ABBOTT-QUETIAPINE Comprimé (à libération immédiate)

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Quétiapine (Fumarate de quétiapine)
Disponible depuis:
BGP PHARMA ULC
Code ATC:
N05AH04
DCI (Dénomination commune internationale):
QUETIAPINE
Dosage:
25MG
forme pharmaceutique:
Comprimé (à libération immédiate)
Composition:
Quétiapine (Fumarate de quétiapine) 25MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
100/500
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
ATYPICAL ANTIPSYCHOTICS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0131858001; AHFS: 28:16.08.04
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02412977
Date de l'autorisation:
2015-01-21

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Monographie d’Abbott-Quetiapine

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MONOGRAPHIE

Pr

Abbott-Quetiapine

comprimés de fumarate de quétiapine à libération

immédiate

à 25 mg, à 100 mg, à 200 mg et à 300 mg de

quétiapine

(sous forme de fumarate de quétiapine)

Neuroleptique

BGP Pharma ULC

8401, route Transcanadienne

Saint-Laurent (Québec)

H4S 1Z1

Numéro de contrôle de la présentation : 185897

Date de révision :

24 juillet 2015

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ ..............3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT ................................................3

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE ............................................................................3

CONTRE-INDICATIONS ..................................................................................................4

MISE EN GARDE ET PRÉCAUTIONS ............................................................................ 4

EFFETS INDÉSIRABLES ................................................................................................17

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ......................................................................34

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION ............................................................................36

SURDOSAGE ...................................................................................................................39

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ..............................................40

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ ....................................................................................42

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT .................42

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES ...........................................................44

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ...............................................................44

ESSAIS CLINIQUES ........................................................................................................45

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE ..................................................................................48

TOXICOLOGIE ................................................................................................................49

RÉFÉRENCES ..................................................................................................................56

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR ..................................59

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Pr

Abbott-Quetiapine

comprimés de fumarate de quétiapine à libération

immédiate

à 25 mg, à 100 mg, à 200 mg et à 300 mg de quétiapine (sous forme de fumarate de quétiapine)

Neuroleptique

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie

d’administration

Forme posologique et

concentration

Ingrédients non médicinaux

Orale

Comprimés à 25 mg, à

100 mg, à 200 mg et à

300 mg

Le comprimé contient les excipients suivants :

phosphate dibasique de calcium dihydrate,

dioxyde de silice colloïdal, monohydrate de

lactose, stéarate de magnésium, cellulose

microcristalline, povidone (K -30), eau

purifiée et glycolate d’amidon sodique.

L’enrobage du comprimé contient :

hydroxypropylméthylcellulose 2910,

polyéthylène glycol 400, eau purifiée, oxyde

de fer rouge (comprimés à 25 mg), dioxyde de

titane et oxyde de fer jaune (comprimés à

25 mg et à 100 mg).

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE

Adultes :

Schizophrénie

Abbott-Quetiapine (fumarate de quétiapine) est indiqué dans le traitement des symptômes de la

schizophrénie. L’efficacité neuroleptique du fumarate de quétiapine a été établie lors d’essais

contrôlés de courte durée (6 semaines), menés auprès de patients hospitalisés (voir PARTIE II :

ESSAIS CLINIQUES). L’efficacité à long terme du fumarate de quétiapine, c’est-à-dire au-delà

de 6 semaines, n’a pas été systématiquement évaluée lors d’essais contrôlés menés auprès de

patients présentant des symptômes de schizophrénie.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Trouble bipolaire

Abbott-Quetiapine est indiqué en monothérapie dans :

la prise en charge des épisodes maniaques aigus, associés au trouble bipolaire;

la prise en charge des épisodes dépressifs aigus associés aux troubles bipolaires I et II.

L’efficacité du fumarate de quétiapine dans le traitement de la manie bipolaire a été établie lors

de deux essais cliniques de 12 semaines, menés chez des patients souffrant d’un trouble bipolaire

(voir PARTIE II : ESSAIS CLINIQUES). L’innocuité et l’efficacité du fumarate de quétiapine

administré à long terme ou en prophylaxie dans le traitement de la manie bipolaire n’ont pas été

évaluées.

L’efficacité du fumarate de quétiapine dans le traitement de la dépression bipolaire a été établie

lors de quatre essais cliniques de 8 semaines, menés chez des patients atteints d’un trouble

bipolaire I ou II (voir Partie II : ESSAIS CLINIQUES).

Personnes âgées (> 65 ans) : Abbott-Quetiapine n’est pas indiqué chez les patients âgés atteints

de démence (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Encadré sur les mises en garde et

précautions importantes et Populations particulières).

Enfants (< 18 ans) : Comme l’innocuité et l’efficacité d’Abbott-Quetiapine chez les enfants de

moins de 18 ans n’ont pas été établies, il n’est pas recommandé d’utiliser ce médicament dans ce

groupe d’âge (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières).

CONTRE-INDICATIONS

Abbott-Quetiapine (fumarate de quétiapine) est contre-indiqué chez les patients présentant une

hypersensibilité connue au médicament ou à l’un de ses ingrédients. Voir la section FORMES

POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT pour connaître la liste

complète des ingrédients.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Généralités

Régulation de la température corporelle : Les neuroleptiques (y compris Abbott-Quetiapine

[fumarate de quétiapine]) ont été associés à une perturbation de la capacité de l’organisme à

réduire la température corporelle centrale. Il est recommandé de faire preuve de prudence

lorsqu’on prescrit Abbott-Quetiapine à des patients pouvant être exposés à des situations qui

peuvent entraîner une élévation de la température corporelle centrale, telles que l’activité

physique vigoureuse, l’exposition à une chaleur extrême, la prise concomitante de médicaments

exerçant un effet anticholinergique ou la déshydratation (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets

indésirables signalés au cours des essais cliniques, Autres effets indésirables, Pyrexie).

Symptômes aigus de sevrage (arrêt du traitement) : Des symptômes aigus de sevrage, tels que

l’insomnie, les nausées, les céphalées, la diarrhée, les vomissements, les étourdissements et

l’irritabilité ont été signalés après l’arrêt brusque du traitement par un neuroleptique, y compris

la quétiapine. On recommande le retrait graduel du médicament sur une période d’au moins une

à deux semaines. Ces symptômes disparaissent habituellement une semaine après l’arrêt du

traitement.

Carcinogenèse et mutagenèse

Voir PARTIE II : TOXICOLOGIE pour connaître les données chez les animaux.

Appareil cardiovasculaire

Hypotension et syncope : Comme les autres médicaments exerçant un fort pouvoir de blocage

des récepteurs α

-adrénergiques, la quétiapine peut provoquer l’hypotension orthostatique, la

tachycardie, des étourdissements et parfois une syncope, particulièrement pendant la période

initiale d’adaptation posologique. Ces troubles peuvent provoquer des chutes (voir EFFETS

INDÉSIRABLES).

Des cas de syncope ont été signalés chez 1 % (35/4083) des patients sous fumarate de quétiapine,

comparativement à 0,3 % (3/1006) des patients sous placebo et 0,4 % (2/527) de ceux du groupe

témoin sous médicaments actifs. On peut réduire le risque d’hypotension et de syncope en

adaptant la dose de façon plus graduelle jusqu’à l’atteinte de la dose cible (voir POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION). Abbott-Quetiapine doit être administré avec prudence chez les patients

présentant une cardiopathie connue (p. ex., antécédents d’infarctus du myocarde ou de

cardiopathie ischémique, d’insuffisance cardiaque ou troubles de la conduction), une maladie

vasculaire cérébrale ou d’autres affections les prédisposant à l’hypotension (p. ex.,

déshydratation, hypovolémie et traitement antihypertenseur) (voir SURDOSAGE).

Allongement de l’intervalle QT : Lors des essais cliniques, la quétiapine n’a pas été associée à

un allongement persistant de l’intervalle QT absolu. Toutefois, l’effet sur l’intervalle QT n’a pas

été systématiquement évalué dans une étude approfondie à ce sujet. Après la commercialisation

du produit, on a signalé des cas d’allongement de l’intervalle QT avec des doses thérapeutiques

chez des patients atteints de maladies concomitantes et chez des patients prenant des

médicaments connus pour causer un déséquilibre électrolytique ou un allongement de l’intervalle

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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QT, ainsi qu’avec des surdoses (voir SURDOSAGE). Tout comme avec les autres

neuroleptiques, la prudence est de mise lorsque la quétiapine est prescrite à des patients atteints

de maladie cardiovasculaire ou qui présentent des antécédents familiaux d’allongement de

l’intervalle QT. La prudence est aussi de mise lorsque la quétiapine est prescrite en

concomitance avec des médicaments dont on sait qu’ils allongent l’intervalle QT ou avec des

neuroleptiques, surtout chez les patients qui présentent un risque accru d’allongement de

l’intervalle QT, soit les patients âgés, les patients atteints du syndrome du QT long congénital,

d’insuffisance cardiaque congestive, d’hypertrophie cardiaque, d’hypokaliémie ou

d’hypomagnésémie (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Cardioyopthie et myocardite

Des cas de cardiomyopathie et de myocardite ont été signalés en lien avec la prise de quétiapine

au cours d’essais cliniques et de la surveillance post-commercialisation. Même si ces cas étaient

liés sur le plan temporel à la prise de quétiapine, aucun lien de causalité n’a été établi. Le

traitement devrait être réévalué lorsqu’on soupçonne une cardiomyopathie ou une myocardite.

Système endocrinien et métabolisme

Aggravation de plus d’un paramètre métabolique (notamment élévation des taux de

cholestérol et de triglycérides, hyperglycémie et gain pondéral) : Chez certains patients, on a

observé une aggravation de plus d’un paramètre métabolique parmi le poids, la glycémie et la

lipidémie lors des essais cliniques. Les modifications de ces paramètres doivent être prises en

charge selon les besoins cliniques.

Élévation des taux de cholestérol et de triglycérides : Lors d’essais cliniques, des cas très

fréquents (≥ 10 %) d’augmentations des taux sériques de triglycérides (≥ 2,258 mmol/L à une

occasion au moins) et de cholestérol total (surtout de cholestérol LDL) (≥ 6,2064 mmol/L à une

occasion au moins) et de baisses du cholestérol HDL (< 1,025 mmol/L chez les hommes;

< 1,282 mmol/L chez les femmes, à n’importe quel moment) ont été notés au cours du traitement

par la quétiapine (voir EFFETS INDÉSIRABLES). Les changements lipidiques doivent être pris

en charge selon les besoins cliniques.

Lors d’essais de courte durée contrôlés par placebo, portant sur le traitement de la schizophrénie,

les patients sous fumarate de quétiapine ont présenté des augmentations moyennes des taux

initiaux de cholestérol et de triglycérides de 11 % et de 17 %, respectivement, comparativement

à des baisses moyennes de ces taux chez les patients traités par placebo. Le taux de cholestérol

LDL n’a pas été mesuré pendant ces essais.

Lors d’essais de courte durée contrôlés par placebo, portant sur la dépression bipolaire, les

patients sous fumarate de quétiapine ont présenté des baisses de 0,7 % du taux initial moyen de

cholestérol et des augmentations de 12 % du taux initial moyen de triglycérides,

comparativement à des baisses de 1,8 % du taux moyen de cholestérol et des hausses de 2 % du

taux moyen de triglycérides chez les patients sous placebo.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Hyperglycémie : Comme avec certains autres neuroleptiques, on a signalé de rares cas

(≥ 0,01 % et < 0,1 %) d’hyperglycémie et de diabète (y compris d’exacerbation du diabète

préexistant, d’acidocétose diabétique et de coma diabétique, dont des cas mortels) pendant le

traitement par la quétiapine après sa commercialisation, parfois chez des patients sans antécédent

connu d’hyperglycémie (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables signalés après la

commercialisation du produit).

Lors d’essais cliniques portant sur la quétiapine, on a observé des élévations de la glycémie, de

l’hyperglycémie ainsi que quelques cas de diabète (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Anomalies

des résultats hématologiques et biochimiques).

L’établissement du lien entre l’administration d’un neuroleptique atypique et les anomalies de la

glycémie est complexe en raison de la possibilité d’un risque plus élevé de diabète sucré chez les

patients souffrant de schizophrénie et de l’augmentation de l’incidence du diabète sucré dans la

population générale. Étant donné ces facteurs de confusion, le lien entre l’administration d’un

neuroleptique atypique et les effets indésirables liés à l’hyperglycémie n’est pas entièrement

élucidé. Toutefois, les études épidémiologiques laissent croire qu’il y aurait un risque accru

d’effets indésirables liés à l’hyperglycémie apparaissant au cours du traitement chez les patients

recevant des neuroleptiques atypiques. On ne dispose pas d’estimations précises du risque

d’effets indésirables liés à l’hyperglycémie chez les patients traités par neuroleptique atypique.

Les patients devraient subir un test de glycémie à jeun au début du traitement et à intervalles

réguliers par la suite. Il faut surveiller les symptômes d’hyperglycémie, y compris la polydipsie,

la polyurie, la polyphagie et la faiblesse, chez les patients recevant un neuroleptique atypique.

On devrait mesurer la glycémie à jeun chez les patients qui manifestent des symptômes

d’hyperglycémie pendant un traitement par un neuroleptique atypique. Dans certains cas,

l’hyperglycémie s’est résorbée à l’arrêt de l’administration du neuroleptique atypique; toutefois,

certains patients ont dû continuer de suivre un traitement antidiabétique malgré l’abandon de

l’agent soupçonné. Lorsque le traitement est instauré chez des patients atteints de diabète sucré

avéré, il faut faire un suivi de la glycémie à intervalles réguliers afin de déceler tout déséquilibre.

Gain pondéral : Lors d’essais cliniques contrôlés (d’une durée allant jusqu’à six semaines)

menés chez des patients schizophrènes, la prise de poids moyenne a été d’environ 2,3 kg contre

0,1 kg chez les patients recevant un placebo (n = 427). Lors des essais ouverts de prolongation

portant sur l’administration en monothérapie de fumarate de quétiapine, le gain pondéral moyen

était de 1,58 kg (n = 170) après 9 à 13 semaines. Après 53 à 78 semaines de traitement, le gain

pondéral moyen était de 1,98 kg (n = 137). Ces données proviennent d’essais ouverts et non

contrôlés; la pertinence de ces observations sur la pratique clinique est inconnue. Au fil du

temps, la variation pondérale semble indépendante de la dose de quétiapine (voir EFFETS

INDÉSIRABLES).

Lors des essais cliniques contrôlés par placebo (d’une durée allant jusqu’à 12 semaines) portant

sur le traitement aigu de la manie bipolaire, le gain pondéral moyen chez les patients sous

fumarate de quétiapine a été de 1,8 kg comparativement à une perte de poids moyenne de 0,1 kg

chez les patients sous placebo. Chez les patients qui ont mené à terme le traitement d’une durée

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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de 12 semaines, le gain pondéral moyen associé à la prise du fumarate de quétiapine a été de

2,8 kg.

Lors des essais cliniques contrôlés par placebo (d’une durée allant jusqu’à 8 semaines) portant

sur le traitement aigu de la dépression bipolaire, le gain pondéral moyen chez les patients sous

fumarate de quétiapine a été de 1,15 kg comparativement à un gain pondéral moyen de 0,1 kg

chez les patients sous placebo. Durant le traitement d’entretien, les patients sous fumarate de

quétiapine à 300 mg ou un placebo ont perdu en moyenne 0,1 kg et 0,6 kg, respectivement, alors

que les patients sous fumarate de quétiapine à 600 mg ont pris en moyenne 0,8 kg. Chez les

patients qui ont achevé 40 et 54 semaines sous traitement d’entretien, on a observé une faible

perte de poids dans les groupes sous fumarate de quétiapine à 300 mg (-0,2 kg) et placebo

(-0,8 kg) alors que les patients du groupe sous fumarate de quétiapine à 600 mg ont pris en

moyenne 1,2 kg (voir EFFETS INDÉSIRABLES).

Selon la base de données cumulatives sur les essais cliniques contrôlés par placebo portant sur le

traitement aigu, un gain pondéral a été constaté (gain pondéral ≥ 7 % par rapport aux données

initiales) chez 9,6 % des patients sous quétiapine, comparativement à 3,8 % des patients sous

placebo. Chez l’adulte, la prise de poids survient surtout au cours des premières semaines de

traitement (voir EFFETS INDÉSIRABLES). Il faut mesurer le poids des patients au début du

traitement et à intervalles réguliers par la suite.

Hyperprolactinémie : Au cours des essais cliniques sur la quétiapine, on a observé une

augmentation du taux de prolactine chez 3,6 % (158/4416) des patients traités par la quétiapine

comparativement à 2,6 % (51/1968) des patients sous placebo (voir EFFETS INDÉSIRABLES).

Des augmentations du taux de prolactine ont été observées lors des essais de ce médicament sur

des rats. L’administration de fumarate de quétiapine a entraîné une augmentation de l’incidence

des néoplasmes mammaires chez le rat, phénomène couramment observé lors de l’administration

de composés qui stimulent la libération de prolactine. Compte tenu des différences

physiologiques entre les rats et les humains en ce qui a trait à la prolactine, la portée clinique de

cette observation demeure incertaine. À ce jour, aucune étude clinique ou épidémiologique n’a

mis en évidence une association entre l’administration prolongée de médicaments stimulant la

libération de prolactine et la tumorigenèse mammaire. D’après les expériences effectuées in vitro

sur des cultures tissulaires, un tiers environ des cancers du sein chez l’humain dépendent de la

prolactine, ce qui pourrait être un facteur d’importance si l’on envisage de prescrire ce type de

médicaments à une personne ayant des antécédents de cancer du sein.

Les manifestations possibles associées aux taux élevés de prolactine sont l’aménorrhée, la

galactorrhée et la ménorragie. Lorsqu’elle est associée à l’hypogonadisme, l’hyperprolactinémie

prolongée peut entraîner une diminution de la densité minérale osseuse, tant chez les femmes que

chez les hommes. Lors d’un essai clinique où de nombreuses doses fixes ont été administrées à

des patients schizophrènes, on n’a observé aucune différence à la fin de l’étude entre les taux de

prolactine des patients sous placebo et ceux des patients sous fumarate de quétiapine, à toutes les

doses recommandées.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Hypothyroïdie : Les essais cliniques sur le traitement de la schizophrénie ont montré que le

fumarate de quétiapine est associé à une baisse, liée à la dose, du taux de thyroxine (T

) libre et

totale. En moyenne, le fumarate de quétiapine a été associé à une baisse moyenne de 20 % du

taux de T

(libre et totale). Quarante-deux pour cent des patients traités par le fumarate de

quétiapine ont présenté une baisse d’au moins 30 % du taux de T

totale et 7 %, une baisse d’au

moins 50 %. La baisse maximale du taux de T

est survenue généralement au cours des deux à

quatre premières semaines de traitement par le fumarate de quétiapine. Ces baisses ont été

maintenues sans adaptation ni évolution au cours du traitement prolongé. Les baisses de T

n’ont

pas été associées à des modifications systématiques de la TSH (thyrotropine) ni à des signes ou

symptômes cliniques d’hypothyroïdie. Environ 0,4 % (12/2595) des patients traités par le

fumarate de quétiapine (résultats regroupés des essais menés chez des patients schizophrènes et

des patients atteints de manie bipolaire) ont présenté des élévations persistantes de TSH et

0,25 % des patients ont suivi une hormonothérapie thyroïdienne substitutive (voir EFFETS

INDÉSIRABLES).

Appareil digestif

Effet antiémétique : La quétiapine peut avoir un effet antiémétique compatible avec ses effets

antidopaminergiques. Cet effet pourrait masquer des signes de toxicité associés au surdosage par

d’autres médicaments ou des symptômes d’autres maladies, telles que tumeur cérébrale ou

occlusion intestinale.

Dysphagie et pneumonie d’aspiration : Des cas de dysphagie et d’aspiration ont été signalés

lors de la prise de quétiapine. Bien qu’une relation de cause à effet n’ait pas été établie avec la

pneumonie d’aspiration, Abbott-Quetiapine doit être utilisée avec prudence chez les patients à

risque de pneumonie d’aspiration (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations

particulières et EFFETS INDÉSIRABLES).

Constipation et occlusion intestinale : La constipation constitue un facteur de risque

d’occlusion intestinale. Des cas de constipation et d’occlusion intestinale ont été rapportés avec

la quétiapine. Ces cas comprennent des rapports de décès chez des patients présentant un risque

accru d’occlusion intestinale, y compris les patients qui reçoivent en concomitance plusieurs

médicaments qui diminuent la motilité intestinale et/ou les patients qui ne signalent pas les

symptômes de constipation (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables signalés après la

commercialisation du produit). Les patients qui présentent une obstruction gastro-intestinale

avérée ou soupçonnée (p. ex. occlusion intestinale, sténoses) ou toute maladie ou état

pathologique qui altère le transit intestinal (p. ex. iléus de n’importe quel type) peuvent

également présenter un risque accru d’occlusion intestinale.

Appareil génito-urinaire

Priapisme : De rares cas de priapisme ont été signalés chez des patients prenant des

neuroleptiques, tels que le fumarate de quétiapine. Comme dans le cas des autres médicaments

psychotropes, cet effet secondaire n’a pas semblé proportionnel à la dose et n’a pas été lié à la

durée du traitement.

Système hématopoïétique

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Leucopénie, neutropénie et agranulocytose

Durant les essais cliniques et après la commercialisation du produit, des manifestations de

neutropénie, de granulocytopénie et d’agranulocytose (neutropénie grave s’accompagnant d’une

infection) pendant l’emploi d’antispyschotiques, y compris le fumarate de quétiapine, ont été

rapportées. Il est recommandé de faire une formule sanguine complète avant l’instauration d’un

traitement par Abbott-Quetiapine, puis périodiquement tout au long du traitement.

Des cas peu fréquents de neutropénie grave (< 0,5 x 10

/L) ont été signalés lors d’essais

cliniques portant sur la quétiapine en monothérapie. La plupart des cas de neutropénie grave se

sont produits au cours des deux mois suivant le début du traitement par la quétiapine. Il n’y avait

pas de relation apparente avec la dose. La neutropénie doit être envisagée chez les patients qui

présentent une infection, particulièrement en l’absence de facteurs de prédisposition évidents, ou

chez les patients qui souffrent d’une fièvre inexpliquée, et doit être prise en charge comme la

situation clinique l’exige. De rares cas d’agranulocytose ont été observés parmi l’ensemble des

patients traités par la quétiapine au cours des essais cliniques ainsi qu’après la commercialisation

du produit (y compris des cas mortels). Des cas d’agranulocytose ont également été observés

chez des patients qui ne présentaient pas de facteurs de risque préexistants. Des cas

d’agranulocytose ont été signalés également lors de la prise d’autres agents de la même classe

(voir EFFETS INDÉSIRABLES, Autres effets indésirables, Effets indésirables signalés après la

commercialisation du produit).

