ou votre infirmier/ère se chargera d'éliminer toute solution résiduelle

ainsi que la seringue, les aiguilles et les contenants.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

Liste complète des substances actives et des excipients

Ce que contient AKIS 25 mg/ml, solution injectable

La substance active est : Le diclofénac sodique.

Chaque ampoule de 1 ml contient : 25 mg de diclofénac sodique.

Les autres composants sont : hydroxypropyl-bêta-cyclodextrine, polysorbate 20, eau pour préparations injectables.

Forme pharmaceutique et contenu

Aspect d’AKIS 25 mg/ml, solution injectable et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de solution limpide, incolore à légèrement ambrée pour injection dans un contenant

en verre incolore (ampoule).

Etuis de 1 ampoule, 3 ampoules et 5 ampoules.

Ce médicament est également disponible sous forme de seringue pré-remplie.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable

de la libération des lots, si différent

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché et fabricant

Titulaire

LABORATOIRES GENEVRIER S.A.

280 RUE DE GOA

ZONE INDUSTRIELLE LES TROIS MOULINS

PARC DE SOPHIA-ANTIPOLIS

06600 ANTIBES

Exploitant

LABORATOIRES GENEVRIER S.A.

280 RUE DE GOA

ZONE INDUSTRIELLE LES TROIS MOULINS

PARC DE SOPHIA-ANTIPOLIS

06600 ANTIBES

Fabricant

IBSA FARMACEUTICI ITALIA S.R.L

VIA MARTIRI DI CEFALONIA 2,

26900 LODI

ITALIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

Date d’approbation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est le {MM/AAAA} {mois AAAA}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Sans objet.

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 26/10/2015

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

AKIS 25 mg/ml, solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Une ampoule de 1 ml contient 25 mg de diclofénac sodique.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution injectable.

Solution limpide et incolore à légèrement ambrée.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

AKIS est efficace dans le traitement des douleurs aiguës, dont les coliques néphrétiques, les exacerbations de l'arthrose et

de la polyarthrite rhumatoïde, les douleurs dorsales aiguës, les crises de goutte aiguës, les traumatismes aigus, les fractures

aiguës et la douleur postopératoire (voir rubriques 4.3 et 4.4).

AKIS est indiqué chez l'adulte. L'utilisation d'AKIS est déconseillée chez les enfants et les adolescents.

4.2. Posologie et mode d'administration

Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose efficace la plus faible pendant la durée la plus courte

nécessaire au contrôle des symptômes (voir rubrique 4.4).

Posologie

Adultes

AKIS solution injectable peut être administré par voie intramusculaire ou sous-cutanée. AKIS est uniquement destiné à des

traitements à court terme et ne doit pas être administré pendant plus de deux jours.

Pour les douleurs d’intensité légère à modérée, une dose plus faible peut suffire. Une dose de 75 mg peut être nécessaire

pour les douleurs sévères telles que les coliques néphrétiques. Exceptionnellement et dans les cas sévères, une deuxième

dose de 75 mg peut être administrée au bout de 6 heures. La dose de 150 mg par période de 24 heures ne doit pas être

dépassée.

Si plus d'une injection d’AKIS par jour est nécessaire (dans la limite d’une dose journalière maximale de 150 mg), il est

conseillé de changer de site d'injection lors des injections ultérieures. Le cas échéant, une injection d’AKIS peut être utilisée

avec d'autres dosages du diclofénac sans toutefois dépasser la dose journalière maximale de 150 mg.

Populations particulières

Sujets âgés

Les sujets âgés présentent un risque majoré d'effets indésirables graves (voir rubriques 4.4 et 5.2). Si un AINS est considéré

nécessaire, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et ce, pendant la période la plus courte possible. Le patient doit

être suivi régulièrement pour détecter tout saignement des voies gastro-intestinales pendant le traitement par AINS. La dose

journalière maximale recommandée d’AKIS est de 150 mg.

Patients insuffisants rénaux

L'hydroxypropyl-

-cyclodextrine (HP

CD), un excipient présent dans AKIS, est principalement éliminé par filtration

glomérulaire. Par conséquent, les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (définis comme ayant une clairance de la

créatinine inférieure à 30 ml/min) ne doivent pas être traités avec AKIS (voir rubriques 4.4 et 5.2). Chez les patients atteints

d'insuffisance rénale, la dose efficace la plus faible doit être utilisée.

Population pédiatrique

L’efficacité et la sécurité d’emploi d’AKIS chez l'enfant de 0 à 18 ans n'ont pas été établies.

Mode d’administration

AKIS doit être administré uniquement par un professionnel de santé. Il peut être administré par voie intramusculaire ou sous-

cutanée dans des tissus sains et propres.

Un seul flacon doit être utilisé plutôt que deux flacons pour administrer une dose connue, par ex. une seule injection de 75

mg au lieu d'une injection de 25 mg et une autre de 50 mg ou une injection de 50 mg plutôt que deux injections de 25 mg.

Voie intramusculaire

Les instructions suivantes pour l'injection intramusculaire doivent être respectées afin d'éviter la lésion d'un nerf ou d'autres

tissus au site d'injection. L'injection doit être réalisée par voie intraglutéale profonde dans le quadrant supéro-externe de la

fesse. Dans le cas où deux injections sont réalisées dans la même journée, il est conseillé d'utiliser l'autre fesse pour la

deuxième injection. Le produit doit être injecté lentement afin de minimiser la lésion locale des tissus.