Les facteurs de risque possibles de leucopénie et/ou de neutropénie sont les suivants : faible

leucocytose préexistante et antécédents de leucopénie et/ou de neutropénie d’origine

médicamenteuse. Chez les patients qui présentent ces facteurs, il faut faire des vérifications

fréquentes de la formule sanguine complète au cours des premiers mois de traitement et arrêter

l’administration d’Abbott-Quetiapine au premier signe de déclin de la numération leucocytaire

en l’absence d’autres facteurs causals. Il faut surveiller de près les patients atteints de

neutropénie afin de repérer la présence de fièvre ou d’autres signes ou symptômes d’infection et

les traiter rapidement le cas échéant. Il faut cesser le traitement par Abbott-Quetiapine chez les

patients atteints de neutropénie grave (numération absolue des neutrophiles <1 x 10

/L) et

surveiller leur numération leucocytaire jusqu’à son rétablissement (voir EFFETS

INDÉSIRABLES, Anomalies des résultats hématologiques et biochimiques et Effets indésirables

signalés après la commercialisation du produit).

Thromboenbolie veineuse : Des rapports de cas et/ou des études d’observation ont fait état de

cas de thromboembolie veineuse (TEV), y compris d’embolie pulmonaire mortelle, avec des

antipsychotiques, dont le fumarate de quétiapine. Lorsqu’on prescrit Abbott-Quetiapine, il faut

repérer tous les facteurs de risque potentiels de TEV et prendre des mesures préventives.

Foie/pancréas

Insuffisance hépatique : On a observé une diminution de la clairance du fumarate de quétiapine

en présence d’insuffisance hépatique légère (voir MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE

CLINIQUE, Populations particulières et états pathologiques). En cas d’insuffisance hépatique

légère, il faut commencer le traitement par une dose de 25 mg/jour. Ensuite, on peut augmenter

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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la dose par paliers de 25 ou de 50 mg/jour jusqu’à l’atteinte d’une dose efficace, en fonction de

la tolérance et de la réponse clinique du patient. Chez les patients qui présentent une insuffisance

modérée ou grave, on ne dispose d’aucune donnée pharmacocinétique, quelle que soit la dose de

fumarate de quétiapine. Toutefois, si le médecin juge qu’un traitement par le fumarate de

quétiapine est nécessaire, le médicament doit être administré avec grande prudence en présence

d’insuffisance hépatique modérée ou grave (voir MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE

CLINIQUE, Populations particulières et états pathologiques et POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION).

Élévations des transaminases : Au cours des essais cliniques menés avant la commercialisation

du produit, le traitement par le fumarate de quétiapine a été associé à une élévation des taux de

transaminases hépatiques, plus particulièrement de l’ALT. Selon la base de données des essais

cliniques sur le fumarate de quétiapine, menés chez 1 892 patients schizophrènes dont les taux

initiaux d’ALT étaient < 60 UI/L, 5,3 % (101/1 892), des patients ont présenté, au cours du

traitement, des taux d’ALT > 120 UI/L, 1,5 % (29/1 892), des taux > 200 UI/L et 0,2 %

(3/1 892), des taux > 400 UI/L. Aucun patient n’a présenté des taux > 800 UI/L. Aucun des

patients sous fumarate de quétiapine présentant des taux élevés de transaminases n’a manifesté

de symptômes cliniques associés à l’insuffisance hépatique. La plupart des élévations des taux de

transaminases ont été observées au cours des deux premiers mois de traitement. Dans la plupart

des cas, ces élévations ont été transitoires (80 %) malgré le maintien du traitement par le

fumarate de quétiapine. Sur les 101 patients sous fumarate de quétiapine ayant présenté des taux

enzymatiques > 120 UI/L, 40 ont abandonné le traitement alors que leurs taux d’ALT étaient

toujours élevés. Chez 114 patients traités par le fumarate de quétiapine dont les taux initiaux

d’ALT étaient > 90 UI/L, un seul a présenté des taux > 400 UI/L.

Lors d’essais portant sur le traitement des troubles bipolaires, environ 1 % des patients, sous

fumarate de quétiapine et sous placebo, ont présenté une élévation des transaminases de plus de

3 fois la limite supérieure de la normale.

Il faut faire preuve de prudence lorsqu’on administre Abbott-Quetiapine à des patients présentant

des troubles hépatiques préexistants, à ceux qui prennent des médicaments associés à

l’hépatotoxicité ou en cas d’apparition de signes ou de symptômes d’insuffisance hépatique au

cours du traitement.

Des cas d’insuffisance hépatique, dont certains étaient mortels, ont également été signalés très

rarement après la commercialisation du produit. De rares cas d’hépatite ont été signalés

dans les études cliniques. Des rapports de cas rares d’hépatite (avec ou sans ictère), chez les

patients ayant ou non des antécédents, ont été reçus après la commercialisation. De très rares

cas de stéatose hépatique, de lésions cholestatiques ou de lésions hépatiques mixtes ont

également été signalés après la commercialisation.

Chez les patients présentant une anomalie connue ou soupçonnée de la fonction hépatique avant

l’amorce du traitement par Abbott-Quetiapine, il est recommandé d’effectuer une évaluation

clinique standard, incluant la mesure des taux de transaminases. La réévaluation clinique des

taux de transaminases à intervalles réguliers est recommandée chez ces patients, de même que

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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chez ceux qui présentent des signes ou des symptômes évocateurs de l’apparition d’un trouble

hépatique pendant le traitement par la quétiapine (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Anomalies

des résultats hématologiques et biochimiques).

Pancréatite : Des cas de pancréatite ont été signalés lors des essais cliniques et après la

commercialisation du produit. Parmi les rapports postcommercialisation, de nombreux patients

présentaient des facteurs de risque connus pour être associés à la pancréatite, comme une

augmentation des triglycérides (voir MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS, Système

endocrinien et métabolisme), les calculs biliaires et la consommation d’alcool. Par ailleurs, les

cas n’étaient pas tous accompagnés de facteurs de confusion.

Système nerveux

Syndrome malin des neuroleptiques (SMN) : Le syndrome malin des neuroleptiques est

caractérisé par un ensemble de symptômes, dont l’issue pourrait être fatale, et a été associé à la

prise de neuroleptiques, y compris la quétiapine.

Les manifestations cliniques du SMN sont l’hyperthermie, la rigidité musculaire, l’altération de

l’état mental ainsi que des signes d’instabilité du système nerveux autonome (irrégularité du

pouls ou de la tension artérielle, tachycardie, diaphorèse et dysrythmie cardiaque). Les autres

signes peuvent inclure une élévation du taux de créatine phosphokinase, une myoglobinurie

(rhabdomyolyse) et l’insuffisance rénale aiguë.

Pour poser un diagnostic, il importe de repérer les cas où le tableau clinique inclut une maladie

grave (p. ex. pneumonie, infection générale, etc.) et des signes ou des symptômes

extrapyramidaux non traités ou traités de façon inappropriée. Parmi les autres considérations

importantes du diagnostic différentiel, citons la toxicité anticholinergique centrale, le coup de

chaleur, la fièvre médicamenteuse et toute pathologie primaire du système nerveux central.

La prise en charge du SMN doit comprendre l’arrêt immédiat du traitement par neuroleptique, y

compris la quétiapine, ainsi que l’abandon de tout autre médicament non essentiel au traitement

concomitant, un traitement symptomatique intensif et une surveillance médicale étroite, de même

que la prise en charge de tous les problèmes médicaux graves concomitants pour lesquels il

existe un traitement particulier. Il n’existe aucun consensus général quant à une

pharmacothérapie particulière du SMN non compliqué.

Il faut faire preuve de prudence lorsqu’on envisage de reprendre le traitement par un

neuroleptique chez un patient ayant présenté un SMN. Le patient doit alors être surveillé

étroitement, puisque des cas de récidive du SMN ont été signalés.

Dyskinésie tardive (DT) et symptômes extrapyramidaux (SEP) : La dyskinésie tardive, un

syndrome qui se manifeste par des mouvements dyskinétiques involontaires pouvant être

irréversibles, peut se développer chez les patients qui prennent des neuroleptiques, y compris la

quétiapine. Bien que la prévalence de ce syndrome semble plus élevée chez les personnes âgées,

en particulier chez les femmes âgées, il est impossible de se fier aux estimations pour déterminer

quels patients risquent de souffrir d’une DT.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 13 de 65

Lors d’essais contrôlés par placebo, portant sur l’administration de la quétiapine en présence de

schizophrénie ou de manie bipolaire, la fréquence des SEP était comparable à celle observée

sous placebo, et ce, pour toute la gamme posologique thérapeutique recommandée. On a émis

l’hypothèse que les médicaments entraînant moins de SEP seraient associés à un risque moindre

de DT. Cela permet de croire que le risque de DT serait moindre avec la quétiapine qu’avec les

neuroleptiques standards, en présence de schizophrénie et de manie bipolaire. Lors d’essais de

courte durée, contrôlés par placebo et portant sur la dépression bipolaire, la fréquence des SEP

était plus élevée dans le groupe sous quétiapine que dans le groupe sous placebo (voir EFFETS

INDÉSIRABLES).

On estime que le risque de DT et la probabilité qu’elle devienne irréversible augmentent

proportionnellement à la durée du traitement et à la dose cumulative totale des neuroleptiques

administrés à un patient. Toutefois, le syndrome peut se manifester, quoique bien plus rarement,

après l’administration de faibles doses pendant une courte durée de traitement.

Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement pour les cas établis de DT, bien que le syndrome

puisse s’atténuer partiellement ou même disparaître à l’arrêt du traitement neuroleptique. En soi,

le traitement par le neuroleptique peut supprimer, en tout ou en partie, les signes et les

symptômes du syndrome et, par conséquent, masquer le processus pathologique sous-jacent.

L’effet de cette suppression des symptômes sur l’évolution à long terme du syndrome demeure

inconnu.

À la lumière de ces observations, Abbott-Quetiapine doit être prescrit de façon à réduire au

minimum le risque de DT. Le traitement neuroleptique de longue durée doit en général être

réservé aux patients qui semblent souffrir d’une maladie chronique répondant aux

neuroleptiques, et pour lesquels d’autres traitements, aussi efficaces, mais pouvant être moins

délétères, ne sont pas accessibles ou appropriés. Chez les patients qui ont besoin d’un traitement

prolongé, on doit rechercher la dose la plus faible et la durée la plus courte de traitement

produisant une réponse clinique satisfaisante. La nécessité de poursuivre le traitement doit être

réévaluée à intervalles réguliers.

En cas de signes et de symptômes de DT chez un patient recevant Abbott-Quetiapine, il faut

envisager de réduire la dose ou d’arrêter le traitement. Il est possible que certains patients

doivent prendre le fumarate de quétiapine, malgré la présence de ce syndrome. Les symptômes

de DT peuvent s’aggraver ou même apparaître après l’arrêt du traitement (voir EFFETS

INDÉSIRABLES).

Convulsions : Lors d’essais cliniques contrôlés, on n’a observé aucune différence quant à la

fréquence des crises convulsives chez les patients schizophrènes recevant du fumarate de

quétiapine ou un placebo (fréquence de 0,4 % ou 3 épisodes par 100 années-patients dans le

groupe sous quétiapine, contre 0,5 % ou 6,9 épisodes par 100 années-patients dans le groupe

sous placebo). Cependant, comme dans le cas des autres neuroleptiques, la prudence est de mise

chez les patients ayant des antécédents de crises épileptiques ou présentant des affections

associées à un faible seuil convulsif (voir EFFETS INDÉSIRABLES).

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Effet possible sur les fonctions cognitive et motrice : La somnolence a été l’un des effets

indésirables le plus fréquemment signalés chez les patients traités par la quétiapine, en particulier

au cours de la période d’adaptation posologique. La quétiapine pouvant avoir des effets sédatifs

et altérer les habiletés motrices, il faut donc recommander aux patients d’être particulièrement

prudents avant d’entreprendre des activités exigeant une grande vigilance comme conduire un

véhicule ou utiliser des machines dangereuses, tant qu’ils ne sont pas raisonnablement certains

de l’absence d’effets du traitement par Abbott-Quetiapine à cet égard. La somnolence peut

provoquer des chutes.

Yeux

Cataractes : L’apparition de cataractes a été observée en association avec le traitement par

la quétiapine dans des essais prolongés menés chez des chiens recevant quatre fois la dose

maximale recommandée chez l’humain. Des modifications au niveau du cristallin ont

également été observées chez les patients suivant un traitement de longue durée par le

fumarate de quétiapine, sans qu’il ait toutefois été possible d’établir un lien de causalité

avec le fumarate de quétiapine. La possibilité de modifications du cristallin lors de

l’utilisation prolongée du fumarate de quétiapine chez l’humain ne peut être exclue pour

l’instant. On recommande de mener des examens ophtalmologiques (p. ex., examen avec

lampe à fente) avant ou peu après l’amorce du traitement par Abbott-Quetiapine, puis tous

les 6 mois par la suite. Si l’on observe, sur le plan clinique, des modifications significatives

du cristallin associées à Abbott-Quetiapine, il faut envisager l’arrêt du traitement.

Troubles psychiatriques

Suicide/idées suicidaires ou aggravation clinique : Les épisodes dépressifs sont associés à un

risque accru d’idées suicidaires, d’automutilation et de suicide (manifestations liées au suicide).

Ce risque persiste jusqu’à une rémission significative de la dépression. Comme leur état ne

s’améliorera peut-être pas au cours des premières semaines du traitement ou même au-delà, les

patients doivent faire l’objet d’une surveillance étroite jusqu’à ce qu’une amélioration se

manifeste. D’après l’expérience clinique générale, le risque de suicide peut augmenter au cours

des premiers stades du rétablissement. En plus des épisodes dépressifs liés au trouble bipolaire,

la dépression peut apparaître en concomitance avec la schizophrénie.

La schizophrénie et les épisodes maniaques associés au trouble bipolaire peuvent également être

associés à un risque accru de manifestations liées au suicide. Les patients à risque élevé doivent

donc faire l’objet d’une surveillance étroite et d’une prise en charge clinique appropriée en plus

de leur traitement pharmacologique.

Les patients ayant des antécédents de manifestations liées au suicide présentent aussi un risque

accru d’idées suicidaires ou de tentatives de suicide; il faut donc les suivre de près pendant le

traitement.

Lors d’essais cliniques contrôlés par placebo portant sur l’administration de fumarate de

quétiapine en présence de dépression bipolaire, la fréquence d’idées suicidaires ou de

comportements suicidaires apparaissant durant le traitement, telle que mesurée par le Columbia

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Analysis of Suicidal Behaviour, a été de 1,5 % chez les patients sous fumarate de quétiapine et

de 2,0 % chez ceux sous placebo.

Reins

Les seules données sur l’utilisation de fumarate de quétiapine chez des insuffisants rénaux

proviennent d’une étude portant sur l’administration d’une seule faible dose (subclinique) (voir

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Populations particulières et états

pathologiques). Abbott-Quetiapine doit donc être administrée avec prudence chez les patients

atteints d’insuffisance rénale certaine, en particulier au cours de la période d’adaptation

posologique (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Populations particulières

Femmes enceintes : Il faut recommander aux patientes de prévenir leur médecin traitant si elles

deviennent enceintes ou prévoient le devenir pendant le traitement par Abbott-Quetiapine.

L’innocuité et l’efficacité de la quétiapine pendant la grossesse n’ont pas été établies. À la suite

de certaines grossesses pendant lesquelles la quétiapine avait été utilisée, des symptômes de

sevrage néonataux ont été signalés. Par conséquent, Abbott-Quetiapine ne doit être administré

pendant la grossesse que si les bienfaits escomptés justifient les risques possibles.

Nouveau-nés : Les nouveau-nés qui sont exposés à des neuroleptiques, y compris au fumarate

de quétiapine, pendant le troisième trimestre de la grossesse sont à risque de présenter des

symptômes extrapyramidaux et/ou de sevrage après l’accouchement. On a signalé des cas

d’agitation, d’hypertonie, d’hypotonie, de tremblements, de somnolence, de détresse respiratoire

et de troubles de l’alimentation chez ces nouveau-nés. Ces complications étaient de gravité

variable; dans certains cas, les symptômes se sont résolus spontanément, alors que dans d’autres,

les nouveau-nés ont eu besoin d’un soutien prolongé à l’unité des soins intensifs et d’une

hospitalisation prolongée.

Abbott-Quetiapine ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que les bienfaits

escomptés pour la mère ne l’emportent considérablement sur les risques potentiels pour le fœtus.

Femmes allaitantes : Des rapports de cas signalant que la quétiapine est excrétée dans le lait

humain ont été publiés, mais le degré d’excrétion n’était pas constant. Par conséquent, les

femmes qui allaitent doivent être informées qu’il est préférable de ne pas allaiter pendant le

traitement par la quétiapine.

Enfants (< 18 ans) : Comme l’innocuité et l’efficacité du fumarate de quétiapine chez les

enfants de moins de 18 ans n’ont pas été établies, il n’est pas recommandé d’utiliser ce

médicament dans ce groupe d’âge.

Un gain pondéral a été observé chez les enfants et les adolescents recevant des antipsychotiques

atypiques. Indépendamment de tout effet particulier d’un médicament, le gain pondéral peut être

associé à des variations défavorables d’autres paramètres métaboliques (p. ex., métabolisme du

glucose et des lipides). Un poids et un état métabolique anormaux durant l’enfance

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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peuvent avoir des effets néfastes sur la santé cardiovasculaire à l’âge adulte. Le gain pondéral et

les effets indésirables observés sur les autres paramètres métaboliques associés à l’utilisation

d’antipsychotiques atypiques peuvent être plus fréquents ou plus graves chez les enfants

et les adolescents que chez les adultes.

Une hausse de la tension artérielle (non observée chez les adultes) survient plus fréquemment

chez les patients de moins de 18 ans traités par la quétiapine que chez ceux sous placebo. De

plus, l’augmentation de l’appétit, la hausse du taux sérique de prolactine, les vomissements, la

rhinite et la syncope faisaient partie de catégories de fréquence plus élevées chez les patients de

moins de 18 ans traités par la quétiapine que chez les adultes. En effet, l’augmentation de

l’appétit, la hausse du taux sérique de prolactine et les vomissements étaient très fréquents chez

les enfants et les adolescents, et fréquents chez les adultes. La rhinite et la syncope étaient

fréquentes chez les enfants et les adolescents, alors qu’elles étaient peu fréquentes chez les

adultes (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables chez les enfants et les adolescents).

Les données sur l’innocuité à long terme, y compris les effets cardiométaboliques et les effets sur

la croissance, la maturation et le développement comportemental, n’ont pas été évaluées de

manière systématique chez les patients âgés de moins de 18 ans.

Personnes âgées (≥ 65 ans) : Le nombre de patients âgés de 65 ans ou plus atteints de

schizophrénie ou de maladies connexes, et ayant reçu du fumarate de quétiapine dans le cadre

d’essais cliniques était limité (n = 38). Par rapport aux patients plus jeunes, la clairance

plasmatique moyenne de la quétiapine était réduite de 30 à 50 % chez les patients âgés. De plus,

la prudence est de mise lors de l’administration d’Abbott-Quetiapine chez les patients âgés, cette

population souffrant davantage de troubles associés au foie, aux reins, à l’appareil

cardiovasculaire et au système nerveux central et recevant plus souvent des médicaments

concomitants (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Patients âgés atteints de démence

Mortalité globale : Une méta-analyse portant sur 13 essais contrôlés utilisant divers

neuroleptiques atypiques a révélé que les patients âgés atteints de démence qui sont traités

par ce type d’agents présentent un taux de mortalité plus élevé que les patients sous

placebo. Lors de deux essais contrôlés par placebo au cours desquels on a administré la

quétiapine par voie orale à cette population de patients, on a observé une incidence de

décès de 5,5 % chez les patients sous quétiapine, comparativement à une incidence de

3,2 % chez les patients sous placebo. Abbott-Quetiapine n’est pas indiqué chez les patients

âgés atteints de démence.

Troubles cérébrovasculaires : Un risque accru d’événements cérébrovasculaires a été observé

dans la population de patients atteints de démence prenant certains neuroleptiques atypiques. Le

mécanisme de ce risque accru est inconnu. Les données sur la quétiapine sont insuffisantes pour

déterminer s’il y a accroissement du risque d’événements cérébrovasculaires associés à la

quétiapine. On ne peut exclure toutefois un risque accru. Abbott-Quetiapine n’est pas indiqué

chez les patients atteints de démence.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Maladie vasculaire : Abbott-Quetiapine doit être utilisée avec prudence chez les patients qui

présentent des facteurs de risque ou des antécédents d’AVC.

Dysphagie : La prise de neuroleptiques a été associée à un trouble de déglutition et de la motilité

œsophagienne. La pneumonie par aspiration est une cause courante de morbidité et de mortalité

chez les patients âgés, surtout en présence de maladie d’Alzheimer à un stade avancé. La

prudence est de mise lorsqu’on administre Abbott-Quetiapine ou un autre neuroleptique à des

patients présentant un risque de pneumonie par aspiration (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Appareil digestif et EFFETS INDÉSIRABLES).

EFFETS INDÉSIRABLES

La fréquence des effets indésirables indiqués représente le pourcentage de personnes ayant

manifesté, au moins à une occasion, un effet indésirable, apparu au cours du traitement,

s’inscrivant dans les catégories énumérées ci-dessous. Un effet indésirable était considéré

comme un effet apparu au cours du traitement lorsqu’il se manifestait pour la première fois au

cours du traitement ou qu’il s’aggravait pendant le traitement, après l’évaluation initiale.

Aperçu des effets indésirables signalés au cours des essais cliniques et après la

commercialisation

Les effets indésirables le plus fréquemment signalés à l’emploi de la quétiapine dans les essais

cliniques et après la commercialisation du produit (≥ 10 %) sont les suivants : somnolence,

étourdissements, xérostomie, symptômes de sevrage (arrêt du traitement), hausse des taux

sériques de triglycérides, hausse du cholestérol total (surtout du cholestérol LDL), baisse du

cholestérol HDL, gain pondéral, baisse de l’hémoglobine et symptômes extrapyramidaux.

Effets indésirables signalés au cours des essais cliniques

Le prescripteur doit réaliser que les chiffres présentés dans les tableaux ne peuvent être utilisés

pour prédire la fréquence des effets indésirables dans la pratique médicale courante, car les

caractéristiques et autres facteurs relatifs au patient diffèrent de ceux des patients ayant participé

aux essais cliniques. De même, les fréquences citées ne peuvent être comparées aux chiffres

obtenus dans d’autres recherches cliniques portant sur différents usages et traitements, qui sont

menées par d’autres investigateurs. Les chiffres cités fournissent cependant au médecin

prescripteur une base utile pour évaluer le rôle relatif du médicament et des facteurs non

médicamenteux sur la fréquence des effets indésirables dans les populations étudiées.

Effets indésirables associés à l’arrêt du traitement

Essais cliniques de courte durée, contrôlés par placebo

Schizophrénie : Dans l’ensemble, 3,9 % des patients recevant le fumarate de quétiapine (n = 510)

ont dû arrêter le traitement en raison d’effets indésirables, comparativement à 2,9 % des patients

recevant le placebo (n = 206). La somnolence, l’effet secondaire ayant le plus souvent contribué

à l’abandon du traitement par la quétiapine, a entraîné le retrait de quatre patients du groupe sous

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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quétiapine et d’aucun patient du groupe sous placebo. L’hypotension orthostatique,

l’hypotension et/ou la tachycardie ont été responsables du retrait de 1,8 % des patients sous

quétiapine contre 0,5 % des patients sous placebo.

Trouble bipolaire

Manie bipolaire : La fréquence de l’abandon du traitement dicté par des effets indésirables a été

similaire chez les patients sous fumarate de quétiapine (5,7 %) et ceux sous placebo (5,1 %).

Dépression bipolaire : La fréquence de l’abandon du traitement dicté par des effets indésirables a

été de 13,1 % dans le groupe sous fumarate de quétiapine et de 6,3 % dans le groupe sous

placebo. La sédation, la somnolence et les étourdissements ont été les effets indésirables qui ont

le plus souvent entraîné l’abandon du traitement dans le groupe sous fumarate de quétiapine.

Base de données des essais cliniques contrôlés de courte et de longue durée, portant sur la

schizophrénie :

Selon une base de données regroupant divers essais cliniques contrôlés, menés avant la

commercialisation du produit chez 1 710 patients traités par le fumarate de quétiapine, 5 % des

patients ont abandonné leur traitement en raison d’un effet secondaire. La somnolence, l’effet

secondaire le plus courant, a contribué à elle seule à l’abandon du traitement par 24 patients sous

fumarate de quétiapine, et a été le seul effet secondaire à entraîner le retrait de plus de 1 % des

patients. Les complications cardiovasculaires (par ex., hypotension orthostatique, hypotension,

tachycardie, étourdissements) ont provoqué 20 % de tous les abandons par les sujets sous

quétiapine. Seize patients (0,9 %) recevant la quétiapine ont été retirés en raison d’une

d’élévation des taux d’enzymes hépatiques. Quatre sujets recevant la quétiapine ont été retirés à

cause d’une leucopénie; deux d’entre eux ont présenté, au cours de l’essai, au moins une baisse

significative sur le plan clinique des taux de polynucléaires neutrophiles. Deux autres patients

recevant la quétiapine ont été retirés de l’essai en raison d’un syndrome malin des neuroleptiques

(SMN) soupçonné.

Effets indésirables fréquemment observés lors des essais cliniques de courte durée,

contrôlés par placebo

Schizophrénie : Les effets indésirables suivants survenant au cours du traitement, tirés du

tableau 1, ont été observés couramment pendant le traitement par le fumarate de quétiapine des

épisodes aigus de schizophrénie (fréquence d’au moins 5 % et d’au moins 5 % supérieure à celle

observée avec le placebo) : somnolence, étourdissements, xérostomie, hypotension orthostatique

et élévation du taux d’ALT.

Trouble bipolaire :

Manie bipolaire : Lors des essais portant sur le traitement de la manie bipolaire, les effets

indésirables suivants, apparus au cours du traitement, ont été fréquemment observés pendant le

traitement aigu par le fumarate de quétiapine (fréquence d’au moins 5 % et d’au moins 5 %

supérieure à celle observée avec le placebo) : somnolence, xérostomie et gain pondéral.

Dépression bipolaire : Lors des essais portant sur le traitement de la dépression bipolaire, les

effets indésirables suivants, apparus au cours du traitement, ont été fréquemment observés

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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pendant le traitement aigu par le fumarate de quétiapine (fréquence d’au moins 5 % et d’au

moins 5 % supérieure à celle observée avec le placebo) : xérostomie, somnolence, sédation,

étourdissements et constipation.

Fréquence des effets indésirables lors des essais cliniques contrôlés par placebo

Certaines parties de la discussion ci-dessous portant sur les critères d’évaluation objectifs ou

numériques de l’innocuité sont fondées sur des études menées chez des patients schizophrènes.

Ces évaluations n’ont pas été reprises dans les essais menés sur la manie associée au trouble

bipolaire. Toutefois, cette information s’applique généralement à la manie bipolaire. Le tableau 1

présente la fréquence, arrondie au point de pourcentage le plus près, des effets indésirables

apparus pendant le traitement des épisodes aigus de schizophrénie (d’une durée allant jusqu’à

6 semaines) chez au moins 1 % des patients traités par le fumarate de quétiapine (doses de

150 mg/jour ou plus), fréquence ayant été plus importante chez les patients sous fumarate de

quétiapine que chez ceux sous placebo.

Tableau 1 : Effets indésirables signalés chez au moins 1 % des sujets traités par le fumarate de

quétiapine (dose ≥ 150 mg/jour) et chez un pourcentage plus élevé de sujets sous

fumarate de quétiapine que sous placebo, lors des essais de phase II et III de courte

durée, contrôlés par placebo et portant sur le traitement de la schizophrénie

Appareil ou système et terme COSTART

Pourcentage de sujets ayant présenté ces

effets indésirables

*

Fumarate de quétiapine

(n = 449)

Placebo

(n = 202)

Organisme entier

Céphalées

Douleurs abdominales

Dorsalgies

Fièvre

Système nerveux

Somnolence

Étourdissements

Appareil digestif

Constipation

Xérostomie

Dyspepsie

Élévation des taux de gamma-glutamyl-transférase

Appareil cardiovasculaire

Hypotension orthostatique

Tachycardie

Palpitations

Troubles métaboliques et nutritionnels

Élévation des taux d’ALT

Élévation des taux d’AST

Gain pondéral

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Système endocrinien

Hypothyroïdie

Peau et phanères

Éruption cutanée

Appareil respiratoire

Rhinite

Systèmes hématopoïétique et lymphatique

Leucopénie

Organes des sens

Otalgie

* Les sujets peuvent avoir présenté plus de un effet indésirable.

Le tableau 2 présente la fréquence, arrondie au pourcentage le plus près, des effets indésirables

apparus pendant le traitement des épisodes aigus de dépression bipolaire (d’une durée allant

jusqu’à 8 semaines) chez au moins 1 % des patients traités par le fumarate de quétiapine (doses

de 300 ou de 600 mg/jour), fréquence ayant été plus importante chez les patients sous fumarate

de quétiapine que chez ceux sous placebo.

Tableau 2 :

Effets indésirables signalés chez au moins 1 % des sujets traités par le fumarate de

quétiapine (doses de 300 ou de 600 mg/jour) et chez un pourcentage plus élevé de

sujets sous fumarate de quétiapine que sous placebo, lors d’essais de phase III d’une

durée de 8 semaines, contrôlés par placebo et portant sur le traitement de la

dépression bipolaire

Appareil ou système et terme MedDra préféré

a

Pourcentage de sujets ayant présenté ces

effets indésirables*

Fumarate de quétiapine

(n = 1712)

Placebo

(n = 602)

Troubles généralisés

Fatigue

Irritabilité

Asthénie

Troubles neurologiques

Somnolence

Sédation

Étourdissements

Akathisie

Léthargie

Tremblements

Paresthésie

Hypersomnie

Trouble extrapyramidal

Dysarthrie

Syndrome des jambes sans repos

Dysgueusie

Troubles gastro-intestinaux

Xérostomie

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Constipation

Dyspepsie

Dysphagie

Troubles cardiaques

Palpitations

Tachycardie

Hypotension orthostatique

Troubles métaboliques et nutritionnels

Augmentation de l’appétit

Gain pondéral

Troubles musculosquelettiques et atteintes du tissu

conjonctif

Arthralgie

Troubles respiratoires

Congestion nasale

Toux

Organe des sens

Vision trouble

* Les effets indésirables dont la fréquence était égale ou inférieure à celle qui a été observée dans le groupe placebo

ne sont pas compris dans le tableau.

Les pourcentages apparaissant dans le tableau sont arrondis.

Les patients ayant présenté plusieurs effets indésirables regroupés sous un seul terme préféré ne sont comptés

qu’une seule fois par terme.

Autres effets indésirables

La fréquence des effets indésirables correspond aux taux suivants :

Très fréquents (≥ 10 %)

Fréquents (≥ 1 % et < 10 %)

Peu fréquents (≥ 0,1 % et < 1 %)

Rares (≥ 0,01 % et < 0,1 %)

Gain pondéral : Pendant le traitement de courte durée (allant jusqu’à 6 semaines) dans le cadre

d’essais cliniques contrôlés par placebo, le gain pondéral moyen chez les patients schizophrènes

sous fumarate de quétiapine a été de 2,3 kg, par rapport à 0,1 kg chez les patients schizophrènes

sous placebo. Lors des essais de prolongation ouverts portant sur le fumarate de quétiapine

administré en monothérapie, le gain pondéral moyen a été de 1,58 kg après 9 à 13 semaines, de

0,26 kg après 14 à 26 semaines, de 1,66 kg après 27 à 39 semaines, de -1,53 kg après 40 à

52 semaines et de 1,98 kg après 53 à 78 semaines (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Système endocrinien et métabolisme). Lors des essais cliniques (d’une durée

allant jusqu’à 12 semaines) contrôlés par placebo sur le traitement aigu de la manie bipolaire, le

gain pondéral moyen chez les patients sous fumarate de quétiapine a été de 1,8 kg

comparativement à une perte pondérale moyenne de 0,1 kg chez les patients sous placebo. Chez

les patients qui ont mené le traitement à terme (12 semaines), le gain pondéral moyen associé à la

prise du fumarate de quétiapine a été de 2,8 kg.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Lors du traitement de courte durée (8 semaines) de la dépression bipolaire dans le cadre d’essais

cliniques contrôlés par placebo, le gain pondéral moyen chez les patients sous fumarate de

quétiapine a été de 1,15 kg, par rapport à 0,1 kg chez les patients sous placebo. Durant le

traitement d’entretien, les patients sous fumarate de quétiapine à 300 mg ou un placebo ont perdu

en moyenne 0,1 kg et 0,6 kg, respectivement, alors que les patients sous fumarate de quétiapine à

600 mg ont pris en moyenne 0,8 kg. Chez les patients qui ont achevé 40 et 54 semaines sous

traitement d’entretien, on a observé une faible perte de poids dans les groupes sous fumarate de

quétiapine à 300 mg (-0,2 kg) et placebo (-0,8 kg) alors que les patients du groupe sous fumarate

de quétiapine à 600 mg ont pris en moyenne 1,2 kg (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS).

Selon la base de données cumulatives sur les essais cliniques contrôlés par placebo portant sur le

traitement de courte durée, un gain pondéral a été constaté (gain pondéral ≥ 7 % par rapport aux

données de départ) chez 9,6 % des patients traités par la quétiapine, comparativement à 3,8 %

des patients sous placebo. Chez l’adulte, la prise de poids survient surtout au cours des premières

semaines de traitement (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Convulsions : Des cas peu fréquents de convulsions ont été signalés chez les patients sous

quétiapine, bien que la fréquence de ces crises n’ait pas dépassé celle observée chez les patients

sous placebo au cours d’études cliniques contrôlées (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Système nerveux).

Syndrome des jambes sans repos : De rares cas de syndrome des jambes sans repos ont été

observés chez des patients sous quétiapine.

Priapisme : De rares cas de priapisme ont été signalés chez des patients sous quétiapine.

Somnolence : La somnolence peut se produire, habituellement pendant les deux premières

semaines de traitement; elle disparaît généralement lors du maintien du traitement par la

quétiapine.

Somnambulisme : De rares cas de somnambulisme et d’autres effets connexes ont été signalés.

Syndrome malin des neuroleptiques : Comme dans le cas des autres neuroleptiques, de rares

cas de syndrome malin des neuroleptiques ont été signalés chez les patients sous quétiapine (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système nerveux).

Hypothermie : De rares cas d’hypothermie ont été observés chez des patients traités par la

quétiapine.

Signes vitaux : Comme les autres neuroleptiques bloquant les récepteurs α

-adrénergiques,

Abbott-Quetiapine (fumarate de quétiapine) pourrait induire l’hypotension orthostatique,

associée fréquemment à des étourdissements, à la tachycardie et, chez certains patients, de

manière peu fréquente, à une syncope, en particulier pendant la période d’adaptation posologique

(voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Appareil cardiovasculaire). Lors des essais

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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cliniques contrôlés par placebo, l’hypotension orthostatique a été signalée à une fréquence de

8 % chez les patients schizophrènes recevant le fumarate de quétiapine comparativement à 2 %

chez les patients schizophrènes sous placebo. Par rapport aux valeurs de départ, le fumarate de

quétiapine a été associé à une augmentation moyenne de la fréquence cardiaque de

3,9 battements par minute par rapport à 1,6 battement par minute chez les patients sous placebo.

Bradycardie : Des cas peu fréquents de bradycardie et d’effets connexes ont été signalés chez

des patients traités par la quétiapine. La bradycardie peut survenir à l’instauration du traitement

ou peu après, et être associée à de l’hypotension et/ou à une syncope.

Pancréatite : De rares cas de pancréatite ont été signalés d’après l’examen de tous les essais

cliniques sur la quétiapine.

Dyspnée : Des cas fréquents de dyspnée sont survenus en présence de tachycardie,

d’étourdissements, d’hypotension orthostatique et/ou de maladie cardiaque/respiratoire sous-

jacente.

Palpitations : Des cas fréquents de palpitations sont survenus en présence de tachycardie,

d’étourdissements, d’hypotension orthostatique et/ou de maladie cardiaque/respiratoire sous-

jacente.

Œdème périphérique : Comme dans le cas d’autres neuroleptiques, des cas fréquents d’œdème

périphérique ont été signalés chez des patients traités par la quétiapine.

Pyrexie : Des cas fréquents de pyrexie ont été observés chez des patients traités par la

quétiapine.

Vomissements : Des cas fréquents de vomissements ont été observés chez des patients sous

quétiapine, bien que cet effet ait été noté plus souvent chez les patients âgés (plus de 65 ans).

Asthénie légère : Comme dans le cas d’autres neuroleptiques, des cas fréquents d’asthénie

légère ont été signalés chez des patients traités par la quétiapine.

Rhinite : Des cas peu fréquents de rhinite ont été signalés.

Hypersensibilité : Des cas peu fréquents d’hypersensibilité, notamment d’œdème de Quincke,

ont été signalés.

Modifications de l’ECG : Les comparaisons entre groupes à partir des données combinées

d’essais contrôlés par placebo n’ont révélé aucune différence statistiquement significative entre

le fumarate de quétiapine et le placebo relativement au nombre de patients présentant des

modifications potentiellement importantes des paramètres de l’ECG, dont l’intervalle QT,

l’intervalle QTc et l’intervalle PR. Toutefois, les pourcentages de patients schizophrènes

répondant aux critères de la tachycardie ont été comparés dans quatre essais cliniques contrôlés

par placebo d’une durée de 3 à 6 semaines; cette comparaison a mis en évidence une fréquence

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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de 1 % (4/399) dans le groupe sous fumarate de quétiapine et de 0,6 % (1/156) dans le groupe

sous placebo. Le fumarate de quétiapine a été associé à une accélération moyenne de la

fréquence cardiaque, évaluée par ECG, de 7 battements par minute comparativement à

1 battement par minute chez les patients sous placebo. Cette légère tendance à la tachycardie

pourrait être liée à la capacité de la quétiapine de provoquer des modifications orthostatiques

(voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Appareil cardiovasculaire). Lors des essais sur

le traitement de la manie bipolaire, le pourcentage de patients répondant aux critères de

tachycardie était de 0,5 % (1/192) dans le groupe sous fumarate de quétiapine comparativement à

0 % (0/178) dans le groupe sous placebo. Lors des essais sur le traitement de la dépression

bipolaire, le pourcentage de patients répondant aux critères de tachycardie lors du traitement de

courte durée était de 0,06 % (1/1 704) dans le groupe sous fumarate de quétiapine

comparativement à 0 % (0/598) dans le groupe sous placebo. Durant le traitement d’entretien, le

pourcentage était de 0,4 % (1/278) comparativement à 0,4 % (0/284) pour le placebo.

Dyskinésie tardive : Des cas peu fréquents de dyskinésie tardive ont été observés chez les

patients à qui on avait administré de la quétiapine (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Système nerveux).

Symptômes extrapyramidaux (SEP) : Des cas très fréquents de SEP ont été signalés. Le

tableau 3 indique le pourcentage de patients présentant des symptômes extrapyramidaux apparus

en cours de traitement, lors d’un essai clinique de courte durée mené chez des patients

schizophrènes en phase aiguë, comparant cinq doses fixes de quétiapine à un placebo

(n = ~ 50 patients par groupe), et mesuré par : 1) des déclarations spontanées de parkinsonisme

(syndrome extrapyramidal, hypertonie, tremblements et rigidité pallidale) ou l’akathisie; 2) les

scores de l’échelle de Simpson-Angus (changement moyen par rapport à la valeur initiale); et 3)

l’usage d’anticholinergiques pour traiter les SEP apparaissant en cours de traitement.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Tableau 3 : Symptômes extrapyramidaux apparaissant en cours de traitement, évalués par

des déclarations spontanées, l’échelle de Simpson-Angus et la fréquence

d’utilisation d’anticholinergiques

Placebo

Fumarate de quétiapine

75 mg

150 mg

300 mg

600 mg

750 mg

Déclarations spontanées de symptômes

parkinsoniens*

10 %

Déclarations spontanées d’akathisie

Échelle de Simpson-Angus

- 0,6

-1,0

- 1,2

- 1,6

- 1,8

- 1,8

Fréquence d’utilisation d’anticholinergiques

14 %

11 %

10 %

12 %

11 %

Les patients peuvent avoir présenté plus d’un symptôme parkinsonien.

On n’a observé aucune différence entre les groupes sous fumarate de quétiapine et sous placebo

quant à la fréquence des SEP ou à l’usage concomitant d’anticholinergiques ni aucune indication

d’une augmentation, liée à la dose, des SEP ou de l’usage concomitant d’anticholinergiques pour

l’intervalle posologique allant de 75 à 750 mg/jour.

Lors de deux essais cliniques contrôlés par placebo et portant sur l’administration de doses

variables de fumarate de quétiapine dans le traitement de la manie bipolaire, on n’a observé

aucune différence entre les groupes sous fumarate de quétiapine et sous placebo quant à la

fréquence des SEP, selon les scores totaux sur l’échelle de Simpson-Angus et l’échelle

d’évaluation de l’akathisie de Barnes ni selon les déclarations spontanées de SEP ou l’usage

concomitant d’anticholinergiques pour traiter les SEP.

Lors des essais cliniques de courte durée, contrôlés par placebo et portant sur la schizophrénie et

la manie bipolaire, la fréquence regroupée des effets indésirables liés aux SEP était comparable à

celle observée dans le groupe sous placebo (schizophrénie : 7,8 % pour la quétiapine et 8,0 %

pour le placebo; manie bipolaire : 11,2 % pour la quétiapine et 11,4 % pour le placebo). Lors des

essais cliniques de courte durée, contrôlés par placebo et portant sur la dépression bipolaire, la

fréquence regroupée des effets indésirables liés aux SEP était de 8,9 % pour la quétiapine

comparativement à 3,8 % pour le placebo. Cependant, la fréquence individuelle des effets

indésirables liés aux SEP (p. ex., akathisie, trouble extrapyramidal, tremblements, dyskinésie,

dystonie, agitation, contractions musculaires involontaires, hyperactivité psychomotrice et

rigidité musculaire) était généralement faible et ne dépassait pas 4 %. Lors des essais prolongés

sur la schizophrénie et le trouble bipolaire, la fréquence regroupée ajustée pour l’exposition des

SEP apparaissant durant le traitement était comparable pour la quétiapine et le placebo (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système nerveux).

Vision trouble : Des cas fréquents de vision trouble ont été signalés chez les patients sous

quétiapine.

Dysphagie : Les cas de dysphagie sont peu fréquents chez les patients sous quétiapine. Lors des

essais cliniques, une hausse du taux de dysphagie chez les patients sous quétiapine par rapport à

ceux sous placebo n’a été observée que dans les cas de dépression bipolaire (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Appareil digestif et Populations particulières).

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 26 de 65

Dysarthrie : Des cas fréquents de dysarthrie ont été signalés chez les patients sous quétiapine.

Symptômes de sevrage aigus (arrêt du traitement) : tels que l’insomnie, les nausées, les maux

de tête, la diarrhée, les vomissements, les étourdissements et l’irritabilité ont été signalés après

l’arrêt brusque du traitement par neuroleptiques, y compris le fumarate de quétiapine. On

recommande le sevrage graduel du médicament sur une période d’au moins une à deux semaines.

Ces symptômes disparaissent habituellement une semaine après l’arrêt du traitement (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités).

Rêves anormaux et cauchemars : Des cas fréquents de rêves anormaux et de cauchemars ont

été signalés chez les patients sous quétiapine.

Manifestations liées au suicide : Lors des essais cliniques de courte durée, contrôlés par

placebo et portant sur toutes les indications et sur les patients de tous âges, la fréquence des

manifestations liées au suicide (idées suicidaires, automutilation et suicide) a été de 0,8 % pour

la quétiapine (76/9327) et le placebo (37/4845).

Au cours des essais menés chez des patients schizophrènes, la fréquence des manifestations liées

au suicide chez les patients âgés de 18 à 24 ans a été de 1,4 % (3/212) sous quétiapine et de

1,6 % (1/62) sous placebo, tandis que chez les patients âgés de 25 ans et plus, la fréquence a été

de 0,8 % (13/1663) sous quétiapine et de 1,1 % (5/463) sous placebo.

Au cours des essais menés chez des patients atteints de manie bipolaire, la fréquence des

manifestations liées au suicide chez les patients âgés de 18 à 24 ans a été de 0 % pour la

quétiapine (0/60) et le placebo (0/58), tandis que chez les patients âgés de 25 ans et plus, la

fréquence a été de 1,2 % pour la quétiapine (6/496) et le placebo (6/503).

Au cours des essais menés chez des patients atteints de dépression bipolaire, la fréquence des

manifestations liées au suicide chez les patients âgés de 18 à 24 ans a été de 3,0 % (7/233) sous

quétiapine et de 0 % (0/120) sous placebo, tandis que chez les patients âgés de 25 ans et plus, la

fréquence a été de 1,2 % pour la quétiapine (19/1616) et le placebo (11/622) (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Irritabilité : Des cas fréquents d’irritabilité ont été signalés chez les patients sous quétiapine.