Voie sous-cutanée

L'injection doit être réalisée dans les tissus sous-cutanés, de préférence dans la partie supérieure du gluteus ou dans la

partie supérieure de la cuisse. Dans le cas où deux injections sont réalisées dans la même journée, il est conseillé d'alterner

le site d'injection entre le gluteus et la cuisse. L'aiguille doit être introduite complètement dans l'épaisseur du pli cutané

formé par le pouce et l'index. Il convient de veiller à ne pas pénétrer un vaisseau sanguin. Le produit doit être injecté

lentement et à vitesse constante. Garder le pli de peau maintenu entre le pouce et l'index pendant l'injection.

AKIS ne doit pas être administré par voie intraveineuse (i.v.).

Veuillez-vous reporter à la rubrique 6.6 concernant les précautions particulières d’élimination et de manipulation.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1

Présence d'un ulcère, de saignement ou d'une perforation gastrique ou intestinale.

Antécédents de saignement ou de perforation gastro-intestinal(e) liés à un traitement précédent par AINS.

Présence ou antécédents d'un ulcère peptique/d'une hémorragie récurrent(e) (au moins deux épisodes distincts d'ulcération

ou de saignement avéré(e)).

Dernier trimestre de grossesse (voir rubrique 4.6).

Insuffisance hépatique, rénale ou cardiaque sévère (voir rubrique 4.4).

Comme les autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), le diclofénac est également contre-indiqué

pour les patients chez qui l'acide acétylsalicylique ou un autre AINS provoque une attaque d'asthme, de l'urticaire ou une

rhinite aiguë.

Affections hémostatiques ou traitement actuel par des anticoagulants (pour l'administration par voie intramusculaire

uniquement).

Insuffisance cardiaque congestive avérée (NYHA II-IV), cardiopathie ischémique, artériopathie périphérique et/ou maladie

vasculaire cérébrale.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Généralités

La survenue d’effets indésirables peut être minimisée par l’utilisation de la dose la plus faible possible pendant la durée du

traitement la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.2 et les paragraphes Effets gastro-

intestinaux et cardiovasculaires ci-dessous).

L'utilisation concomitante de diclofénac et d'AINS systémiques, dont les inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase-2, doit

être évitée en raison de l'absence de démonstration des bénéfices synergiques et en raison de l'addition éventuelle d’effets

indésirables.

La prudence est recommandée chez les sujets âgés pour des raisons médicales. En particulier, il est recommandé d'utiliser

la dose efficace la plus faible chez les sujets âgés et fragiles ou les patients de faible poids corporel.

Comme pour les autres AINS, des réactions allergiques, y compris des réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes, peuvent

également survenir dans des cas isolés avec le diclofénac, sans exposition préalable à ce médicament.

Comme les autres AINS, le diclofénac peut masquer les signes et les symptômes d'une infection en raison de ses propriétés

pharmacodynamiques.

Effets gastro-intestinaux

Des cas d’hémorragies, d’ulcération, ou de perforations gastro-intestinales d’évolution parfois fatale ont été rapportés avec

tous les AINS, incluant le diclofénac, à n’importe quel moment du traitement, sans qu’il y ait eu nécessairement de signes

d’alerte ou d’antécédents d’effets indésirables gastro-intestinaux graves.

Ceux-ci ont généralement des conséquences plus graves chez les sujets âgés. En cas d’hémorragie ou d'ulcération gastro-

intestinale chez des patients recevant du diclofénac, le traitement doit être arrêté.

Comme pour tous les AINS, incluant le diclofénac, une surveillance médicale étroite est obligatoire et le diclofénac doit être

prescrit très prudemment chez les patients présentant des symptômes d’affections gastro-intestinales (GI) ou ayant des

antécédents d'ulcères, d’hémorragies ou de perforation gastrique ou intestinale (voir rubrique 4.8). Le risque d’hémorragie

gastro-intestinale augmente avec la dose d'AINS utilisée chez les patients présentant des antécédents d'ulcère, en

particulier en cas de complication à type d’hémorragie ou de perforation. Chez les sujets âgés, la fréquence des effets

indésirables dus aux AINS est augmentée, notamment les cas d’hémorragie et de perforation gastro-intestinale, parfois

fatales.

Afin de réduire le risque de toxicité gastro-intestinale chez les patients avec des antécédents d'ulcères, particulièrement s’ils

sont compliqués par une hémorragie ou une perforation, et chez les sujets âgés, le traitement doit être instauré et maintenu à

la dose efficace la plus faible.

Un traitement combiné avec des agents protecteurs (par ex. des inhibiteurs de la pompe à protons ou du misoprostol) doit

être envisagé chez ces patients ainsi que chez les patients nécessitant l'utilisation concomitante de médicaments contenant

de faibles doses d'acide acétylsalicylique (ASA)/aspirine ou d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le risque

gastro-intestinal.

Les patients avec des antécédents de toxicité gastro-intestinale, et en particulier les personnes âgées, doivent signaler tout

symptôme abdominal inhabituel (et notamment tout saignement gastro-intestinal). La prudence est recommandée chez les

patients recevant des médicaments concomitants pouvant augmenter le risque d'ulcération ou de saignement, tels que les

corticostéroïdes systémiques, les anticoagulants et les agents antiplaquettaires ou les inhibiteurs sélectifs de la recapture de

la sérotonine (voir rubrique 4.5). AKIS doit être administré avec prudence et sous étroite surveillance chez les patients

souffrant de colite ulcéreuse ou de la maladie de Crohn, en raison d’un risque d’aggravation de la pathologie (voir rubrique

4.8).