Stimulation de l’appétit : Des cas fréquents d’augmentation de l’appétit ont été signalés chez

les patients sous quétiapine.

Constipation : Il faut aviser les patients qu’ils risquent de présenter une constipation grave

pendant le traitement par Abbot-Quetiapine, et qu’ils doivent prévenir leur médecin en cas de

survenue ou d’aggravation de la constipation, car ils pourraient avoir besoin de laxatifs.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Rétention urinaire : Des cas peu fréquents de rétention urinaire ont été observés chez les

patients qui prenaient de la quétiapine.

Agranulocytose : Il ya eu de rares cas d’agranulocytose d’après la fréquence des patients atteints

de neutropénie grave (<0,5 x 10

/L) et d’infection durant l’ensemble des essais cliniques sur la

quétiapine.

Anomalies des résultats hématologiques et biochimiques

Comme avec d’autres neuroleptiques, des cas fréquents de leucopénie et/ou de neutropénie ont

été observés chez les patients sous quétiapine. Durant les essais cliniques et après la

commercialisation du produit, des manifestations de neutropénie grave (< 0,5 x 10

/L), de

granulocytopénie et d’agranulocytose (neutropénie grave et infection) ont été rapportées

pendant l’emploi d’antipsychotiques, y compris le fumarate de quétiapine (voir MODE

D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE). Les cas de leucopénie étaient basés sur les

variations entre les valeurs initiales normales et des valeurs pouvant être d’importance clinique,

obtenues à n’importe quel moment dans tous les essais. Les variations de la numération

leucocytaire étaient définies comme étant ≤ 3 x 10

cellules/L à n’importe quel moment (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Troubles hématologiques). En se basant sur les

variations (les variations de la numération des éosinophiles sont définies comme étant

≥ 1 x 10

cellules/L à n’importe quel moment) entre les valeurs initiales normales et des valeurs

pouvant être d’importance clinique obtenues à n’importe quel moment dans tous les essais, des

cas fréquents d’éosinophilie ont été observés. Des cas de thrombocytopénie (diminution de la

numération plaquettaire ≤ 100 X 10

/L au moins à une occasion) ont été signalés peu

fréquemment.

Dans tous les essais, y compris les essais de prolongation ouverts, une baisse de l’hémoglobine

(≤ 130 g/L chez les hommes et ≤ 120 g/L chez les femmes) est survenue à au moins une occasion

chez 11 % des patients sous quétiapine. Dans des essais de courte durée contrôlés par placebo,

une baisse de l’hémoglobine (≤ 130 g/L chez les hommes et ≤ 120 g/L chez les femmes) est

survenue à au moins une occasion chez 8,3 % des patients sous quétiapine, comparativement à

6,2 % des patients sous placebo.

Selon les rapports des effets indésirables survenus pendant les essais cliniques qui ne sont pas

liés au syndrome malin des neuroleptiques, on a rarement signalé des cas de hausse du taux

sanguin de créatine phosphokinase chez les patients sous quétiapine.

Hyperprolactinémie : On a rapporté des cas fréquents d’augmentation des taux sériques de

prolactine (> 20 μg/L chez les hommes et > 30 μg/L chez les femmes) (voir MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS, Hyperprolactinémie).

Neutropénie : Lors de tous les essais cliniques de courte durée contrôlés par placebo et portant

sur la monothérapie, le nombre de neutrophiles a été inférieur à 1,5 x 10

/L à au moins une

occasion chez 1,9 % des patients sous quétiapine et chez 1,5 % des patients sous placebo dans le

groupe de patients dont la numération initiale de neutrophiles était d’au moins 1,5 x 10

/L. Le

nombre de neutrophiles était ≥ 0,5 et < 1,0 x 10

/L chez 0,2 % des patients sous quétiapine et

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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chez 0,2 % des patients sous placebo. Lors des essais cliniques menés avant que le protocole soit

modifié pour interrompre le traitement chez les patients dont la numération de neutrophiles était

passée à < 1,0 x 10

/L au cours du traitement, le nombre de neutrophiles a été inférieur à

0,5 x 10

/L à au moins une occasion chez 0,21 % des patients sous quétiapine et chez 0 % des

patients sous placebo dans le groupe de patients dont la numération initiale de neutrophiles était

d’au moins 1,5 x 10

/L (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système

hématopoïétique).

Élévations des transaminases : Des cas fréquents d’élévations asymptomatiques des taux

sériques d’alanine aminotransférase (ALT) ou de gamma-glutamyl transférase (passage de la

normale à plus de 3 fois la limite supérieure de la normale à n’importe quel moment) ont été

observées chez certains patients à qui on administrait de la quétiapine. Des cas peu fréquents

d’élévations asymptomatiques des taux sériques d’aspartate aminotransférase (AST) (passage de

la normale à plus de 3 fois la limite de la normale à n’importe quel moment) ont été observés

chez certains patients à qui on administrait de la quétiapine. Ces élévations étaient

habituellement réversibles avec la poursuite du traitement (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Foie/pancréas).

Fonction thyroïdienne : Le traitement par la quétiapine a été associé à des réductions, liées à la

dose, du taux d’hormones thyroïdiennes. En se basant sur les variations (T

totale, T

libre,

totale et T

libre < 0,8 fois la limite inférieure de la normale [pmol/L] et TSH > 5 mUI/L à

n’importe quel moment) entre les valeurs initiales normales et les valeurs pouvant être

d’importance clinique obtenues à n’importe quel moment après le début des essais, des cas peu

fréquents de baisses de la T

libre ainsi que des cas fréquents de baisses de la T

totale, de la

libre et de la T

totale et de hausses de la TSH ont été signalés. Le tableau suivant montre

l’incidence de ces variations dans des essais cliniques de courte durée, contrôlés par placebo :

Incidence des variations dans les taux d’hormones thyroïdiennes et de TSH pouvant être d’importance clinique dans des

essais cliniques de courte durée, contrôlés par placebo*

T

4

totale

T

4

libre

T

3

totale

T

3

libre

TSH

Quétiapine

Placebo

Quétiapine

Placebo

Quétiapine

Placebo

Quétiapine

Placebo

Quétiapine

Placebo

3,4 %

(37/1097)

0,6 %

(4/651)

0,7 %

(52/7218)

0,1 %

(4/3668)

0,5 %

(2/369)

0,0 %

(0/113)

0,2 %

(11/5673)

0,0 %

(1/2679)

3,2 %

(240/7587)

2,7 %

(105/3912)

* En se basant sur les variations entre les valeurs initiales normales et des valeurs pouvant être d’importance clinique obtenues à

n’importe quel moment. Les variations de la T

totale, de la T

libre, de la T

totale et de la T

libre sont définies comme étant

< 0,8 fois la limite inférieure de la normale (pmol/L) et les variations de la TSH, comme étant > 5 mUI/L, à n’importe quel

moment.

Lors des essais de courte durée portant sur la monothérapie et contrôlés par placebo, la fréquence

des variations réciproques de la T

et de la TSH pouvant être d’importance clinique était de

0,0 % pour la quétiapine et le placebo. Quant à la fréquence des variations de la T

et de la TSH,

elle s’élevait à 0,1 % pour la quétiapine comparativement à 0,0 % pour le placebo. En général,

ces variations dans les taux d’hormones thyroïdiennes ne sont pas associées à une hypothyroïdie

symptomatique sur le plan clinique. La réduction de la T

totale et de la T

libre a été maximale

dans les 6 premières semaines du traitement par quétiapine, sans autre réduction au cours du

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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traitement de longue durée. On n’a observé aucune modification cliniquement significative des

taux de TSH avec le temps. Dans la quasi-totalité des cas, l’arrêt du traitement par la quétiapine a

été associé à une inversion des effets sur la T

totale et la T

libre, indépendamment de la durée

du traitement. Chez 8 patients dont les taux de TBG avaient été mesurés, ces derniers sont

demeurés les mêmes (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système endocrinien et

métabolisme).

Hyperglycémie : Lors des essais cliniques, des élévations de la glycémie à des taux

hyperglycémiques (glycémie à jeun ≥ 7,0 mmol/L ou glycémie non à jeun ≥ 11,1 mmol/L à au

moins une occasion) ont été observées fréquemment (≥ 1 % et < 10 %) chez les patients qui

prenaient la quétiapine (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système endocrinien et

métabolisme, Hyperglycémie).

Lors de deux essais cliniques d’appoint, à long terme et contrôlés par placebo, portant sur le

traitement d’entretien du trouble bipolaire, l’exposition moyenne au fumarate de quétiapine a été

de 213 jours (646 patients) et au placebo, de 152 jours (680 patients), et le taux rajusté en

fonction de l’exposition de l’élévation de la glycémie (≥ 7,0 mmol/L) plus de 8 heures après un

repas a été de 18,0 par 100 années-patients chez les patients sous fumarate de quétiapine (10,7 %

des patients) et de 9,5 par 100 années-patients chez les patients sous placebo (4,6 % des

patients).

Lors des essais cliniques à court terme (12 semaines ou moins), contrôlés par placebo

(3342 sujets traités par la quétiapine et 1490 sujets sous placebo), le pourcentage des patients

dont la glycémie à jeun était ≥ 7,0 mmol/L ou dont la glycémie non à jeun était ≥ 11,1 mmol/L a

été de 3,5 % dans le groupe recevant la quétiapine et de 2,1 % dans le groupe recevant le

placebo.

Lors d’un essai d’une durée de 24 semaines (contrôlé par traitement actif, mené chez

115 patients traités par le fumarate de quétiapine) visant à évaluer la glycémie chez tous les

patients à l’aide d’épreuves d’hyperglycémie provoquée par voie orale, à la 24

semaine, la

fréquence d’une glycémie ≥ 11,1 mmol/L apparue au cours du traitement après l’épreuve

d’hyperglycémie provoquée a été de 1,7 % et la fréquence d’une glycémie à jeun ≥ 7,0 mmol/L

apparue au cours du traitement a été de 2,6 % (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Système endocrinien et métabolisme).

Élévation des taux de cholestérol et de triglycérides : Lors d’études cliniques, des cas très

fréquents (≥ 10 %) d’augmentations des taux sériques de triglycérides (≥ 2,258 mmol/L à une

occasion au moins) et de cholestérol total (surtout de cholestérol LDL) (≥ 6,2064 mmol/L à une

occasion au moins) et de baisses du cholestérol HDL (< 1,025 mmol/L chez les hommes;

< 1,282 mmol/L chez les femmes, à n’importe quel moment) ont été notés au cours du traitement

par la quétiapine (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Appareil cardiovasculaire). Les changements

lipidiques doivent être pris en charge selon les besoins cliniques.

Lors d’un essai clinique d’une durée de 24 semaines, où l’on a mesuré directement (et non

calculé) le taux de cholestérol LDL, on a observé une légère augmentation, imputable à

l’augmentation du taux de cholestérol LDL, du taux moyen de cholestérol total chez les patients

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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sous fumarate de quétiapine. À la 24

semaine, on a noté une augmentation statistiquement

significative de 10 % du taux moyen de cholestérol LDL chez les patients sous fumarate de

quétiapine. Aucun changement significatif du rapport cholestérol total/cholestérol HDL n’a été

observé pendant le traitement par le fumarate de quétiapine. De plus, on n’a pas noté

d’augmentation significative du taux de triglycérides ni de baisse du taux de cholestérol HDL

pendant le traitement (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système endocrinien et

métabolisme, Élévation des taux de cholestérol et de triglycérides).

Effets indésirables chez les enfants et les adolescents (< 18 ans)

Comme l’innocuité et l’efficacité d’Abbott-Quetiapine chez les enfants de moins de 18 ans n’ont

pas été établies, il n’est pas recommandé d’utiliser ce médicament dans ce groupe d’âge.

Chez les enfants et les adolescents, on doit envisager la survenue des mêmes effets indésirables

décrits plus haut chez les adultes. Le tableau suivant présente les effets indésirables dont la

catégorie de fréquence est plus élevée chez les enfants et les adolescents (âgés de 10 à 17 ans)

que chez les adultes et les effets indésirables qui n’ont pas été observés dans la population adulte,

selon des données sur les préparations contenant de la quétiapine (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Populations particulières).

Tableau 4

Effets indésirables chez les enfants et les adolescents

a

Système corporel et terme MedDRA

Pourcentage de sujets ayant eu des effets indésirables

Fumarate de quétiapine

(n = 340)

Placebo

(n = 165)

Troubles métaboliques et nutritionnels

Augmentation de l’appétit

Épreuves de laboratoire

Prolactine

13,4 (garçons)

8,7 (filles)

4,0 (garçons)

0,0 (filles)

Hausse de la tension artérielle

15,2 (systolique)

40,6 (diastolique)

5,5 (systolique)

24,5 (diastolique)

Troubles de l’appareil digestif

Vomissements

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Rhinite

Troubles du système nerveux

Syncope

Selon les données groupées provenant d’études contrôlées sur la schizophrénie et la manie menées chez des

enfants et des adolescents.

Pour la hausse de la tension artérielle, la valeur « n » s’élevait à 335 dans le groupe sous fumarate de

quétiapine et à 163 dans le groupe sous placebo.

Taux de prolactine (patients âgés de moins de 18 ans) : > 20 μg/L chez les garçons et > 26 μg/L chez les filles

à n’importe quel moment. Moins de 1 % des patients ont présenté une hausse du taux de prolactine atteignant

100 μg/L.

Valeurs dépassant le seuil cliniquement significatif (d’après les critères du National Institute of Health) ou

élévations > 20 mm Hg de la tension artérielle systolique ou > 10 mm Hg de la tension artérielle diastolique

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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à n’importe quel moment dans deux essais contrôlés par placebo portant sur le traitement (3-6 semaines)

auprès d’enfants et d’adolescents.

Gain pondéral chez les enfants et les adolescents

Dans un essai contrôlé par placebo d’une durée de 6 semaines, mené chez des adolescents (de

13 à 17 ans) schizophrènes, le gain pondéral moyen a été de 2,0 kg dans le groupe sous fumarate

de quétiapine et de -0,4 kg dans le groupe placebo. Un gain de poids ≥ 7 % du poids initial a été

observé chez 21 % des patients sous fumarate de quétiapine et 7 % des patients sous placebo.

Dans un essai contrôlé par placebo d’une durée de 3 semaines, mené chez des enfants et des

adolescents (de 10 à 17 ans) atteints de manie bipolaire, le gain pondéral moyen a atteint 1,7 kg

dans le groupe sous fumarate de quétiapine et 0,4 kg dans le groupe placebo. Un gain pondéral

≥ 7 % du poids initial a été constaté chez 12 % des patients sous fumarate de quétiapine et 0 %

des patients sous placebo.

Dans l’essai ouvert mené chez des patients qui avaient participé aux deux essais susmentionnés,

63 % des patients (241/380) ont terminé 26 semaines de traitement par le fumarate de quétiapine.

Après cette période, la hausse moyenne du poids corporel atteignait 4,4 kg. Un gain de poids

≥ 7 % du poids initial a été observé chez 45 % des patients (valeurs non ajustées pour tenir

compte de la croissance normale). Pour ajuster les valeurs afin de tenir compte de la croissance

normale sur 26 semaines, on a utilisé une augmentation d’au moins 0,5 écart-type par rapport à

l’IMC initial comme mesure d’une variation cliniquement significative; 18,3 % des patients sous

fumarate de quétiapine répondaient à ce critère après 26 semaines de traitement.

Dans un essai contrôlé par placebo d’une durée de 8 semaines, mené chez des enfants et des

adolescents (de 10 à 17 ans) atteints de dépression bipolaire, le gain pondéral moyen a atteint

1,4 kg dans le groupe sous fumarate de quétiapine (à libération prolongée) et 0,6 kg dans le

groupe sous placebo. Un gain pondéral ≥ 7 % a été constaté chez 12,5 % des patients traités par

le fumarate de quétiapine (à libération prolongée) et 6 % des patients prenant un placebo.

Cumulativement, 17 % des enfants et des adolescents sous quétiapine ont pris ≥ 7 % de leur

poids corporel comparativement à 2,5 % de ceux qui prenaient un placebo lors de ces essais. Par

ailleurs, selon la base de données cumulatives des essais cliniques contrôlés par placebo portant

sur le traitement aigu, 9,6 % des adultes traités par la quétiapine ont présenté un gain pondéral

≥ 7 % de leur poids initial comparativement à 3,8 % des patients prenant un placebo.

Symptômes extrapyramidaux chez les enfants et les adolescents

Lors des essais contrôlés par placebo, la fréquence des effets indésirables pouvant être liés aux

symptômes extrapyramidaux chez les adolescents et les enfants atteints de schizophrénie ou de

manie bipolaire était plus élevée chez les patients sous quétiapine. Ce résultat n’a pas été observé

dans les essais effectués chez les adultes atteints de ces affections.

Dans un essai de courte durée contrôlé par placebo, portant sur le traitement de la schizophrénie

en monothérapie et mené chez des adolescents (de 13 à 17 ans), la fréquence regroupée des

symptômes extrapyramidaux a été de 12,9 % sous fumarate de quétiapine et de 5,3 % sous

placebo. Par ailleurs, la fréquence des effets indésirables individuels (p. ex., akathisie,

tremblements, trouble extrapyramidal, hypokinésie, agitation, hyperactivité psychomotrice,

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 32 de 65

rigidité musculaire, dyskinésie) a été généralement faible et n’a pas dépassé 4,1 %, quel que soit

le groupe de traitement. Dans un essai de courte durée contrôlé par placebo, portant sur le

traitement de la manie bipolaire en monothérapie et mené chez des enfants et des adolescents (de

10 à 17 ans), la fréquence regroupée des symptômes extrapyramidaux a atteint 3,6 % dans le

groupe sous fumarate de quétiapine et 1,1 % dans le groupe sous placebo.

Dans un essai de courte durée contrôlé par placebo, portant sur le traitement de la dépression

bipolaire en monothérapie et mené chez des enfants et des adolescents (de 10 à 17 ans), la

fréquence regroupée des symptômes extrapyramidaux s’est élevé à 1,1 % dans le groupe sous

fumarate de quétiapine (à libération prolongée) et à 0,0 % dans le groupe sous placebo.

Élévation des taux de cholestérol et de triglycérides

Des cas très fréquents (≥ 10 %) de hausses des taux sériques de triglycérides (≥ 1,69 mmol/L au

moins à une occasion), de hausses du cholestérol total (surtout du cholestérol LDL)

(≥ 5,172 mmol/L au moins à une occasion) ont été observés au cours du traitement par la

quétiapine, lors des essais cliniques menés chez des patients âgés de moins de 18 ans.

Hausse de la tension artérielle

Lors d’essais contrôlés par placebo menés chez des enfants et des adolescents atteints de

schizophrénie (durée de 6 semaines) ou de manie bipolaire (durée de 3 semaines), la fréquence

des hausses de la tension artérielle systolique (≥ 20 mm Hg) observées à n’importe quel moment

a été de 15,2 % (51/335) pour le fumarate de quétiapine et de 5,5 % (9/163) pour le placebo. Par

ailleurs, la fréquence des hausses de la tension artérielle diastolique (≥ 10 mm Hg) observées à

n’importe quel moment a atteint 40,6 % (136/335) dans le groupe sous fumarate de quétiapine et

24,5 % (40/163) dans le groupe sous placebo. Au cours de l’essai clinique en mode ouvert d’une

durée de 26 semaines, un enfant ayant des antécédents signalés d’hypertension a présenté une

crise hypertensive.

Manifestations liées au suicide

Lors des essais cliniques menés auprès de patients schizophrènes de moins de 18 ans, la

fréquence des manifestations liées au suicide a atteint 1,4 % (2/147) pour la quétiapine et 1,3 %

(1/75) pour le placebo, bien que la quétiapine ne soit pas indiquée dans ce groupe d’âge.

Lors d’essais menés chez des patients âgés de moins de 18 ans atteints de manie bipolaire, la

fréquence des manifestations liées au suicide s’est élevée à 1,0 % (2/193) dans le groupe sous

quétiapine et à 0 % (0/90) dans le groupe sous placebo, bien que la quétiapine ne soit pas

indiquée dans ce groupe d’âge.

Un essai clinique a été mené chez des patients âgés de 10 à 17 ans présentant une dépression

bipolaire, bien que la quétiapine ne soit pas indiquée dans ce groupe d’âge. La fréquence des

manifestations liées au suicide a été de 1,0 % (1/92) sous quétiapine et de 0 % (0/100) sous

placebo. Lors de cet essai, deux manifestations additionnelles sont survenues chez deux patients

pendant la phase de suivi prolongé de l’essai; au moment de la manifestation, un de ces patients

prenait de la quétiapine.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 33 de 65

Effets indésirables signalés après la commercialisation du produit

Les effets indésirables suivants ont été signalés durant l’utilisation du fumarate de quétiapine

après son approbation. Comme ces effets sont rapportés volontairement au sein d’une population

de taille incertaine, il n’est pas toujours possible d’en estimer la fréquence de manière fiable ni

d’établir un lien de causalité avec l’exposition au médicament.

Après la commercialisation du produit, des cas de leucopénie et/ou de neutropénie ont été

signalés pendant un traitement par le fumarate de quétiapine. La leucopénie et/ou la neutropénie

ont disparu à l’arrêt du traitement par le fumarate de quétiapine. Les facteurs de risque de

leucopénie et/ou de neutropénie comprennent notamment une faible leucocytose préexistante et

des antécédents de leucopénie et/ou de neutropénie d’origine médicamenteuse. Les rapports

après la commercialisation du produit font état de cas d’agranulocytose (y compris des cas

mortels) chez les patients qui recevaient de la quétiapine (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Système hématopoïétique).

Comme avec certains autres neuroleptiques, on a signalé de rares cas (≥ 0,01 % et < 0,1 %)

d’hyperglycémie et de diabète (y compris d’exacerbation du diabète préexistant, d’acidocétose

diabétique et de coma diabétique, dont des cas mortels) pendant le traitement par le fumarate de

quétiapine, parfois chez des patients sans antécédent connus d’hyperglycémie (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système endocrinien et métabolisme).

Des cas très rares de réactions anaphylactiques ont été signalés après la commercialisation du

produit, y compris un cas mortel, possiblement relié au traitement par le fumarate de quétiapine.

Le taux d’anaphylaxie associée à la prise de fumarate de quétiapine, que l’on accepte comme

étant généralement sous-estimé car les cas ne sont pas tous déclarés, n’excède pas les estimations

du taux d’incidence de base. Dans la population en général, les estimations du taux d’incidence

de base (toutes causes confondues) d’anaphylaxie grave et menaçante pour la vie varient entre 80

et 210 cas par million d’années-personnes, et le taux d’incidence d’anaphylaxie médicamenteuse

est de 16 cas par million d’années-personnes. De plus, le taux d’anaphylaxie mortelle, toutes

causes confondues, serait de un cas par million d’années-personnes, alors que le taux

d’anaphylaxie médicamenteuse mortelle est estimé à 0,3 cas par million d’années-personnes. En

cas d’anaphylaxie lors d’un traitement par la quétiapine, il faut cesser le traitement

immédiatement et administrer un autre médicament.

De rares cas de galactorrhée ont été signalés après la commercialisation du produit.

Après la commercialisation du produit, des cas d’occlusion intestinale (iléus) ont été signalés

chez les patients qui recevaient de la quétiapine (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Appareil digestif).

Bien qu’il y ait eu des cas de sevrage néonatal après la commercialisation du produit chez des

bébés nés de femmes qui recevaient de la quétiapine, leur fréquence est inconnue (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières).

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Après la commercialisation du produit, des cas de rétention urinaire ont été rapportés chez les

patients qui recevaient de la quétiapine.

Des cas d’insuffisance hépatique, dont certains étaient mortels, ont été signalés très rarement

après la commercialisation du produit. Des rapports de cas rares d’hépatite (avec ou sans ictère),

chez les patients ayant ou non des antécédents, ont été reçus après la commercialisation. De très

rares cas de stéatose hépatique, de lésions cholestatiques ou de lésions hépatiques mixtes ont

également été signalés après la commercialisation (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Foie/pancréas).

D’autres effets indésirables signalés depuis la commercialisation du produit, qui ont été liés de

façon temporelle au traitement par la quétiapine sans avoir nécessairement de relation causale

avec ce médicament, sont la rhabdomyolyse, la cardiomyopathie, la myocardite (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Appareil cardiovasculaire) et le syndrome d’antidiurèse

inappropriée.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Interactions médicament-médicament

Compte tenu des principaux effets de la quétiapine sur le système nerveux central, la prudence

s’impose lorsqu’on administre Abbott-Quetiapine (fumarate de quétiapine) en concomitance

avec d’autres médicaments à action centrale.

La prudence est de mise lorsque la quétiapine est administrée en concomitance avec des

médicaments connus pour causer un déséquilibre électrolytique ou des allongements de

l’intervalle QT (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Appareil cardiovasculaire).

Effet du fumarate de quétiapine sur d’autres médicaments

Alcool : Lors d’un essai clinique mené chez des sujets atteints de troubles psychotiques, le

fumarate de quétiapine a amplifié les effets de l’alcool sur les fonctions cognitives et motrices. Il

faut donc éviter de prendre des boissons alcoolisées lors d’un traitement par Abbott-Quetiapine.

Antihypertenseurs : En raison de son potentiel hypotensif, Abbott-Quetiapine peut amplifier les

effets de certains antihypertenseurs.

Lévodopa et agonistes de la dopamine : Puisqu’elle exerce une action antidopaminergique in

vitro, Abbott-Quetiapine pourrait inhiber les effets de la lévodopa et des agonistes

dopaminergiques.

Lithium : Abbott-Quetiapine n’a pas modifié la pharmacocinétique d’une seule dose de lithium

administré en concomitance.

Antipyrine : Abbott-Quetiapine n’a pas entraîné l’induction des systèmes enzymatiques

hépatiques intervenant dans le métabolisme de l’antipyrine.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 35 de 65

Lorazépam : Abbott-Quetiapine n’a pas modifié les propriétés pharmacocinétiques d’une seule

dose de lorazépam.

Divalproex : L’administration concomitante d’Abbott-Quetiapine (150 mg, 2 f.p.j.) et de

divalproex (500 mg, 2 f.p.j.) a augmenté de 11 % la clairance moyenne et la concentration

plasmatique maximale (C

) moyenne de l’acide valproïque total, administré par voie orale

(sous forme de divalproex). Ces changements n’ont eu aucune répercussion clinique.

Effet d’autres médicaments sur le fumarate de quétiapine

Inducteurs des enzymes hépatiques : L’administration concomitante de quétiapine et

d’inducteurs des enzymes hépatiques, tels que la carbamazépine, peut réduire de façon

importante l’exposition systémique à Abbott-Quetiapine. Lors d’un essai portant sur

l’administration de multiples doses à des patients et visant à évaluer la pharmacocinétique de la

quétiapine prise avant et pendant un traitement par la carbamazépine (un inducteur connu des

enzymes hépatiques), l’administration concomitante de ces deux agents a entraîné une hausse

significative de la clairance de la quétiapine. Cette clairance accrue a réduit de 13 %, en

moyenne, l’exposition systémique à la quétiapine, telle que mesurée par l’aire sous la courbe

(ASC) lors de l’administration de la quétiapine seule, mais un effet plus marqué a été noté chez

certains patients. Cette interaction peut entraîner de plus faibles concentrations plasmatiques; il

faut donc envisager pour chaque patient, selon la réponse clinique, l’administration d’une dose

plus élevée de quétiapine. Il est à noter que la dose quotidienne maximale recommandée de

fumarate de quétiapine est de 800 mg/jour; un traitement continu à des doses supérieures ne doit

être pris en considération qu’après avoir bien soupesé les risques possibles et les bienfaits

escomptés

L’administration concomitante du fumarate de quétiapine et de la phénytoïne, un autre inducteur

des enzymes microsomales, a quintuplé la clairance de la quétiapine. Des doses accrues de

fumarate de quétiapine peuvent être nécessaires pour maîtriser les symptômes psychotiques chez

les patients recevant en concomitance la quétiapine et la phénytoïne ou d’autres inducteurs des

enzymes hépatiques (p. ex., barbituriques, rifampicine, etc.).

Il peut être nécessaire de réduire la dose de fumarate de quétiapine si on met fin au traitement par

la phénytoïne, la carbamazépine ou d’autres agents inducteurs des enzymes hépatiques, et qu’on

les remplace par un agent sans effet inducteur (p. ex., le valproate sodique).

Inhibiteurs du CYP 3A4 : Le CYP 3A4 est la principale enzyme responsable du métabolisme de

la quétiapine faisant intervenir le cytochrome P450 (CYP). Ainsi, l’administration concomitante

d’agents inhibant le CYP 3A4 (comme le kétoconazole, l’érythromycine, la clarithromycine, le

diltiazem, le vérapamil ou la néfazodone) pourrait augmenter la concentration de quétiapine.

Lors d’un essai portant sur l’administration de doses multiples à des volontaires en bonne santé

et visant à évaluer la pharmacocinétique de la quétiapine administrée par voie orale avant et

pendant le traitement par le kétoconazole, l’administration concomitante des deux agents a

entraîné une augmentation de la C

moyenne et de l’ASC de la quétiapine de 235 % et de

522 %, respectivement, accompagnée d’une diminution correspondante de la clairance moyenne

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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de 84 %. La demi-vie moyenne de la quétiapine est passée de 2,6 à 6,8 heures, mais le t

moyen n’a pas changé. En raison du risque d’interaction similaire en milieu clinique, la dose

d’Abbott-Quetiapine doit être réduite lors de l’administration concomitante d’un inhibiteur

puissant du CYP 3A4 (comme les antifongiques de type azole, les macrolides et les inhibiteurs

de la protéase). La prudence est de mise chez les personnes âgées et les patients affaiblis. Il faut

soupeser les risques et les bienfaits pour chaque patient.

Divalproex : L’administration concomitante de fumarate de quétiapine (150 mg, 2 f.p.j., par voie

orale) et de divalproex (500 mg, 2 f.p.j.) a augmenté de 17 % la concentration plasmatique

maximale moyenne de la quétiapine sans en modifier la clairance moyenne.

Cimétidine : Lors d’un essai clinique examinant les propriétés pharmacocinétiques du fumarate

de quétiapine suivant l’administration concomitante de cimétidine, un inhibiteur enzymatique

non spécifique du cytochrome P450, aucune interaction significative sur le plan clinique n’a été

observée.

Thioridazine : L’administration concomitante de thioridazine (200 mg, 2 f.p.j.) et de fumarate de

quétiapine (300 mg, 2 f.p.j.) a augmenté de 65 % la clairance du fumarate de quétiapine.

Fluoxétine, imipramine, halopéridol et rispéridone : La fluoxétine (60 mg/jour), l’imipramine

(75 mg, 2 f.p.j.), l’halopéridol (7,5 mg, 2 f.p.j.) et la rispéridone (3 mg, 2 f.p.j.) n’ont pas modifié

de façon significative la pharmacocinétique de la quétiapine à l’état d’équilibre.

Interactions médicament-aliment

Abbott-Quetiapine peut être administré avec ou sans aliments.

Interactions médicament-plante médicinale

Les interactions avec des produits à base de plantes médicinales n’ont pas été établies.

Effets du médicament sur les résultats d’épreuves de laboratoire

On a signalé des cas de résultats faussement positifs lors d’épreuves immunoenzymatiques pour

dépister la présence de méthadone et d’antidépresseurs tricycliques chez des patients ayant pris

de la quétiapine. On recommande de confirmer les résultats douteux aux épreuves de dépistage

immunoenzymatiques au moyen d’une technique chromatographique appropriée.

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Posologie recommandée et adaptation posologique

Abbott-Quetiapine (fumarate de quétiapine) peut être administré avec ou sans aliments (voir

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Pharmacocinétique).

Schizophrénie

La dose de départ habituelle d’Abbott-Quetiapine est de 25 mg, 2 f.p.j.; elle est ensuite

graduellement augmentée quotidiennement par paliers de 25 ou de 50 mg, 2 f.p.j. (selon la

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 37 de 65

tolérance du patient), jusqu’à l’atteinte de la dose cible de 300 mg/jour, administrée en deux

prises, en l’espace de quatre à sept jours.

D’autres adaptations posologiques pourraient s’avérer nécessaires, selon la tolérance et la

réponse clinique du patient. Les adaptations posologiques doivent normalement se faire à

intervalles d’au moins deux jours, puisqu’il faut de un à deux jours pour qu’Abbott-Quetiapine

atteigne l’état d’équilibre chez un patient type. Lorsque des adaptations sont nécessaires, on

recommande d’augmenter ou de réduire la dose par paliers de 25 ou de 50 mg, 2 f.p.j.

Les essais cliniques semblent indiquer qu’en général, l’intervalle posologique efficace se situe

entre 300 et 600 mg/jour (voir PARTIE II : ÉTUDES CLINIQUES). Toutefois, chez certains

patients, une dose de 150 mg/jour peut suffire. L’innocuité des doses supérieures à 800 mg/jour

n’a pas été évaluée chez les patients schizophrènes.

La nécessité de poursuivre l’administration des médicaments maîtrisant les symptômes

extrapyramidaux (SEP) doit être réévaluée à intervalles réguliers, puisque le fumarate de

quétiapine n’a pas été associé à l’apparition de SEP en cours de traitement à toutes les doses

cliniques.

Trouble bipolaire

Manie bipolaire

Dose habituelle : La vitesse d’adaptation posologique, établie d’après les essais cliniques (voir

PARTIE II : ESSAIS CLINIQUES) est présentée dans le tableau ci-dessous :

Jour

2 f.p.j.

100 mg/jour

200 mg/jour

300 mg/jour

400 mg/jour

Jusqu’à

600 mg/jour

Jusqu’à

800 mg/jour

Les adaptations posologiques doivent être effectuées selon la tolérance et la réponse clinique du

patient.

Environ 85 % et plus de 50 % des patients ayant reçu de 400 à 800 mg/jour et de 600 à

800 mg/jour, respectivement, ont répondu au traitement (chez les répondeurs, la dose médiane

moyenne durant la dernière semaine de traitement a été de 600 mg/jour environ). L’innocuité des

doses supérieures à 800 mg/jour n’a pas été évaluée chez les patients atteints de manie bipolaire.

Dépression bipolaire

Dose habituelle : La vitesse d’adaptation posologique, établie d’après les essais cliniques (voir

PARTIE II : ESSAIS CLINIQUES) est présentée dans le tableau ci-dessous :

Jour

1 f.p.j.

50 mg/jour

100 mg/jour

200 mg/jour

300 mg/jour

Les patients du groupe à posologie fixe de 300 mg ont pris 300 mg/jour de fumarate de

quétiapine à compter du jour 4. Dans les essais cliniques qui comptaient un groupe à posologie

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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fixe de 600 mg, la dose de fumarate de quétiapine a été ajustée à 400 mg au jour 5 et jusqu’à

600 mg à partir du jour 8, en fonction de la tolérance et de la réponse clinique du patient.

L’efficacité antidépressive a été démontrée à des doses de fumarate de quétiapine de 300 mg/jour

et de 600 mg/jour, cependant on n’a observé aucun bienfait additionnel durant le traitement de

courte durée chez les patients qui prenaient 600 mg/jour. En conséquence, la dose cible

habituelle recommandée est de 300 mg/jour.

L’innocuité des doses dépassant 600 mg/jour n’a pas été évaluée chez les patients atteints de

dépression bipolaire.

Abbott-Quetiapine doit être administré une fois par jour, au coucher.

Considérations posologiques chez les populations particulières

Personnes âgées : Lors des essais cliniques, 38 patients de 65 ans et plus atteints de

schizophrénie ou de troubles connexes ont été traités par le fumarate de quétiapine (voir MISES

EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières). Étant donné le nombre limité de

données sur l’utilisation de ce produit chez les patients âgés ainsi que la fréquence accrue de

maladies intercurrentes et de traitements concomitants, Abbott-Quetiapine doit être administré

avec prudence chez les patients âgés. La clairance plasmatique moyenne du fumarate de

quétiapine a été réduite de 30 à 50 % chez les patients âgés comparativement à celle notée chez

les patients plus jeunes. Il est donc possible qu’il faille adapter plus lentement la posologie et

établir une dose cible quotidienne inférieure à celle administrée aux patients plus jeunes.

Insuffisance hépatique : La quétiapine est largement métabolisée par le foie (voir MODE

D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Populations particulières et états

pathologiques). Par conséquent, Abbott-Quetiapine doit être administré avec prudence chez les

patients atteints d’insuffisance hépatique légère, en particulier lors de la période d’adaptation

posologique initiale. Chez ces patients, il faut administrer une dose initiale de 25 mg/jour, puis

l’augmenter par paliers de 25 ou de 50 mg/jour jusqu’à l’atteinte d’une dose efficace, selon la

tolérance et la réponse clinique du patient. Chez les patients présentant une insuffisance

hépatique de modérée à grave, on ne dispose d’aucune donnée pharmacocinétique sur les

diverses doses de fumarate de quétiapine. Toutefois, si un traitement par Abbott-Quetiapine est

jugé nécessaire par le médecin, le médicament doit être administré avec extrême prudence en cas

d’insuffisance hépatique modérée ou grave (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Foie/pancréas et MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Populations

particulières et états pathologiques).

Insuffisance rénale : En raison de l’expérience clinique limitée, la prudence est de mise (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Reins).

Dose oubliée

Si l’oubli est remarqué dans les quelques heures, il faut prendre la dose dès que possible. Si une

bonne partie de la journée s’est écoulée depuis l’oubli, il faut sauter la dose manquante et

prendre la dose suivante à l’heure habituelle. Il ne faut jamais prendre deux doses à la fois.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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SURDOSAGE

En cas de surdosage soupçonné, il faut communiquer avec le centre antipoison de la région.

Expérience

Essais cliniques : Lors d’un essai clinique, un décès est survenu suivant la prise d’une surdose

de 13 600 mg de quétiapine seule. Cependant, on a également signalé que des patients ont

survécu après avoir pris des surdoses aiguës allant jusqu’à 30 000 mg de quétiapine. La plupart

des patients ayant pris des doses excessives de quétiapine n’ont signalé aucun effet secondaire ou

se sont rétablis complètement des manifestations signalées.

Après la commercialisation : Après la commercialisation, on a signalé des cas de coma et de

décès chez des patients ayant pris une surdose de fumarate de quétiapine. La dose la plus faible

associée à un coma a été de 5 000 mg; le patient était complètement rétabli après trois jours. La

dose la plus faible associée à un décès a été de 6 000 mg.

Après la commercialisation du produit, il y a eu des cas d’allongement de l’intervalle QT lors de

la prise de surdose.

Les patients déjà atteints d’une maladie cardiovasculaire grave peuvent être davantage exposés

aux effets d’une surdose (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Appareil

cardiovasculaire, Hypotension et syncope).

Symptômes

En général, les signes et symptômes signalés résultaient d’une exagération des effets

pharmacologiques connus du médicament (comme la somnolence et la sédation, la tachycardie et

l’hypotension).

Traitement

Il n’existe aucun antidote particulier à la quétiapine. En cas d’intoxication grave, il faut envisager

l’ingestion de plusieurs médicaments. Il est recommandé d’appliquer les mesures de soins

intensifs, notamment dégager les voies respiratoires afin d’assurer une ventilation et une

oxygénation appropriées et surveiller et soutenir l’appareil cardiovasculaire. Dans ce contexte,

les rapports publiés de symptômes anticholinergiques décrivent un renversement des effets

graves sur le système nerveux central, y compris le coma et le délire, par l’administration par

voie intraveineuse de physostigmine (1 à 2 mg), sous surveillance ECG continue. Si on utilise le

salicylate de physostigmine, du sulfate d’atropine doit être disponible pour renverser les effets

cholinergiques excessifs tels que la bradycardie, la sialorrhée, les vomissements et le

bronchospasme.

En cas de surdosage de quétiapine, l’hypotension réfractaire doit être traitée à l’aide de mesures

appropriées, comme l’administration de liquides intraveineux et/ou d’agents

sympathomimétiques (l’épinéphrine et la dopamine doivent être évitées, étant donné que la

stimulation des récepteurs bêta peut aggraver l’hypotension liée au blocage des récepteurs alpha

par la quétiapine).

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Il faut assurer une surveillance médicale étroite jusqu’au rétablissement du patient.

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Mode d’action et pharmacodynamie

Abbott-Quetiapine (fumarate de quétiapine), un dérivé de la dibenzothiazépine, est un

neuroleptique. La quétiapine et son métabolite plasmatique actif la norquétiapine, interagissent

avec une vaste gamme de récepteurs de neurotransmetteurs. On ignore l’importance de la

contribution du métabolite à l’activité pharmacologique du fumarate de quétiapine.

Quétiapine : La quétiapine est dotée d’une affinité pour les récepteurs de la sérotonine 5HT

(in vitro, Ki = 288 et 557 nM, respectivement) et les récepteurs de la dopamine D

et D

(in vitro, Ki = 558 et 531 nM, respectivement), dans le cerveau. C’est cet antagonisme combiné

avec une plus grande sélectivité pour les récepteurs 5HT

par rapport aux récepteurs D

qui serait

responsable des propriétés neuroleptiques cliniques et de la faible fréquence de symptômes

extrapyramidaux (SEP) associées à la quétiapine comparativement aux neuroleptiques standard.

La quétiapine possède également une grande affinité pour les récepteurs histaminergiques H

(in

vitro, Ki = 10 nM) et les récepteurs α

-adrénergiques (in vitro, Ki = 13 nM), une plus faible

affinité pour les récepteurs α

- adrénergiques (in vitro, Ki = 782 nM), mais aucune affinité

notable pour les récepteurs cholinergiques muscariniques et pour les récepteurs des

benzodiazépines ni pour le transporteur de la noradrénaline (NET).

Norquétiapine : De façon similaire à la quétiapine, la norquétiapine possède une affinité pour

les récepteurs de la sérotonine 5HT

et 5HT

(in vitro, Ki = 2,9 nM et 191 nM, respectivement)

et les récepteurs de la dopamine D

et D

(in vitro, Ki = 42 nM et 191 nM respectivement), dans

le cerveau. De plus, tout comme la quétiapine, la norquétiapine possède une grande affinité pour

les récepteurs histaminergiques et les récepteurs α

-adrénergiques, mais son affinité pour les

récepteurs α

- adrénergiques est plus faible. Contrairement à la quétiapine, la norquétiapine

affiche une affinité élevée pour le NET et une affinité modérée à élevée pour plusieurs sous-

types de récepteurs muscariniques.

Pharmacocinétique

La pharmacocinétique de la quétiapine et de la norquétiapine est linéaire dans l’intervalle

posologique. La cinétique de la quétiapine est similaire chez l’homme et la femme ainsi que chez

les fumeurs et les non-fumeurs.

Absorption : Après l’administration par voie orale, la quétiapine est bien absorbée. Lors

d’études menées avec le médicament radiomarqué, une fraction d’environ 73 % de la

radioactivité totale est récupérée dans l’urine et une fraction de 21 %, dans les fèces, sur une

période d’une semaine. La biodisponibilité de la quétiapine n’est que légèrement altérée par

l’ingestion d’aliments, les valeurs de la C

et de l’ASC augmentant de 25 % et de 15 %,

respectivement. Les concentrations plasmatiques maximales de quétiapine surviennent

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 41 de 65

habituellement moins de 2 heures après l’administration par voie orale. Les concentrations

molaires maximales à l’état d’équilibre du métabolite actif, la norquétiapine, équivalent à 35 %

de celles observées pour la quétiapine.

Distribution : La quétiapine a un volume apparent de distribution moyen de 10 ± 4 L/kg, et

environ 83 % de la molécule se lie aux protéines plasmatiques.

Élimination et métabolisme : La demi-vie d’élimination de la quétiapine est d’environ 6 à

7 heures après l’administration de multiples doses se situant dans l’intervalle posologique

proposé. La demi-vie d’élimination de la norquétiapine est d’environ 12 heures. Une fraction de

moins de 5 % de la dose molaire moyenne de quétiapine libre et de norquétiapine (métabolite

plasmatique actif chez l’humain) est excrétée dans l’urine.

La quétiapine subit un important métabolisme hépatique et la molécule mère représente moins de

5 % de la dose retrouvée dans l’urine et les fèces, une semaine après l’administration du

médicament radiomarqué. Vu l’ampleur du métabolisme hépatique de la quétiapine, on s’attend à

des concentrations plasmatiques plus élevées chez les patients qui présentent un

dysfonctionnement hépatique. Par conséquent, il peut être nécessaire d’adapter la posologie chez

ces patients.

Le métabolisme de la quétiapine se fait principalement par oxydation de la chaîne alkyle latérale,

hydroxylation du noyau dibenzothiazépine, sulfoxydation et conjugaison en phase II. Les

principaux métabolites dans le plasma humain sont le sulfoxyde et le métabolite acide mère,

aucun des deux n’exerçant une activité pharmacologique.

Les travaux de recherche in vitro ont déterminé que le CYP 3A4 est la principale enzyme

responsable du métabolisme de la quétiapine faisant intervenir le cytochrome P450. La

norquétiapine est essentiellement synthétisée et éliminée par la voie du CYP 3A4.