Effets hépatiques

Le diclofénac doit être administré sous étroite surveillance chez les patients atteints d'insuffisance hépatique en raison d’un

risque d’aggravation de leur état. Comme pour les autres AINS, incluant le diclofénac, les concentrations d'une ou plusieurs

enzymes hépatiques peuvent augmenter. Lors d'un traitement prolongé par diclofénac, un suivi régulier de la fonction

hépatique est indiqué par mesure de précaution. Si les anomalies des tests de la fonction hépatique persistent ou

s’aggravent, si des signes cliniques ou des symptômes correspondant à une maladie hépatique apparaissent ou si d'autres

effets se manifestent (par ex. éosinophilie, éruption cutanée), le traitement par diclofénac doit être arrêté. L'utilisation du

diclofénac peut induire une hépatite sans prodrome.

La prudence est recommandée lors de l'utilisation de diclofénac chez des patients souffrant de porphyrie hépatique car ceci

pourrait déclencher une attaque.

Effets rénaux

Étant donné que des cas de rétention d'eau et d'œdème ont été rapportés en association avec les traitements par AINS, dont

le diclofénac, une prudence particulière devra être exercée chez les patients présentant une insuffisance cardiaque ou

rénale, ou des antécédents d'hypertension, chez les personnes âgées, chez les patients recevant un traitement concomitant

avec des diurétiques ou des médicaments pouvant affecter la fonction rénale de manière significative, et chez les patients

présentant une déplétion substantielle du volume extracellulaire quelle qu'en soit la cause, par ex. avant ou après une

intervention chirurgicale majeure (voir rubrique 4.3). Dans de tels cas, le suivi de la fonction rénale est recommandé par

mesure de précaution lors de l'utilisation du diclofénac.

Un retour à l’état initial avant traitement est habituellement observé à l’arrêt du traitement.

L'excipient HPbCD est majoritairement éliminé par les reins par filtration glomérulaire. Par conséquent, les patients atteints

d'insuffisance rénale sévère (définis comme ayant une clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min) ne doivent pas être

traités avec AKIS. Chez les patients atteints d'insuffisance rénale, la dose efficace la plus faible doit être utilisée.

Effets cutanés

Des réactions cutanées graves, dont certaines d’évolution fatale, comprenant des dermatites exfoliatives, des syndromes de

Stevens-Johnson et des nécrolyses épidermiques toxiques (syndromes de Lyell), ont été rapportées dans de rares cas lors

de l'utilisation d'AINS (voir rubrique 4.8). Les patients semblent présenter un risque majoré de réactions de ce type en début

de traitement, ces réactions se déclenchant dans la plupart des cas au cours du premier mois de traitement. Le traitement par

AKIS doit être arrêté dès les premières manifestations d'éruption cutanée, de lésions des muqueuses, ou tout autre signe

d'hypersensibilité.

Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires

Une surveillance adéquate et des recommandations sont requises chez les patients présentant des antécédents

d’hypertension et/ou d’insuffisance cardiaque légère à modérée, des cas de rétention hydrosodée et d’œdème ayant été

rapportés en association au traitement par AINS.

Les données des études cliniques et les données épidémiologiques suggèrent que l'utilisation du diclofénac surtout lorsqu’il

est utilisé à dose élevée (150 mg/jour) et pendant une longue durée de traitement peut être associée à une légère

augmentation du risque d'évènement thrombotique artériel (tels qu'un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire

cérébral).

Les patients présentant des facteurs de risque significatifs d’événements cardiovasculaires (par exemple hypertension,

hyperlipidémie, diabète sucré, tabagisme) ne doivent être traités par le diclofénac qu’après une prise en compte attentive de

ces facteurs.

Les risques cardiovasculaires associés à la prise du diclofénac pouvant augmenter avec la dose et la durée d’exposition, la

durée la plus courte possible et la dose la plus faible quotidienne efficace doivent être utilisées. Les besoins du patient

relatifs au soulagement de ses symptômes et la réponse au traitement doivent être réévalués régulièrement.

Effets hématologiques

Lors d'un traitement prolongé par diclofénac, comme avec tous les AINS, il est recommandé de surveiller la numération

globulaire.

Comme les autres AINS, le diclofénac peut temporairement inhiber l'agrégation plaquettaire. Les patients présentant des

anomalies de l'hémostase doivent être suivis avec attention.

Une anémie peut survenir du fait de la rétention d'eau ou des effets sur l'érythropoïèse.

Par conséquent, il est conseillé de surveiller le taux d'hémoglobine et l'hématocrite si des symptômes d'anémie

apparaissent. Une hyperkaliémie peut se produire chez les patients diabétiques ou les patients prenant également des

médicaments hyperkaliémants (voir rubrique 4.5).

Asthme préexistant

Chez les patients présentant de l'asthme, une rhinite allergique saisonnière, un gonflement de la muqueuse nasale (c.-à-d.

polypose nasale), des maladies pulmonaires obstructives chroniques ou des infections chroniques des voies respiratoires

(particulièrement si elles sont liées à des symptômes allergiques de type rhinite), les réactions aux AINS telles que les

exacerbations de l'asthme (appelées intolérance aux antalgiques/asthme lié aux antalgiques), les œdèmes de Quincke ou

l'urticaire sont plus fréquentes que chez les autres patients. Par conséquent, il est recommandé de prendre des précautions

particulières chez ces patients (préparation aux situations d'urgence). Ceci est également applicable aux patients

allergiques à d'autres substances et présentant par exemple des réactions cutanées, des prurits ou de l'urticaire.

LED et troubles mixtes du tissu conjonctif

Chez les patients atteints de lupus érythémateux disséminé (LED) et de troubles mixtes du tissu conjonctif, le risque de

méningite aseptique peut être plus important (voir rubrique 4.8).

Administration

Les injections doivent être administrées dans des conditions strictes d'asepsie et d’antisepsie.

Durée du traitement

AKIS ne doit pas être administré pendant plus de 2 jours. Au bout de 2 jours, il convient d'évaluer si un AINS alternatif est

nécessaire et si un traitement à long terme par un AINS est nécessaire. Les patients doivent être surveillés pour détecter tout

signe de dysfonctionnement rénal ou hépatique et toute anomalie de la numération globulaire. Ceci est particulièrement

important chez les personnes âgées.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les interactions suivantes ont été observées avec des comprimés gastro-résistants de diclofénac et/ou d'autres formes

pharmaceutiques de diclofénac.

Lithium : il a été observé que les AINS augmentent le taux sanguin de lithium en réduisant son élimination rénale. Si

l’association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l’association et

après l’arrêt du traitement par diclofénac.

Digoxine : en cas d’association, le diclofénac peut augmenter la digoxinémie. Il est donc recommandé de surveiller le taux

sérique de digoxine.

Diurétiques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) et antagonistes des récepteurs de l'angiotensine-II : les AINS

peuvent réduire l'effet antihypertenseur des diurétiques et d'autres médicaments antihypertenseurs (tels que les

bêtabloquants et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine [IEC]). Chez certains patients dont la fonction

rénale est altérée (par ex. les sujets déshydratés ou les sujets âgés insuffisants rénaux), l’association d’un IEC ou

d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine-II avec des agents inhibant la cyclo-oxygénase peut aggraver la

détérioration de la fonction rénale, voire provoquer une insuffisance rénale aiguë, habituellement réversible. Par conséquent,

il faut être prudent lors de l’administration concomitante, particulièrement chez les sujets âgés.

Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement, puis à intervalles réguliers (voir également rubrique

4.4).

Autres AINS, corticostéroïdes et acide acétylsalicylique : l'administration concomitante de diclofénac et d'autres AINS, de

corticostéroïdes ou d'acide acétylsalicylique par voie systémique peut augmenter la fréquence des effets indésirables gastro-

intestinaux (voir rubrique 4.4) et n'est donc pas recommandée.

Anticoagulants oraux et héparine à doses curatives et/ou chez le sujet âgé : il est recommandé d'être prudent car

l'administration concomitante avec des AINS pourrait augmenter le risque hémorragique (inhibition de la fonction

plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale par les AINS (voir rubrique 4.4). Les AINS sont susceptibles de

majorer les effets des anticoagulants comme la warfarine et l'héparine. L'utilisation de l'héparine n'est pas recommandée

chez les sujets âgés ou à des doses curatives. Si l’association ne peut être évitée, surveillance étroite du rapport normalisé

international (INR). Bien que les études cliniques ne semblent pas indiquer que le diclofénac affecte l'action des

anticoagulants, des cas isolés d'augmentation du risque d'hémorragie ont été rapportés chez des patients recevant du

diclofénac et des anticoagulants de manière concomitante. Une surveillance étroite de ces patients est donc recommandée.

Agents thrombolytiques et anti-plaquettaires : il est recommandé d'être prudent car l’association avec des AINS pourrait

augmenter le risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale).

Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : l’association d’AINS systémiques, dont le diclofénac, et d'ISRS

peut augmenter le risque d’hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4).

Antidiabétiques : des études cliniques ont montré que le diclofénac peut être administré en même temps que des

médicaments antidiabétiques oraux sans influencer leur efficacité clinique. Cependant, des cas isolés d’hypoglycémie ou

d’hyperglycémie ont été rapportés, nécessitant une adaptation de la posologie des médicaments antidiabétiques pendant le

traitement par diclofénac. Pour cette raison, il est recommandé de surveiller la glycémie par mesure de précaution pendant le

traitement concomitant.

Méthotrexate : le diclofénac peut diminuer la clairance rénale du méthotrexate et augmenter ainsi le taux de méthotrexate. Il

est recommandé d'être prudent lorsque des AINS, dont le diclofénac, sont administrés moins de 24 heures avant ou après un

traitement par méthotrexate car le taux plasmatique de méthotrexate pourrait être plus élevé, augmentant ainsi la toxicité de

cette substance.

Un contrôle hebdomadaire de l’hémogramme pendant les premières semaines de traitement est recommandé.

Surveillance accrue en cas d’altération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.

Pemetrexed chez les patients présentant une fonction rénale normale, CLcr > 80 ml/min : Risque de majoration de la toxicité

du permetrexed en raison de la diminution de la clairance rénale du permetrexed. Une surveillance biologique de la fonction

rénale est donc recommandée.