On a observé in vitro que la quétiapine et plusieurs de ses métabolites (y compris la

norquétiapine) étaient de faibles inhibiteurs de l’activité des CYP 1A2, 2C9, 2C19, 2D6 et 3A4

chez l’humain. On note une inhibition du CYP in vitro, mais seulement à des concentrations de 5

à 50 fois plus élevées environ que celles observées aux doses s’inscrivant dans l’intervalle

posologique allant de 300 à 800 mg/jour chez l’humain.

Populations particulières et états pathologiques

Personnes âgées (65 ans) : La clairance moyenne de la quétiapine chez les personnes âgées

est d’environ de 30 à 50 % celle observée chez des adultes âgés de 18 à 65 ans (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières, et POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION).

Insuffisance hépatique : Chez huit sujets cirrhotiques atteints d’insuffisance hépatique légère,

l’administration d’une seule dose (subclinique) de 25 mg de fumarate de quétiapine, par voie

orale, a augmenté de 40 % l’ASC et la C

de la quétiapine. On a observé une réduction de 25 %

de la clairance du médicament et une augmentation de près de 45 % de la t

(demi-vie). Il faut

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 42 de 65

donc faire preuve de prudence quand on administre Abbott-Quetiapine à des patients atteints

d’insuffisance hépatique légère, surtout pendant la période initiale d’adaptation posologique. On

ne dispose d’aucune donnée pharmacocinétique, quelle que soit la dose de fumarate de

quétiapine, chez les patients atteints d’insuffisance hépatique modérée ou grave (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Foie/pancréas, et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Insuffisance rénale : Lors de l’administration d’une seule faible dose (subclinique), on a

observé une réduction d’environ 25 % de la clairance plasmatique moyenne de la quétiapine chez

les sujets atteints d’insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine inférieure à

30 mL/min/1,73 m

). Toutefois, les valeurs individuelles de la clairance sont demeurées dans les

limites observées chez les sujets sains (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Reins, et

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ

Les comprimés d’Abbott-Quetiapine (fumarate de quétiapine) doivent être conservés à la

température ambiante, entre 15 et 30 °C.

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

Présentation et conditionnement

Abbott-Quetiapine (fumarate de quétiapine) est présenté en comprimés pelliculés contenant du

fumarate de quétiapine équivalant à 25 mg, 100 mg, 200 mg ou 300 mg de quétiapine en base

libre.

Les comprimés de quétiapine à 25 mg sont de couleur pêche, ronds, biconvexes, pelliculés et

portent l’inscription « 57 » imprimé d’un côté et aucune marque distinctive de l’autre. Ils sont

offerts en flacons de polyéthylène de haute densité (PEHD) de 100 et de 500 comprimés.

Les comprimés de quétiapine à 100 mg sont jaunes, ronds, biconvexes, pelliculés et portent

l’inscription « 1352 » imprimé d’un côté et aucune marque distinctive de l’autre. Ils sont offerts

en flacons de polyéthylène de haute densité (PEHD) de 100 et de 500 comprimés.

Les comprimés de quétiapine à 200 mg sont blancs à blanc cassé, ronds, biconvexes, pelliculés et

portent l’inscription « 1151 » imprimé d’un côté et aucune marque distinctive de l’autre. Ils sont

offerts en flacons de polyéthylène de haute densité (PEHD) de 100 comprimés.

Les comprimés de quétiapine à 300 mg sont blancs à blanc cassé, en forme de capsule,

biconvexes, pelliculés et portent l’inscription « 1152 » imprimé d’un côté et aucune marque

distinctive de l’autre. Ils sont offerts en flacons de polyéthylène de haute densité (PEHD) de

100 comprimés.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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Composition

Abbott-Quetiapine est présenté en 4 teneurs : comprimés dosés à 25 mg, 100 mg, 200 mg et

300 mg de quétiapine (sous forme de fumarate de quétiapine). Le comprimé contient les

excipients suivants : phosphate dibasique de calcium dihydrate, dioxyde de silice colloïdal,

monohydrate de lactose, stéarate de magnésium, cellulose microcristalline, povidone (K -30),

eau purifiée et glycolate d’amidon sodique. L’enrobage du comprimé contient :

hydroxypropylméthylcellulose 2910, polyéthylène glycol 400, eau purifiée, oxyde de fer rouge

(comprimés à 25 mg), dioxyde de titane et oxyde de fer jaune (comprimés à 25 mg et à 100 mg).

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance pharmaceutique

Dénomination commune :

fumarate de quétiapine

Nom chimique :

11-[4-[2-(2-hydroxyéthoxy)éthyl]-1-pipérazinyl]

dibenzo [b,f] [1,4]thiazépine hémifumarate

Formule moléculaire :

Masse moléculaire :

883,1 g/mol

Formule développée :

Propriétés physicochimiques :

Description :

Le fumarate de quétiapine est une poudre de couleur

blanche à blanc crème. Il est peu soluble dans le

diméthylsulfoxyde et dans le diméthylformamide.

Constante d’ionisation :

= 6,83 dans un tampon de phosphate à 22 °C

= 3,32 dans un tampon formique à 22 °C

Coefficient de partage : Log P = 0,45 (octanol/eau)

Point de fusion :

173° à 178 °C

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 45 de 65

ESSAIS CLINIQUES

Études comparatives de biodisponibilité

On a mené une étude croisée à double insu, à une seule dose et à répartition aléatoire, avec

2 périodes de traitement, comparant la biodisponibilité d’Abbott-Quetiapine et de SEROQUEL,

chez 48 hommes volontaires en bonne santé et à jeun. Quarante-cinq volontaires ayant terminé

les deux périodes de traitement de l’étude ont été inclus dans l’analyse statistique. On a mesuré

la vitesse et le degré d’absorption de la quétiapine après l’administration, par voie orale, d’une

seule dose (un comprimé de 25 mg) d’Abbott-Quetiapine (fumarate de quétiapine, Laboratoires

Abbott, Limitée) ou de SEROQUEL (fumarate de quétiapine, AstraZeneca [Canada] Ltée). Les

résultats sont résumés au tableau 4.

Tableau 4 :

Comprimé de fumarate de quétiapine à libération immédiate

1 x (25 mg)

Selon les valeurs mesurées

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique

Coefficient de variation (CV) en %

Paramètre

Test

Référence

Rapport des moyennes

géométriques (%)**

Intervalle de confiance à

90 %

(h.ng/mL)

398,417

379,032

105,14

99,41 - 111,21

440,702

413,407

45,7

38,6

(h.ng/mL)

412,534

393,923

104,75

99,06 - 110,77

457,940

430,194

47,0

39,3

(ng/mL)

98,241

95,549

102,62

94,93 - 110,94

107,675

103,302

37,8

36,6

1,00

1,00

0,50 - 3,00

0,50 - 3,00

5,23

5,30

29,3

36,2

Comprimé d’Abbott-Quetiapine à 25 mg à libération immédiate, Laboratoires Abbott, Limitée (Canada).

Comprimé de

Seroquel

(fumarate de quétiapine) à 25 mg à libération immédiate, AstraZeneca Canada Inc.

(Ontario, Canada).

Exprimé sous forme de valeur médiane (intervalle) seulement.

Exprimé sous forme de moyenne arithmétique (CV en %) seulement.

Selon une estimation calculée à l’aide de la méthode des moindres carrés.

Schizophrénie

L’efficacité du fumarate de quétiapine (fumarate de quétiapine à libération immédiate) dans le

traitement à court terme de la schizophrénie a été mise en évidence lors de trois essais contrôlés

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 46 de 65

de courte durée (six semaines), menés chez des patients hospitalisés répondant aux critères

diagnostiques de la schizophrénie établis par le DSM-III-R.

Lors d’un essai contrôlé par placebo d’une durée de six semaines (n = 361), portant sur

cinq doses fixes de fumarate de quétiapine (75, 150, 300, 600 et 750 mg/jour, 3 f.p.j.),

les quatre doses de fumarate de quétiapine les plus élevées ont été, en règle générale,

plus efficaces que le placebo, selon le score total sur l’échelle BPRS (Brief Psychiatric

Rating Scale - Échelle abrégée d’appréciation psychiatrique), le groupe de psychoses de

l’échelle BPRS et le score de gravité sur l’échelle CGI (Clinical Global Impression -

Impression clinique globale). L’effet maximal a été observé à la dose de 300 mg/jour,

alors que les effets des doses de 150 à 750 mg étaient généralement indiscernables. À

une dose de 300 mg/jour, le fumarate de quétiapine s’est avéré supérieur au placebo

selon l’échelle SANS (Scale for the Assessment of Negative Symptoms - échelle

d’évaluation de la symptomatologie négative).

Lors d’un essai contrôlé par placebo d’une durée de six semaines (n = 286), sur

l’administration de doses élevées (jusqu’à 750 mg/jour, 3 f.p.j.) et de faibles doses

(jusqu’à 250 mg/jour, 3 f.p.j.) de fumarate de quétiapine, seuls les résultats du groupe

recevant les doses élevées de fumarate de quétiapine (dose moyenne : 500 mg/jour) ont

été généralement supérieurs à ceux du groupe sous placebo, selon le score total sur

l’échelle BPRS, le groupe de psychoses de l’échelle BPRS, le score de gravité sur

l’échelle CGI et l’échelle SANS.

Lors d’un essai comparatif de six semaines portant sur les doses et le schéma

posologique (n = 618) où deux doses fixes de fumarate de quétiapine (450 mg/jour, 2 et

3 f.p.j. et 50 mg/jour, 2 f.p.j.) ont été administrées, seul le groupe recevant 450 mg/jour

(225 mg, 2 f.p.j.) a obtenu des résultats généralement supérieurs à ceux du groupe

recevant 50 mg/jour (25 mg, 2 f.p.j.) de fumarate de quétiapine, selon le score total sur

l’échelle BPRS, le groupe de psychoses de l’échelle BPRS, le score de gravité sur

l’échelle CGI et l’échelle SANS.

Les essais cliniques ont montré que le fumarate de quétiapine est efficace lorsqu’il est administré

deux fois par jour, malgré une demi-vie pharmacocinétique d’environ 7 heures. Cette observation

est confirmée par les données d’une étude de tomographie par émission de positons qui ont

révélé que l’occupation des récepteurs 5HT

et D

par la quétiapine est maintenue pendant une

période allant jusqu’à 12 heures. L’innocuité et l’efficacité de doses supérieures à 800 mg/jour

n’ont pas été évaluées.

Trouble bipolaire

Manie bipolaire

L’efficacité du fumarate de quétiapine dans le traitement des épisodes maniaques a été établie

lors de deux essais contrôlés par placebo, d’une durée de 12 semaines, au cours desquels le

médicament a été administré en monothérapie à des patients répondant aux critères diagnostiques

du trouble bipolaire de type I du DSM-IV. Les patients inscrits à ces essais pouvaient présenter

ou non des symptômes psychotiques; toutefois, ceux qui manifestaient des épisodes à cycles

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 47 de 65

rapides et des épisodes mixtes ont été exclus. Chaque groupe de chaque essai comprenait de 95 à

107 patients.

Lors de ces essais, le principal outil d’évaluation des symptômes d’épisodes maniaques a été

l’échelle YMRS (Young Mania Rating Scale - Échelle d’évaluation de la manie de Young). Les

patients admis présentaient une vaste gamme de scores initiaux sur cette échelle (c.-à-d. de 18 à

58). Le principal critère d’évaluation a été l’écart entre le score total sur l’échelle YMRS obtenu

le 21

jour par rapport au score initial.

Lors des deux essais d’une durée de 12 semaines comparant le fumarate de quétiapine au

placebo, le fumarate de quétiapine s’est révélé significativement supérieur au placebo dans le

soulagement des symptômes maniaques. Parmi les patients ayant obtenu une réponse clinique,

87 % ont reçu des doses de fumarate de quétiapine se situant entre 400 et 800 mg par jour; lors

des deux études, 52 % et 81 % des répondeurs ont reçu des doses se situant entre 600 et 800 mg

par jour (posologie biquotidienne).

Dépression bipolaire

L’efficacité du fumarate de quétiapine dans le traitement des épisodes dépressifs associés au

trouble bipolaire a été établie lors de quatre essais cliniques de 8 semaines contrôlés par placebo

(n = 2 593). Ces essais cliniques regroupaient des patients atteints de trouble bipolaire I ou II,

avec ou sans cycles rapides.

Le paramètre d’évaluation principal était la variation du score total à l’échelle MADRS

(Montgomery-Åsberg Depression Rating Scale) à la semaine 8, par rapport au score initial. Lors

des quatre essais, le fumarate de quétiapine à 300 mg/jour et à 600 mg/jour a réduit les

symptômes dépressifs de façon statistiquement significative par rapport au placebo. L’effet

antidépressif du fumarate de quétiapine était statistiquement significatif à la semaine 1 (dans

trois essais), à la semaine 2 (dans les quatre essais) et cet effet s’est maintenu durant les

8 semaines qu’a duré le traitement.

Soixante-quatre pour cent (64 %) des patients traités par le fumarate de quétiapine ont connu une

amélioration d’au moins 50 % de leur score total à l’échelle MADRS comparativement à 46 %

des patients sous placebo (p < 0,001). Le pourcentage de patients dont le score à l’échelle

MADRS était ≤ 12 (rémission) a été de 62 % pour le fumarate de quétiapine, comparativement à

42 % pour le placebo (p < 0,001).

Il y a eu moins d’épisodes maniaques apparaissant durant le traitement avec l’une ou l’autre des

doses de fumarate de quétiapine (3,0 %) qu’avec le placebo (5,0 %).

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 48 de 65

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

La quétiapine est un antagoniste de multiples récepteurs. Elle est dotée d’une affinité pour les

récepteurs de la sérotonine 5HT

et 5HT

= 717 et 148 nM, respectivement), et les

récepteurs de la dopamine D

et D

= 1 268 et 329 nM, respectivement), dans le cerveau. La

quétiapine a une affinité moindre pour les récepteurs de la dopamine D

que pour les récepteurs

de la sérotonine 5HT

. Elle possède également une forte affinité pour les récepteurs

histaminergiques H

= 30 nM) et les récepteurs α

-adrénergiques (CI

= 94 nM), une plus

faible affinité pour les récepteurs α

-adrénergiques (CI

= 271 nM), mais aucune affinité notable

pour les récepteurs cholinergiques muscariniques ni pour les récepteurs des benzodiazépines

> 5 000 nM). La norquétiapine est un métabolite plasmatique actif chez l’humain. De façon

similaire à la quétiapine, la norquétiapine est dotée d’une affinité pour les récepteurs de la

sérotonine 5HT

et les récepteurs de la dopamine D

et D

dans le cerveau. La norquétiapine

possède également une grande affinité pour les récepteurs histaminergiques et les récepteurs α

adrénergiques, mais son affinité pour les récepteurs α

-adrénergiques et les récepteurs de la

sérotonine 5HT

est plus faible. Aussi, la norquétiapine possède une forte affinité pour le

transporteur de la noradrénaline (NET). Contrairement à la norquétiapine qui a une forte affinité

pour les récepteurs muscariniques M1, la quétiapine n’a pas d’affinité appréciable pour ces

récepteurs.

La quétiapine est active lors des tests pharmacologiques mesurant l’activité neuroleptique, tels

que le conditionnement d’évitement chez les primates. Elle inverse également les effets des

agonistes dopaminergiques, comme l’ont montré des tests comportementaux et

électrophysiologiques réalisés chez la souris, le rat, le chat et le singe. La quétiapine entraîne

également, dans le cerveau, une élévation des concentrations d’acide homovanillique (HVA) et

de 3,4-dihydroxyphénylalanine (DOPAC), des métabolites de la dopamine qui sont considérés

comme des indices neurochimiques du blocage des récepteurs de la dopamine D

. On ignore

l’importance de la contribution de la norquétiapine (métabolite de la quétiapine) à l’activité

pharmacologique de la quétiapine chez l’homme.

Lors des tests précliniques prédictifs des symptômes extrapyramidaux (SEP), la quétiapine

diffère des neuroleptiques standard et présente un profil atypique. La quétiapine n’entraîne pas

d’hypersensibilité aux récepteurs de la dopamine D

suivant une administration prolongée. Elle

ne provoque qu’une faible catalepsie aux doses efficaces permettant le blocage des récepteurs de

la dopamine D

. En administration prolongée, la quétiapine montre une sélectivité pour le

système limbique en entraînant un blocage de la dépolarisation des neurones à dopamine

mésolimbiques A10, mais pas des neurones à dopamine nigrostriés A9. Le risque de dystonie

s’est révélé minimal suivant l’administration prolongée ou de courte durée de la quétiapine, chez

des singes capucins sensibilisés à l’halopéridol ou n’ayant encore jamais été traités.

Pharmacologie des métabolites

La quétiapine et plusieurs de ses métabolites (y compris la norquétiapine) ont fait l’objet

d’études in vitro et in vivo chez des modèles animaux, dans le but de déterminer leur affinité

pour les récepteurs 5HT

et D

. Les principaux métabolites, le sulfoxyde et l’acide mère, sont

inactifs dans le plasma, sur le plan pharmacologique. Les métabolites 7-hydroxy et 7-hydroxy-N-

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 49 de 65

désalkylé sont actifs sur le plan pharmacologique, leur liaison aux protéines in vitro étant

comparable ou supérieure à celle de la molécule mère. Les concentrations plasmatiques

maximales de ces métabolites représentent, respectivement, seulement 5 % et 2 % environ de la

concentration à l’état d’équilibre de la quétiapine.

TOXICOLOGIE

Thyroïde

Des études d’une durée de quatre semaines ou plus, portant sur la toxicité de la quétiapine chez

le rat, et une étude de deux ans sur l’action cancérogène de la quétiapine chez la souris ont

montré que la quétiapine provoquait une augmentation, liée à la dose, du dépôt pigmentaire dans

la glande thyroïde. On a administré des doses de 10 à 250 mg/kg à des rats et des doses de 75 à

750 mg/kg à des souris, ce qui représente, respectivement, de 0,1 à 3,0 et de 0,1 à 4,5 fois les

doses maximales recommandées chez l’humain (en mg/m

). Le dépôt pigmentaire s’est révélé

irréversible chez les rats. L’identité du pigment n’a pu être déterminée, mais celui-ci a été repéré

en compagnie de la quétiapine dans les cellules folliculaires de l’épithélium thyroïdien. On

ignore les effets fonctionnels et la pertinence de cette observation chez l’humain.

Cataractes

Chez des chiens recevant la quétiapine depuis 6 ou 12 mois, mais pas chez ceux traités pendant

seulement un mois, des cataractes nucléaires sont apparues à la jonction des sutures postérieures

dans le cortex externe du cristallin, à une dose de 100 mg/kg, soit 4 fois la dose maximale

recommandée chez l’humain en mg/m

. Ce phénomène pourrait être dû à l’inhibition de la

biosynthèse du cholestérol par la quétiapine. Suivant l’administration de doses répétées chez des

chiens et des singes, la quétiapine a entraîné une réduction, liée à la dose, des taux de cholestérol

plasmatiques, sans qu’il y ait toutefois de corrélation entre le taux de cholestérol plasmatique et

les cataractes observées chez les chiens. Chez ces espèces, l’apparition du delta -8-cholestanol

concorde avec l’inhibition d’une étape tardive de la biosynthèse du cholestérol. Lors d’une étude

spéciale portant sur des chiennes traitées par la quétiapine, on a également observé une réduction

de 25 % de la teneur en cholestérol du cortex externe du cristallin. Des cataractes d’origine

médicamenteuse n’ont été notées chez aucune autre espèce, mais lors d’une étude d’une durée de

un an menée chez des singes, on a observé des striations de la surface antérieure du cristallin

chez 2 femelles sur 7, à la dose de 225 mg/kg, soit 5,5 fois la dose maximale recommandée chez

l’humain en mg/m

Toxicité aiguë

On a mené des études sur l’administration d’une seule dose de quétiapine par voies orale et

intrapéritonéale à des souris et à des rats et par voie orale à des chiens. Les principaux signes

cliniques observés chez les souris, les rats et les chiens, correspondant à l’activité

pharmacologique du médicament, ont été les suivants : diminution de la motricité, ptose, perte du

réflexe de redressement, tremblements, ataxie, prostration et convulsions. La dose de 250 mg/kg

chez la souris et celle de 500 mg/kg chez le rat, administrées par voie orale, ont été les plus

faibles doses entraînant le décès; chez les chiens, aucun animal n’est mort suivant

l’administration par voie orale de la dose la plus élevée (750 mg/kg). La dose la plus élevée

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 50 de 65

administrée par voie parentérale n’ayant pas entraîné la mort chez la souris et le rat a été de

100 mg/kg.

Toxicité subaiguë et toxicité chronique

Lors d’études portant sur l’administration de plusieurs doses à des rats, à des chiens et à des

singes (voir le tableau 5 pour connaître les détails de chaque étude), les effets prévus d’un

neuroleptique sur le système nerveux central ont été observés avec la quétiapine (p. ex., sédation

aux doses plus faibles et tremblements, convulsions ou prostration aux doses plus élevées).

L’hyperprolactinémie, induite par l’activité antagoniste de la quétiapine ou de l’un de ses

métabolites sur le récepteur de la dopamine D

, a varié en intensité d’une espèce à l’autre, mais a

été la plus marquée chez le rat. Ce phénomène a entraîné divers effets, notamment l’hyperplasie

mammaire, une augmentation du poids de la glande pituitaire, une diminution du poids de

l’utérus et une croissance accrue des femelles, qui ont été observés au cours d’une étude de

12 mois.

Des effets réversibles sur le fonctionnement et la morphologie du foie, correspondant à une

induction enzymatique hépatique, ont été observés chez la souris, le rat et le singe.

Une hypertrophie des cellules folliculaires de la thyroïde associée à des modifications des

concentrations plasmatiques des hormones thyroïdiennes a été signalée chez le rat et le singe.

La pigmentation d’un certain nombre de tissus, en particulier de la thyroïde, n’a pas été associée

à des effets morphologiques ou fonctionnels.

Des accélérations passagères de la fréquence cardiaque, sans répercussion sur la tension

artérielle, ont été notées chez le chien.

Après six mois, on a observé des cas de cataracte sous-capsulaire associés à une inhibition de la

biosynthèse du cholestérol dans le cristallin, chez des chiens recevant 100 mg/kg/jour de

quétiapine. Aucune cataracte n’a été notée chez les rongeurs ou encore chez les macaques de

Buffon recevant jusqu’à 225 mg/kg/jour de quétiapine. Lors des études cliniques menées chez

l’humain, la surveillance n’a révélé aucune opacité cornéenne d’origine médicamenteuse.

Les études de toxicité n’ont révélé aucune baisse des taux des polynucléaires neutrophiles ou

d’agranulocytose.

Cancérogénicité

Les résultats des études d’une durée de deux ans sur le pouvoir cancérogène de la quétiapine,

menées chez des rats et des souris (ainsi que des études d’observation chez les souris), sont

présentés au tableau 6.

Lors d’une étude menée chez le rat (administration de doses de 0, de 20, de 75 et de

250 mg/kg/jour), on a observé, à toutes les doses, une incidence accrue des adénocarcinomes

mammaires chez les rates, consécutive à une hyperprolactinémie prolongée.

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 51 de 65

Chez le rat mâle (à la dose de 250 mg/kg/jour) et la souris mâle (aux doses de 250 et de

750 mg/kg/jour), on a constaté une fréquence accrue des adénomes bénins des cellules

folliculaires de la thyroïde, associée à des mécanismes connus et propres aux rongeurs résultant

d’une clairance hépatique accrue de la thyroxine.

Tableau 5 :

Principales études de toxicité portant sur plusieurs doses de quétiapine

Espèce/souche

Voie

d’admin.

Durée de

l’étude

N

bre

/

groupe/sexe

Dose

(mg/kg/jour)

Principales observations

Hla:(SD)/BR

Orale,

gavage

4 semaines de

traitement et

4 semaines de

sevrage

Ptose à toutes les doses. Baisse du gain

pondéral à la dose de 150 mg/kg/jour.

Augmentation du poids du foie et baisse du

poids de l’utérus, de la rate et de la glande

pituitaire, à toutes les doses. Baisse du poids

du cœur et de l’épididyme à la dose de

150 mg/kg/jour. Changements touchant la

glande métriale du déciduome à la dose de

50 mg/kg/jour.

Hla:(SD)BR

Orale,

gavage

6 mois de

traitement et

4 semaines de

sevrage

Ptose à toutes les doses. Baisse du gain

pondéral aux doses de 50 et de

150 mg/kg/jour. Élévation du taux

plasmatique de TSH et réduction du taux de

à la dose de 150 mg/kg/jour. Dépôt

pigmentaire et hypertrophie des cellules

folliculaires de la thyroïde aux doses de 50 et

de 150 mg/kg/jour. Hypertrophie et

hyperplasie de la glande mammaire, atrophie

et/ou mucification de la muqueuse

cervicale/vaginale, à toutes les doses.

Augmentation du poids du foie à toutes les

doses, avec vacuolisation hépatocellulaire à

la dose de 150 mg/kg/jour. Aucun effet

indésirable n’a été observé à la dose de

25 mg/kg/jour.

Crl:(WI)BR

Orale,

gavage

12 mois de

traitement et

5 semaines de

sevrage

Hypoactivité, hyperprolactinémie et

séquelles (à toutes les doses). Réduction de

27 % du gain pondéral, à la dose de

250 mg/kg/jour. Hépatomégalie aux doses de

75 et de 250 mg/kg/jour, vacuolisation des

lipides hépatocytaires (liée à la dose) et

hypertrophie centrolobulaire avec expression

accrue du CYP 2B1/2 et du CYP 3A à la

dose de 250 mg/kg/jour. Augmentation des

taux de TSH et de T

et hypertrophie des

cellules folliculaires thyroïdiennes à la dose

de 250 mg/kg/jour. Pigmentation

thyroïdienne à toutes les doses. Vacuolisation

corticosurrénale, augmentation des cellules

sécrétrices de glucagon dans le pancréas et

augmentation des macrophages alvéolaires

aux doses de 75 mg/kg/jour et plus.

Chien Beagle

Orale,

comprimés

4 semaines

Motricité réduite, ataxie, somnolence,

myosis, fréquence cardiaque accrue et

hypothermie observés dans tous les groupes

traités. En général, la fréquence était reliée à

la dose et diminuait avec le temps. Tous les

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 52 de 65

effets sont disparus à l’arrêt du traitement.

Chien Beagle

Orale,

comprimés

6 mois de

traitement et

8 semaines de

sevrage

3 ou 4

Sédation passagère et fréquence cardiaque

accrue et transitoire pendant 8 semaines au

plus. Baisse du gain pondéral reliée à la dose.

À la dose de 100 mg/kg/jour, on a observé

une baisse de 13 à 26 % du taux plasmatique

de cholestérol, des sutures postérieures

proéminentes en Y, une enflure de la pointe

des fibres cristalliniennes, des cataractes chez

3 femelles sur 8, une crise épileptiforme chez

un animal, des secousses musculaires chez

4 chiens sur 8. Aucun effet indésirable n’a

été noté à la dose de 50 mg/kg/jour.

Chien Beagle

Orale,

comprimés

12 mois de

traitement et

8 semaines de

sevrage

Sédation, myosis, démarche anormale et

tremblements musculaires aux doses de

25 mg/kg/jour ou plus, surtout au cours des

dix premières semaines. Cataractes chez les

animaux recevant 100 mg/kg/jour. Variations

lenticulaires histopathologiques chez

5 chiens sur 8 recevant 50 mg/kg/jour. À la

dose de 100 mg/kg/jour, 13 chiens sur 14 ont

présenté des modifications lenticulaires

histologiques conformes aux observations

ophtalmologiques. De fins granules bruns ont

été décelés dans les cellules épithéliales des

glandes lacrymales, à toutes les doses.

Macaque de

Buffon

Orale,

gavage

13 mois

0, dose

croissante

pendant

4 semaines (une

semaine à

chaque palier),

puis 43,5

pendant

52 semaines

On a observé des signes de sédation à partir

de la 2

semaine; la durée et la gravité de cet

effet ont augmenté avec la dose. La dose de

43,5 mg/kg/jour a été considérée comme la

dose maximale tolérée. Deux macaques ont

présenté un comportement de fixation

anormal. On a noté une réduction du taux de

prolactine plasmatique. Aucune modification

histopathologique liée au composé, aucun

effet sur le taux de cholestérol plasmatique ni

aucune modification ophtalmologique n’ont

été signalés.

Macaque de

Buffon

Orale,

gavage

14 semaines

6, 12, 24, 36,

48, 60, 84, 108,

132, 150, 180,

225, 285 et 350.

Doses

croissantes, trois

fois par jour

(une semaine à

chaque palier).

On a observé une sédation à partir de la dose

de 24 mg/kg/jour, puis la durée et la gravité

de cet effet ont augmenté avec la dose,

jusqu’à la prostration à la dose de

225 mg/kg/jour. Les doses de 285 et

350 mg/kg/jour ont entraîné une baisse du

poids corporel et de la consommation

d’aliments, l’ataxie, une fréquence accrue de

prostration et le décès d’un animal (à

350 mg/kg/jour). Réduction du nombre de

globules rouges, du taux plasmatique de

bilirubine, du taux de cholestérol (de 20 à

40 %, à la dose de 285 mg/kg) et de l’activité

antéhypophysaire. Aucune modification

histopathologique liée au composé n’a été

observée.

Macaque de

Buffon

Orale,

gavage

56 semaines

de traitement

et 4 semaines

de sevrage

0, dose

croissante

pendant

4 semaines, puis

doses de 25, de

100 et de

Fréquence et gravité des changements

comportementaux, reliées à la dose. Aucun

signe anormal à l’arrêt du médicament.

Réduction de 40 à 60 % du taux plasmatique

de cholestérol à la dose de 225 mg/kg/jour,

avec présence de delta-8-cholestanol

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 53 de 65

225 mg/kg/jour,

trois fois par

jour.

correspondant à 15 % du taux de cholestérol

noté aux doses de 100 et de 225 mg/kg/jour.

Pas d’opacité du cristallin. Modifications

mineures du cristallin à toutes les doses, sans

pathologie cristallinienne. Élévation

passagère du taux de prolactine et

hyperplasie mammaire légère (chez les

mâles), réduction du taux de T

et légère

hypertrophie des cellules folliculaires

thyroïdiennes aux doses de 100 et de

250 mg/kg/jour. Réduction du nombre de

globules rouges, hépatomégalie avec

hypertrophie hépatocytaire et dépôt de

graisses à la dose de 250 mg/kg/jour.

Tableau 6 :

Études sur le pouvoir cancérogène de la quétiapine (et étude d’observation

chez les souris)

Espèce/souche

Voie

d’admin.

Durée de

l’étude

N

bre

/

groupe/sexe

Dose

(mg/kg/jour)

Principales observations

Souris C57B

10jfCD/1/Alp

Orale,

dans les

aliments

90 jours

0, 50, 100, 200,

300, 400

Perte pondérale et aggravation de l’atrophie

des canalicules séminifères aux doses de

100 mg/kg ou plus. Augmentation de volume

des hépatocytes centrolobulaires aux doses

de 200 mg/kg et plus. À la dose de 50 mg/kg,

le seul effet noté a été une augmentation du

poids du foie chez les femelles.

Souris C57B

10jfCD/1/Alp

Orale,

dans les

aliments

90 jours

0, 300-800, 400-

1 100

(Augmentation

posologique

maximale à la

semaine)

Perte pondérale, augmentation du poids du

foie et hypertrophie hépatocytaire dans les

deux groupes recevant une dose. Baisse du

poids des ovaires chez les femelles recevant

des doses élevées et baisse du poids des

testicules chez les mâles recevant des doses

faibles et élevées. Réduction, liée à la dose,

du nombre de corps jaunes chez les femelles

recevant des doses faibles ou élevées.

Basophilie accrue de la glande parotide, liée

à la dose. Atrophie des canalicules

séminifères, liée à la dose, chez les mâles.

Présence de gouttelettes hyalines dans la

vessie et pigmentation épithéliale dans les

deux groupes.

Souris C57B

10jfCD/1/Alp

Orale,

dans les

aliments

2 ans

100, 50, 50,

50, 50

0, 20, 75, 250,

(Augmentation

posologique

maximale à la

semaine)

Pigmentation et hypertrophie des cellules

folliculaires thyroïdiennes. Fréquence accrue

d’adénomes bénins des cellules folliculaires

thyroïdiennes (fréquence de 0, de 0, de 0, de

8 et de 58 % chez les mâles seulement, aux

doses de 0, de 20, de 75, de 250 et de

750 mg/kg/jour, respectivement). Aucune

autre augmentation de la fréquence tumorale.

Autres changements non néoplasiques

similaires à ceux observés dans les études

d’observation.

Rat/Crl:(WI)

Orale,

gavage

2 ans

100 50

50 50

Fréquence accrue d’adénocarcinomes

mammaires dans tous les groupes de femelles

(incidence de 10, de 26, de 22 et de 32 %

chez les femelles recevant 0, 20, 75 et

250 mg/kg/jour, respectivement). Fréquence

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 54 de 65

accrue d’adénomes folliculaires de la

thyroïde chez les mâles uniquement, aux

doses de 250 mg/kg/jour (incidence de 6, de

6, de 0 et de 32 % chez des mâles recevant 0,

20, 75 et 250 mg/kg/jour, respectivement).

Réductions significatives des fibromes sous-

cutanés, des adénomes des cellules

parafolliculaires thyroïdiennes, des polypes

du stroma utérin et des carcinomes de la

cavité buccale.

Reproduction et tératologie

Les résultats des études sur la reproduction et la tératologie, menées chez des rats et des lapins

ayant reçu la quétiapine, sont présentés au tableau 7.

On a noté chez le rat des effets liés aux taux élevés de prolactine (réduction marginale de la

fertilité chez les mâles et des fausses gestations, prolongation de la phase diœstrus, prolongation

de l’intervalle précoïtal et baisse du nombre de grossesses), mais ces observations ne sont pas

pertinentes chez l’humain, étant donné les différences existant entre les espèces relativement au

contrôle des hormones dans la reproduction.

La quétiapine n’a exercé aucun effet tératogène.

Mutagénicité

Des études sur la toxicité génétique de la quétiapine montrent que cet agent n’est ni mutagène ni

clastogène. On n’a décelé aucun signe de pouvoir mutagène lors des études sur la mutation

directe (CHO-HGPRT) ou inverse (Salmonella typhimurium et E. coli) ou lors de deux études

sur les aberrations chromosomiques (étude sur la clastogenèse des lymphocytes périphériques du

sang humain et test du micronoyau sur des érythrocytes de la moelle osseuse du rat).

Tableau 7 :

Études sur la reproduction et la tératologie avec la quétiapine

Espèce/souche

Voie

d’admin.

Durée de

l’étude

N

bre

/

groupe

Dose

(mg/kg/jour)

Principales observations

Alpk:APfSD

Segment I

Fertilité du

mâle

Orale

Mâles traités

pendant

14 semaines

au total

Génération F

accouplement :

100 M, 200 F,

25 M, 50 F/groupe

accouplement :

25 M,

50 F/groupe

(groupes I et IV

seulement

0, 25, 50, 150

Mâles

uniquement,

jusqu’à la fin de

la 1

période

d’accouplement

accouplement : Baisse du gain

pondéral et signes cliniques marqués, à

toutes les doses de quétiapine. Baisse

de la fertilité chez les mâles recevant

150 mg/kg/jour (intervalle précoïtal

plus long avec la deuxième femelle).

accouplement : Effets inversés sur la

fertilité, aucune différence entre les

animaux du groupe témoin et ceux du

groupe recevant la quétiapine.

Alpk:APfSD

Segment I

Fertilité de la

femelle

Orale

9 mois

Génération F

traités jusqu’au

jour

précédant

l’accouplement

et jusqu’au

jour du

post-partum§

Génération F

264 M/132 F

66 F/groupe

33 M/groupe - non

traités

Génération F

239 F/120 M

50 F/groupe

(49 dans le

0, 1, 10, 50

La dose de

50 mg/kg/jour a

été réduite à

1 mg/kg/jour,

du 17

jour de la

gestation† au

jour du post-

partum‡, pour

Inhibition du cycle œstral pendant le

traitement, à la dose de 50 mg/kg/jour;

chez les femelles, on a observé de

fausses gestations ou une prolongation

de la phase diœstrus, une prolongation

de l’intervalle précoïtal et une baisse du

nombre de grossesses. Légère baisse du

gain pondéral pendant la gestation et

l’allaitement chez les femelles recevant

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 55 de 65

chez les

animaux

assignés à une

portée

groupe I)

25 M/groupe

éviter de perdre

la portée

(génération F

non traitée)

la dose de 50 mg/kg/jour. Aucun effet

sur la fertilité ou la reproduction de la

génération F

Alpk:APfSD

Segment II

Tératologie

Orale

21 jours;

femelles

traitées du 6

au 15

jour de

la gestation

Génération F

22 F

22 F

22 F

22 F

Baisse du gain pondéral et signes

cliniques d’effets indésirables aux

doses de 50 et de 200 mg/kg/jour.

Aucun effet sur la survie des fœtus.

Baisse du poids des fœtus à la dose de

200 mg/kg/jour. Aucune anomalie

fœtale majeure. Anomalies

particulières du squelette associées à

une baisse du poids fœtal, à la dose de

200 mg/kg/jour.

Crj : Wistar

Segment II

Tératologie

Orale

21 jours;

femelles

traitées du 6

au 15

jour de

la gestation

Génération F

13 F/groupe

0, 25, 50, 200

Signes cliniques d’effets indésirables à

toutes les doses. Aucun effet sur la

fonction reproductrice des mères ou le

développement des fœtus, ni sur le

comportement ou la fonction

reproductrice des petits, à toutes les

doses.

Lapin

hollandais

ceinturé

Segment II

Tératologie

Orale

28 jours;

femelles

traitées du 6

au 18

jour de

la gestation

Génération F

20 F

20 F

20 F

20 F

Baisse du gain pondéral et signes

cliniques d’effets indésirables à toutes

les doses. Aucun effet sur la survie des

fœtus. Réduction du poids fœtal à la

dose de 100 mg/kg/jour. Aucune

anomalie fœtale majeure. Anomalies

particulières du squelette associées à

une baisse du poids fœtal, à la dose de

100 mg/kg/jour.

Alpk:APfSD

Segment III

Péri- et

postnatal

Orale

44 jours;

traités du 16

jour

de la

gestation** au

du post-

partum§

Génération F

20 F

20 F

20 F

20 F

Baisse du gain pondéral pendant les

deux premières semaines d’allaitement

à la dose de 20 mg/kg/jour. Aucun effet

sur la survie ou le développement des

petits.

M = Mâle, F = Femelle

* jour du frottis positif pour le sperme (rats)/jour d’accouplement (lapins) = jour 0 de la gestation

** jour de l’accouplement = 1

jour de la gestation

† jour du frottis positif pour le sperme = 1

jour de la gestation

‡ jour de la parturition = 1

jour après la mise bas

§ jour de la mise bas = 1

jour du post-partum

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 56 de 65

RÉFÉRENCES

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Monographie de SEROQUEL

(AstraZeneca Canada Inc.). N

de contrôle : 177458. Date

de révision : 8 décembre 2014.

IMPORTANT : À LIRE

Monographie d’Abbott-Quetiapine

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PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

Pr

Abbott-Quetiapine

comprimés de fumarate de quétiapine à libération immédiate

Ce feuillet constitue la troisième et dernière partie de la

monographie de produit publiée après l’obtention de

l’autorisation de mise en marché d’Abbott-Quetiapine au

Canada. Destiné aux consommateurs, il n’est qu’un résumé qui

ne présente pas tous les renseignements concernant ce

médicament. Si vous avez des questions à ce sujet, veuillez

communiquer avec votre médecin ou votre pharmacien.

Lisez ce feuillet attentivement avant de commencer à prendre

Abbott-Quetiapine. Conservez ce document jusqu’à ce que

vous ayez pris tous vos comprimés Abbott-Quetiapine.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Raisons de prendre ce médicament :

Abbott-Quetiapine (fumarate de quétiapine à libération immédiate)

est un médicament utilisé dans le traitement :

des symptômes de la schizophrénie, tels que les hallucinations

(entendre ou voir des choses qui n’existent pas), les fausses idées

fixes, une méfiance inhabituelle ou un repliement affectif. Les

patients peuvent aussi se sentir déprimés, anxieux ou tendus.

des symptômes de manie associés au trouble bipolaire, tels que

les pensées qui défilent, l’irritabilité, l’agressivité, l’agitation, un

comportement impulsif ou une humeur excessivement exaltée.

des symptômes de dépression associés au trouble bipolaire, tels

que; la tristesse, le sentiment de culpabilité, le manque

d’énergie, la perte d’appétit et/ou les troubles du sommeil.

Il peut vous être utile de dire à

un ami ou à un parent que vous

souffrez de ces symptômes et lui demander de lire le présent

feuillet. Vous pouvez lui demander de vous prévenir s’il pense que

vos symptômes s’aggravent ou si des changements dans votre

comportement l’inquiètent.

Votre médecin vous a peut-être prescrit Abbott-Quetiapine pour

une autre raison. Si vous avez des questions à ce propos,

demandez-lui pourquoi il vous a prescrit Abbott-Quetiapine.

Abbott-Quetiapine ne guérira pas votre maladie, mais il pourra

vous aider à prendre vos symptômes en charge et à vous sentir

mieux.

Comment agit ce médicament :

Abbott-Quetiapine est un agent qui appartient à une classe de

médicaments appelés « neuroleptiques atypiques ».

Les maladies qui touchent le cerveau, comme la schizophrénie et le

trouble bipolaire, peuvent être dues au déséquilibre de certaines

substances chimiques dans le cerveau. Ces déséquilibres peuvent

être à l’origine de certains de vos symptômes. Les médecins et les

chercheurs ne sont pas tout à fait certains des causes de ces

déséquilibres. Abbott-Quetiapine semble agir en rétablissant

l’équilibre chimique dans le cerveau.

Circonstances où il est déconseillé d’utiliser ce médicament :

Ne prenez pas Abbott-Quetiapine si vous avez déjà eu une

réaction allergique au fumarate de quétiapine ou à l’un ou l’autre

des ingrédients qui figurent sur la liste des « ingrédients non

médicinaux » de ce feuillet.

L’ingrédient médicinal est :

Les comprimés d’Abbott-Quetiapine contiennent un ingrédient

actif, le fumarate de quétiapine.

Les ingrédients non médicinaux sont :

Les comprimés d’Abbott-Quetiapine renferment les ingrédients

non médicinaux suivants : phosphate dibasique de calcium

dihydrate, dioxyde de silice colloïdal,

hydroxypropylméthylcellulose 2910, monohydrate de lactose,

stéarate de magnésium, cellulose microcristalline, polyéthylène

glycol 400, povidone (K -30), eau purifiée, oxyde de fer rouge

(comprimés à 25 mg), glycolate d’amidon sodique, dioxyde de

titane et oxyde de fer jaune (comprimés à 25 mg et à 100 mg).

Les formes posologiques sont :

Comprimés pelliculés à 25 mg, à 100 mg, à 200 mg et à 300 mg.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Mises en garde et précautions importantes

Lors d’études portant sur Abbott-Quetiapine et sur divers

médicaments de la classe à laquelle appartient Abbott-

Quetiapine, l’utilisation de ces médicaments a été associée à une

mortalité plus élevée chez les patients âgés atteints de démence.

Abbott-Quetiapine n’est pas indiqué chez les patients âgés

atteints de démence.

Avant de commencer à prendre Abbott-Quetiapine, il est

important d’informer votre médecin :

si vous avez déjà eu une réaction allergique à un médicament

que vous avez pris pour traiter votre maladie ou si vous croyez

être sensible ou allergique à l’un ou l’autre des ingrédients

d’Abbott-Quetiapine;

si vous prenez ou prévoyez prendre d’autres médicaments, sur

ordonnance ou en vente libre, ainsi que des produits naturels ou

à base de plantes médicinales. Certains médicaments peuvent

modifier grandement l’action d’autres médicaments;

si vous devenez enceinte ou si vous prévoyez le devenir

pendant que vous prenez Abbott-Quetiapine;

si vous allaitez ou si vous avez l’intention d’allaiter pendant

que vous prenez Abbott-Quetiapine. Vous ne devez pas allaiter

pendant que vous prenez Abbott-Quetiapine;

si vous consommez de l’alcool ou des drogues;

si vous avez des problèmes de santé;

si vous souffrez d’hypotension (tension artérielle basse) ou

d’hypertension (tension artérielle élevée) ou si vous avez déjà

subi un accident vasculaire cérébral (AVC);

IMPORTANT : À LIRE

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 60 de 65

si vous, ou un membre de votre famille, avez des antécédents de

problèmes avec la façon dont votre cœur bat, de maladie ou de

problème cardiaque, ou si vous prenez des médicaments qui

pourraient avoir un effet sur la façon dont votre cœur bat;

si vous avez des antécédents de crises épileptiques;

si vous souffrez de diabète ou avez des antécédents familiaux de

diabète ou d’hyperglycémie (taux élevé de sucre dans le sang)

pendant la grossesse;

si vous avez des antécédents de maladie du foie ou des reins;

si vous savez que vous avez déjà présenté une baisse du nombre

de globules blancs, entraînée ou non par la prise d’autres

médicaments;

si vous faites des exercices vigoureux ou travaillez dans des

endroits très chauds ou très ensoleillés;

si vous présentez des facteurs de risque d’avoir des caillots

sanguins tels que : antécédents familiaux de caillots sanguins,

âge (plus de 65 ans), tabagisme, obésité, intervention

chirurgicale majeure récente (p. ex. remplacement de la hanche

ou du genou), immobilité en raison d’un déplacement en avion

ou d’une autre raison, ou prise de contraceptifs oraux (« la

pilule »);

si vous souffrez ou avez déjà souffert de constipation grave,

d’une obstruction intestinale ou de toute autre maladie ayant eu

un effet sur votre gros intestin.