Inhibiteurs de la calcineurine (ciclosporine et tacrolimus) : risque de majoration des effets néphrotoxiques des inhibiteurs de

la calcineurine par les AINS en raison d’effets influencés par les prostaglandines intrarénales. En cas d’association, une

surveillance de la fonction rénale est recommandée, particulièrement chez les sujets âgés.

Déférasirox : En cas d’association d’AINS et de déférasirox, majoration du risque de toxicité gastro-intestinale. Une

surveillance clinique étroite doit être mise en place, en cas d’association.

Antibactériens à base de quinolones : des cas isolés de convulsions éventuellement dues à l'utilisation concomitante de

quinolones et d'AINS ont été signalés.

Phénytoïne : lorsque la phénytoïne est utilisée en association avec le diclofénac, une surveillance du taux plasmatique de

phénytoïne est recommandée en raison de l'augmentation attendue de l'exposition à la phénytoïne.

Colestipol et cholestyramine : ces médicaments peuvent induire un retard ou une diminution de l'absorption du diclofénac.

Par conséquent, il est recommandé d'administrer le diclofénac au moins une heure avant ou 4 à 6 heures après

l'administration de colestipol/cholestyramine.

Puissants inhibiteurs du CYP2C9 : la prudence est recommandée lors de la prescription de diclofénac avec de puissants

inhibiteurs du CYP2C9 (tels que le sulfinpyrazone et le voriconazole), qui pourraient entraîner une augmentation

significative de la concentration plasmatique maximale et de l'exposition au diclofénac par inhibition du métabolisme de ce

dernier.

Mifépristone : les AINS ne doivent pas être utilisés pendant 8-12 jours après l'administration de mifépristone car les AINS

peuvent diminuer son efficacité.

Zidovudine : risque majoré de toxicité hématologique lorsque des AINS sont administrés avec de la zidovudine. Un risque

majoré d'hémarthroses et d'hématomes a été mis en évidence chez des hémophiles VIH-positifs recevant en association un

traitement de zidovudine et d'ibuprofène.

Bien que fortement lié à des protéines, AKIS n'affecte pas la liaison des salicylates, du tolbutamide et de la prednisolone aux

protéines.

4.6. Grossesse et allaitement

Grossesse

L'inhibition de la synthèse des prostaglandines peut affecter la grossesse et/ou le développement de l'embryon/du fœtus de

manière indésirable. Les données issues d'études épidémiologiques indiquent un risque majoré de fausse couche, de

malformations cardiaques et de gastrochisis suite à l'utilisation d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début

de grossesse. Les résultats indiquent que le risque absolu de malformation cardiovasculaire passe de moins de 1 % à

environ 1,5 %.

Ce risque semble augmenter avec la dose et la durée du traitement. Chez l'animal, il a été montré que l'administration d'un

inhibiteur de la synthèse des prostaglandines entraîne une augmentation des pertes pré- et post-implantatoires ainsi qu’une

augmentation de la mortalité embryo-fœtale.

En outre, des augmentations du nombre de malformations diverses, y compris cardiovasculaires, ont été observées chez

l'animal suite à l'administration d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines pendant la période organogénétique. Le

diclofénac ne doit pas être utilisé pendant le premier et le deuxième trimestre de grossesse sauf en cas de nécessité

absolue. Si le diclofénac est utilisé par une femme désirant procréer ou pendant le premier ou le deuxième trimestre de

grossesse, la dose doit rester aussi faible que possible et la durée du traitement aussi courte que possible.

Pendant le troisième trimestre de grossesse, tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines peuvent exposer

le fœtus à :

une toxicité cardiopulmonaire (avec fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire) ;

une dysfonction rénale, pouvant conduire à une insuffisance rénale avec oligohydraminiose ;

la mère et le nouveau-né, en fin de la grossesse, à :

un allongement éventuel du temps de saignement, un effet anti-agrégeant qui peut se manifester même à dose très faible ;

une inhibition des contractions utérines entraînant un retard ou la prolongation de l’accouchement.

Par conséquent, le diclofénac est contre-indiqué pendant le troisième trimestre de grossesse.

Allaitement

Comme les autres AINS, le diclofénac passe dans le lait maternel en petite quantité. Par conséquent, le diclofénac ne doit

pas être administré pendant l'allaitement afin d'éviter tout effet indésirable chez le nourrisson.

Fertilité

Comme les autres AINS, l'utilisation du diclofénac peut altérer la fécondité et n'est donc pas recommandée chez la femme

désirant procréer. Chez les femmes ayant des difficultés à procréer ou qui subissent des examens pour infertilité, l'arrêt du

diclofénac doit être envisagé.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les patients doivent être informés qu’en cas de survenue de troubles de la vision, de vertiges, de somnolence ou d'autres

troubles du système nerveux central lors de la prise de diclofénac, il est recommandé de s’abstenir de conduire ou d'utiliser

des machines.

4.8. Effets indésirables

Essais cliniques

Les effets indésirables les plus fréquents observés au cours des essais cliniques avec AKIS sont de nature gastro-intestinale

ou sont des réactions au site d'injection, généralement légères et transitoires.