Avertissez votre médecin aussitôt que possible si vous avez :

de la fièvre, des symptômes semblables à ceux de la grippe, un

mal de gorge ou toute autre infection, car cela pourrait être causé

par un très faible nombre de globules blancs et nécessiter l’arrêt

de la prise d’Abbott-Quetiapine et/ou l’administration d’un

traitement;

une constipation qui s’accompagne d’une douleur persistante à

l’estomac, ou une constipation qui ne répond pas au traitement,

car cela pourrait entraîner une obstruction plus grave de

l’intestin.

Dans les études cliniques sur le fumarate de quétiapine et d’autres

médicaments du même type, on a signalé un risque accru de décès

chez les patients âgés atteints de démence et de troubles du

comportement. Abbott-Quetiapine n’est pas approuvé pour cet

usage.

Des cas de pancréatite (inflammation du pancréas) ont été signalés

chez certains patients. Bon nombre de ces patients présentaient des

facteurs connus pour être associés à la pancréatite, comme un taux

élevé de triglycérides (une substance graisseuse dans le sang), des

calculs biliaires et la consommation d’alcool.

Des cas de cardiomyopathie (affaiblissement du muscle cardiaque)

et de myocardite (inflammation du muscle cardiaque) ont été

signalés chez certains patients; on ignore toutefois si le traitement

par Abbott-Quetiapine est lié à ces problèmes.

Si vous êtes diabétique, il convient de vous faire suivre pour

déceler toute aggravation du diabète.

Évitez de conduire un véhicule ou de faire fonctionner des

machines jusqu’à ce que vous connaissiez vos réactions à ce

médicament. Abbott-Quetiapine peut entraîner la somnolence.

Idées suicidaires et aggravation de la dépression ou

d’une autre maladie mentale :

Si vous souffrez de dépression ou d’une autre maladie mentale, il

est possible que vous ayez parfois envie de vous faire du mal ou

de vous tuer. Ces pensées peuvent aller en augmentant au début

du traitement étant donné que tous ces médicaments mettent du

temps avant de faire effet; il faut habituellement environ deux

semaines et parfois, plus encore.

Si jamais vous avez envie de vous faire du mal ou de vous tuer,

communiquez immédiatement avec votre médecin ou rendez-vous

tout de suite à l’hôpital.

Il peut vous être utile de dire à un membre de votre famille ou à

un ami proche que vous êtes déprimé ou que vous souffrez d’un

autre trouble mental et de lui demander de lire le présent feuillet.

Vous pouvez lui demander de vous prévenir s’il pense que votre

dépression ou votre autre trouble mental s’aggrave ou si des

changements dans votre comportement l’inquiètent.

Effets sur les nouveau-nés :

Dans certains cas, des bébés nés d’une mère qui prenait du

fumarate de quétiapine pendant la grossesse ont présenté des

symptômes de sevrage graves nécessitant une hospitalisation.

Parfois, ces symptômes peuvent disparaître spontanément.

Toutefois, soyez prêt à obtenir immédiatement des soins

médicaux d’urgence pour votre nouveau-né s’il a de la difficulté à

respirer ou à boire, s’il est trop somnolent ou encore s’il présente

une rigidité musculaire, un relâchement musculaire (comme une

poupée de chiffon) ou des tremblements.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Étant donné que certains médicaments peuvent modifier

grandement la façon dont d’autres médicaments agissent, il est

important d’informer vos médecins, dentistes et pharmaciens que

vous prenez Abbott-Quetiapine. De plus, assurez-vous de leur

indiquer si vous prenez ou envisagez de prendre d’autres

médicaments, sur ordonnance ou en vente libre, ainsi que des

produits naturels ou à base de plantes médicinales.

Vous ne devriez pas consommer d’alcool pendant votre traitement

par Abbott-Quetiapine, car l’association d’alcool et

d’Abbott-Quetiapine pourrait intensifier les effets de l’alcool.

Si vous prenez des médicaments pour traiter l’anxiété, la

dépression, l’épilepsie (comme la phénytoïne ou la

carbamazépine), la tension artérielle élevée ou encore pour vous

aider à dormir, ou si vous projetez d’arrêter prochainement de les

prendre, signalez-le à votre médecin.

Les agonistes de la dopamine (par exemple, la lévodopa, un agent

antiparkinsonien), peuvent diminuer l’effet d’Abbott-Quetiapine.

Abbott-Quetiapine est associée à des interactions avec les

médicaments suivants : carbamazépine (anticonvulsivant),

phénytoïne (anticonvulsivant), kétoconazole (antifongique) et

inhibiteurs de la protéase (dans le traitement du virus de

l’immunodéficience humaine [VIH]).

IMPORTANT : À LIRE

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 61 de 65

Si vous prenez de l’érythromycine (antibiotique), de la

clarithromycine (antibiotique), de la néfazodone, de la thioridazine

(neuroleptique), du diltiazem ou du vérapamil (des médicaments

pour la tension artérielle) ou des médicaments qui peuvent causer

la constipation, informez-en votre médecin. Vous devriez aussi

signaler à votre médecin si vous prenez des médicaments qui ont

un effet sur la façon dont votre cœur bat et à quelle vitesse, par

exemple, des médicaments qui peuvent causer un déséquilibre

électrolytique (faibles taux de potassium ou de magnésium)

comme les diurétiques (pilules favorisant l’élimination de l’eau) ou

certains antibiotiques (médicaments qui traitent les infections).

Effet sur les tests d’urine aux fins de dépistage de drogues :

Lorsque certaines méthodes de dépistage sont utilisées,

Abbott-Quetiapine peut entraîner des résultats positifs pour la

méthadone ou certains médicaments pour traiter la dépression,

appelés antidépresseurs tricycliques, et ce, même si vous ne prenez

pas ces agents. Le cas échéant, on recommande de confirmer les

résultats en utilisant des tests plus spécifiques.

UTILISATION APPROPRIÉE DE CE MÉDICAMENT

Abbott-Quetiapine n’est pas recommandé chez les patients âgés de

moins de 18 ans.

Dose habituelle :

Adultes

Afin qu’Abbott-Quetiapine puisse vous aider à vous sentir mieux,

il est très important de le prendre tous les jours, selon les directives

de votre médecin. Prenez le nombre exact de comprimés qu’il vous

a prescrits, aux mêmes heures, tous les jours.

Posologie recommandée

Votre dose sera ajustée en fonction de votre réponse clinique et de

votre tolérance au traitement.

Schizophrénie

La dose de départ habituelle est de 25 mg, deux fois par jour.

L’intervalle posologique recommandé est de 50 à 800 mg/jour, en

deux prises

Manie bipolaire

La dose de départ habituelle est de 50 mg, deux fois par jour.

L’intervalle posologique recommandé est de 100 à 800 mg/jour, en

deux prises.

Dépression bipolaire

Le schéma d’adaptation habituel de la posologie est le suivant :

jour 1 : 50 mg, jour 2 : 100 mg, jour 3 : 200 mg et à partir du

jour 4 : 300 mg en une prise. Votre médecin pourrait augmenter

votre dose à 400 mg au jour 5 et jusqu’à 600 mg par jour à partir

du jour 8, selon votre réponse et votre tolérance au traitement. La

dose maximale est de 600 mg par jour.

Il peut s’écouler un certain temps avant que votre état ne

s’améliore. Vous devez vous attendre à ce que certains symptômes

s’atténuent lentement pendant les premières semaines de

traitement. N’arrêtez pas de prendre Abbott-Quetiapine et ne

changez pas l’horaire de prise des comprimés sans d’abord

consulter votre médecin.

Si vous arrêtez brusquement de prendre Abbott-Quetiapine, vous

pourriez éprouver des symptômes de sevrage, tels que de

l’insomnie (incapacité de dormir), des nausées et des

vomissements.

Pour tirer profit au maximum de tous les bienfaits d’Abbott-

Quetiapine, vous devez :

continuer de le prendre tous les jours, et

garder votre médecin au courant de votre état, que vous vous

sentiez bien ou non.

Ainsi, votre médecin et vous serez certains que vous prenez la

dose d’Abbott-Quetiapine qui vous convient le mieux.

Vous pouvez prendre Abbott-Quetiapine avec ou sans aliments.

Ne donnez pas Abbott-Quetiapine à une autre personne. Votre

médecin a prescrit ce médicament pour votre usage exclusif.

Surdosage :

En cas de surdosage, communiquez avec un professionnel de

la santé, le service des urgences d’un hôpital ou le centre

antipoison de votre région immédiatement, même si vous ne

présentez aucun symptôme.

En cas de surdosage par Abbott-Quetiapine ou si vous croyez que

vous ou une autre personne manifestez un effet secondaire grave

d’Abbott-Quetiapine (notamment la somnolence, mais aussi des

battements de cœur rapides, une sensation de tête légère et/ou des

étourdissements, surtout lorsque vous vous levez rapidement à

partir d’une position assise ou couchée), contactez

immédiatement votre médecin ou un centre antipoison ou rendez-

vous à la salle d’urgence du centre hospitalier le plus près de chez

vous. N’oubliez pas d’apporter le flacon de médicament avec

vous.

Dose oubliée :

Si l’oubli est remarqué dans les quelques heures, il faut prendre la

dose dès que possible. Si une bonne partie de la journée s’est

écoulée depuis l’oubli, il faut sauter la dose manquée et prendre la

dose suivante à l’heure habituelle. Il ne faut jamais prendre deux

doses à la fois.

Voici quelques conseils pour vous aider à ne pas oublier de

prendre chaque dose d’Abbott-Quetiapine :

Prenez vos doses Abbott-Quetiapine aux mêmes heures chaque

jour;

Associez la prise d’Abbott-Quetiapine à des activités

quotidiennes qui vous rappelleront de prendre votre

médicament, par exemple, au repas ou au coucher;

Servez-vous d’un pilulier pour séparer vos doses

d’Abbott-Quetiapine, selon les jours de la semaine;

IMPORTANT : À LIRE

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 62 de 65

Chaque fois que vous prenez une dose, notez l’heure et le jour

sur un calendrier afin de vous rappeler quand prendre la

prochaine dose d’Abbott-Quetiapine;

Placez une note dans un endroit bien en évidence (p. ex., un

miroir ou le réfrigérateur) pour vous rappeler de prendre Abbott-

Quetiapine;

Demandez à un ami ou à un membre de votre famille de vous

faire penser qu’il est temps de prendre votre médicament.

EFFETS SECONDAIRES ET MESURES À PRENDRE

Comme tous les médicaments, Abbott-Quetiapine peut entraîner

des effets secondaires chez certaines personnes.

On a observé des hausses de la glycémie (sucre dans le sang) et

l’hyperglycémie (taux élevé de sucre dans le sang) suivant la prise

d’Abbott-Quetiapine. Quelques cas isolés de diabète ont également

été signalés. Votre médecin pourrait effectuer un test sanguin pour

vérifier votre taux de sucre dans le sang (glycémie) avant que vous

commenciez à prendre Abbott-Quetiapine. Il pourrait aussi

surveiller votre glycémie pendant toute la durée du traitement

.

Parmi les effets secondaires le plus fréquemment observés avec

Abbott-Quetiapine, surtout pendant la première semaine de

traitement ou après une augmentation de la dose, on note les

suivants : sensation de tête légère, étourdissements (symptômes

d’hypotension orthostatique) et somnolence. Les étourdissements

et la somnolence sont habituellement d’intensité légère et devraient

disparaître avec le temps. Pour aider à prévenir ces effets, levez-

vous lentement que vous soyez assis ou couché. Les

étourdissements et la somnolence peuvent provoquer des chutes.

En position debout, l’hypotension est fréquente et peut entraîner

des étourdissements ou une sensation de faiblesse (pouvant

provoquer des chutes).

De plus, étant donné que la somnolence est un effet secondaire

courant au début du traitement ou lorsque la dose est augmentée,

prenez des précautions additionnelles si vous devez conduire un

véhicule ou faire fonctionner des machines ou entreprendre quoi

que ce soit qui exige de la vigilance, jusqu’à ce que vous soyez sûr

qu’Abbott-Quetiapine n’exerce pas cet effet sur vous.

La sécheresse de la bouche et la prise de poids ont également été

signalées très fréquemment chez les patients prenant

Abbott-Quetiapine. Votre médecin pourrait vous peser avant que

vous commenciez à prendre Abbott-Quetiapine et surveiller votre

poids pendant toute la durée du traitement.

À l’arrêt du traitement par Abbott-Quetiapine, on a signalé très

fréquemment les symptômes de sevrage suivants : insomnie

(incapacité de dormir), nausées, maux de tête, diarrhée,

vomissements, étourdissements et irritabilité. Ces symptômes

disparaissent habituellement une semaine après l’arrêt du

traitement. Il est recommandé de procéder à un sevrage graduel,

sur une période d’au moins une ou deux semaines.

Voici d’autres effets secondaires courants : maux de tête,

battements de cœur rapides, sensation de cœur qui bat fort, qui bat

rapidement ou qui saute des battements, essoufflement,

constipation, troubles digestifs, faiblesse, enflure des bras et des

jambes, fièvre, maux d’estomac ou douleurs abdominales,

vomissements (surtout chez les personnes âgées), vision brouillée,

rêves anormaux et cauchemars, irritabilité, augmentation de

l’appétit, troubles de l’élocution et de la parole et changements

dans les résultats des épreuves de laboratoire évaluant les

fonctions du foie et de la thyroïde.

On a signalé des cas peu fréquents de difficultés à avaler,

d’évanouissements (pouvant provoquer des chutes), de congestion

nasale, de difficulté à uriner et de rythme cardiaque plus lent que

la normale, pouvant survenir au début du traitement et être

associés à une faible tension artérielle et à des évanouissements.

Chez un petit nombre de patients, on a également observé des

modifications d’une partie de l’œil appelée cristallin. Bien qu’on

ignore si ces modifications sont causées par Abbott-Quetiapine, il

est possible que votre médecin vous conseille de subir un examen

particulier de la vue, afin de maximiser l’usage sûr du

médicament.

On a signalé de rares cas de diminution de la température

corporelle (hypothermie), d’une association de fièvre, de

symptômes semblables à ceux de la grippe, de mal de gorge ou de

toute autre infection accompagnée d’un très faible nombre de

globules blancs (un trouble appelé agranulocytose) et

d’obstruction intestinale, ainsi que de patients marchant, parlant,

mangeant ou faisant d’autres activités pendant leur sommeil.

Dans de très rares cas, ce type de médicament peut diminuer la

capacité de l’organisme de régler la température corporelle. Par

conséquent, évitez d’avoir trop chaud ou de vous déshydrater

(lors d’exercices vigoureux par exemple ou en vous exposant à

une chaleur extrême) pendant votre traitement par Abbott-

Quetiapine.

Les effets secondaires survenant à une fréquence inconnue (ne

pouvant être estimée à partir des données disponibles)

comprennent les symptômes de sevrage chez les nouveau-nés

dont la mère a utilisé Abbott-Quetiapine durant sa grossesse.

Les effets suivants, qui concernent les résultats des analyses de

sang habituelles, peuvent aussi survenir lors d’un traitement par

Abbott-Quetiapine :

Diminution du nombre de globules blancs. Normalement, ce

nombre revient à la normale à l’arrêt du traitement par

Abbott-Quetiapine.

Diminution du nombre de globules rouges, des cellules qui

transportent l’oxygène dans le corps.

Augmentation du nombre d’éosinophiles (un type de globules

blancs), phénomène parfois observé en cas de réactions

allergiques.

Baisse du nombre de plaquettes (thrombocytopénie), des

cellules qui aident à arrêter les saignements quand on se coupe.

Augmentation du taux d’enzymes du foie. Normalement, cet

effet s’estompe au fil du traitement par Abbott-Quetiapine.

Changements de la quantité de substances grasses (taux de

lipides, tels que les triglycérides et le cholestérol) dans le sang.

Augmentation de la quantité de créatine phosphokinase, une

substance que l’on trouve dans les muscles.

IMPORTANT : À LIRE

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 63 de 65

Augmentation de la quantité de sucre (glucose) dans le sang.

Augmentation de la quantité d’hormone prolactine dans le sang.

Dans de rares cas (< 0,1 % et ≥ 0,01 %), cette augmentation peut

causer le gonflement des seins et la production inattendue de lait

chez les femmes de même que chez certains hommes. Cette

situation peut aussi nuire à la régularité des règles chez les

femmes.

Si vous présentez un taux sanguin élevé de prolactine et une

affection appelée hypogonadisme, vous pourriez présenter un

risque accru de fractures attribuables à l’ostéoporose. Cela peut

survenir tant chez les hommes que chez les femmes.

Une des choses les plus importantes que vous devez faire

pour réduire le risque d’effets secondaires et bénéficier de

l’efficacité d’Abbott-Quetiapine est de consulter votre médecin ou

votre pharmacien si vous manifestez un symptôme qui vous

inquiète, même s’il ne semble pas lié au médicament ou n’est pas

mentionné dans ce feuillet.

IMPORTANT : À LIRE

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 64 de 65

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

MESURES À PRENDRE

Symptôme/effet

Consulter

immédiatement

votre médecin

Arrêtez de

prendre le

médicament

et

demandez

de l’aide

d’urgence

Seulement

si l’effet

est grave

Dans

tous

les

cas

Très

fréquent

Mouvements

musculaires

anormaux, y

compris

difficulté à

amorcer un

mouvement

musculaire,

tremblements,

agitation ou

raideurs

musculaires qui

ne sont pas

accompagnés de

douleurs

Fréquent

Apparition ou

aggravation de la

constipation

Peu

fréquent

Mouvements

involontaires,

principalement

du visage ou de

la langue

(dyskinésie

tardive)

Symptômes de

réaction

allergique, tels

qu’enflure et

éruptions

cutanées

Syndrome des

jambes sans

repos (sensation

désagréable dans

les jambes)

Crise convulsive

(c.-à.-d. perte de

conscience

accompagnée

d’une « crise »

de secousses

musculaires

indépendante de

votre volonté)

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

MESURES À PRENDRE

Symptôme/effet

Consulter

immédiatement

votre médecin

Arrêtez de

prendre le

médicament

et

demandez

de l’aide

d’urgence

Seulement

si l’effet

est grave

Dans

tous

les

cas

Rare

Érection

douloureuse et

prolongée

(pendant plus de

4 heures) du

pénis

Ensemble des

symptômes

suivants : forte

fièvre, raideur

musculaire,

élévation

marquée de la

tension artérielle

et/ou accélération

des battements

du cœur et baisse

de la conscience

(appelé

syndrome malin

neuroleptiques)

Caillots de sang :

enflure, douleur

et rougeur à un

bras ou à une

jambe, qui peut

aussi être

chaud(e) au

toucher.

Apparition

soudaine d’une

douleur

thoracique, d’une

difficulté à

respirer et de

palpitations

cardiaques

IMPORTANT : À LIRE

Monographie d’Abbott-Quetiapine

Page 65 de 65

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

MESURES À PRENDRE

Symptôme/effet

Consulter

immédiatement

votre médecin

Arrêtez de

prendre le

médicament

et

demandez

de l’aide

d’urgence

Seulement

si l’effet

est grave

Dans

tous

les

cas

Trouble du foie

ou inflammation

du foie avec ou

sans jaunisse (un

jaunissement de

la peau/des

paumes ou du

blanc des yeux),

urine foncée,

douleur

abdominale,

nausées,

vomissements,

perte d’appétit

Très rare

Anaphylaxie

(forme grave de

réaction

allergique; les

symptômes

incluent l’enflure

de la bouche, du

visage, des lèvres

et de la langue,

une grande

difficulté à

respirer et un état

de choc)

Cette liste d’effets secondaires n’est pas complète. Pour tout effet

secondaire imprévu pendant votre traitement par

Abbott-Quetiapine, veuillez contacter votre médecin ou votre

pharmacien.

COMMENT CONSERVER LE MÉDICAMENT

Conservez Abbott-Quetiapine (fumarate de quétiapine) à la

température ambiante, entre 15 et 30 °C et hors de la portée des

enfants.

La date de péremption de ce médicament est imprimée sur

l’emballage.

Si cette date est passée, ne prenez pas ce médicament.

Si votre médecin vous dit de cesser de prendre Abbott-Quetiapine

ou si vous remarquez que la date de péremption est dépassée,

veuillez retourner les comprimés restants à votre pharmacien.

DÉCLARATION DES EFFETS INDÉSIRABLES

SOUPÇONNÉS

Vous pouvez déclarer les effets indésirables soupçonnés associés à

l’utilisation des produits de santé au Programme Canada

Vigilance de l’une des 3 façons suivantes :

--------------------------------------------------------------------------

En ligne au :

www.santecanada.gc.ca/medeffet

Par téléphone, sans frais, au 1-866-234-2345

En remplissant un formulaire de déclaration de Canada

Vigilance et en le faisant parvenir :

- par télécopieur, sans frais, au 1-866-678-6789, ou

- par la poste au : Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Postal Locator 0701D

Ottawa, Ontario

K1A 0K9

Les étiquettes affranchies, le formulaire de déclaration de Canada

Vigilance et les lignes directrices concernant la déclaration

d’effets indésirables sont disponibles sur le site Web de

MedEffet

MC

Canada à l’adresse suivante :

www.santecanada.gc.ca/medeffet.

REMARQUE : Pour obtenir des renseignements sur la prise en

charge des effets indésirables, veuillez communiquer avec votre

professionnel de la santé. Le Programme Canada Vigilance ne

fournit pas de conseils médicaux.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Remarque importante : Ce feuillet mentionne certaines des

situations où vous devez appeler le médecin pendant votre

traitement par Abbott-Quetiapine, mais d’autres situations

imprévisibles peuvent survenir. Rien dans ce feuillet ne vous

empêche de communiquer avec votre médecin ou votre

pharmacien pour leur poser des questions ou leur faire part de vos

inquiétudes au sujet d’Abbott-Quetiapine.

Ce document et la monographie complète du produit préparée à

l’intention des professionnels de la santé, peuvent être consultés

en visitant le site Web http://www.abbott.ca ou en communiquant

avec BGP Pharma Inc., Saint-Laurent (Québec) H4S 1Z1, au 1-

800-699-9948.

Ce document a été préparé par BGP Pharma ULC.

Dernière révision : 24 juillet 2015

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