Les données des études cliniques indiquent que l'utilisation du diclofénac en solution injectable est associée à des

réactions au site d'injection, telles que : douleur et hématome. La fréquence des évènements indésirables au site d'injection

était significativement moindre aux doses de 25 et 50 mg qu'à la dose de 75 mg. Après administration de diclofénac, les

effets indésirables suivants ont également été rapportés : nausées, vomissements, diarrhée et constipation.

Les effets indésirables sont listés ci-dessous par classe des systèmes organes (CSO) selon la classification MedDRA et la

fréquence à laquelle ils sont observés, conformément à la convention suivante : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100,

<1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100) ; rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut

être estimée sur la base des données disponibles).

Système organe/classe

Fréquences

d’apparition

Effets indésirables

Affections du système

nerveux

Peu fréquent

Etourdissements

Maux de tête

Affections gastro-

intestinales

Fréquent

Peu fréquent

Nausée

Diarrhée

Vomissements

Constipation

Gastrite

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent

Élévation des enzymes

hépatiques

Affections de la peau et du

tissu sous-cutané

Peu fréquent

Prurit

Troubles généraux et

anomalies au site

d'administration

Très fréquent

Réactions au site d'injection

Le terme MedDRA le plus approprié est donné pour décrire une réaction donnée. Les synonymes et les affections connexes

ne sont pas énumérés mais doivent être également pris en considération.

Effets liés à la classe

Les réactions indésirables (Tableau 1) sont classées en colonnes selon leur fréquence, par ordre de fréquence

décroissante, en utilisant la convention suivante : très fréquent : (>1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000,

<1/100) ; rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; très rare (<1/10 000) ; fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des

données disponibles.

Les effets indésirables suivants comprennent les effets rapportés lors d'utilisations à court et long terme.

Tableau 1

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très rare

Thrombocytopénie, leucopénie, anémie (hémolytique ou aplasique),

agranulocytose.

Affections du système immunitaire

Rare

Très rare

Hypersensibilité, réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes (dont

hypotension et choc anaphylactique).

Œdème de Quincke (dont œdème du visage).

Affections psychiatriques

Très rare

Désorientation, dépression, insomnie, cauchemars, irritabilité, troubles

psychotiques.

Affections du système nerveux

Fréquent

Rare

Très rare

Maux de tête, étourdissements.

Somnolence.

Paresthésie, altération de la mémoire, convulsions, anxiété,

tremblements, méningite aseptique, troubles du goût, accidents

vasculaires cérébraux.

Affections oculaires

Très rare

Troubles de la vision, flou visuel, diplopie.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Fréquent

Très rare

Vertige.

Acouphène, altération de l'audition.

Affections cardiaques

Très rare

Palpitations, douleur thoracique, insuffisance cardiaque, infarctus du

myocarde.

Affections vasculaires

Très rare

Hypertension, vasculite.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Rare

Très rare

Asthme (dont la dyspnée).

Pneumopathie inflammatoire.

Affections gastro-intestinales

Fréquent

Rare

Très rare

Nausées, vomissements, diarrhée, dyspepsie, douleurs abdominales,

flatulence, anorexie.

Gastrite, hémorragie gastro-intestinale, hématémèse, diarrhée

hémorragique, méléna, ulcère gastro-intestinal (avec ou sans saignement

ou perforation).

Colite (dont colite hémorragique et exacerbation de colite ulcéreuse ou

de la maladie de Crohn), constipation, stomatite (dont stomatite

ulcéreuse), glossite, troubles de l'œsophage, rétrécissements intestinaux

de type diaphragme, pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Fréquent

Rare

Élévation des transaminases.

Hépatite, ictère, trouble hépatique.

Très rare

Hépatite fulminante, nécrose hépatique, insuffisance hépatique.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent

Rare

Très rare

Éruption cutanée.

Urticaire.

Éruptions bulleuses, eczéma, érythème, érythème polymorphe,

syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique

(syndrome de Lyell), dermatite exfoliatrice, perte de cheveux, réaction de

photosensibilité, purpura, purpura allergique, prurit.

Affections du rein et des voies urinaires

Très rare

Insuffisance rénale aiguë, hématurie, protéinurie, syndrome néphrotique,

néphrite interstitielle, nécrose des papilles rénales.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent

Rare

Réaction au site d'injection, douleur au site d'injection, induration au site

d'injection.

Œdème.

Nécrose au site d'injection.

Infections et infestations

Très rare

Abcès au site d'injection.

Les données d’essais cliniques et d’études épidémiologiques indiquent constamment une augmentation du risque

d’événements thrombotiques artériels (par exemple infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral) associé à un

traitement par le diclofénac, particulièrement à forte dose (150 mg/jour) et lors d’administration prolongée (voir rubriques 4.3

et 4.4 pour les contre-indications et les mises en garde spéciales et précautions d’emploi).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage

Symptômes

Il n’existe aucun tableau clinique type résultant du surdosage du diclofénac. Le surdosage peut entraîner des symptômes

tels que vomissements, hémorragie gastro-intestinale, diarrhée, étourdissements, acouphènes ou convulsions. En cas

d'empoisonnement significatif, une insuffisance rénale aiguë et des lésions hépatiques peuvent se produire.

Mesures thérapeutiques

La prise en charge d’un empoisonnement aigu avec des AINS, dont le diclofénac, comprend essentiellement des mesures

d’accompagnement et un traitement symptomatique. Les mesures de soutien et les traitements symptomatiques doivent être

mis en place pour des complications telles que l'hypotension, l'insuffisance rénale, les convulsions, les troubles gastro-

intestinaux et la dépression respiratoire.

Des méthodes telles que la diurèse forcée, la dialyse et l'hémoperfusion ne sont probablement pas utiles pour éliminer les

AINS, dont le diclofénac, en raison de leur taux de liaison aux protéines élevé et de leur métabolisme important.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

Code ATC : M01AB05

Classification du sous-groupe thérapeutique : système musculo-squelettique/ agents anti-inflammatoires et

antirhumatismaux/ non stéroïdiens/dérivés de l'acide acétique et substances apparentées.

Mécanisme d'action

AKIS est un agent non stéroïdien possédant des propriétés antalgiques et anti-inflammatoires reconnues. Il s’agit d’un

inhibiteur de la prostaglandine-synthétase (cyclo-oxygénase). In vitro et à des concentrations équivalentes aux

concentrations atteintes chez l'homme, le diclofénac sodique ne bloque pas la biosynthèse des protéoglycanes dans le

cartilage. Utilisé en association avec des opioïdes pour soulager les douleurs postopératoires, le diclofénac sodique

diminue souvent le recours aux opioïdes.

Efficacité clinique :

L’efficacité antalgique d’AKIS 25, 50 et 75 mg/ml, solution injectable a été évaluée lors de deux études pivot portant sur la

douleur dentaire. Les patients inclus dans ces études souffraient de douleur modérée à sévère après une chirurgie pour

ingression dentaire.

Dans l’une des études, l’effet antalgique d’AKIS administré par voie sous-cutanée a été comparé au placebo. A ses

différents dosages, et comparé au placebo, AKIS a permis un soulagement supérieur et statistiquement significatif de la

douleur (mesurée sur l’échelle visuelle analogique VAS) (p<0,001). AKIS a également montré une action antalgique

significativement supérieure au placebo dans les critères d’efficacité secondaires, à savoir le temps d’apparition de l’effet

antalgique, l’utilisation d’un traitement de secours au cours des 8 heures suivant l’administration du médicament et le

nombre de patients présentant 30% de réduction de l’intensité de la douleur, une heure et demie après l’administration du

médicament (p<0,001 dans toutes les comparaisons avec le placebo ; aucune différence statistique n’a été observée lors

des comparaisons entre substances actives).

Lors de la deuxième étude sur la douleur dentaire, l’effet antalgique d’AKIS 75 mg/ml administré par voie sous-cutanée a été

comparé à celui du Voltarol 75 mg/3 ml administré par voie intramusculaire. Aucune différence significative n’a été observée

entre les deux traitements aux différents temps de mesure au cours des 8 heures suivant l’administration du médicament.

Une heure et demie après l’administration du médicament (principal critère de jugement de l’étude), l’intervalle de confiance

de la différence entre les deux traitements était entièrement au-dessus de la marge pré-définie de non-infériorité (-15 mm).

Cela permet de conclure à une équivalence thérapeutique entre AKIS et Voltarol. Les différences moyennes et les ICs à

95% de la différence à chaque point d’évaluation pendant les 8 heures suivant l’administration du médicament sont reportés

dans le tableau ci-dessous.

Points dans le

temps pour

l’évaluation

Différence moyenne (IC à 95 %)

Valeur p

15 minutes

0,7 (-4,02 ; 5,41)

0,7708

30 minutes

1,6 (-4,26 ; 7,55)

0,5826

45 minutes

1,3 (-4,93 ; 7,48)

0,6857

1 heure

-2,1 (-8,63 ; 4,44)

0,5272

1,5 heures

-1,8 (-8,26 ; 4,61)

0,5764

2 heures

-2,9 (-8,81 ; 3,11)

0,3457

3 heures

-3,7 (-10,12 ; 2,72)

0,2559

4 heures

-5,6 (-12,48 ; 1,21)

0,1061

5 heures

-5,7 (-12,84 ; 1,50)

0,1205

6 heures

-5,5 (-13,73 ; 2,70)

0,1864

7 heures

-6,7 (-15,47 ; 1,98)

0,1284

8 heures

-5,4 (-14,08 ; 3,25)

0,2183

Points dans le

temps pour

l’évaluation

Différence moyenne (IC à 95 %)

Valeur p

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Injection intramusculaire

Après administration d’AKIS 75 mg/ml, solution injectable par voie intramusculaire, l'absorption est rapide et une

concentration plasmatique maximale moyenne de 2,603 ± 0,959 µg/ml (2,5

g/ml équivaut à environ 8 µmol/L) est atteinte au

bout de 34 minutes. L'aire sous la courbe de concentration ASC

est de 250,07 ± 46,89 µg/ml.min. Dans des études

cliniques comparatives sur le Voltarol (75 mg/3 ml) administré par voie intramusculaire, une concentration plasmatique

maximale moyenne de 2,242 ± 0,566 µg/ml est atteinte au bout de 27 minutes et l'ASC

est de 246,70± 39,74 µg/ml.min.

L'ASC après administration intramusculaire est environ deux fois plus importante que l'ASC après administration par voie

orale ou rectale car cette voie d'administration évite l’effet de premier passage métabolique.

Injection par voie sous-cutanée

Après l'administration d’AKIS 75 mg/ml solution injectable par voie sous-cutanée, l'absorption est rapide et une

concentration plasmatique maximale moyenne de 2,138 ± 0,646 µg/ml (2,5 µg/ml équivaut à environ 8 µmol/l) est atteinte en

40 minutes. L'ASC

est de 261,94 ± 53,29 µg/ml.min. Dans les études cliniques comparatives sur le Voltarol administré par

voie intramusculaire, la concentration plasmatique maximale moyenne est de 2,242 ± 0,566 µg/ml au bout de 27 minutes et

l'ASC

est de 246,70± 39,74 µg/ml.min. Une dose sous-cutanée de 75 mg d’AKIS était bioéquivalente à une dose de

Voltarol 75 mg/3 ml administrée par voie intramusculaire en termes d'ASC et de C

. L'ASC après administration sous-

cutanée est environ deux fois plus importante que l'ASC après administration par voie orale ou rectale car cette voie

d'administration évite l’effet de premier passage métabolique.

La linéarité de la dose en termes d'ASC a été démontrée pour le diclofénac absorbé après administration sous-cutanée. La

mesurée n'était pas proportionnelle à la dose, avec des valeurs moyennes de C

de 1 090 ng/ml, 1 648,9 ng/ml et 1

851,1 ng/ml pour des doses d'AKIS de 25 mg, 50 mg et 75 mg respectivement.

Distribution

La substance active est liée à 99,7 % aux protéines et majoritairement à l'albumine (99,4 %).

Le diclofénac passe dans le liquide synovial où les concentrations maximales sont mesurées 2 à 4 heures après que les

valeurs plasmatiques maximales ont été atteintes. La demi-vie apparente d'élimination du liquide synovial est de 3 à 6

heures. Deux heures après avoir atteint les valeurs plasmatiques maximales, la concentration de la substance active dans le

liquide synovial est déjà plus élevée que dans le plasma et reste plus élevée pendant une période allant jusqu'à 12 heures.

Biotransformation

La biotransformation du diclofénac est réalisée en partie par glucuronidation de la molécule intacte mais essentiellement par

hydroxylation et méthoxylation simples et multiples conduisant à la formation de métabolites phénoliques dont la plupart sont

convertis en conjugués glucuronide. Deux des métabolites phénoliques sont actifs biologiquement mais dans une bien

moindre mesure que le diclofénac.

Élimination

La clairance systémique totale du diclofénac plasmatique est de 263 ± 56 mL/min (valeur moyenne ± SD). La demi-vie

terminale plasmatique est de 1 à 2 heures. Quatre des métabolites, dont les deux métabolites actifs, ont également des

demi-vies plasmatiques courtes de 1 à 3 heures.

Environ 60 % de la dose administrée est excrétée dans les urines sous forme de conjugué glucuronide de la molécule

intacte et de métabolites dont la plupart sont aussi convertis en conjugués glucuronide. Moins de 1 % est éliminé sous forme

inchangée. Le reste de la dose est éliminé sous forme de métabolites par la bile dans les selles.

Caractéristiques chez les différents types de patients

Sujets âgés : aucune différence pertinente dépendante de l'âge n'a été relevée en termes d'absorption, de métabolisme ou

d'excrétion du médicament.

Patients insuffisants rénaux : chez les patients insuffisants rénaux, la cinétique d'une dose unique à la posologie habituelle

n'indique aucune accumulation de la substance active inchangée. Pour une clairance de la créatinine <10 mL/min, les

concentrations plasmatiques en métabolites hydroxylés calculées à l'équilibre sont environ 4 fois plus élevées que chez les

sujets normaux. Cependant, ces métabolites sont finalement éliminés par la bile.

Patients insuffisants hépatiques : chez les patients atteints d'hépatite chronique ou de cirrhose non décompensée, la

cinétique et le métabolisme du diclofénac sont les mêmes que chez les patients ne présentant pas de maladie hépatique.

5.3. Données de sécurité préclinique

Aucune nouvelle étude de sécurité préclinique n'a été effectuée sur le diclofénac sodique. Le profil d'innocuité de ce

médicament est bien établi.

L'étude de tolérance locale a montré que la formulation ne présente pas de toxicité locale significative inattendue, que la

voie d'administration soit intramusculaire ou sous-cutanée.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Hydroxypropylbétadex.

Polysorbate 20.

Eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3. Durée de conservation

2 ans.

Utiliser ce médicament immédiatement après ouverture. Toute solution inutilisée doit être éliminée.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C. Ne pas mettre au réfrigérateur. Ne pas congeler.

Conserver dans l'emballage d'origine, à l'abri de la lumière.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Ampoule en verre transparent de type I.

Etuis de 1, 3 ou 5 ampoules.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Chaque ampoule contient un excédent de volume de manière à pouvoir extraire 1,0 ml.

Ampoules : Pas d'exigences particulières.

Ne pas utiliser le produit si vous constatez la présence de cristaux ou de précipités.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

LABORATOIRES GENEVRIER S.A.

280 RUE DE GOA

LES TROIS MOULINS - PARC DE SOPHIA-ANTIPOLIS

06600 ANTIBES

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 300 350 4 7 : 1 ml de solution en ampoule (verre type I) ; boîte de 1.

34009 300 350 5 4 : 1 ml de solution en ampoule (verre type I) ; boîte de 3.

34009 300 350 6 1 : 1 ml de solution en ampoule (verre type I) ; boîte de 5

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

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